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444 Messages de forum

  • Askenazy Philippe

    6 décembre 2007 19:33, par douguet
    Je pense que vous avez fait une compilation de tous les problemes de santé au travail et que vous apportez des solutions qui semblent tres pertinentes sur le plan responsabilite et justification administrative rendues par un corps d’inspecteurs dont les ex medecins du travail feraient partie) .En dehors de ce versant reglementaire de non alteration de la santé du salarié ,je verrai bien un versant “durabilité de l’homme” qui effectivement ne serait pas d’un interêt economique mais serait bien accepté comme principe moteur mettant tous les acteurs (employeurs et salariés )dans le même objectif de bonne santé.

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    • Askenazy Philippe 19 septembre 2011 17:37
      Je trouve contrairement à Philippe Askenazy que tous les problèmes de reglémentation de la santé ne sont pas abordés ici. Il manque le dossier des pratiques parallèles qui sont justement en dehors de toute réglementation. Quand mettra t-ont de l’ordre aussi dans ces pratiques parfois douteuses, parfois bénéfiques, parfois sans conséquences ?

      Voir en ligne :

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    • Askenazy Philippe 7 janvier 2013 10:57
      L’article est très intéressant, mais je suis assez d’accord avec ce que dit l’un des anciens commentaires, c’est à dire que tous les problèmes de rêglementation ne sont pas forcéments traités. Certaines pratiques restent en effet assez douteuses.

      Voir en ligne :

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  • Askenazy Philippe

    6 décembre 2007 19:34, par Sandrine Arnaud
    A partir des mêmes constats que vous citez sur l’implication de la médecine de soins dans la santé au travail et pour information : en région PACA, nous menons une démarche de sensibilisation des médecins praticiens aux maladies professionnelles appelée Système d’Information en Santé, Travail et Environnement Provence Alpes Côte d’Azur (SISTEPACA). Cette démarche a été initiée en 2004 dans le cadre d’un contrat de plan Etat Région. Le but est d’aider les médecins praticiens à repérer l’origine professionnelle possible d’une maladie, de leur expliquer les démarches et les enjeux de la déclaration et de favoriser les échanges avec les médecins du travail. Pour cela, nous avons créé un site internet www.sistepaca.org et nous organisons des réunions d’échanges pluridisciplinaires (médecins praticiens, médecins du travail avec un médecin conseil) sur des thématiques choisies par les médecins praticiens. C’est un travail qui s’inscrit dans le temps.

    Voir en ligne : http://www.sistepaca.org/

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  • Palier Bruno

    11 décembre 2007 17:56, par Claire Granon
    A l’heure de la réflexion sur les régimes de retraite je m’étonne que personne ne se pose la question de la multiplicité des régimes d’assurance maladie et des gaspillages qui y sont attachés. Nous travaillons, dans les structures de dépistage des cancers, avec au moins 32 interlocuteurs qui nous fournissent des fichiers d’assurés et ceci est multiplié par 90 départements. Idem pour les médecins, pharmaciens etc qui doivent assurer la mise à jour des logiciels … Et je ne parle pas de frais généraux de ces caisses et autres sections locales ou “petits régimes” Il serait intéressant de chiffrer le coût des contrôles (personnalisation des cartes Vitale) comparé au gain sur les fraudes Je plaiderais volontiers pour une assurance maladie basée sur la carte d’identité avec des aménagements pour les résidents non français. à suivre ?

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  • Palier Bruno

    11 décembre 2007 17:58, par Claire

    Il existe, à mon sens, deux problèmes non évoqués dans l’article :

    1) La mauvaise répartition des professionnels de santé (avec des régions où les médecins se marchent les uns sur les autres et des déserts médicaux). La solution de la capitation régionale voire infra régionale (le budget de l’offre sanitaire d’une région dépend du nombre d’habitants, pondérée par la structure d’âge et non du caractère ensolleillé de la région qui induit une sur-offre médicale) est probablement la seule solution viable au problème de cette inégalité de répartition. Notons que le sur-coût de cette inégalité est probablement très élevé = les régions sur-dotées en médecins ayant une sur-consommation médicale de l’ordre de +30% , voire plus. les régions sous dotées ont probablement un sur-coût lié à la prise en charge plus tardive des pbs de santé.

    2) la dérive mercantiliste d’une partie, heureusement minoritaire, des professions de santé. Rappelons que le code de déontologie interdit de pratiquer la médecine comme un commerce. C’est evidemment aux professionnels de santé de faire le ménage (ou ce devrait) mais la société peut introduire un fort élément de motivation. Ce serait à la fois une obligation économique à cour terme mais aussi une obligation éthique pour prévenir une poursuite de cette évolution. Remarquons que, même aux USA, il existe un combat, pas encore perdu, pour garder les valeurs éthiques de la profession médicale.

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  • Berland Yvon

    11 décembre 2007 18:06, par Syndicat infirmier SNPI

    Thierry Amouroux, le Président du syndicat infirmier de la CFE-CGC, a été auditionné le 22 novembre 2007 par la commission Larcher sur les missions de l’hôpital.

    Le Sénateur Larcher a été missionné par le Gouvernement pour rendre un rapport autour de cinq thèmes de travail : organiser les soins de proximité pour une meilleure pertinence des recours à l’hôpital ; améliorer le pilotage de l’hôpital ; structurer le service hospitalier de territoire ; renforcer l’attractivité pour les professionnels ; dynamiser la recherche et l’enseignement.

    Thierry Amouroux a indiqué que l’attractivité passait forcément par la reconnaissance salariale et universitaire des professionnels de santé : la carrière d’une infirmière est “tassée” sur 20 ans (classe normale) ou 24 ans (classe supérieure) : elle stagne ensuite jusqu’à la retraite au même indice. La grille est aléatoire : les échelons sont de 2, 3 ou 4 ans, avec une hausse de 16 à 34 points d’indice. Le SNPI CFE-CGC souhaite une carrière linéaire avec une montée d’échelon tous les trois ans jusqu’à la retraite, afin de permettre une réelle évolution de carrière. l’évolution salariale d’une infirmière est faible : le traitement net mensuel d’un infirmier de classe normale dans la fonction publique hospitalière va de 1.509 euros en début de carrière, à 2.172 euros en fin de carrière en classe normale (ou 2.394 euros en classe supérieure) primes et indemnités permanentes comprises. Selon les propres études du Ministère (rapport DREES) cinq ans après leur diplôme, tous les autres titulaires d’un diplôme bac + 2 ou 3 touchent plus que les infirmières, alors qu’ils n’en ont pas les contraintes (1 WE sur 2, travail de nuit) et pénibilités (physique et mentale). Quelle autre profession à bac + 3 ne connait qu’une évolution salariale de 700 euros entre débutant et senior ? beaucoup de soignants ont validé des diplômes universitaires (DU, masters, etc.) sans reconnaissance salariale ou fonctionnelle : le SNPI CFE-CGC demande une valorisation salariale des formations qualifiantes. les contraintes sont ridiculement rétribuées : un euro par heure de nuit entre 21h et 6h, et 0,31 euros de prime de contagion par jour ! Pour une juste rémunération des contraintes, nous souhaitons le doublement de la prime de nuit, ainsi que celle de dimanche et fériés (actuellement de 45 euros).

