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4 Messages de forum

  • Une gélule difficile à prescrire

    31 mai 2008 00:34, par F. Plotka Brun

    C’est vrai qu’on a du mal à déméler les responsabilités dans cette affaire. D’autant que, si je ne me trompe (car il faut vraiment aller à la pêche aux informations sur cette question), la signature d’un protocole entre le patient, le médecin traitant et la caisse sera obligatoire pour TOUTE prescription de méthadone en gélules ! (cf l’arrêté d’application de l’article L 162-4-2 du code de la sécurité sociale)

    Moi qui suis médecin dans un CSST devrai non seulement me substituer tous les 6 mois à mes collègues libéraux pour leur donner ma bénédiction, mais encore devrai-je devenir le médecin traitant des patients dont je suis la substitution au centre (ce à quoi je me refuse habituellement pour favoriser leur suivi dans le système de soins de tout un chacun) : sinon, adieu le protocole et adieu le remboursement...

    Bien que favorable à certaines des mesures d’encadrement de la substitution, comme la désignation du pharmacien choisi par le patient sur l’ordonnance (système qui, dans mon expérience, favorise la collaboration des trois acteurs plus qu’il ne restreint sur la liberté de l’usager), je ne peux voir dans cet empilement de mesures restrictives qu’une sérieuse entrave à la prescription des gélules, assortie d’une dose supplémentaire de stigmatisation et d’enfermement des personnes dépendantes.

    Quant à mon incompétence de généraliste (c’est aussi mon métier), elle supportera une fois de plus l’outrage. Ce qui est de plus en plus dur, c’est bien de devoir en permanence lutter pour s’extraire du rôle qu’on nous assigne.

    Alors, à qui la faute si la méthadone gélule reste au placard ? Difficile de dire qui en tire bénéfice ou quelle volonté est à l’oeuvre : on assiste commme souvent à l’effet concret d’instruments normatifs diffus. Nous faut-il accepter cette fois encore d’être un rouage du rouleau compresseur du contôle social ?

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    • Une gélule difficile à prescrire 26 juin 2008 11:57, par Pascale Brachet
      je suis directrice d’un CSST en Loire-Atlantique (Saint-Nazaire) et je vous rejoins tout à fait dans cet article et vos réactions. Nous cherchons à protester collectivement (après avoir interpellé notre DDASS qui.... ne réagit pas !, donc le faire au sein de l’ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie) et avec des médecins protestataires. Pascale Brachet asso.larosedesvents@wanadoo.fr Philippe Levassor, médecin addictologue du CSST est bien sûr également très protestataire ! A suivre.

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  • Une gélule difficile à avaler

    2 juin 2008 19:31

    Bonjour,

    MG à Narbonne avec une centaine de patients sous Sub et Métha, j’ai dénoncé ce texte qui, à nouveau, nous interdit de prescrire la méthadone, en la réservant aux CSST.

    J’avais écrit au rédacteur en chef de FLYER et mon texte devait être inclus dans le numéro suivant. Mais il est passé aux oubliettes.

    J’ai écrit à Roselyne, pas de réponse.

    Ras le bol de ce monopole pesant des CSST depuis quinze années. De plus, j’ai un CSST peu coopératif et très fermé aux MG. Je souscris à tout ceci. Je penche pour créer une association syndicale des médecins libéraux intéressés par l’addictologie mais c’est une grosse dépense d’énergie...

    On peut en parler par téléphone.

    Merci

    Dr Serge CONTARD NARBONNE

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  • Une gélule difficile à avaler

    2 juin 2008 22:47, par Philippe PLANE
    Je souscris complètement à cet article : nous espérions que la méthadone en gélule soit l’occasion d’en libéraliser la prescription. C’est le contraire qui s’est produit. Le passage à la méthadone reste un parcours du combattant, avec de nombreux déboutés ou demandeurs exclus de fait par un cadre rigide inadapté. Nous restons dans une gestion répressive, suspicieuse, de la toxicomanie, qui ne peut que contribuer à enfoncer les toxicomanes dans leur ghetto.

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