Dans " Le testament français " d’Andréï Makine
janvier 2010, par serge cannasse 
La vie ne se souciait pas de la cohérence du sujet. Elle déversait son contenu en désordre, pêle-mêle. Par sa maladresse, elle gâchait la pureté de notre compassion et compromettait notre juste colère. La vie était en fait un interminable bouillon où les événements, mal disposés, empiétaient les uns sur les autres, où les personnages, trop nombreux, s’empêchaient de parler, de souffrir, d’être aimés ou haïs individuellement.
Andréï Makine. Le testament français. Mercure de France, 1995 (Prix Goncourt).

Photo : Istanbul, 2008 © serge cannasse
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