    Mais l’attractivité passe aussi par la reconnaissance universitaire de notre niveau bac + 3 : le SNPI CFE-CGC réaffirme sa volonté d’universitarisation des études autour d’un cursus unique et double diplômant, sanctionné à la fois par un grade universitaire de licence, et le maintien d’un diplôme d’Etat d’infirmier pour l’exercice de l’activité, le SNPI CFE-CGC refuse le lien avec tout allongement de la durée d’activité, sur le modèle des infirmières spécialisées, qui sont passées en catégorie A en 2001, sans report de la date de départ en retraite. Toutes les études montrent la pénibilité de notre profession, et l’usure professionnelle qui en découle. le SNPI CFE-CGC ne se contentera pas du travail sur le niveau licence : il faudra également mettre sur pied le niveau master pour les cadres et les infirmières spécialisées, ainsi qu’un doctorat pour la recherche en soins infirmiers.

    L’attractivité repose enfin sur la reconnaissance des compétences professionnelles des infirmières en éducation de la santé, prévention et santé publique : le SNPI CFE-CGC souhaite la valorisation du travail des infirmières cliniciennes et des infirmières de pratique avancée. Les consultations infirmières doivent être reconnues et facturées comme telles.

    Il convient également d’organiser les secondes parties de carrière, pour tenir compte à la fois de l’usure professionnelle et du problème de la transmission des savoirs issus de l’expérience : pendant longtemps, le brassage dans les services entre les nouveaux savoirs théoriques apportés par les nouvelles diplômées et les savoirs pratiques issus de l’expérience acquise par les infirmières expérimentées permettait une bonne qualité des soins, aujourd’hui, on constate déjà un déséquilibre démographique, avec beaucoup d’infirmières qui ont moins de cinq ans de diplôme, et des IDE à dix ans de la retraite, d’ici 2015, 55 % des IDE partent à la retraite avec un pic vers 2012, alors que la durée de vie professionnelle d’une IDE reste faible (12 ans), et que la charge de travail limite les échanges professionnels (diminution de la durée moyenne de séjour, hausse de la gravité des cas, les malades “plus légers” étant pris en charge en HAD ou en hôpital de jour) : le “compagnonnage” naturel ne sera donc plus assuré, ce qui va jouer sur les IDE, mais également les internes (lors de leur stage de six mois ils sont certes formés par les médecins du service, mais également “conseillés” par les IDE expérimentées présentes dans le service depuis des années)

    Le SNPI CFE-CGC propose donc que les infirmières expérimentées, lors de leur fin de carrière, soient à mi-temps en poste dans leur service, et à mi-temps assurent : le tutorat des nouvelles diplômées, des infirmières de l’équipe de suppléance, des infirmières intérimaires, l’encadrement des étudiants en soins infirmiers en stage dans le pôle, des cours en IFSI sur leur domaine d’expertise, des consultations infirmières pour assurer l’accompagnement et l’éducation thérapeutique des patients.

    Le SNPI CFE-CGC souhaite que la formation continue assure des formations d’enrichissement des pratiques cliniques infirmières. En effet, de plus en plus les formations sécuritaires ou institutionnelles (incendie, accréditation, système informatique, nouvelle gouvernance, tarification, etc.) concentrent les efforts de formation, aux dépends des besoins des professionnels.

    Le SNPI CFE-CGC estime qu’une formation d’expertise en santé mentale va devenir indispensable, entre des besoins qui augmentent (psychiatrie, vieillissement de la population) et le fait que les ISP, infirmiers de secteur psychiatrique soient en voie d’extinction. Alors que chacun peut constater la valeur ajoutée apportée par un ISP dans un service d’urgence par exemple.

    Pour améliorer le pilotage de l’hôpital, le SNPI CFE-CGC estime incontournable de revoir la place des cadres de santé. La nouvelle gouvernance a oublié ce troisième pilier de l’hôpital, alors que tout doit passer par la colonne vertébrale que constitue l’encadrement. Les cadres de santé oscillent entre colère et démotivation face à un système qui les ignorent en tant que décideurs, mais leur demande tout, en tant qu’exécutants !

    Le discours sur les cadres de santé, considérés par la technostructure comme des “petits A” ou des “A moins” (que rien ?), est inadmissible. Il convient donc de les mettre sur la grille “A type”, au regard du nombre d’agents qu’ils encadrent.

    Enfin, les soins de proximité sont à reconstruire, la France ayant tout misé sur le curatif. On voit là l’absence d’Ordre Infirmier capable de faire entendre la vision infirmière de la santé. Contrairement aux autres pays, dans lesquels la profession infirmière a pu faire valoir son point de vue, les soins de santé primaire sont en jachère en France. Il convient de réorganiser la médecine de quartier (dispensaires, maisons médicales), la médecine scolaire, et la santé au travail.

    Voir en ligne : http://www.syndicat-infirmier.com/

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    • Berland Yvon 8 janvier 2008 14:43, par syndicat infirmier

      « Les jeunes infirmières s’en vont, c’est un vrai gâchis humain »

      Thierry Amouroux, président du syndicat national des professionnels infirmiers (CFE-CGC), demande une vraie reconnaissance des heures supplémentaires et des contraintes des infirmières. Le syndicat a déposé un préavis de grève le 24 janvier.

      La ministre de la Santé Roselyne Bachelot ouvre ce lundi une concertation avec les représentants des praticiens et personnels hospitaliers, qui protestent notamment contre le non-paiement de leurs heures supplémentaires. Entretien avec Thierry Amouroux, président du syndicat national des professionnels infirmiers (CFE-CGC) qui représente 8.000 infirmiers et a déposé un préavis de grève pour le 24 janvier.

      Quel est aujourd’hui le poids des heures supplémentaires sur le temps de travail d’un infirmier ? Sur une année, on estime à 14 jours le temps d’heures supplémentaires non-payées mais reconnues, c’est-à-dire effectuées à la demande de l’administration. Demande que les infirmières ne peuvent pas refuser, puisqu’il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour s’occuper des patients. Ce à quoi il faut ajouter les heures supplémentaires non-reconnues, au moins une demi-heure en plus par jour. Sur le papier, les infirmières sont aux 35 heures. Mais comme elles travaillent en flux tendu et en sous-effectif, elles sont obligées de rester un peu plus à la fin de leur service pour ne pas alourdir encore la charge de l’équipe qui prend le relais.

      Le problème des heures supplémentaires s’aggrave-t-il d’année en année ? Oui et non. Depuis quelques années, le chiffre des postes vacants est stable. En région parisienne par exemple, où la pénurie est particulièrement forte, l’APHP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) a besoin de 1200 postes supplémentaires. Mais en revanche la charge de travail augmente, avec le développement de l’hospitalisation à domicile qui a pour effet de laisser dans les hôpitaux uniquement les patients qui nécessitent des traitements lourds. Il faut donc faire de plus en plus de soins, alors même que le personnel est de moins en moins expérimenté : aujourd’hui les deux-tiers des infirmières ont moins de cinq ans d’activité, et l’autre tiers est à quelques années du départ à la retraite. D’ici 2015, 55% des infirmières partiront à la retraite. Quant aux nouvelles, en général elles restent quelques années à l’hôpital puis se reconvertissent ailleurs pour avoir de meilleures conditions de travail, généralement dans l’enseignement ou dans les métiers liées à la petite enfance. C’est un vrai gâchis humain.

      Qu’en est-il du problème du manque reconnaissance des contraintes ? C’est le deuxième point sur lequel nous attendons de vraies avancées. Les infirmières travaillent un week-end sur deux, mais la prime est de 45 euros seulement, alors que dans le privé, le salaire est doublé. De même pour le travail de nuit : la prime est d’un euro en plus de l’heure, c’est dérisoire. On ne demande pas l’aumône, mais la reconnaissance des conditions de travail du personnel soignant.

      La ministre de la Santé reçoit votre fédération demain mardi. Quelles sont vos revendications ? Nous demandons d’abord le paiement des heures supplémentaires pour les infirmières qui le souhaitent, avec une majoration de 25%, comme dans le privé. Il faut ensuite que le travail du week-end et de nuit soit rémunéré à sa juste valeur. C’est la seule façon de rendre ce métier plus attractif et ainsi d’endiguer la pénurie de personnel.

