Le classement en trois listes des grandes entreprises en matière de prévention du stress abandonné
avril 2010
Dans la
lettre d'information du 11 avril 2010 d'Annuaire Sécu
(extrait) :
Dans un article intitulé
"Ne pas stresser les stresseurs"
, Le Monde (8-04) évoque l’enterrement de première classe des fameuses "listes rouge et orange des grandes entreprises mal notées en matière de prévention du stress, qui n’étaient restées que vingt-quatre heures sur le site du ministère du travail le 18 février dernier. Le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait demandé d’"ouvrir des négociations sur le stress" dans les entreprises de plus de 1000 salariés avant le 1er février 2010, puis publié les listes de manière à accélérer l’application de l’accord national interprofessionnel (ANI) de prévention du stress.
Depuis, il a été remercié après les élections régionales, et Eric Woerth, son successeur au ministère, a annoncé discrètement, le 1er avril, leur enterrement. Le nouveau ministre a ainsi acté l’abandon de la méthode américaine du "name and shame" (nommer et faire honte), pourtant jugée efficace, lancée par son prédécesseur. Éric Woerth a annoncé le 7 avril, à l’Assemblée nationale, en réponse à une députée, qu’il exigera "des entreprises de plus de 1 000 salariés qu’elles fassent figurer dans leur bilan social la mention de l’existence ou non de négociations sur le stress au travail", tout en assurant qu’il serait "très vigilant sur les risques psychiques et les risques physiques que prennent les salariés".Mais avec ce retrait définitif des listes, les syndicats "dépités" y voient un coup d’arrêt de la dynamique enclenchée. La décision d’Eric Woerth a le mérite de satisfaire le Medef.
Voir également l’article de la Tribune du 19 février 2010 :
" Stress au travail, le gouvernement s'autocensure "
, avec la liste des entreprises pointées et l’information suivante : en un seul jour, le site du gouvernement a enregistré 1 200 000 millions de pages vues.
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