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5 Messages de forum

  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    23 février 2008 17:31, par L’IDE Accordéoniste...

    Moi non plus. Je ne voterai pas et trainerai la patte pour régler la cotisation.

    Je n’ai pas été consulté et je n’ai mandaté personne pour avoir un ordre payant, obligatoire et qui se prétendra investi de ma voix.

    Le risque est de voir élire ce genre de personnes qui a réclamé cet ordre (sans aucun mandat) en prétendant parler au nom de la profession toute entière :

    Des cadres infirmiers (CGC) qui se sentent compétents pour représenter, juger les autres et vont nous imposer depuis leurs bureaux leur protocologie et "bonnes manières" pompeusement rebaptisées, bien qu’à côté de la plaque.

    Je préfèrerais avoir affaire à des magistrats qui sont malgré leurs défauts des techniciens du Droit habitués aux audiences contradictoires qu’à des "surveillantes-bâtonnières" investies du pouvoir de radier leurs collègues. Si la participation n’atteint pas 50% ce sera un désaveu de ceux qui prétendaient être soutenus par une écrasante majorité. Il faudra alors écrire aux députés pour leur faire constater ce malentendu.

    A tout cela s’ajoute l’expérimentation d’une élection électronique par Internet qui prive l’électeur de toute transparence de l’urne. Expérimentation hasardeuse et antécédent dangereux s’il en est.

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  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    3 mars 2008 15:53, par Olivier Chadapeaud

    Nous serons au moins trois...

    Il est en effet hors de question de reconnaître par mon vote cet ordre qui ne servira à rien, si ce n’est à obliger les infirmiers à payer pour avoir le droit de travailler ! Je crois avoir déjà payé ma cotisation pour être infirmier : trois années d’études à temps plein sans autre aide que celle de ma famille (j’ai de la chance), et les remplacements d’aide-soignant les week-end et les nuits pour joindre les deux bouts. Aujourd’hui, je crois donner beaucoup pour ce travail que j’aime : heures supplémentaires, investissement personnel dans mon service et au sein de mon hôpital, travail dans des conditions de plus en plus précaires, et le tout sans me plaindre (jusqu’à ce jour...) Ma cotisation, je la paie tous les jours au travail et je l’accepte. Mais devoir verser de l’argent à des "pseudo-collègues" qui me diront si j’ai le droit de travailler ou non, qui se permettront de me juger le jour où je commettrais une faute, alors que je serais déjà passé devant ma direction et les tribunaux compétents, ça écorche mon amour de la profession. Payer pour la constitution d’une "instance" qui réfléchira autour d’un bon repas à la rédaction d’un code de déontologie de notre profession me fait plus mal encore : comment croire que les gens qui sont (eux) tous les jours auprès des patients, n’ont pas déjà une déontologie ? Quelle insulte pour tous les professionnels de santé.

    Aussi, s’il est certain que je ne voterai pas, est-il est fort possible que je ne paierai pas non plus cette cotisation, aussi minime soit-elle. Si je suis seul, ce sera un problème pour moi (encore que n’ayant pas les deux pieds dans le même sabot, je saurais m’en sortir). Si nous ne sommes que trois (ce dont je doute), nous pourrons toujours monter un groupe de musique (je joue un peu de pipeau, connaîs trois accords de guitare et j’ai conservé quelque part au grenier mon orgue Bontempi...) Si nous sommmes plusieurs milliers à ne pas voter, certes, ce sera un premier camouflet pour cet ordre (l’ordre, toujours l’ordre, que rien ne dépasse surtout !) Mais si nous sommes toujours des milliers à ne pas payer, que vont-ils nous faire ces gens que nous n’aurons pas élus ? Nous mettre une fessée ? Que vont faire nos employeurs, nous virer ? Je suis sûr que je ne voterai pas, mais je crois que je ne paierai pas non plus.

    J’ai répondu à cet article, chose que je n’aurais pas fait il-y-a quelques annnées. Je fais aujourd’hui partie d’un collectif de soignants qui se bat pour la préservation de la qualité des soins dans son hôpital (Centre Hospitalier de Gap/Sisteron) mise à mal, comme dans tous les hôpitaux publics de France, ça non plus je ne l’avais jamais fait. Alors que m’arrive-t-il ? Que nous arrive t-il, car nous sommes nombreux à l’ouvrir aujourd’hui ? Un vent soudain d’indignation soulèverait-il nos consciences professionnelles ? Je l’espère. Et si l’expression de cette indignation doit se manifester par la désobéissance, j’y suis prêt !

