Observance : une des réponses aux difficultés de l’industrie pharmaceutique
janvier 2008
Dans un article du Monde (2 janvier 2007), Yves Mamou rend compte d’une étude publiée par Price Waterhouse Coopers (PWC ; gros cabinet international de conseil aux entreprises) de l’intérêt de l’industrie pharmaceutique pour les programmes d’observance : " Avec de meilleurs outils de contrôle et de surveillance, le fabricant pourrait réduire le nombre de patients perdus du fait de l’inobservance de 33 % par an, tout en continuant à générer 1 milliard de dollars en ventes supplémentaires liées aux nouveaux patients. "

Un
résumé de cette étude
est disponible en ligne, sur le site de PWC. On y découvre que l’observance (" la gestion de la conformité, relation gagnant-gagnant entre patients, organes de remboursement et industriels") est une des évolutions prédites par le cabinet. Les principales autres sont :
- le développement de la culture du résultat médical, y compris pour "fixer un prix raisonnable" aux médicaments ;
- l’accent mis sur la prévention : " les laboratoires vont rentrer dans une nouvelle ère dite du management de la santé, composée de programmes de gestion du bien être, de systèmes de gestion de la conformité, de vaccinations ainsi que d’autres services à forte valeur-ajoutée." Les vaccins représenteraient un chiffre d’affaires de 42 milliards de dollars en 2015.
- les nouvelles technologies ;
- les essais cliniques : " Le modèle actuel de R&D séquencé en 4 phases d’essais cliniques débouchant normalement sur la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché sera remplacé par un modèle d’essais en continu accompagnés de licences évolutives. Ces dernières évolueront dans le temps en fonction de l’efficacité du médicament et de son cycle de vie."
- "une meilleure coopération internationale sur les aspects règlementaires" ;
- le changement du modèle de vente : on ne mettra plus l’accent sur la vente massive de pilules, mais sur la "maximisation de la valeur ajoutée", en vendant des "packages médicaments-services" ;
- création de nouveaux canaux de distribution des produits ;
- "développement de réseaux de distribution plus sophistiqués et directement destinés aux patients."
Les généralistes feront la prescription en ligne et le patient recevra les médicaments par courrier.
Conclusion de l’étude : " Pour réponde à ces défis mondiaux, (...) les groupes pharmaceutiques (...) devront collaborer avec tous les acteurs du monde la santé. "
Photo : Hong-Kong, déc 2007
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