      Voir en ligne :

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  • Forest Philippe

    11 décembre 2007 18:26, par Valdo

    Je vous remercie pour ce texte qui me touche profondément. Je ne saurais vous dire pourquoi exactement : sans doute votre approche, votre toucher devrais-je dire de la mort, du deuil.

    Mais, je suis surtout restée sur une phrase :” il m’est arrivé une fois dans ma vie de me sentir fier d’être Francais.”

    Je voudrais vous dire que vous avez bien de la chance…car pour ma part, en ce moment j’ai “honte d’être Française mais honte à en vomir”

    Depuis plus de vingt ans, je faisais de l’accompagnement scolaire mais l’année dernière, j’ai eu l’occasion de m’occuper de deux petites Turques. Ces deux enfants étaient scolarisées dans des classes où il y avait 27 nationalités.

    Le papa était demandeur d’asile politique, les démarches ont été très longues et incertaines… La peur était palpable si bien qu’un bloquage s’est produit au niveau de la lecture. Le papa a réussi à obtenir ses papiers mais je ne sais pas si les petites filles sauront lire un jour.

    Quant à moi, j’ai arrêté le soutien scolaire car je ne veux en aucun cas être complice.

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  • Saint-Etienne Christian

    11 décembre 2007 18:30, par Dr Chenique J-Benoît

    il y a une ERREUR assez importante dans le raisonnement de M. Saint-Etienne..

    On lit : ” notamment la décision de classer un patient en affection de longue durée (ALD), sur la base d’un rapport fait par son médecin généraliste. Il est actuellement difficile à un médecin de refuser ce classement, puisqu’il suffit au patient de consulter un autre médecin pour obtenir satisfaction. Des avis autorisés font penser que sur les 7 millions d’ALD, qui représentent la moitié des dépenses d’assurance maladie, seules 3 millions sont pleinement justifiées. ”

    Ors les ALD sont depuis toujours (et plus particulièrement depuis de plan seguin de 1987 instituant l’ordonnacier bi-zone - soit depuis 20 ans !) données par le medcon ( médecin-conseil) et pas par le praticien !!!! C’est le MT qui depuis la loi de 2004 fait TOUS les dossiersALD, et les medcons (médecins-conseil ) qui disent oui ou non. Au reste, les critères sont connus de tous et publiés, extrèmement règlementés..

    Ainsi, ” Des avis autorisés font penser que sur les 7 millions d’ALD, qui représentent la moitié des dépenses d’assurance maladie, seules 3 millions sont pleinement justifiées.” relève du on-dit type Stéphanie de Monaco - ça enlève pas mal de crédibilité au reste du discours et c’est dommage !!

    Il reste que le défaut général de la conception est de croire qu’il y a un pilote au service médical de l’assurance-maladie ou que ce service a une crédibilité - ce qui n’est pas le cas.

    Cordialement

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  • Briot Maryvonne

    12 décembre 2007 10:23, par c simmonet
    Bonjour remarques :
    - 450 000 personnes la structure la plus importante d’ Europe : Comment gérer autant de personnes ???
    - créer un interlocuteur unique pour les pouvoirs publics permettant aux infirmières de donner leur avis : les syndicats donnaient déjà un avis , certe différent selon les orgnanisations . Ici vous n’entendrez qu’un avis monolithique pour tous , qui ne satisfera personne , et ne vous donnera qu’un vue erronée de la situation . Comment allez vous apréhender les demandes forcément différentes du libéral , du public , de la psychiatrie , de la médecine etc …
    - Pour les problèmes d’une infimière sanctionée dans le piblic et qui s’installerai dans le libéral , y avait t’il vraiment besoin d’un ordre
    - Ce qui gette cette structure c’est l’indifférence . La cotisation à 10 € , en un mot “”on la paie et on nous fiche la paix”"
    - Je crois que les infirmières salariées comprendront rapidement son intérêt : Pourquoi n’avoir pas fait un enquête auprès d’elles , pourquoi cette quasi absence d’information … avant !

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  • Briot Maryvonne

    12 décembre 2007 10:25, par bianiko nicole
    50 000 000 d’euros de cotisaton annuelle, vous ne trouvez pas ca un peu déplacé ? Ca créé un risque de voir des gens se la jouer grand train de vie et petits fours rapidemment. Dans 3à 6 ans si c’est bien géré, ca va dépasser le milliard de francs de trésorerie. Je trouve que cela ne respecte pas un certain tact et mesure quand on sait les conditions de travail d’une ide en campagne, isolée et surbookée avec un mari qui divorce dans les 10 ans et des enfants qui ont toutes les chances de ne pas avoir les memes chances… Les ide n’avient pas besoin de ca. Je pense que ca va accélérer le raccourcissemnt de la durée de vie professionnelle des IDE en france et l’exode massif hors de notre pays. Pourquoi faut il multiplier les lois, les obligations, les controles, les milices professionnelles …. Est ce ca la conception de la démocratie ? Ca n’est pas la mienne.

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  • Briot Maryvonne

    12 décembre 2007 10:26, par argrath le troll
    “Actuellement, la demande d’un Ordre émane surtout des infirmières libérales, mais je crois que les infirmières salariées comprendront rapidement son intérêt pour représenter la profession au niveau national.” Je crois que votre phrase résume à elle seule tout le sens que l’on peut mettre dans un combat contre les structures ordinales. Autrefois monument du moyen age, aujourd’hui temple du libéralisme par lequel on fera avaliser, voire avaler toutes les réformes libérales. Vu que celui ci sera “le” représentant des pouvoirs publics. Imagine t’on que cette structure pyramidale sera révolutionnaire ? Je trouve risible qu’un gouvernement ayant (à juste titre) craché sur ce mode d’élections puisse en faire aujourd’hui un modèle démocratique. Vous avez clivés le corps infirmier en trois morceaux. Séparation complètement artificielle bien symptomatique de votre vision “économitariste” de la société. Un ordre inutile non voulu. Un HCPP impuissant. Beau résumé de la politique de ce septennat agonisant.

    Voir en ligne : http://le-chapelier-fou.forumactif....

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  • Castel Robert

    12 décembre 2007 10:56, par P Millet
    Une solution défendue aussi bien par des hommes de gauche (notamment le MAUSS, Van Parjis) que de droite (Milton Friedman, lionel stoleru, Christine Boutin)est le revenu minimum d’existence. Il en existe plusieurs versions mazis je défends la version étendue = tout individu reçoit de l’état les moyens minimums d’existence. A travers le RMI, la CMU etc.. c’est de toute façon une évidence = un état moderne ne peut pas laisser mourir de faim ses citoyens.De ce fait la dépense entrainée par ce revenu ne serait pas fondamentalement différente de ce qu’elle est actuellement pour le RMI + une part du salaire. C’est plus un problème de répartition et d’inconditionnalité d’une part du revenu que de modification de la valeur des revenus. Ce qui rend la démarche interressante pour des hommes de droite est que cela pourrait alors liberer le travail, qui ne devient plus une condition necessaire d’existence. Ce serait un interet évident pour les employeurs et l’économie mais aussi pour l’individu en facilitant la flexibilité au cours de la vie (années sabbatiques etc..) et en plaçant le travailleur en position plus favorable par rapport à des exigences inacceptables de l’employeur. Il me semble que nous avons là une solution à la fois respectueuse de l’individu et à fort potentiel de progrès économique et social, bref une solution gagnant gagnant. Ce serait en quelque sorte l’extension des allocations familiales dont le caractère universel (non limité par le revenu) a été défendu entre autres par le Parti Communiste. P Millet

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  • Castel Robert

    12 décembre 2007 11:07, par jcd-bruxelles
    Van Parijs un homme de gauche ? Effectivement, si “C’est plus un problème de répartition et d’inconditionnalité d’une part du revenu que de modification de la valeur des revenus.” Si cela ne change rien à la redistribution des revenus et si cela permet une plus grande flexibilité du “coût” du travailleur (il ne faudra plus le payer qu’en complément d’un revenu assuré), alors il s’agit bien d’une solution de droite à la question sociale. La redistribution égalitaire du revenu est un objectif anti-capitaliste, le maintien des inégalités entre les revenus grâce à un tour de passe-passe est une position capitaliste. L’allocation de chômage, les indemnités de maladie, d’invalidité, les pensions de retraite sont des REVENUS de remplacement, qui doivent remplacer de préférence totalement la perte de revenu dûe au non-travail. L’existence d’un revenu minimum citoyen mine le système du revenu de remplacement. Ce serait une excellente façon de créer une armée de pauvres, et de fiare pression sur le salaire direct (et indirect, les revenus de remplacement).

