Formation médicale continue "sous dépendance"
janvier 2008
La dernière lettre d’information de
Annuaire sécu.com
signale une
mise en garde de la Formindep
intitulée " formation médicale continue sous dépendance. Se former au profit de l’industrie pharmaceutique : le réseau diabétique ANCRED et la firme SANOFI-AVENTIS." Exposé des faits :
" L’ANCRED, Association Nationale de Coordination des Réseaux Diabète, s’est liée à la firme Sanofi-Aventis pour promouvoir ses médicaments sous le couvert de soirées de "formation médicale continue", où les intervenants indépendants (sic !) sont payés par la firme, avec la bénédiction de la HAS et de l’association française des diabétiques (AFD). Comme par hasard, Sanofi-Aventis commercialise plusieurs médicaments pour le traitement du diabète, parmi lesquels l’insuline de marque Lantus° et le glimépiride (vendu en France sous la marque Amarel°) dont l’efficacité clinique n’est pas actuellement démontrée, contrairement à la metformine ou au glibenclamide."
Le rédacteur de la Formindep établit une liaison directe entre l’interdiction aux États-Unis du rimonabant, censé agir sur le surpoids et l’obésité, mais ayant des risques psychiatriques. La firme pharmaceutique essaierait de "sauver les meubles" sur le marché français et européens. " Quoi de plus efficace alors qu’une stratégie marketing visant à utiliser la formation médicale continue avec l’aide de professionnels de santé "leaders d’opinions", qui plus est dans le cadre d’un réseau national important de bonne réputation, avec de surcroit la bénédiction des autorités sanitaires et, cerise sur le gâteau des parts de marché, permettant aux participants de valider leur obligation officielle de formation médicale continue !"
Le rédacteur cite une étude publiée par Prescrire sur les risques de formation liées aux labos. Et enfonce le clou très rudement : " Quand des responsables de la formation médicale, des autorités de santé et des associations de patients organisent ou cautionnent de tels programmes sous dépendance, invoquer l’ignorance de leur nuisance pour la santé publique ne peut être une excuse. Il s’agit ni plus ni moins d’incompétence."
Attendons les réactions des principaux intéressés, qui ont très rarement été accusés d’incompétence.
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