Chargée de communication du secteur associatif ? kaissqueussé ?
octobre 2008
Julie Bégin, chargée de communication du CESH (Centre européen de santé humanitaire ) l’explique très bien dans un entretien paru en septembre 2007 sur Catégorienet.com. Extraits :
" Je me suis retrouvée un peu démunie lorsque j’ai atterri dans le milieu des ONG. Non seulement doit-on faire des miracles avec très peu de budget (quand on a un budget !), mais en outre on demande une polyvalence bien plus importante, spécifiquement à cause du frein budgétaire.
Sans vouloir caricaturer, il existe une superficialité dans certains milieux de la communication et du marketing en agence que j’avais de plus en plus de mal à supporter. Travailler dans l’humanitaire m’a d’une certaine façon réconciliée avec mes valeurs personnelles.
En France, la profession de ’communicateur’ est difficilement reconnue en général. Je me heurte souvent à une sorte de dédain ou de peur du communicant. "Communiquer, c’est faire de la propagande, c’est un truc de commerciaux" peut-on entendre... Or la plupart des personnes qui oeuvrent en ONG - ce n’est un secret pour personne - sont des militants bien à gauche en général et voient dans la ’com’ un instrument de pervertissement, parce que issue du capitalisme sauvage, cause de bien des inégalités contre lesquelles ils s’emploient à se battre. Pourtant, en ce qui me concerne, on devrait y voir un simple outil pour faire connaître la cause, à condition bien sûr de l’utiliser de façon éthique.
Je me souviens qu’à la Fédération des femmes du Québec, qui a organisé la Marche mondiale des femmes, j’avais été frappée de la réponse qu’on m’avait faite lorsque j’avais demandé le salaire à l’embauche. Nous devons, m’a-t-on dit, donner l’exemple en offrant à nos employées de bonnes conditions. Nous avons pour mission de combattre la pauvreté, il n’est pas question que nos salariés soient mal payés ! "
|