Comment installer les jeunes médecins dans le désert : les propositions du SMG
décembre 2007
Viva magazine est à ma connaissance le seul média à avoir mentionné les propositions faites à leur congrès (Toulouse, 7-8 décembre 2007) par les médecins du SMG (Syndicat de la médecine générale) pour l’installation des jeunes médecins dans les "déserts médicaux". Elles vont pourtant dans le sens des travaux de la DREES sur le sujet, dont les conclusions sont bien éloignées des seules incitations ou désincitations financières en fonction de la zone d’activité choisie, comme de l’éventuelle obligation d’installation dans une zone "vide".

Le SMG signale ainsi qu’il existe des jeunes médecins prêts à s’installer en banlieue ou à la campagne, " sous plusieurs conditions : exercer aux côtés d’autres médecins, dans une structure professionnelle – par exemple dans une maison de santé pluridisciplinaire de proximité –, se répartir les gardes (de nuit et de week-ends), être à proximité d’un centre de référence hospitalier et dans une zone où demeurent des services publics et des transports en commun, et où l’éventuel conjoint puisse lui (ou elle)-même travailler."
Il fait remarquer qu’à l’évidence, il faut tenir compte de la féminisation de la profession, avec les contraintes d’emploi du temps que cela impose aux femmes, puisqu’elles restent majoritairement en charge des affaires "domestiques", ainsi que de la légitime appréhension des jeunes professionnel(le)s à démarrer seuls (et notammment dans " un désert sanitaire ", dit l’article) une activité pour laquelle leurs études ne les ont guère préparé(e)s.
Le SMG est loin d’être majoritaire chez les médecins généralistes. Cela explique sans doute pourquoi son analyse est aussi peu relayée, quel que soit ce que l’on peut penser de ses autres prises de position sur la santé.
Article de Viva
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