TVA sociale : suite et fin ?
septembre 2007
La plupart des quotidiens ont commenté en termes voisins l’abandon actuel du projet de TVA sociale : ils citent les auteurs des deux rapports.
Ainsi, dans le Figaro du 11 septembre 2007 : " En tant que telle, en l’état de la croissance et sans un accompagnement ferme en matière de maintien des prix, (elle) ne serait pas propice en ce qu’elle serait facteur d’inflation et probablement peu créatrice d’emplois", a expliqué Christine Lagarde. Celle-ci explique également que toute expérimentation est impossible en raison de la réglementation européenne. Cependant, elle estime que la mesure pourrait créer jusqu’à 300 000 emplois si les allègements de charge étaient axés sur les bas salaires.
Dans le même article, on note que Eric Besson " regrette que le débat ait été "mal engagé" et "le problème mal posé"". Comme Eric Besson l’avait souhaité, afin d’engager une concertation entre partenaires sociaux, le Premier Ministre a annoncé la saisine du Conseil économique et social (CES), qui devra se prononcer avant la fin de l’année (Les Echos du 12 septembre).
Dans son édition du 12 septembre, Libération note que " les deux études insistent sur la nécessité de baisser le coût du travail." Pour leur part, Les Echos relèvent que Christine Lagarde remarque que la TVA sociale ne pourrait jouer qu’un " rôle d’appoint " pour améliorer la " compétitivité des entreprises françaises " et " obtenir une baisse du coût du travail."
Et surtout, après avoir mis en évidence les difficultés qu’aurait le CES à trouver un consensus, études et opinions divergeant fortement, le journal note que " les deux rapports ne s’étendent guère sur des solutions de substitution."
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