Etats-Unis : un institut pour financer des études cliniques comparatives
septembre 2010
Un éditorial du New York Times s’est récemment étonné d’une « découverte » de la Commission parlementaire du budget (américaine), que tous les économistes de la santé connaissent depuis longtemps : l’augmentation des dépenses de santé est due pour une très large part aux progrès techniques des soins (et non, par exemple, au « vieillissement de la population », comme le veut la rengaine). Et la plupart du temps, c’est heureux : ils sont source d’augmentation de la longévité en bonne santé.
Mais pas toujours : certains tests ou certaines techniques sont largement utilisés, avec des coûts prohibitifs, alors que leur intérêt n’a pas été clairement évalué, notamment en comparaison de dispositifs plus anciens.
La réforme du système de santé américain prévoit la mise en place d’un institut indépendant, privé à but non lucratif (donc pouvant recevoir des financements privés – nous sommes aux Etats-Unis !), destiné à promouvoir et financer des études comparatives. Il a été doté par le Président Obama d’une enveloppe de 1,1 milliards de dollars, pour commencer. Mais il faut compter avec l’opposition farouche des opposants à toute immixtion des « bureaucrates » dans le business. L’institut n’aura pas le droit de faire des recommandations à Medicare, aux assureurs privés ni aux médecins …
Editorial - Are Newer Medical Treatments Better ? Not Always – New York Times, 11 septembre 2010.
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