Un point de vue pour la légalisation des mères porteuses
février 2008
Dans le Monde du 10 février 2008, un entretien avec Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, à propos des mères porteuses (la gestation pour autrui reste interdite en France, alors qu’elle est autorisée dans de nombreux pays, comme la Grande-Bretagne, la Grèce, la Finlande, la Belgique, les États-Unis).
Pour elle, la légalisation de ce qu’elle préfère appeler mère "gestatrice" est inévitable, d’une part parce que l’interdit est une "injustice" vis-à-vis des mères dont la pathologie utérine empêche la maternité, d’autre part parce nombre d’entre elles vont à l’étranger et peuvent être victimes de "dérives" dues à des pratiques mal encadrées.
" « Devenir mère » ne coïncide pas forcément avec la seule grossesse. (...) L’adoption montre bien que la grossesse n’est pas l’alpha et l’oméga de la maternité."
" Généreuses ", ces mères "gestatrices" se placeraient dans un processus de réparation d’une " histoire de fiiation souvent atypique " et " adoreraient " être enceintes. Après l’accouchement, elles ne gardent pas forcément un lien étroit avec la famille de l’enfant.
" La famille coïncide de moins en moins avec le couple procréateur."
" La fonction maternelle, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, peut se répartir entre trois femmes distinctes : la mère « d’intention » (qui élèvera l’enfant), la mère « génétique » (qui donnera l’ovocyte si besoin est) et la mère « gestatrice », terme aujourd’hui préféré à celui de « mère porteuse »."

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