"Folles" et malignes
mai 2008
Compte-rendu succint d’un
compte-rendu de lecture
publié par La Vie des Idées à propos d’un livre sur les travestis, les "folles".
Les "folles" ne sont " ni un groupe déterminé, ni une représentation culturelle ", mais une "figure", une " présentation de soi fondée sur la dérision et l’exagération, (...) qui permet à la fois de se spécifier et de lutter contre la stigmatisation de l’homosexualité. (...) Comme la récente enquête sur la sexualité des Français vient de le rappeler, le choix de l’homosexualité succède le plus souvent à des pratiques et plus largement à une socialisation hétérosexuelles, et où la tolérance de principe ne doit pas masquer le rejet que subissent les homosexuels."
Point intéressant, le rejet de la "folle" est aussi le fait de bon nombre d’homosexuels, qui ont réussi à faire se dissocier dans l’opinion homosexualité et féminisation. Aujourd’hui, l’homosexuel se présente de plus en plus comme " viril. "
"Stratégie culturelle" utilisée dans un contexte hostile, la "follie" témoigne de la pluralité des figures homosexuelles contemporaines.
Jean-Yves Le Talec, Folles de France, Repenser l’homosexualité masculine, La découverte, 2008, 336 p., 22€.
Voir sur Carnets de santé le compte-rendu de l’enquête sur la sexualité des Français aujourd’hui.
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