    Olivier, Infirmier aux urgences du Centre Hospitalier InterCommunal des Alpes du Sud, site de Gap (05) lesmarmottes05@aol.com

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  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    3 mars 2008 17:47, par marie therese bouillot
    et de 4 moi non plus je ne voterai pas ! je suis IDE libérale, mais je ne souhaite pas cet ordre qu’on nous impose d’en haut, à quoi va t’il servir ? code de déonto : on a en a déjà, faire respecter "les bonnes pratiques" : un peu trop le copier coller du discours de la sécu qui fait pression sur nous avec des arguments financiers et ou déconventionnement (voir l’obligation de télétransmettre), nous ne demandons pas des forfaits pour soigner les gens, mais des tarifs décents qui nous permettent de travailler correctement, nous n’avons pas attendu l’ordre pour avoir une conscience professionnelle ! régulation des formations et nombre d’étudiant : se fait déjà par le ministère. nous assistons à la mise en place d’un ordre sur un mode pas franchement démocratique (vote electronique !) assez opaque, les différents conseils vont voter les uns pour les autres, bonjour la magouille ! l’exercice illégal d’infirmière ? je ne savais pas qu’il y en avait ? la population vieillit, nous ne seront pas assez nombreuses pour assurer les soins face à l’augmentation prévue de la population âgée, ordre ou pas il y aura des déplacements de compétence vers les auxiliaires de vie c’est obligé, nous ne sommes pas wonderinfirmiers pour assurer toutes les demandes. la cotisation : on ne connait pas le montant, on nous raconte que le montant doit être représentatif de notre implication pour notre profession (voir le discours de l’assoc pour la création de l’ordre infirmier) : l’implication pour notre profession nous la payons déjà par nos salaires pas en rapport avec le niveau de formation, la diminution de la vie sociale par rapport aux autres professions (travail le WE, nécessité de trouver des remplaçants pour pouvoir partir en vacances ou même pour les congès mat, pour certains travail de nuit), nos charges n’arrêtent pas d’augmenter en libéral (essence, télétransmission, assurances, cotisations, charges de cabinet = obligatoire alors que + de 90% de notre activité est à domicile !!!! pourquoi les kinés n’ont pas cette obligation ?) et nous payons déjà pour travailler (taxe pro), les pro ordre peuvent toujours nous dire que c’est un faux problème, mais le coût de fonctionnement de cet ordre à 3 étages en plus ne semble même pas avoir été évalué précisement, qui nous dit que la cotisation ne va pas grimper encore une fois mise en place ?

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  • Ordre ou pas, personnellement,je m’en fout royalement.Ce qui me dérange par contre, c’est le caractère obligatoire de l’adhésion et surtout de la cotisation. A quand l’obligation d’adhérer à un parti politique ou à un syndicat. L’ordre arrive. Attention, maintenant, il faudra panser, je veux dire penser aseptisé "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" car l’ordre choqué par des émissions vocales non édulcorés pourra sanctionner. Je vais être dans l’obligation d’amputer mon salaire pour financer de nouveaux fainéants. excusez-moi, pour financer de nouveaux bureaucrates sinon je devrais pointer au chomage car je n’aurai plus le droit d’exercer une profession qui est la mienne depuis plus de trente ans. Au fait, est-il envisageable de boycotter massivement la cotisation ? Ils ne pourront pas virer tout le monde en représailles. Personnellement, j’ai peur de ce qui va arriver. Etre sous la dictature d’un ordre n’a rien de réjouissant.

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    • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître 9 mars 2008 23:22, par Argrath le Troll
      En tant qu’hospitalier, je me pose également la question suivante : que faire lorsque les consignes de l’ordre seront en contradiction avec les consignes de l’état ? Qui suis je avant tout ? En ce qui concerne la cotisation, rassurez vous, vous ne serez pas seul. Certains syndicats assureront un collectifet la défense des récalcitrants. Assurez vous simplement que le susdit syndicat n’exige pas de vous une cotisation en échange ! ;)

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