La sélection de liens de septembre 2009 (2)
septembre 2009, par serge cannasse 
Liens vers une série d’articles publiés gratuitement sur d’autres sites, avec résumés et extraits.

22 % des salariés de l’Union européenne souffrent de stress
Sur le site de Viva Magazine (8 septembre 2009). Les pays les plus touchés sont la Grèce (55 % des salariés), la Slovénie (38 %) et la Suède (38 %). La France est à 18 %. « Les secteurs professionnels les plus concernés sont l’éducation, la santé, l’agriculture et la pêche ainsi que l’administration publique. »
Drogues au travail: l’épineuse question du dépistage
Sur le site du Journal de l’environnement, le compte-rendu d’un forum tenu à Angers donne un aperçu de façon dont est communément abordé le problème. La toxicomanie est considérée comme un sujet préoccupant par une majorité de chefs d’entreprise et de salariés (y compris et surtout l’alcoolisme). Pour des raisons de sécurité dans certains secteurs d’activité, mais aussi parce que l’employeur « est tenu par la loi au devoir de prévention de la santé de ses salariés. » Dès lors, faut-il dépister ou non ? si oui, que faire d’un résultat positif ?
Sans vouloir minimiser le problème, il faut rappeler deux choses. D’une part, ça n’est pas parce qu’un sujet est considéré comme préoccupant qu’il l’est objectivement : il est possible que ce soit la préoccupation elle-même qui soit problématique, traduisant un a priori éloigné des réalités (le cannabis ou le stress au travai ?). D’autre part, il faut oser affirmer que « se droguer » peut être un pis-aller nécessaire et non préjudiciable au travail de l’employé (tout dépend évidemment de ce travail) à un moment de sa vie. Dès lors, il faut être prudent sur les conséquences à tirer de la découverte de cet usage. Voir l’entretien avec Astrid Fontaine http://www.carnetsdesante.fr/Fontaine-Astrid
France Télécom : une médecine du travail aux ordres ?
(14 septembre 2009)
Sur le site de Santé et travail, dont la rédaction a eu copie d’un courrier adressé par le SNPST (syndicat national des professionnels de la santé au travail) à la direction de France Télécom. Extrait : « Plusieurs médecins du travail, s’estimant dans l’impossibilité d’exercer leur mission dans le respect des règles éthiques et déontologiques qui encadrent cette profession, ont préféré démissionner. » De fait, 13 médecins du travail sur les 70 que compte l’opérateur ont démissionné ces quatre dernières années.
Sur le même site :
Le fonctionnement illégal du service médical de France Télécom
(16 septembre 2009). Extrait : « Depuis la privatisation de France Télécom, le service médical du travail de l’opérateur fonctionne sans avoir reçu d’agrément réglementaire. Une procédure qui aurait pu permettre au ministère du Travail d’intervenir plus tôt. (…). Cette affaire illustre la faiblesse du contrôle par l’Etat du bon fonctionnement des services de médecine du travail. Elle a été pointée en 2004 par un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). « La mise en œuvre de la procédure d’agrément, peut-on lire dans la synthèse de ce document, relève de l’improvisation permanente. »
Les statistiques, un service public détourné
Sur le site de la Vie des Idées, le compte-rendu du livre Le grand truquage – Comment le gouvernement manipule les statistiques (Paris, La Découverte, Mai 2009, 182 p., 13 €), réalisé par un collectif anonyme de fonctionnaires, donne une excellente introduction à l’art de manipuler les données chiffrées et aux limites de toute quantification de la réalité sociale.
Un été meurtrier
Sur le blog de l’Institut Montaigne. Les détenus se suicident « à un rythme encore jamais atteint. S’il se maintient, plus de 140 prisonniers se seront donné la mort en 2009, contre 115 en 2008 et 96 en 2007. Ce "brillant" résultat est obtenu après un effort sans précédent de rénovation des établissements pénitentiaires : dans le cadre du programme de 13 200 places décidé en 2002 pour un coût de 1,5 milliard d’euros, sept établissements neufs ont été livrés en 2008 et sept autres le seront en 2009, accroissant le nombre de places d’environ 7 500. (…) Rien ne sera efficace sans deux bouleversements : la suppression de la surpopulation qui ruine tous les efforts que peut faire l’Administration pénitentiaire et la construction – cela prendra du temps – d’une nouvelle culture du personnel de cette administration. »

Les usages du PACS
Sur le site de la Vie des Idées, Marion Leturcq montre qu’il « n’est pas justifié d’attribuer la baisse récente du nombre de mariages au pacs, car celle-ci répond à une baisse tendancielle du nombre de mariage depuis les années 1950, attribuable à une désaffection du mariage. » Le changement de fiscalité est une des raisons majeures du choix du PACS pour les couples vivant en concubinage. L’auteure rapporte ce joli mot entendu dans la rue (et prononcé par un homme) : « on va se pacser, nous, hein ? On va se pacser pour les impôts et on se mariera plus tard, par amour. »
Coparentalité et égalité parentale : intérêt de l’enfant ou idéologie
Un article d’Olivier Limet (en pdf). De la notion d’intérêt supérieur de l’enfant et de l’intérêt et des limites de la médiation et voies similaires de résolution des conflits familiaux.
Pas de rentrée pour 2000 enfants handicapés
Sur le site de Viva Magazine. Extrait : « Selon les associations, ce sont 2 000 enfants au total qui n’auraient pu effectuer la rentrée faute de personnel accompagnant. En effet, cet été environ 5 000 auxiliaires de vie scolaire ( AVS) ou emplois de vie scolaire (EVS) sont arrivés à terme. »
Ecole : un rapport attaque la semaine de 4 jours
Sur le site de Viva Magazine (8 septembre 2009). Extrait : « La scolarité française en primaire est passée à 140 jours alors que la moyenne européenne est de 185 jours.
Chez nos voisins, l’année scolaire est plus longue mais les emplois du temps quotidiens beaucoup moins chargés permettant un meilleur équilibre pour les élèves. »

Santé : la dépense des ménages augmente
Sur le site de Viva Magazine (8 septembre 2009). Extrait : « Le reste à charge des ménages s’établit à 9,4%, une progression régulière depuis plusieurs années ( 9% en 2007 ). Ce reste à charge après remboursement de la sécurité sociale et des complémentaires varie selon les postes de dépense : 17,5% pour les dépenses de médicaments, 25,7% pour les frais dentaires,9,6% pour les consultations de médecins libéraux, 3,4% pour les analyses médicales, 2,3% pour les transports de malades, 2,8% pour les frais d’hospitalisation. »
Forfait hospitalier, inexorable hausse ?
Sur Hospidroit (16 septembre 2009). Avec deux « approches différentes du débat » en vidéo et un lien sur le site de l’IRDES vers un
(en pdf) de ce forfait. Extrait : « Institué en 1983 (…), le forfait hospitalier est, sauf exceptions, supporté par les personnes hospitalisées. Dans le cadre du plan de redressement de l’assurance maladie de 2004, il a été fortement augmenté puisqu’il est passé de 13 à 16 € de 2004 à 2007. Il convient d’y ajouter le forfait à 18 €, institué par le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2006 et mis à la charge des personnes hospitalisées dispensées du ticket modérateur lorsque celui-ci dépasse un certain montant (91 €). (…) Contrairement à ce qui est indiqué dans les medias, la dernière augmentation date du 1er janvier 2007. »
Photos : Paris, Naples - 2009 © serge cannasse