Accompagnement des malades : les propositions du LEEM
janvier 2008
Favorable aux programmes d’éducation thérapeutique, mais fortement suspectée de les détourner à son profit si elle en est l’initiatrice, l’industrie pharmaceutique (ou plutôt son syndicat, le LEEM) a proposé une charte de bonne conduite pour tenter de déjouer les soupçons. Le document (consultable sur le site du LEEM en cliquant
ici
) commence par préciser que les entreprises du médicament sont responsables de l’utilisation et du suivi des médicaments, et non seulement de leur production et commercialisation, ce qui justifie leur intérêt pour les programmes en question.
Le document récuse les programmes types à l’américaine, au profit de programmes personnalisés, reposant sur le volontariat du malade comme des professionnels de santé concernés, en premier lieu le médecin prescripteur, et sur le respect de la coordination des soins. Pour le LEEM, ils doivent être confiés à des opérateurs externes à l’entreprise, dans le respect d’un cahier des charges assurant la confidentialité des données et l’indépendance vis-à-vis de l’entreprise commercialisant les médicaments ciblés. Leur promoteur doit être clairement identifié. Leur mise en oeuvre doit passer par une contractualisation avec les autorités de santé adéquates et faire l’objet d’une évaluation rigoureuse et indépendante. L’apport des associations de malades (quand elles existent dans la pathologie concernée) est souligné.
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