On manque d’infirmières : oui, et alors ?
novembre 2011
La profession infirmière est un « métier en tension » : cela signifie qu’il y a pénurie d’infirmières et qu’il faut encourager les vocations, notamment en rendant les études plus faciles financièrement. C’est du moins ce qui a motivé la création de l’AFDEF : allocation en faveur des demandeurs d’emploi en formation. Jusqu’à fin décembre 2010, ceux-ci pouvaient recevoir une allocation d’aide au retour à l’emploi comprise entre 57,4 et 75 % de leur dernier salaire, soit en moyenne 1 000 euros par mois pour les 30 000 bénéficiaires annuels. C’est peu, mais déjà beaucoup pour des adultes souvent en charge de famille et qui ont pris le risque de changer d’orientation professionnelle.
C’est trop pour le gouvernement, qui n’a pas renouvelé sa participation à la fin de l’année, ses tergiversations laissant longtemps les éventuels bénéficiaires dans la plus grande incertitude (l’AFDEF est financée par l’État et par Pôle Emploi). En définitive, ces derniers devront se contenter de 652 euros mensuels, correspondant à l’effort consenti par l’État, malgré la promesse faite par Xavier Bertrand en mars 2010 de rétablir l’AFDEF. Certes, l’allocation ne finance pas que de futurs infirmiers. Mais la décision gouvernementale relativise beaucoup de beaux discours.
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