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La structure familiale n’explique pas la délinquance des jeunes
mars 2008, par serge cannasse 

Une étude menée par une équipe de l’IEP de Grenoble montre que l’environnement explique bien mieux la délinquance juvénile que la structure familiale, bien que le fonctionnement familial (entente des parents, supervision parentale) et le parcours scolaire aient une influence certaine. Ses résultats vont ainsi à l’encontre de nombreuses idées reçues, notamment celle qui veut que la famille "fasse" la société : pour les auteurs de l’étude, c’est clairement l’inverse qui est vrai.

La lettre d’information n° 290 du 9 mars 2008 de Annuaire Sécu signale le travail de Sebastian Roché et de son équipe de l’IEP de Grenoble paru dans le dernier numéro (102) des Dossiers d'étude de la CNAF au titre explicite : " La famille explique t-elle la délinquance des jeunes ? ". La réponse est clairement " non ". Extraits de l’avant-propos de ce travail par Cyprien Avenel, de la Direction des Statistiques, des Etudes et de la Recherche de la CNAF :

" Cette recherche poursuit l’objectif d’évaluer quantitativement les influences de la socialisation familiale, par rapport aux autres facteurs, au regard de la délinquance des mineurs. Elle compare le poids de la variable famille par rapport à d’autres éléments pouvant contribuer à la délinquance sur la base de données françaises et d’un échantillon représentatif de jeunes de 13 à 19 ans (exploitation des enquêtes dites de "délinquance autodéclarée" de 1999, 2003 et 2004). Un des aspects inédits de cette recherche est d’explorer les liens entre famille et délinquance sur l’ensemble de la hiérarchie sociale, les familles aisées aussi bien que défavorisées.

Pas de lien direct entre la structure familiale et la propension à la délinquance des enfants.

Pour la famille, les variables retenues concernent d’une part la structure familiale (monoparentalité, par exemple), et d’autre part les relations dans la famille (supervision parentale). La supervision est un score qui agrège différentes dimensions relatives à la manière dont les parents veillent sur les enfants, essentiellement centrées sur les modalités des sorties. La supervision est dite « forte » lorsque les parents limitent les sorties et suivent leur réalisation et « faible » lorsqu’ils font le contraire ou le font peu.
Pour l’environnement, les variables retenues concernent le type d’habitat (HLM par exemple), la profession des parents, les désordres autour du logement (dégradations), le nombre de copains ayant eu affaire à la police en tant qu’auteurs de délits.

L’environnement explique mieux la propension à la délinquance

La « structure familiale » explique moins la délinquance que ne le fait le fonctionnement familial. Autrement dit, il n’y a pas de lien direct entre la structure familiale (par exemple, la monoparentalité) et la propension à la délinquance des enfants. Il apparaît que la variable « structure familiale » ne contribue que très modestement à l’explication des délits commis.

La structure familiale n’offre un terrain favorable à la délinquance que dans la mesure où elle est caractérisée par d’autre variables, telles que l’environnement et l’habitat, le parcours scolaire, l’insertion du jeune dans un groupe de pairs délinquants, le manque de ressources. C’est l’environnement, plus que la famille, qui explique le mieux la propension à la délinquance des jeunes. Le nombre de « copains » délinquants et les désordres autour du logement se révèlent discriminants. Si l’on combine ces deux dernières variables avec une supervision parentale affaiblie, la délinquance se renforce.

Deux facteurs clefs : la supervision parentale et le parcours scolaire

Le modèle le plus prédictif de la délinquance consiste en une combinaison de la supervision et du parcours scolaire. L’insertion scolaire ainsi que l’entente avec les parents sont plus importantes pour les filles que pour les garçons. (voir note en bas de page)

Ce travail s’avère un outil précieux et fort utile pour la détermination des réponses politiques et institutionnelles à la délinquance des jeunes, notamment dans l’articulation des politiques de prévention auxquelles bien sûr l’action sociale des CAF concourt (politiques des temps libres, médiation, soutien à la parentalité, centres sociaux, soutien aux associations, dispositifs des politiques de la ville, etc) et des politiques de répression, précise , dans l’avant-propos.

La société fait la famille, et non l’inverse

Au terme de ce parcours, il apparaît que la famille ne joue pas un rôle central. Pour comprendre les mécanismes d’entrée des jeunes dans la délinquance, on doit expliquer les liens existants entre la famille, l’école, le logement, le statut socio-économique des parents, les caractéristiques de la sociabilité.

Cette enquête sur la délinquance conduit à déplacer notre regard : ce n’est pas la famille qui « fait » la société ; c’est bien la société qui « fait » la famille.