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  • Dagognet François

    17 décembre 2007 20:40, par Docteur Cros André
    Bien joué vous avez réussi à remuer la communauté médicale ! Si vous êtes intérèssé je peux vous transmettre un mail qui a circulé en s’enrichissant. Mon avis : en 20 ans de pratique de médecine générale voyez l’évolution de mon plateau technique : acquisition ECG, Débitmètre de pointe, PIKO6 ; lecteur de glycémie ; podoscope ; babyhaler, matériel de cryothérapie, thermomètre auriculaire, tensiomètre brassard large et pédiatrique. Sans parler du passage à l’informatique médicale dossier médical, gestion informatique des courbes et calculs de formules complexes ni des feuilles de soins électroniques. Mon porte monnaire s’est apauvrit certes, mais ma compétence technique ne peut pas être qualifiée ainsi ! Je transmet ce message à mes pairs

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    • Dagognet François 24 octobre 2015 01:50, par k2394m3aoe

      So whether you’re single, attached, happy or unhappy there is no such thing as too busy, not enough time or being unsure. Take the leap. Trust yourself in the present peuterey outlet online moment.. Especially for the school going children, moncler outlet online the nature music can bring tremendous benefits. Listening regularly to hogan sito ufficiale the nature sound track as a practice, children can improve with their concentration power, listening skill in the classroom, quickly understand the lecture and increase their memory power. Besides, this music will also help them to be alert always therefore they will improve their ability to study well and achieve great performance..

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      Voir en ligne :

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  • Dagognet François

    17 décembre 2007 20:41, par le passeur chaurand jacques
    il est remarquable le bon docteur dagonet

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  • Palier Bruno

    22 décembre 2007 13:05, par DESBAUMES
    Il est évident que le paiement à l’acte est une méthode de rétribution propre au commerce. Certes c’est une reconnaissance de la qualité ressentie par la clientèle. Mais est-ce un bon critère, à l’heure de l’évaluation des bonnes pratiques basées sur l’evidence based medecine ? Est-ce à des médecins libéraux de s’impliquer dans une “politique” de santé ? celà eut été pertinent en son temps, mais rien n’a été fait pour ceux qui ne souhaitaient pas évaluer leurs pratiques par rapport aux données des sociétés savantes. Sans doute un intérêt plus grand pour la santé publique et ses indicateurs serait-il un bon moyen d’évaluation et en celà les futurs ARS seront-elles plus aptes à gérer la santé que les ARH.

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  • Sage femme et PARITE : maintenir la SANTE

    7 janvier 2008 08:19, par Desmares martine sage femme le Havre au GHH
    Si la profession sage femme a accueilli avec bonheur la gente masculine, cela ne change actuellement rien, à la discrimination sans précédent dont est victime cette profession. Pour nous pas de parité ! Malgré les lois et les ministres qui se succèdent et vocalisent sur la légitimité de nos demandes, les ministères pensent : causez toujours les nanas, ça vous occupe ! En effet les chiffres cités permettent de repérer que la représentation exclusivement féminine a été un frein permanent à l’évolution des salaires et à la reconnaissance des conditions de travail ! Alors que la presse s’étend sur les grèves des urgentistes, personne ne semble s’être posé la question de qui faisait tourner les maternités la nuit de Noêl et du jour de l’an. Se refusant à considérer les maternités comme de réel services d’urgence, les rémunérations horaires pour un même acte : un accouchement normal, ou une garde de 12 h, sont la plus incroyable escroquerie que la fonction publique puisse faire, certaines astreintes de bloc sont mieux payées que les gardes de travail actif ! Refusant de prendre en compte la pénibilité, les discussions actuelles vont jusqu’à parler de retarder l’âge de la retraite. Espérons que l’arrivé des hommes dans ce corps professionnel, fera mesurer l’écart de salaire qui est un gouffre entre cette profession MEDICALE nécessitant cinq année d’études et qui a le droit de prescription (dont la rémunération se fait sur la base Bac+3 dans la fonction publique)et les deux autres professions médecins et dentistes qui elles, bénficient sans cesse d’avantages, de revalorisation. Alors même que toutes les évaluations (URCAM, OMS,Plan de périnatalité 2005 2007 etc...) continuent de prouver que la qualité du suivi de grossesse physiologique, le bien être de la mère, la prévention des risques pour le futur bébé et la préparation des couples pour l’acccueil de l’enfant doit revenir d’office aux sages femmes afin de maintenir la mère dans la SANTE, plutôt que d’en faire une consommatrice de soins. Qui fait obstacle à l’application de ces évaluations, au respect des droits à l’information des patients loi 2002, à la loi sur la non discriminaition des femmes et à la loi sur la parité ? Faut-il saisir la HALDE pour enfin être entendues des pouvoirs publiques ?

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  • pourrait-on savoir qui exprime cette sainte colère ? Je n’ai pas vu le nom de l’auteur. Gérard Reach

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  • En tant que journaliste j’ai voulu en savoir davantage et j’ai personnellement assisté à des semaines de travail dans un IME pratiquant le packing et d’autres méthodes (sans systématisme ni idéologie et dans l’intérêt des enfants). Jamais ce que nous pouvons appeler éthique n’y a subit sous mes yeux la moindre entorse.
    - les draps ne sont PAS réfrigérés
    - Les équipes de soignants sont coordonnées et consultées. Un colloque hebdomadaire (tous personnels invités) critique permet de suivre les dossiers et de trouver un "profil théorique" aux soins, de décider de la suite.
    - Hormis la première séance, qui constitue souvent pour l’enfant une surprise, les packs sont (pour ce que j’en ai vu) des expériences agréables et désirées par les enfants.
    - Le pack est pratiqué sans brutalité. Ce que j’ai vu est une simple contention assimilable à une étreinte.
    - Le pack est pratiqué ailleurs qu’en France.
    - Si j’avais un enfant psychotique, j’espère qu’il serait pris en charge, aussi, par une tentative de cette méthode.

    Pour tout dire je trouve les attaques contre ces praticiens et leurs méthodes déplacées : non documentées, instrumentalisant le "bon" soin et la "bonne" compassion, en un mot dogmatiques.

    Dans le seul but d’être utile à ceux qui peuvent encore avoir une démarche critique et honnête.

