Un éditorial du New-York Times revient sur le sujet en précisant qu’il y a deux études à son propos : l’une porte sur Yahoo et a été publiée dans le journal Clinical Infectious Diseases, l’autre sur Google, publiée dans Nature et menée avec la collaboration du Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta). Tout cela donne beaucoup de sérieux à l’affaire.
Néanmoins, l’article pointe les limites de l’outil : basé sur les noms supposés choisis par les internautes, type d’humains aux opinions fluctuantes, risque d’entraîner de fausses alertes, pas d’indication sur le germe responsable de l’épidémie, enfin et surtout, risque sur les données personnelles au cas où le Gouvernement ou une agence nationale déciderait d’y mettre le nez. D’après l’article, ce risque n’est pas négligeable aux États-Unis (en France, nous avons la CNIL), mais pourrait être considérablement atténué moyennant quelques aménagements. Le bénéfice serait alors très net pour la santé publique : professionnels et autorités auraient le temps de se préparer pour une épidémie à venir.
Voir en ligne : Searching the Web for Flu Outbreaks
Répondre à ce message