L’observance : un article de synthèse par Denise Silber
mai 2007
Vu sur le Silber’s blog du 24 mai 2007, un article de synthèse sur l’observance :
Que faire ? Le maître mot, c’est l’accompagnement. Dans notre système de soins, l’initiateur fondamental du processus demeure le médecin prescripteur, tout patient devant sortir du cabinet médical avec une claire compréhension de sa maladie et du traitement qu’il doit suivre. Dans le sillage immédiat du médecin prescripteur, un relais capital et indispensable est assuré par le pharmacien officinal qui doit à son tour, expliquer, rassurer, commenter. (...)
Que faire ? Le maître mot, c’est l’accompagnement. Dans notre système de soins, l’initiateur fondamental du processus demeure le médecin prescripteur, tout patient devant sortir du cabinet médical avec une claire compréhension de sa maladie et du traitement qu’il doit suivre. Dans le sillage immédiat du médecin prescripteur, un relais capital et indispensable est assuré par le pharmacien officinal qui doit à son tour, expliquer, rassurer, commenter.
Au moins dans les maladies chroniques sévères et spécialement chez les sujets âgés, l’accompagnement doit recevoir un renfort important et structuré, par du personnel formé et motivé. Le meilleur exemple est fourni par les centres d’assistance téléphonique staffés de professionnels de santé, le plus souvent infirmiers. Dans ces centres, les opérateurs, en accord avec le médecin traitant, établissent une relation personnelle avec le patient, pour l’accompagner dans son traitement, l’interrogent sur ses prises de médicament, sur les difficultés rencontrées, d’éventuels effets secondaires. Les résultats sont démonstratifs, d’autant plus que cet accompagnement intervient dès le début du traitement et est poursuivi sur une durée suffisante.
Un exemple français est fourni par le programme ostéoporose de Mondial Assistance France en partenariat avec les Laboratoires Lilly. Suite à la prescription d’un traitement auto-injectable sur une population âgée, atteinte d’ostéoporose ( 73 ans en moyenne), chaque patiente se voyait proposer par son rhumatologue la possibilité de bénéficier d’entretiens téléphoniques avec des infirmiers spécialement formés au produit. Grâce à ce programme, 93,4% des patients ont obtenu une auto-administration correcte, selon les premiers résultats portant sur 2 500 personnes. Le programme se poursuit, à la demande des prescripteurs.
L’efficacité de ce type de programme n’étant plus à démontrer, reste le problème de son financement et de son encadrement."