    Cordialement

    PL

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    • Bonjour, Je suis journaliste (comme vous) et maman d’un enfant autiste. Je travaille dans une des émissions de reportage les plus reconnue de la profession. je tiens à rester anonyme car mes collègues ne savent pas que j’ai un enfant autiste...je n’ai pas envie qu’il ne me regarde que comme maman d’un enfant handicapé. Vos propos sont très, très durs à lire et je ne peux pas m’empêcher de réagir...si vous aviez un enfant autiste, déjà, vous comprendriez qu’il n’a rien à faire dans un hôpital. Pour faire du packing ou pas. Ce qu’un enfant autiste ne sait pas faire, c’est communiquer avec les autres...et donc, ce dont il a besoin...c’est dêtre entouré de gens qui lui montrent le chemin de la communication. C’est à dire...nous, vous, les autres enfants. Avec l’aide de professionnels, bien sûr...mais toujours dans un milieu "ordinaire" Par ailleurs, je fais partie d’une association qui défend l’intégration scolaire des enfants autistes. Tous, grâce à une prise en charge comportementaliste, cessent de s’automutiler, de crier...et surtout, ils apprennent à lire et à écrire. En classe.. ;comme n’importe quel autre enfnat. En bref, ils se construisent un avenir. En revanche, nous voyons très souvent des parents débarquer à l’association, totalement désespérés, avec des enfants ayant subi des séances de packing pendant, des fois, des années. A 10 ans, certains font toujours autant de crises mais surtout...aucun n’est capable de s’intégrer dans une classe, et d’écrire une lettre. Puisque vous êtes journaliste, si vous le souhaitez, je peux vous mettre en contact avec des familles qui, aujourd’hui, sortent la tête de l’eau et qui voient, enfin, leur enfant se calmer et..peu à peu, s’intéresser à notre monde. Parlez leur du packing...vous verrez leur réaction. Ces parents, qui ont mis toute leur confiance dans des équipes médicales, se sentent trahis par ces grands professeurs. Ces mêmes professeurs...tous copains entre eux...et qui vont évaluer le travail de leurs copains pratiquant le "packing"...vous connaissez les médeçins...aucun ne va déjuger le travail d’un confrère. Encore une fois, je suis journaliste, comme vous. Je veux croire en votre honnêteté intellectuelle. Il peut arriver qu’un journaliste, aussi bon soit-il, se trompe... ou soit trompé.S’il vous plaît...avant de faire de nouveaux articles ou de nouveaux sujets sur le packing...prenez le temps de contacter "Autisme France" par exemple...ou " Autisme sans frontière" ( je ne suis pas adhérente de ces associations...je ne fais donc pas de publicité pour ma paroisse). Vous ne pouvez pas nier la douleur de toutes ces familles qui arrivent dans ces associations, totalement anéanties par ces séances de packing. A bientôt..peut être.

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    • bonjour je suis éducatrice dans un FAM d’autistes adultes.une de nos autiste à souffert d’une grosse depression il y a 2 ans.anorexie, automutilation dangereuse,...elle a à ce moment là avec l’accord de sa maman et une préparation (psychologique, séance d’essai etc)commencé une thérapie avec packing(1/semaine).elle a aujourd’hui après 2ans de traitement retrouvé ses facultés d’avant.biensur on ne guérit pas l’autisme mais on peut soigner l’angoisse la depression un mal être profond qui s’installe et qui n’était pas là avant.la jeune femme en question a repris du poids elle parle à nouveau participe comme avant aux activités et ses automutilations qui font partie intégrante d’elle se sont stabilisées. sachez que les accompagnants de la personne qui "subit" le packing, sont eux aussi emballés une première fois afin de comprendre et ressentir ce qu’apporte le packing.le froid ne dure pas car ensuite la sensation de chaleur monte et enveloppe la personne de manière agréable et douce.une deuxième femme de notre structure va faire des séances de packing avec l’accord du papa.(la mere etant decedée).

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  • Permettez- moi de citer le livre de Pierre Delion, promoteur du packing en France, qui a pour titre "Le packing avec les enfants autistes et psychotiques" aux éditions Eres, paru en 2003.

    Dans la rubrique technique en page 11 on peut lire :" Un packing consiste à envelopper un enfant ou un adulte nu ou en sous-vêtements dans des serviettes trempées dans de l’eau froide. L’expérience nous a montré que lorsque la température initiale des serviettes est inférieure à dix degrés, le gradient de réchauffement est plus important et donc plus efficace sur le rassemblement de l’image du corps. Chaque membre du patient est entouré d’une serviette, les deux jambes sont ensuite entourées ensemble dans une serviette plus grande qui va des pieds au nombril afin de garder les deux jambes bien serrées par une autre grande serviette. Les deux bras sont maintenus contre le tronc par une autre grande serviette. Un drap assure la cohésion de l’ensemble. Un plastique ou un caoutchouc enveloppe ensuite le corps du patient jusqu’au cou, puis une ou deux couvertures chaudes sont enfin enroulées autour de lui..... L’enveloppement doit se faire rapidement, éventuellement à quatre soignants.... Quelquefois, il peut être utile qu’un des soignants se tienne aux pieds de l’enfant qui présente de fortes angoisses de chute, d’écoulement, de précipitation (Houzel) pour le rassurer. La durée du packing est de trente à soixante minutes environ."

    Un petit peu plus loin on peut lire : "Le rythme des packs peut varier de une à sept séances hebdomadaires. L’équipe soignante comprend pour chaque série de séances de deux à six personnes."

    Connaissant la hantise et la difficulté de certaines personnes autistes pour s’habiller, je laisse chacun libre de conclure. Quant à moi, je considère qu’avec cette momification de l’individu nous ne sommes pas revenus au moyen âge mais au temps des Égyptiens.

    Cordialement Michel Favre

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    • Oui je connais ces textes. Je ne pense pas que ce monsieur puisse résumer à lui seul et par sa méthode la pratique des packs.

      - L’équipe que j’ai vu a l’oeuvre ne pratique pas la réfrigération des draps. Ils considèrent (je crois) cela comme antagoniste avec leur approche "apaisante" , en plus d’inutile.
      - Les enfants s’enroulent spontanément dans des simulacres de draps que l’on laisse à leur disposition, dans leurs espaces habituels, lors de moments difficiles ou par simple jeu. J’ai pu constater que ce "rituel" les calmait.

      bien à vous Patrice Lanoy

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      • merci à patrice lanoy de son souci de dédramatiser un conflit qui est préjudiciable aux enfants autistes qui peuvent bénéficier de ce soin et à leurs parents ; sans doute, certains détracteurs oublient l’énorme souffrance que vivent des enfants autistes très automutilateurs (ils ne le sont pas tous heureusement, mais quand ils le sont vraiment, il s’agit d’une situation très éprouvante pour l’enfant, sa famille et ceux qui s’en occupent, et qui demande à trouver une solution pour en sortir), et j’ai pour ma part vu bcp d’entre eux s’améliorer nettement avec le packing (y compris qqfois un packing par jour pendant les débuts de la prise en charge)alors que des doses considérables de médicaments neuroleptiques ou d’autres méthodes n’obtenaient pas de résultats satisfaisants. Par ailleurs la recherche sur le packing en cours qui a fait l’objet d’une lettre du lancet (qui ne la condamne pas, bien au contraire, elle montre sa satisfaction de l’entreprise de cette recherche)est demandée depuis 1995 et n’a été autorisée qu’en 2007 par le ministère de la santé et son comité scientifique, ce qui permettra de donner qqs arguments pour rassurer ceux qui, sans connaître cette technique, se permettent d’en juger d’une façon abstraite et idéologique. A toute fins utiles, la température de dix degrés qui est proposée pour la température la plus basse correspond à des données physiologiques basales (pour qu’il y ait un réchauffement, il faut partir d’une température basse (10°) pour aller vers 37°), et c’est probablement ce réchauffement très rapide qui a un effet très positif sur l’enfant automutilateur. J’espère que ces qqs éléments peuvent contribuer à apaiser un conflit sans fondement. Cordialement. Pierre Delion.

