Si la profession sage femme a accueilli avec bonheur la gente masculine, cela ne change actuellement rien, à la discrimination sans précédent dont est victime cette profession. Pour nous pas de parité ! Malgré les lois et les ministres qui se succèdent et vocalisent sur la légitimité de nos demandes, les ministères pensent : causez toujours les nanas, ça vous occupe ! En effet les chiffres cités permettent de repérer que la représentation exclusivement féminine a été un frein permanent à l’évolution des salaires et à la reconnaissance des conditions de travail ! Alors que la presse s’étend sur les grèves des urgentistes, personne ne semble s’être posé la question de qui faisait tourner les maternités la nuit de Noêl et du jour de l’an. Se refusant à considérer les maternités comme de réel services d’urgence, les rémunérations horaires pour un même acte : un accouchement normal, ou une garde de 12 h, sont la plus incroyable escroquerie que la fonction publique puisse faire, certaines astreintes de bloc sont mieux payées que les gardes de travail actif ! Refusant de prendre en compte la pénibilité, les discussions actuelles vont jusqu’à parler de retarder l’âge de la retraite. Espérons que l’arrivé des hommes dans ce corps professionnel, fera mesurer l’écart de salaire qui est un gouffre entre cette profession MEDICALE nécessitant cinq année d’études et qui a le droit de prescription (dont la rémunération se fait sur la base Bac+3 dans la fonction publique)et les deux autres professions médecins et dentistes qui elles, bénficient sans cesse d’avantages, de revalorisation. Alors même que toutes les évaluations (URCAM, OMS,Plan de périnatalité 2005 2007 etc...) continuent de prouver que la qualité du suivi de grossesse physiologique, le bien être de la mère, la prévention des risques pour le futur bébé et la préparation des couples pour l’acccueil de l’enfant doit revenir d’office aux sages femmes afin de maintenir la mère dans la SANTE, plutôt que d’en faire une consommatrice de soins. Qui fait obstacle à l’application de ces évaluations, au respect des droits à l’information des patients loi 2002, à la loi sur la non discriminaition des femmes et à la loi sur la parité ? Faut-il saisir la HALDE pour enfin être entendues des pouvoirs publiques ?
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