Observance : la réponde d’Ethicaceutic à Denise Silber
juin 2007
Sur Ethicaceutic (billet du 26 mai 2007) , attaque en règle du billet de Denise Silber sur l’observance (billet du 25 mai 2007 - extraits sur Carnets de santé le 25 mai). Extraits :
" Il est frappant de voir comment les mêmes grosses ficelles sont régulièrement remises à l’honneur pour expliquer l’intrusion brutale dans le champ médiatique d’une problématique, une légitimation en boule de neige avec un faible niveau de preuves scientifiques, une reprise croisée de citations à vérifier dupliquées à l’infini, une analyse insuffisante des motivations profondes du phénomène, une starisation du cautionnement à défaut de robustesse des arguments et enfin LA proposition de LA solution unique instrumentalisée au profit de quelques acteurs particuliers ! (...)
1/ dire que la non observance est un problème qui générerait 125 000 décès n’a rien d’évident…Outre qu’il faudrait expertiser la méthodologie qui conduit à ce résultat, il faudrait prendre aussi en compte l’amélioration régulière des indicateurs globaux de santé en dépit de la non observance …Aussi au lieu de penser à la non observance comme un problème on peut aussi y penser aussi comme une solution. (...) Les patients ont été les premiers à arrêter plus tôt que prescrit leur traitement antibiotiques pour les angines- initialement prescrits pour 10 jours avant que nous sachions qu’une durée plus courte était compatible avec la sensibilité des principaux germes visés (...).
2/ les raisons alléguées par les patients pour expliquer leur défection à l’observance face à un questionnaire technique posée par une technicien sont, il fallait s’y attendre, d’ordre affreusement rationnel. Cela peut rassurer certains mais cela n’explique pas grand-chose.(...)
3/ Dire comme Denise le fait : « L’efficacité de ce type de programme n’étant plus à démontrer, reste le problème de son financement et de son encadrement. » c’est au mieux mettre la charrue avant les bœufs… Soyons sérieux ! La définition, le périmètre, les modalités de mise en œuvre, l’évaluation des performances à court et moyen terme des programmes d’accompagnements des patients ont encore besoin de recherches et de validation de leur apport marginal intrinsèque par rapport aux stratégies thérapeutiques existantes.(...)
Ainsi passer sous silence l’effet nocebo, les phénomènes de iatrogénie, les remaniements psychiques complexes des malades, la nécessité de considérer le patient comme un citoyen informé et responsable dont les actes sont signifiants pour se précipiter vers les solutions toutes faites par quelques uns et au profit de quelques uns nous parait pour le moins manquer d’objectivité. Nous trouvons également pour le moins délicat de se placer en pourfendeur de la supposée gabgie économique du système de santé quant il est public pour se faire le chantre de financements quand ils sont comment déjà….privés ? "
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