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        • M.Delion, quand arrêterai vous de mentir sur les indications que vous retenez sur le Packing ! Mon fils comme bien des enfants traités par votre équipe se sont vu retenir l’indication du packing, sans qu’aucun d’entre eux ne se soit jamais automutilé. Votre étude est, nous le savons bien, d’emblée faussée par les indications réelles que vous donnez au packing, a savoir "la récupération des enveloppes psychiques", très loin des motifs que vous nous assénez dans vos présentations ! Je ne parlerai même pas ici des biais de recrutement de votre étude. Alors cessez s’il vous plais de jouer les bons samaritains de l’autisme venant au secours des enfants "automutileurs", donnant une justification humanitaire a cette pratique moyennageuse sans aucun fondement médical.

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      • « Les enfants s’enroulent spontanément dans des simulacres de draps que l’on laisse à leur disposition, dans leurs espaces habituels, lors de moments difficiles ou par simple jeu. J’ai pu constater que ce "rituel" les calmait. »

        Cela n’est en rien du packing, il ne faudrait pas véhiculer de fausses informations et appeler des choses par un nom qui n’est pas le leur. Sinon cela s’appelle de la propagande par la désinformation.

        Le packing est clairement défini et utilisé comme tel par le livre du Pr Delion.

        «  Si j’avais un enfant psychotique, j’espère qu’il serait pris en charge, aussi, par une tentative de cette méthode. »

        Un enfant psychotique n’existant pas il serait pour vous impossible d’en avoir un, selon les critères de classifications internationnals vous pourriez avoir un enfant autiste mais je suis persuadée que si tel était le cas, vous changeriez de discour. Etrangement les psychanalystes ayant un enfant autiste choississent eux-même une autre voie pour les prendre en charge, leur confiance en leur profession se heurtant alors au concrêt, elle s’effrite pour finir par ne plus exister.

        N.M

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        • cher N.M., je vous remercie de votre intention de mise à jour de mon dictionnaire. Face à vos "arguments", je maintiens ce que j’écris, nonobstant votre aimable proposition de "recadrage" de mon vocabulaire. Le pack est le mot qu’emploie l’équipe que j’ai vu agir. Ainsi qu’enfant psychotique. S’il vous plait de taxer ce choix de propagande, et tous ceux qui ne sont pas en accord avec vos vues de désinformateurs, libre à vous. Quoiqu’à franchement parler cela me paraisse un peu court pour faire avancer la discussion, comme toujours lorsque l’on "nie" le vocabulaire de l’autre.

          Courtoise attention pl

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          • je suis psychologue dans un service pour enfants autistes avec lesquels nous utilisons le packing. je tiens à remercier le journaliste pour ses propos qui me touchent par leur justesse.la souffrance des enfants(préalable aux packs, mais on semble l’oublier)est niée et ceux qui tentent de l’apaiser sont insultés.on ne dit rien, en revanche, de la souffrance occasionnée par des méthodes cognitivistes de "réeducation" intensive ni des difficultés de ses enfants à être intégrés dans un cursus scolaire banal (qui représente souvent une grande violence pour eux.)

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  • Traitement de l’autisme en France : de la supercherie à la barbarie

    16 janvier 2008 15:09, par Gael - Danger-Sante.org
    Très bon article sur le sujet, bravo :)

    Voir en ligne : Danger Santé

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  • De l’observance a la liberté d’association

    22 janvier 2008 07:49, par Gérard Reach
    Le conflit que vous évoquez entre deux principes éthiques d’autonomie et de bienfaisance, dont la non-observance est une expression (elle est aussi l’expression d’un conflit intrapersonnel)est décrit dans un éditorial publié dans stv.

    Voir en ligne : http:/www.jle.com/.../00/04/27/CC/t...

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  • On comprend mal en quoi transférer le prélévement "santé" des salaires versés par les employeurs aux salaires dépensés par les ménages permettrait de résoudre quoi que ce soit... puisqu’il s’agit des mêmes salaires dans les deux cas. La part des salaires consacrée à la consommation de soins obérerait la consommation d’autres biens "et donc la production nationale" pour paraphraser l’auteur. S’agirait-il d’étendre ainsi l’assiette des prélèvements aux revenus non salariaux ? Ceci peut vraisemblablement aussi se faire par l’impôt. On voit bien, par contre, où est l’intérêt des assureurs privés dans la proposition qui nous est faite.

    Par ailleurs l’invocation quasi rituelle à la croissance étonne dans un monde qui commence à prendre conscience de la finitude des ressources planétaires (stock pétrolier, stock de CO2 supportable dans l’atmosphère...) : il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini, il faudra bien un jour se résoudre à affronter le problème... et proposer des solutions indépendantes du niveau de croissance.

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    • Ces propositions partent du constat de bon sens qu’il n’y a pas de raison ex ante d’imaginer que les dépenses de santé doivent évoluer proportionnellement au PIB, aucun autre secteur économique n’évoluant ainsi ; les conclusions sont cependant sans rapport logique avec ce constat.

      Cela fait au moins 25 ans qu’on sait que la seule régulation des dépenses de santé qui fonctionne (quand on le veut, et c’est là le vrai problème) est celle faite par un seul acteur / acheteur. De multiples expériences ont montré qu’introduire des assurances concurrentes a pour effet d’augmenter le cout global pour les assurés (cf USA...) et la sujetion pour les professionnels de santé, au seul bénéfice des actionnaires des assurances (en cause au minimum : dépenses promotionnelles, frais de gestion, couts de transaction, baisse de l’effet de masse, mise en concurrence auprès des professionnels en position démographique de peser sur la négociation, renumération des actionnaires). Le seul effet qu’on peut réellement en attendre est une baisse du cout pour les catégories favorisées, si l’assurance remplace la solidarité, ce qui n’est pas le mécanisme exposé ici. Habituellement, cela est compensé par une aide d’état pour les catégories les plus défavorisées, et l’essentiel de l’effet est donc un transfert de ressources des catégories moyennes vers les plus riches.

      Il semble que les conclusions de l’auteur soient prédeterminées par un a priori idéologique selon lequel la répartition de ressources centralisée (qualifiées ici de "prélevement obligatoire") serait intrinséquement pernicieuse, ce qu’aucun n’argument scientifiquement validé ne vient étayer. En ce qui concerne l’efficience du système de santé, qui est ce qui nous préoccuppe en dernière analyse, mieux vaudrait s’orienter vers un véritable pilotage du dispositif complet, qui n’a jamais été tenté chez nous.

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  • Médecine tibétaine au Ladakh - deux pratiques distinctes

    19 février 2008 11:13, par Bernard Bel

    La médecine tibétaine au Ladakh se scinde en deux pratiques distinctes, bien que le terme "amchi" (médecin traditionnel) soit commun à ces praticiens : une pratique urbaine dont la majorité de la clientèle sont des Occidentaux ou de riches Indiens (autrement dit, très peu de Ladakhis ou de Tibétains réfugiés), et une pratique rurale soutenue par des ONGs indiennes ou étrangères dans les régions les plus inaccessibles. Les amchis des villes sont pour l’essentiel formés à Dharamsala, dans le giron tibétain au sens strict, alors que la pratique rurale se transmet de père à fils (et plus rarement à fille).

