Comité technique des vaccinations : experts et conflits d’intérêts
juin 2009
À l’occasion d’un entretien donné au Moniteur des pharmacies (numéro 2787, décembre 2008), le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, rappelle les principes adoptés par ce comité quant aux conflits d’intérêts des experts. Il rappelle d’abord que " être expert et travailler pour une firme est totalement incompatible." Cela étant, il souligne d’emblée un des problèmes soulevés par l’application stricte de ce principe, problème pas du tout spécifique aux vaccinations : " Il n’y a pas beaucoup d’experts en vaccinologie. Ils sont donc sollicités à la fois par les autorités de santé et par l’industrie." Il redit également ce que soulignent de nombreux spécialistes (voir par exemple l’entretien avec Frédéric Rouillon dans Carnets de santé) : la participation aux congrès n’est possible qu’avec le soutien financier de l’industrie, en l’absence de soutien public.
Il sépare donc, comme d’autres, les conflits d’intérêt en mineurs et majeurs. Les conflits majeurs, c’est quand un expert a travaillé comme invesigateur principal pour un essai clinique portant sur le produit examiné, ou travaille encore pour la firme, même ponctuellement, qui commercialise ce produit. Dans ce cas, l’expert ne participe ni à la discussion, ni au vote, que ce soit en groupe de travail ou en session plénière. Tout expert a l’obligation de déclarer ses conflits, qu’ils soient majeurs ou mineurs.
Enfin, on peut rappeler également que le monde des experts sur un sujet particulier est petit : vraisemblablement, chacun connait ce que fait l’autre.
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