Infirmières en pratiques avancées : une étude comparative de l’OCDE
novembre 2011
La France n’a pas encore stabilisé son vocabulaire pour qualifier les infirmières ayant des « pratiques avancées ». Elle a pourtant été incluse dans les 12 pays faisant partie d’une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) sur ces « advanced roles » publiée en juillet 2010. Ce travail confirme et synthétise des résultats de mieux en mieux affirmés.
Ces « nurses » sont capables d’assurer la même qualité de soins que les médecins pour toute une série de prises en charge, comme le premier contact pour les personnes atteintes d’une affection mineure ou le suivi en routine des patients ayant une maladie chronique. Les rédacteurs précisent : « à la condition d’avoir reçu une formation appropriée », ce qui est une précaution rhétorique curieuse puisqu’a priori, cette formation est constitutive de la qualification en « pratiques avancées. » En tout cas, les patients en sont très satisfaits, principalement parce que ces infirmières prennent leur temps et leur donnent informations et conseils.
Les conséquences économiques sont moins nettes. La plus grande durée des consultations, l’augmentation de leur nombre et parfois celle des prescriptions d’examens contrebalancent la faiblesse de leur rémunération par rapport à celle des médecins. Le résultat peut alors être neutre, voire dans certains travaux, indiquer une augmentation des coûts.
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