Tabagisme passif et infarctus du myocarde : il faut déchanter, de là à se taire ...
janvier 2010
Il y a un an, la plupart des médias s’émerveillaient : en seulement un mois d’application, la loi interdisant le tabac dans les bistrots et les restaurants avait fait chuter le taux d’infarctus du myocarde de 15 %. Le triomphalisme précédait les précautions d’usage. Un an plus tard, las ! il faut déchanter, à un point tel qu’en dehors du Figaro et de Marianne, on ne les entend plus. Le nombre d’infarctus baisse bel et bien, bonne nouvelle ! mais la loi n’y est pour quasiment rien. Surgissent alors les hypothèses que nous aurions aimer lire un an plus tôt.
Primo, l’effet de la loi serait lissé par l’interdiction progressive de fumer dans les lieux publics (d’abord les entreprises, ensuite les autres lieux publics), contrairement aux autres pays qui ont adopté des mesures semblables, mais en une fois, et où il y a corrélation significative entre la baisse du nombre d’infarctus et la mise en oeuvre de ces mesures. Deuxio : " il est difficile de comparer des pays où les expositions au tabagisme passif sont bien différentes. « En Écosse, avant la loi antitabac, 23,7 % des patients hospitalisés pour infarctus étaient exposés au tabagisme passif dans les bars, ce taux est passé à 2,6 % après la loi, indique-t-il. En France, la proportion n’était que de 3 % avant la loi, et elle est désormais de 2 %. »"
Pour le Pr Thomas, interrogé par le journal, "le vrai problème, c’est que la consommation de tabac ne diminue pas en France." Effectivement.
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