Chargée de com associatif : kézako ?
janvier 2008
Julie Bégin est chargée de la communication du CESH (Centre européen de la santé humanitaire). Dans un
entretien avec Category.net
, elle explique ce qu’est son métier. Extraits :
" Travailler dans l’humanitaire m’a d’une certaine façon réconciliée avec mes valeurs personnelles. Je m’y sentais davantage dans mon élément, je partageais plus de choses avec les autres membres de l’équipe et j’y étais en accord avec le contenu. Par contre, je m’ennuie parfois du temps où j’étais reconnue comme une spécialiste et que je pouvais faire appel à d’autres professionnels (photographes, graphistes, cinéastes...) pour réaliser une idée.
En France, la profession de ’communicateur’ est difficilement reconnue en général. Quand je suis débarquée de mon Québec natal, il y a trois ans, j’ai eu l’impression de revenir en début de carrière, de devoir justifier chaque action, d’avoir à expliquer que je n’étais pas une secrétaire, mais une professionnelle capable de planifier et de mettre en oeuvre un plan de communication avec des objectifs et des résultats.
"Communiquer, c’est faire de la propagande, c’est un truc de commerciaux" peut-on entendre... Or la plupart des personnes qui oeuvrent en ONG (...) voient dans la com un instrument de pervertissement, parce que issue du capitalisme sauvage, cause de bien des inégalités contre lesquelles ils s’emploient à se battre.
Le donateur français voit d’un très mauvais oeil que son argent parte... en publicité !!! Bref, à part les quelques "monstres" qui font le 20 heures régulièrement et utilisent tous les moyens de communication disponibles, le million d’associations françaises de petite taille doit encore compter sur le beau-frère du trésorier pour faire son logo... ce qui n’est pas pour aider la cause de la professionnalisation de notre métier !"
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