Automutilations
juillet 2007
Dans le Figaro du 15 juin 2007 : « Les automutilations toucheraient plus de 3 millions d’Américains et représenteraient 10 % des hospitalisations de jeunes adolescents en Grande-Bretagne d’après un ouvrage du psychiatre Armando Favazza datant de 1996. Seul l’Inserm a relevé dans son enquête 2004 sur la santé des 14-20 ans sous protection judiciaire de la jeunesse que 14 % des filles et 4 % des garçons interrogés déclaraient avoir des scarifications. »
Après l’évocation obligatoire des sociétés « traditionnelles », suivent les interprétations habituelles : « Ces adolescentes s’entaillent pour matérialiser une douleur psychique insupportable. » regarder leur sang couler est « une preuve de vie et un acte conjuratoire. Elles veulent faire sortir le mauvais sang comme dans une saignée », analyse Catherine Rioult, psychiatre ou psychologue (le texte mentionne les deux…). « se démarquer de leurs parents (…), montrer combien elles souffrent sans avoir besoin de le formuler. Peut-être parfois pour détourner l’attention des signes naissants de leur féminité. » « Le passage à l’écriture sur le papier correspond à l’arrêt des scarifications »
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