Chasse aux coûts : la chirurgie dans la dernière année de vie
novembre 2011
A l’heure de la chasse internationale aux coûts de santé inutiles, une étude américaine vient alimenter le débat sur la pertinence des soins aux personnes en fin de vie : aux Etats-Unis, près d’un patient âgé sur trois a subi une intervention chirurgicale dans sa dernière année de vie, un sur cinq dans son dernier mois et un sur dix dans sa dernière semaine. Ces taux s’appliquent plus volontiers aux patients âgés de 65 à 80 ans, bien moins au-delà.
Aussi faut il se garder de conclure hâtivement à des opérations « inutilement » génératrices de coûts : si les décès sont comptés dans l’étude, les succès à âge et intervention comparables ne le sont pas. Il peut également s’agir d’interventions non curatives, mais destinées, par exemple, à lutter contre la douleur. Cependant, note l’un des auteurs de l’étude, le Dr Jha, les disparités régionales de recours à la chirurgie sont frappantes. Et, ajoute-t’il, tous les praticiens savent qu’ils peuvent succomber à la tentation de régler un problème même mineur à l’aune de la survie, mais disposant d’une solution …
Et personne n’est en mesure de prévoir si une intervention a priori de la dernière chance n’est pas celle qui va sauver le malade. La voie raisonnable passe par un dialogue honnête et clair avec lui et sa famille.
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