Historique des remboursements : ni DP, ni DMP
septembre 2007
Il ne faut pas confondre dossier pharmaceutique et historique
des remboursements (ou " Web médecin "), service
initié fin août 2007 par l'Assurance maladie.
Selon les termes de celle-ci, " ce
nouveau service en ligne permet aux médecins de visualiser,
avec l’accord de leur patient et en leur
présence, les remboursements de soins de ce dernier sur un
an."
" Sont accessibles les
remboursements appartenant aux 5 catégories suivantes,
classés du plus récent au plus ancien :
- les
actes médicaux (chez les médecins
généralistes ou spécialistes) et
dentaires,
- les produits pharmaceutiques (médicaments...),
- les actes de biologie,
- les actes de radiologie,
- les arêts de travail indemnisés (date et
durée).
Les remboursements de transports sanitaires vont également
figurer sur l’historique des remboursements. "
"C’est un
moyen d’éviter les prescriptions redondantes ainsi
que les contre-indications et les incompatibilités
médicamenteuses.
A titre
d’exemple, ce service est particulièrement utile
aux médecins remplaçants, pendant les
vacances et dans les maisons médicales de garde.
"
Voici ce qu'en disent, entre autres, les Echos du 21
août : "
L'assurance-maladie a fait une enquête : un peu plus de
30.000 praticiens disposent des équipements
nécessaires (haut débit, logiciel compatible,
transmission sécurisée). « Et nous
faisons le pari que les autres s'équiperont à
leur tour pour gagner du temps et de la
sécurité. », ajoute
Frédéric van Roekeghem (directeur de la CNAM).
Ainsi, quelque 40.000 professionnels de santé
(médecins, pharmaciens, dentistes, etc.) ont-ils
déjà un compte administratif sur Internet
auprès de la CNAM."
Et l'avis de Jean-Jacques Fraslin (vice-président de la
Fédération des utilisateurs de logiciels
médicaux) sur ce nouvel outil : " l’installation en est
complexe et hermétique. Pire elle peut
déstabiliser le poste de travail et entrainer des conflits
avec
d’autres clients d’authentification. (...) cet historique en ligne, sorte
de « DMP du pauvre », peut
être
parfois intéressant, en particulier pour retrouver les
médicaments
délivrés aux patients dont on n’est pas
le médecin traitant et qu’on
voit épisodiquement. Mais ses limites fonctionnelles et
contraintes
techniques le condamnent à un usage homéopathique.
Son apport
réel à la pratique du médecin est
similaire à celui de Paris Hilton pour la philosophie
contemporaine." ( Fulmedico du 13 août 2007)
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