Une " consultation officinale " problématique .
mai 2007
Mediscoop du 23 mai relève un article du Figaro économie :
" Un accord signé il y a un mois par les syndicats de pharmaciens avec la Mutuelle des transports de la région lyonnaise et les Assurances du Crédit mutuel, prévoyant notamment le remboursement d’un bilan de prévention réalisé par le pharmacien ».
« Ce bilan, baptisé maladroitement « consultation officinale », est rémunéré 21 euros. Les médecins s’indignent d’autant plus que la prévention devait être l’intérêt majeur de l’instauration du médecin traitant »
Le Figaro économie note que « pour Gilles Bonnefont, du syndicat de pharmaciens Uspo, il ne s’agit en aucun cas de marcher sur les plates-bandes des médecins, mais au contraire d’être « complémentaire » ».
Le quotidien indique que « cette consultation est présentée par le syndicat comme « une étape d’un parcours cohérent : c’est un moment pendant lequel on prend le temps de parler, de vérifier la mise à jour des vaccins, de conseiller sur l’armoire à pharmacie, de donner des conseils en homéopathie... » ».
« Ce que certains considèrent comme le travail « normal » d’un pharmacien, qui n’a pas à être rémunéré spécifiquement », poursuit Le Figaro économie.
« L’Ordre des médecins s’en prend aux « consultations pharmaceutiques » »
Dans son édition du 25 mai, Mediscoop cite Les Echos : « après des syndicats de praticiens, le conseil national de l’Ordre des médecins a « fermement » condamné hier la signature d’un accord il y a un mois entre les syndicats de pharmaciens et deux mutuelles, créant un « bilan personnalisé » de prévention réalisé par un pharmacien, en contrepartie d’une rémunération de 21 euros ».
Le journal relève que « l’Ordre estime qu’il s’agit d’une véritable « consultation pharmaceutique » ».
Enfin, dans un communiqué de presse daté du 25 mai, l’URML Île de France (Union régionale des médecins libéraux) apporte cette notion de bon sens : " L’URML regrette profondément que ce type d’initiative ait pu être pris sans consultation préalable de toutes les parties concernées. Ce faisant, les acteurs de cette expérimentation prennent le risque de rendre plus difficile l’émergence de véritables partenariats de santé publique entre les acteurs de la prise en charge des patients que sont les médecins, les pharmaciens et les assureurs."