    Sur le lien ci-dessous vous pouvez lire un article datant d’une dizaine d’années, relatant une tentative de revitalisation de la médecine "amchi" focalisée sur les villages difficiles d’accès, qui ont le plus besoin d’une médecine "de proximité" et qui ne bénéficient pour la plupart d’aucune facilité d’accès aux soins. Dans le projet de Tsewang Smanla il s’agit pour l’essentiel de donner une formation médicale, par palliers successifs, à des enfants sélectionnés par les villages et décidés à exercer sur place. Donc mettre un terme à l’exclusivité de la transmission familiale (en élargissant le champ des connaissances) et à l’exode vers la ville des personnes éduquées. Il s’agit aussi de revitaliser la pratique elle-même car de nombreux amchis n’hésitent pas à bricoler des fabrications médicamenteuses mélangées de remèdes traditionnels et de remèdes allopathiques "pour plus d’efficacité"... Je ne sais pas où en est ce projet mais l’énergie et le dévouement de Tsewang Smanla à cette cause m’ont paru exemplaires.

    Voir en ligne : A project for the revival and development of traditional Amchi medicine

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    • Médecine tibétaine au Ladakh - deux pratiques distinctes 23 juillet 2008 12:40, par Cyril Daminozi

      Contrairement à ce qu’avance Bernard Bel, la médecine des amchis en milieu urbain ladakhi est loin de n’être destinée qu’aux Occidentaux et aux riches "Indiens", puisque plus de 75% de la clientèle est bien ladakhie (les touristes - occidentaux ou indiens - ne se trouvent d’ailleurs au Ladakh que pendant les trois mois estivaux annuels, à quelques exceptions près, et les cliniques fonctionnent très bien sans eux en hiver !). Une autre idée fausse dans son message concerne le lieu de formation des thérapeutes des villes (Leh essentiellement) : sur la quinzaine de praticiens exerçant au Ladakh en milieu urbain, seulement 3 ou 4 ont été formés à Dharamsala (il en existe deux autres mais l’un pratique à Nubra, en milieu rural, et l’autre à Delhi). Le Ladakh bénéficie d’une école institutionnelle de premier rang localisée dans l’ Institut Central d’Etudes Bouddhistes (CIBS) de Choglamsar (en proche banlieue de Leh).

      Le projet dont B. Bel parle semble assez inactif aujourd’hui, ou tout au moins très localisé à Nurla, selon ce que j’ai récemment noté moi-même sur place. Merci toutefois de redonner le lien sur l’article car celui actuellement posté renvoi sur un message publicitaire !

      Pour les internautes intéressés par des projets portant sur la médecine tibétaine au Ladakh, voir notamment le site de Nomad RSI (www.nomadrsi.org), une organisation très récompensée, dans laquelle est d’ailleurs impliqué l’auteur de l’excellente communication présentée sur cette page.

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  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    23 février 2008 17:31, par L’IDE Accordéoniste...

    Moi non plus. Je ne voterai pas et trainerai la patte pour régler la cotisation.

    Je n’ai pas été consulté et je n’ai mandaté personne pour avoir un ordre payant, obligatoire et qui se prétendra investi de ma voix.

    Le risque est de voir élire ce genre de personnes qui a réclamé cet ordre (sans aucun mandat) en prétendant parler au nom de la profession toute entière :

    Des cadres infirmiers (CGC) qui se sentent compétents pour représenter, juger les autres et vont nous imposer depuis leurs bureaux leur protocologie et "bonnes manières" pompeusement rebaptisées, bien qu’à côté de la plaque.

    Je préfèrerais avoir affaire à des magistrats qui sont malgré leurs défauts des techniciens du Droit habitués aux audiences contradictoires qu’à des "surveillantes-bâtonnières" investies du pouvoir de radier leurs collègues. Si la participation n’atteint pas 50% ce sera un désaveu de ceux qui prétendaient être soutenus par une écrasante majorité. Il faudra alors écrire aux députés pour leur faire constater ce malentendu.

    A tout cela s’ajoute l’expérimentation d’une élection électronique par Internet qui prive l’électeur de toute transparence de l’urne. Expérimentation hasardeuse et antécédent dangereux s’il en est.

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  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    3 mars 2008 15:53, par Olivier Chadapeaud

    Nous serons au moins trois...

    Il est en effet hors de question de reconnaître par mon vote cet ordre qui ne servira à rien, si ce n’est à obliger les infirmiers à payer pour avoir le droit de travailler ! Je crois avoir déjà payé ma cotisation pour être infirmier : trois années d’études à temps plein sans autre aide que celle de ma famille (j’ai de la chance), et les remplacements d’aide-soignant les week-end et les nuits pour joindre les deux bouts. Aujourd’hui, je crois donner beaucoup pour ce travail que j’aime : heures supplémentaires, investissement personnel dans mon service et au sein de mon hôpital, travail dans des conditions de plus en plus précaires, et le tout sans me plaindre (jusqu’à ce jour...) Ma cotisation, je la paie tous les jours au travail et je l’accepte. Mais devoir verser de l’argent à des "pseudo-collègues" qui me diront si j’ai le droit de travailler ou non, qui se permettront de me juger le jour où je commettrais une faute, alors que je serais déjà passé devant ma direction et les tribunaux compétents, ça écorche mon amour de la profession. Payer pour la constitution d’une "instance" qui réfléchira autour d’un bon repas à la rédaction d’un code de déontologie de notre profession me fait plus mal encore : comment croire que les gens qui sont (eux) tous les jours auprès des patients, n’ont pas déjà une déontologie ? Quelle insulte pour tous les professionnels de santé.

    Aussi, s’il est certain que je ne voterai pas, est-il est fort possible que je ne paierai pas non plus cette cotisation, aussi minime soit-elle. Si je suis seul, ce sera un problème pour moi (encore que n’ayant pas les deux pieds dans le même sabot, je saurais m’en sortir). Si nous ne sommes que trois (ce dont je doute), nous pourrons toujours monter un groupe de musique (je joue un peu de pipeau, connaîs trois accords de guitare et j’ai conservé quelque part au grenier mon orgue Bontempi...) Si nous sommmes plusieurs milliers à ne pas voter, certes, ce sera un premier camouflet pour cet ordre (l’ordre, toujours l’ordre, que rien ne dépasse surtout !) Mais si nous sommes toujours des milliers à ne pas payer, que vont-ils nous faire ces gens que nous n’aurons pas élus ? Nous mettre une fessée ? Que vont faire nos employeurs, nous virer ? Je suis sûr que je ne voterai pas, mais je crois que je ne paierai pas non plus.

    J’ai répondu à cet article, chose que je n’aurais pas fait il-y-a quelques annnées. Je fais aujourd’hui partie d’un collectif de soignants qui se bat pour la préservation de la qualité des soins dans son hôpital (Centre Hospitalier de Gap/Sisteron) mise à mal, comme dans tous les hôpitaux publics de France, ça non plus je ne l’avais jamais fait. Alors que m’arrive-t-il ? Que nous arrive t-il, car nous sommes nombreux à l’ouvrir aujourd’hui ? Un vent soudain d’indignation soulèverait-il nos consciences professionnelles ? Je l’espère. Et si l’expression de cette indignation doit se manifester par la désobéissance, j’y suis prêt !

