La vente d’organes, un phénomène qui se mondialise
mai 2007
Pour 6.000 dollars ou même moins, on peut désormais se payer une greffe de reins. Il y aura toujours une personne assez pauvre de par le monde qui vendra un de ses reins pour survivre et des gens sans scrupules pour l’acheter. Le marché noir des organes subit une transformation de par la baisse des prix et la croissance exponentielle de l’offre. La revue Wired consacre une enquête à cet inquiétant phénomène (Carney S. Why a kidney (street value : 3000 dollars) sells for 85 000 dollars).
En Inde, au Brésil, au Pakistan, en Chine, il est devenu désormais très simple de se procurer un rein. L’Aadil Hospital de Lahore au Pakistan a inauguré de ! s programmes de greffe “discount” : 14.000 dollars pour la première greffe et 16.000 pour les patients qui nécessiteraient un deuxième organe… au cas où la greffe n’aurait pas marché. Aux Philippines, les prix sont descendus à 6000 dollars. Les vendeurs d’organes ne font plus vraiment d’affaires juteuses. Depuis que l’Iran a légalisé la vente d’organes, il s’est créé une nouvelle catégorie professionnelle : des prospecteurs qui parcourent les quartiers pauvres à la recherche de donateurs susceptibles de troquer leur rein pour quelques dollars.
Lu dans la Lettre du médecin du 11 mai 2007
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