Regroupements hospitaliers : de l’histoire déjà ancienne
janvier 2009
Sur le site La Croix,
compte-rendu
et mise en perspective d’une étude réalisée pour Dexia sur les regroupements hospitaliers, un des fers de lance du projet de loi « Hôpital Patients Santé Territoires » : « Depuis 1995, 1 146 opérations de recomposition ont eu lieu, impliquant 1 251 établissements de soins publics et privés ». Le journal ne précise pas que cela représente 62 % du total des établissements, que le nombre d’établissements est passé de 2 067 à 1522 et le nombre de lits de 262 197 à 195 354. Avec un impact limité sur l’accès aux soins. Mais les auteurs se gardent de toute généralisation hâtive.
On en trouve également un,
compte rendu sur le site du Figaro
, avec cette citation d’Emmanuel Vigneron, qui a dirigé l’étude : « Les restructurations sont désordonnées, sans vision d’ensemble au niveau national. Il manque une stratégie claire, pour dessiner la carte hospitalière à 30 ans. » Mais il s’agit des restructurations publiques. L’étude dit : " Des recompositions plus avancées dans le secteur privé commercial et non lucratif. Offensives. Stratégiques. Partenariales. Moins nombreuses, plus contraintes, plus lentes, plus individuelles, dans le secteur public, parce que il est le secteur public…" Elle précise également que ces restructurations se traduisent par des gains pour la chirurgie du secteur privé, mais que globalement, elles " ne sont guère un moyen de faire des économies " et ne " doivent pas être une fuite en avant face à d’autres problèmes."
L’article du Figaro rappelle que la ministre de la santé a assuré que toutes les décisions seraient prises "localement". Emmanuel Vigneron propose des " exceptions territoriales " pour certains établissements afin que certaines populations n’aient pas trop de kilomètres à parcourir pour trouver un hôpital. En effet, l’application des recommandations du Conseil national de la chirurgie étaient appliquées entraînerait une forte augmentation du nombre d’établissements pour lesquels la distance d’accès serait longue (de 14 actuellement à 68 pour une distance au moins égale à 60 kms).
L’article le plus complet est sur le site de Viva magazine :
1995-2005 : une « recomposition hospitalière » menée sans vision d'ensemble
L'étude de Dexia
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