Au coeur de la relation de soin : l’appartenance
janvier 2009, par serge cannasse 
Autonome, responsable, acteur, sujet, le patient d’aujourd’hui est invité, sinon sommé, d’être tout cela à la fois. L’affaire pourtant n’est pas si simple. En effet, nul besoin d’être grand clerc pour percevoir qu’il y a quelque asymétrie entre qui souffre et qui accueille cette souffrance. Comment articuler ce constat avec l’exigence d’égalité entre deux sujets supposés autonomes ?
En octobre 2008, la revue Santé mentale et les Laboratoires Janssen-Cilag ont invité deux thérapeutes en psychiatrie à revenir en quelque sorte aux fondamentaux, lors d’un colloque tenu à l’Institut Pasteur, en partant d’une citation du grand savant, que voici : « Je ne te demande pas ton pays, ta religion. Tu souffres, cela suffit. Tu m’appartiens, je te soulagerai. » Voici le compte-rendu de l’intervention de Dominique Friard, infirmier de secteur psychiatrique (Centre de santé mentale Hélène Chaigneau, Gap - 05).

Assumer le lien d’appartenance entre soignant et soigné
Pour lui, si la première phrase illustre le principe de non-discrimination mis en avant par la Croix-rouge internationale et
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