L’auteur de l’étude précise dans sa conclusion :

" La perception de la gravité des délits oriente le comportement délinquant. Les adolescents agissent en fonction de leurs valeurs, et s’ils réprouvent ou s’émeuvent d’un comportement, ils tendent d’éviter de l’avoir. La structure familiale n’est pas liée aux perceptions de la gravité des délits. En revanche, la supervision parentale interagit de manière limitée mais significative avec la perception normative. L’augmentation de la supervision développe une aversion pour les délits (une forte perception de leur gravité) limitant alors la délinquance, mais uniquement pour les garçons.

Le modèle le plus prédictif de la délinquance consiste en une combinaison de la supervision et de l’insertion scolaire avec 34 à 35 % de variance expliquée. Il s’agit essentiellement de l’addition de deux dimensions, la supervision d’une part, l’insertion scolaire d’autre part. Ces deux variables ont chacune un poids propre, suggérant que l’insertion scolaire ne peut être réduite à la supervision parentale et réciproquement. Les parents qui supervisent les enfants peuvent limiter leur absentéisme scolaire, mais ne peuvent empêcher certains de ne pas travailler ou de se désintéresser des enseignements dispensés à l’école. N’ayant ni les compétences, ni les moyens de les acheter sur le marché, il se peut par exemple qu’ils ne puissent suivre et soutenir la scolarité de leur enfant, bien qu’ils leurs imposent des règles de vie (ce que nous appelons la supervision). Il existe une interaction significative et constante dans les deux études entre la supervision et l’insertion scolaire. Une moins bonne supervision amplifie la délinquance chez les enfants qui sont mal insérés à l’école."

Pour la thématique " société et famille ", voir l’entretien avec Maurice Godelier publié dans Carnets de santé.




     
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  adolescence territoires famille école éducation
     
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3 Messages de forum

  • En guise de commentaire, voici le texte du message que j’ai fait parvenir à Sébastian Roché, auteur de cette enquête :

    Monsieur,

    Je travaille depuis plusieurs années sur la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire non pas la maltraitance, mais le niveau de violence considéré comme normal pour faire obéir et éduquer les enfants. Or, un bon nombre d’études ont montré que ce mode d’éducation porte ceux qui le subissent à la délinquance.

    La conclusion de votre étude m’a donc surpris. C’est pourquoi je me permets de vous faire quelques remarques et de vous poser quelques questions.

    Je trouve regrettable d’abord que vous n’ayez pas interrogé les enfants sur ce qu’on leur faisait dans leur famille quand ils désobéissaient ou ne se comportaient pas comme le souhaitaient leurs parents ou les personnes qui s’occupaient d’eux. La question que vous avez posée sur l’entente dans la famille ne donne pas d’élément de réponse sur ce sujet car, en général, les enfants qui subissent des punitions corporelles ne considèrent pas qu’ils sont maltraités, à moins que le niveau de violence qu’ils subissent leur paraisse très nettement supérieur à ce que subissent leurs copains. Beaucoup d’enfants ont pu répondre qu’ils s’entendaient bien avec leurs parents, même s’ils en étaient battus.

    D’autre part, je suppose qu’un bon nombre d’enfants que vous avez interrogés étaient issus de familles d’origine africaine (Maghreb ou Afrique noire) ou antillaise. Or, comme vous le savez sans doute, la bastonnade est considérée dans ces deux régions du monde comme un moyen normal d’élever les enfants. Il aurait été bien intéressant de savoir si cela avait une incidence sur la délinquance. Cette incidence pouvant s’effectuer de deux manières : soit les parents gardent en France leur mode de punition traditionnel, avec comme suite les effets habituels de ce mode de punition ; soit ils y renoncent par crainte d’une dénonciation aux services sociaux ou d’une menace d’appel de leurs enfants au "numéro vert", et, dans ce cas, ils ne savent plus comment "tenir" leurs enfants quand ils arrivent à l’adolescence. Il faut ajouter à cela que les fugues, même si elles n’ont pas été nombreuses dans les résultats de votre enquête, peuvent avoir eu pour cause, comme c’est fréquemment le cas dans les pays du Sud, la violence des traitements subis à la maison.

    Il aurait été intéressant aussi de savoir comment s’effectuait la supervision ou l’absence de supervision dont votre enquête montre qu’elle joue un rôle dans la délinquance. Cette supervision s’effectuait-elle par le moyen de violences ou de menaces de violences ? Et son absence n’était-elle pas le résultat d’un échec des moyens violents ou d’un renoncement à ces moyens, sans rien pour les remplacer ?

    Votre enquête montre enfin que deux éléments jouent un grand rôle dans la tendance des enfants à aller vers la délinquance : les mauvais résultats scolaires et l’influence de copains délinquants. Or, il est fort possible que ces deux faits soient précisément le résultat d’un usage fréquent de la violence éducative ordinaire dans les familles.

