Les infirmiers en cancérologie pour la reconnaissance de leur spécialité
mars 2008
À l’occasion de leurs 11èmes rencontres annuelles, les infirmiers en cancérologie dressent un panorama de leur profession dans le dossier de presse. Extraits :
Le métier d’infirmier(e)
" L’infirmier(e) est au coeur du parcours du patient, en le coordonnant. Les soins infirmiers font appel à une palette de compétences techniques, éducatives et relationnelles pour mettre en place un système garantissant une santé cohérente et fiable en faveur du patient. L’aspect relationnel est
exacerbé dans le domaine de la cancérologie.
Le métier d’infirmier(e) est donc très diversifié. Il existe aujourd’hui un arsenal thérapeutique développé face à la multitude de pathologies liées au cancer et de leurs conséquences sociales et financières.
La profession est basée sur les sciences humaines qui coordonnent l’ensemble des activités : données anthropologiques des patients, ethnologie, psychologie, sociologie (ex : enquête sociale au domicile du patient pour savoir si on peut lui donner un traitement, en coordination avec l’assistante sociale).
De plus, le mot « infirmier(e) » est en réalité un terme générique : ce métier cache de nombreuses spécialités. Ainsi, il est possible de distinguer l’infirmier(e) qui exerce en milieu hospitalier où de nombreuses spécialités sont présentes, de l’infirmier(e) libérale, scolaire, d’entreprise, ou de bloc."
Pour une reconnaissance de la spécialité cancérologie dans le domaine infirmier
" L’AFIC milite depuis toujours pour la reconnaissance de la formation et des pratiques des infirmier(e)s en cancérologie, du service rendu aux patients. Concrètement, cela se traduirait en France par la création d’une formation qualifiante et validante d’infirmier en cancérologie, à l’image d’autres pays tels que la Grèce, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou les pays scandinaves. Sans oublier le souhait d’un salaire revalorisé, en adéquation avec les compétences, le savoir-faire infirmier et les diplômes.
Dans son ensemble, le corps infirmier est marqué par la prise en charge globale du patient, et ce quelque soit la spécificité. Néanmoins, les soins infirmiers en cancérologie nécessitent plus particulièrement des qualités relationnelles et de maîtrise technique pointue propre à la spécialité. Les professionnels devront à titre d’exemple pratiquer une greffe de moelle osseuse ou travailler avec des personnes immunodéprimées. D’autre part, la cancérologie dépend de la technologie et des techniques associées, de plus en plus sophistiquées, et en perpétuelle évolution. Les professionnels ont donc l’obligation de se former."
Un combat mené d’abord par des femmes
" Ne se revendiquant pas d’un mouvement féministe, il faut souligner qu’il s’agit d’un combat mené en majeure partie par des femmes. Dans un contexte de prise de conscience des inégalités professionnelles entre hommes et femmes, les femmes ont toujours pris des responsabilités au sein de l’association (AFIC). Le Conseil d’Administration est composé aujourd’hui de 11 femmes, sur 12 postes disponibles, ce qui est à l’image de la population
infirmière actuelle."