Crise de l’industrie pharmaceutique : le point de vue du Président de Sanofi-Aventis
janvier 2008
Dans un article publié par le Monde du 2 janvier 2007, Yves Mamou rend compte d’une intervention de Jean-François Dehecq, président de Sanofi Aventis " le 12 décembre 2007 dans un amphithéâtre de Sciences Po, à Paris." Il s’agit d’un très bon résumé des difficultés rencontrées actuellement par l’industrie pharmaceutique. Extraits :
1) " Le modèle Pfizer, qu’a suivi toute l’industrie pharmaceutique, est mort depuis deux ans. (...)" Celui " des médicaments de masse (cholestérol, diabète, hypertension...), des " blockbusters " propulsés au-delà du milliard d’euro de chiffre d’affaires par des dépenses de marketing deux fois supérieures aux dépenses de recherche. Et lorsque cette dernière peinait à accoucher, en interne, de médicaments miracles, une offre publique d’achat (OPA) permettait de les capturer chez le voisin."
2) " Les autorités sanitaires pèsent sur le prix des médicaments pour réduire la part de la pharmacie dans le déficit de l’assurance-maladie, votent des " lois anti-cadeaux " pour réduire la pression marketing des laboratoires sur les médecins et relèvent de manière drastique leurs exigences d’efficacité et de sécurité avant de délivrer une autorisation de mise sur le marché."
3) " la montée en puissance des médicaments génériques. "
4) La difficulté à " produire plus et moins cher des médicaments réellement innovants. "
5) " Le coût de développement d’un produit entre 1995 et 2005 a été multiplié par 3,2 quand sa valeur de lancement baissait de 38,5 % ", souligne Sylvie Ouziel, directeur général de l’activité conseil d’Accenture. Autrement dit, " quand l’industrie dépensait 100, elle ne récupérait que 80 à horizon de cinq ans. "
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