    En effet, les punitions corporelles subies à la maison et parfois à l’école ont pour effet de perturber les capacités de travail, d’attention et de mémorisation des enfants. D’où, en partie au moins, les mauvais résultats et les difficultés d’insertion à l’école. Des enfants habitués à n’obéir qu’à des coups ou à des menaces de coups ont tendance à chercher les mêmes limites de la part de leurs enseignants, à les "provoquer" et donc à être jugés comme des éléments indésirables. Et, d’autre part, des enfants qui ont subi des punitions corporelles et ont été habitués à la violence dès leur petite enfance peuvent très bien être portés à choisir leurs copains, par affinités, parmi ceux de leur entourage qui ont vécu dans la même ambiance, qui n’ont appris à obéir aux règles que sous la menace et pour qui la violence fait partie de la normalité. Autrement dit, ce que votre enquête présente comme une action du milieu extérieur, peut très bien provenir d’une influence du mode d’éducation familial.

    Il est possible que votre enquête contienne déjà des réponses à mes questions, mais que je ne les aie pas aperçues. Aussi vous serai-je très reconnaissant de me dire si mes objections vous paraissent fondées.

    Bien cordialement.

    Olivier Maurel Porte-parole de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO)

    Répondre à ce message

    • A Monsieur Olivier Maurel

      J’ai été scandalisé de lire d’une personne se réclamant porte parole de l’"observatoire"....que les bastonnades étaient un moyen normal d’élever les enfants chez les antillais et les africains. Au lieu de véhiculer des stéréotypes, des clichés vous feriez mieux d’observer plus attentivement l’éducation familiale dans ces milieux. Vous feriez mieux d’étudier les raisons qui conduisent les jeunes sans distinction de race à être violent. Ce n’est pas la violence physique de leurs parents (comme vous le prétendez)qui les rend violent mais c’est les propos et les stéréotypes violents à leurs égards qui les rendent violents. Il suffit de lire vos propos pour comprendre que ce sont des gens comme vous qu’ils les rendent violents. Vous bafouez par vos dire leurs cultures , leurs parents et après vous vous attendez à quoi qu’ils vous remercient ?!! Soyez ouvert sur les autres et les autres s’ouvriront à vous et insultez les et ils vous insulteront (sauf celui qui passera l’éponge par grandeur d’âme ou par crainte).

      N.A

      Répondre à ce message

      • Je ne découvre qu’aujourd’hui votre message. Je comprends que vous ayez été choqué(e) par mes propos trop brefs et que je n’ai pas pu développer dans le cadre de mon message. La bastonnade et autres châtiments violents ne sont évidemment pas le propre de l’Afrique ou des Antilles. Ils ont été utilisés partout depuis des millénaires, y compris en Europe et en France. Des proverbes du genre de "Qui aime bien châtie bien" en témoignent sur tous les continents depuis qu’existe l’écriture pour en rendre compte, c’est-à-dire depuis 5000 ans. Mais, en Europe, probablement à cause de l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, des écrivains opposés à l’usage des punitions corporelles ont pu petit à petit se faire entendre. Leur influence s’est développée, très progressivement, très lentement. Les témoignages montrant les dangers des punitions corporelles se sont multipliés. Au XIXe siècle, elle a commencé à atteindre certains médecins, qui ont déconseillé ce genre de punitions. Au XXe siècle, les livres de poche, la radio ont donné à ces idées une plus grande audience encore. Si bien qu’à la fin du XXe siècle, l’opinion publique en général admettait toujours la gifle et la fessée mais n’admettait plus les coups de bâton et les coups de fouet. Pour de multiples raisons tenant parfois à la colonisation qui ne favorisait pas l’instruction, parfois à la religion qui tenait à maintenir le "châtiment biblique", cette évolution ne s’est pas faite au même rythme sur les autres continents, ni même dans tous les pays européens ou fortement marqués par l’influence européenne (cf. la Grande-Bretagne où ce n’est que tout récemment qu’on a interdit les coups de canne dans les école, et beaucoup d’écoles des Etats-Unis où l’on continue à battre les enfants à coups de latte). D’où de très grandes inégalités en ce qui concerne le niveau de violence toléré dans les punitions infligées aux enfants. Vingt-six pays dans le monde ont d’ailleurs totalement interdit toute forme de punition corporelle, y compris les gifles, les tapes et les fessées. La France n’en fait malheureusement pas partie. L’attitude à l’égard des punitions corporelles n’est pas une question de culture, encore moins de "race", si ce mot a un sens, mais une question d’évolution de l’opinion publique plus ou moins informée. Encore une fois, si vous lisez ce message, excusez-moi de vous avoir choqué par mes propos trop sommaires. Olivier Maurel PS Si cela est possible, je serais reconnaissant au webmaster de bien vouloir faire parvenir mon message à la personne à qui je réponds ici.

        Répondre à ce message

 
     
   
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