Violences au travail : les "obligés du public" sont les plus exposés
octobre 2008
Extraits de la
lettre d'information de l'INRS
(Institut national de recherche et de sécurité) de septembre 2008 :
" Selon la Dares, 1 salarié sur 4 serait victime d’agressions verbales de la part du public. 23 % des travailleurs se déclareraient concernés par le risque d’agression physique.
De l’incivilité bénigne à l’agression physique, la violence au travail prend des formes diverses. Les actes les plus graves (attaques à main armée, racket...) sont généralement le fait de criminels et peuvent mettre en péril la vie des salariés. Ces agressions restent rares et circonscrites à des secteurs d’activité bien identifiés (banque, transport de fonds, transport de marchandises...). Mais en dehors de ces cas extrêmes, tous les salariés travaillant au contact du public sont susceptibles d’être confrontés aux agressions physiques ou verbales. Les secteurs que l’on désigne parfois comme les "obligés du public" concentrent la majorité des cas : transport de passagers, santé, travail social, administration, enseignement, grande distribution... Les travailleurs isolés (commerçants, chauffeurs de taxi...), les personnes chargées d’une mission de sécurité (contrôleurs de transports, gardiens de parc, agents de sécurité) ou celles qui travaillent en contact avec des populations en situation de détresse (travailleurs sociaux, soignants...) sont les plus exposés.
Qu’elles soient verbales ou physiques, les violences ont des répercussions importantes sur la santé des travailleurs. Outre les éventuelles atteintes physiques, une agression peut occasionner des séquelles psychologiques majeures. En réaction aux chocs les plus importants, certaines victimes développent un état de stress post-traumatique.
Si elles paraissent moins graves, les incivilités répétées (attitudes agressives, humiliations, impolitesses...) sont néanmoins facteur de stress chez les salariés et peuvent être responsables d’un épuisement psychique. Les conséquences sont multiples pour l’entreprise : augmentation de l’absentéisme, dégradation du climat social et de l’image de la société."
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