    Olivier, Infirmier aux urgences du Centre Hospitalier InterCommunal des Alpes du Sud, site de Gap (05) lesmarmottes05@aol.com

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  • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître

    3 mars 2008 17:47, par marie therese bouillot
    et de 4 moi non plus je ne voterai pas ! je suis IDE libérale, mais je ne souhaite pas cet ordre qu’on nous impose d’en haut, à quoi va t’il servir ? code de déonto : on a en a déjà, faire respecter "les bonnes pratiques" : un peu trop le copier coller du discours de la sécu qui fait pression sur nous avec des arguments financiers et ou déconventionnement (voir l’obligation de télétransmettre), nous ne demandons pas des forfaits pour soigner les gens, mais des tarifs décents qui nous permettent de travailler correctement, nous n’avons pas attendu l’ordre pour avoir une conscience professionnelle ! régulation des formations et nombre d’étudiant : se fait déjà par le ministère. nous assistons à la mise en place d’un ordre sur un mode pas franchement démocratique (vote electronique !) assez opaque, les différents conseils vont voter les uns pour les autres, bonjour la magouille ! l’exercice illégal d’infirmière ? je ne savais pas qu’il y en avait ? la population vieillit, nous ne seront pas assez nombreuses pour assurer les soins face à l’augmentation prévue de la population âgée, ordre ou pas il y aura des déplacements de compétence vers les auxiliaires de vie c’est obligé, nous ne sommes pas wonderinfirmiers pour assurer toutes les demandes. la cotisation : on ne connait pas le montant, on nous raconte que le montant doit être représentatif de notre implication pour notre profession (voir le discours de l’assoc pour la création de l’ordre infirmier) : l’implication pour notre profession nous la payons déjà par nos salaires pas en rapport avec le niveau de formation, la diminution de la vie sociale par rapport aux autres professions (travail le WE, nécessité de trouver des remplaçants pour pouvoir partir en vacances ou même pour les congès mat, pour certains travail de nuit), nos charges n’arrêtent pas d’augmenter en libéral (essence, télétransmission, assurances, cotisations, charges de cabinet = obligatoire alors que + de 90% de notre activité est à domicile !!!! pourquoi les kinés n’ont pas cette obligation ?) et nous payons déjà pour travailler (taxe pro), les pro ordre peuvent toujours nous dire que c’est un faux problème, mais le coût de fonctionnement de cet ordre à 3 étages en plus ne semble même pas avoir été évalué précisement, qui nous dit que la cotisation ne va pas grimper encore une fois mise en place ?

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  • Reynaud Michel

    4 mars 2008 16:09
    La "guerre contre la drogue" est perdue, et depuis longtemps. Il n’y a pas selon moi d’autres solution que la légalisation de tous les produits stupéfiants. Elle doit être dès à présent étudiée, aux niveaux juridiques et sociaux, afin de pouvoir être rapidement expérimentée. Le trafic de stupéfiants est la principale source de financement des guerres et de la criminalité, dans toutes les régions du monde. le coût de la lutte contre le trafic (et l’usage) est immensément supérieur aux coûts induits par la prévention et les soins. Il est encore possible d’organiser progressivement une dépénalisation progressive, puis une légalisation totale de l’ensemble des produits. Des pistes, notamment juridiques, sont d’ores et déjà ouvertes, tel l’ouvrage de Me Caballero sur le "droit de la drogue", et d’autres. Il est urgent de réfléchir à une autre politique que la répression. La prohibition, une fois de plus, à largement montré ses limites et ses effets pervers.

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    • Reynaud Michel 6 mars 2008 15:24, par Souleymane
      Il faut humaniser la société avant de parler de légalisation de drogue dans une société industrielle. Allez vous arrêter 30 mn à la station de métro Landungsbrücken à Hambourg à 7 H du matin. Vous verrez que 50% des passagers qui vont emprunter la chaloupe pour aller travailler au port ressemblent à des alcooliques. Ils se sentent obligés de consommé tant d’alcool pour pouvoir tenir cette société qui a déshumanisé leur condition de vie. Pour ainsi dire à mon avis une légalisation de drogue ferrait un ravage garantie. Et je ne sais sur quelle étude vous vous basez pour dire qu’une légalisation de drogue ferrait un avantage.

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  • Reynaud Michel

    5 mars 2008 18:27, par magicien
    Tout à fait d’accord Nous serons au moins deux !

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  • Ordre ou pas, personnellement,je m’en fout royalement.Ce qui me dérange par contre, c’est le caractère obligatoire de l’adhésion et surtout de la cotisation. A quand l’obligation d’adhérer à un parti politique ou à un syndicat. L’ordre arrive. Attention, maintenant, il faudra panser, je veux dire penser aseptisé "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" car l’ordre choqué par des émissions vocales non édulcorés pourra sanctionner. Je vais être dans l’obligation d’amputer mon salaire pour financer de nouveaux fainéants. excusez-moi, pour financer de nouveaux bureaucrates sinon je devrais pointer au chomage car je n’aurai plus le droit d’exercer une profession qui est la mienne depuis plus de trente ans. Au fait, est-il envisageable de boycotter massivement la cotisation ? Ils ne pourront pas virer tout le monde en représailles. Personnellement, j’ai peur de ce qui va arriver. Etre sous la dictature d’un ordre n’a rien de réjouissant.

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    • Des juridictions d’exceptions qui doivent disparaître 9 mars 2008 23:22, par Argrath le Troll
      En tant qu’hospitalier, je me pose également la question suivante : que faire lorsque les consignes de l’ordre seront en contradiction avec les consignes de l’état ? Qui suis je avant tout ? En ce qui concerne la cotisation, rassurez vous, vous ne serez pas seul. Certains syndicats assureront un collectifet la défense des récalcitrants. Assurez vous simplement que le susdit syndicat n’exige pas de vous une cotisation en échange ! ;)

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  • Félicitations pour ce billet !

    L’exagération des dangers du tabagisme passif et le bidonnage des chiffres qui va avec est effectivement à mon sens extrêmement grave et heureusement que des personnes comme le professeur Molimard sont là ! (même si quand l’on considère le rouleau compresseur en face ...).

    Se saisir de "l’étendard de la science" pour faire passer un décret et dresser une partie de la population contre une autre, tout en crachant sur la dite science est infect, et bien symptomatique de notre époque.

    Voir aussi l’interview de Philippe Even, ancien doyen de Necker enfants malades sur dailymotion.

    Ce décret va beaucoup trop loin est doit être modifié (ailleurs ça va se faire sans doute comme en Bavière).

    Il ne s’agit en rien de faire l’apologie du tabac, simplement de dire que, une société se disant civilisée et où 30% des adultes a une certaine pratique doit évidemment autoriser cette pratique dans des lieux privés ouverts au public. (surtout quand l’Etat prélève 80% de taxes sur le produit lié à cette pratique d’ailleurs).

    Pourquoi regarder sans rien dire la quantité de bars qui vont fermer ainsi que le ridicule de chauffer l’extérieur en plain hiver à 30 bouteilles de gaz la semaine par "parasol chauffant" !!

    Pour le maintien du droit à des lieux fumeurs ?

    http://forum.barfumeur.com

    Voir en ligne : Collectif barfumeur

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    • Tabagisme passif : une campagne d’intoxication ? 9 août 2008 11:24, par zenobie
      La loi actuelle n’est-elle pas le résultat de la non-application de la loi précédente imposant la création de zones non-fumeurs ? Cette dernière n’a pas été respectée, la plupart des établissements se contentant de reléguer les non-fumeurs dans les courants d’air ou près des chiottes, tout en les laissant exposés à la fumée. J’avais presque cessé de fréquenter les bars et restaurants. C’est ici une migraineuse qui vous parle (et non une acharnée de la lutte contre les fumeurs). Si vous saviez à quel point je suis heureuse de pouvoir retourner au restaurant ou boire un pot avec des amis sans déclencher une migraine !! Je constate que la Turquie a instauré le même type de loi depuis le 1er janvier et, là aussi, quel bonheur de pouvoir profiter des effluves marins sans fumée de cigarettes... Mais pourquoi pas, en effet, laisser des bars ou restaurants fumeurs pour garder des lieux de convivialité, tout en gardant des établissements entièrement non fumeurs pour les malheureux dans mon genre qui pâtissent de la fumée du tabac ?

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      • Tabagisme passif : une campagne d’intoxication ? 6 février 2010 21:27, par droit de respirer

        on devrait leur insaller des fumoirs pour qu’ils puissent s’adonner à leur passion sans importuner les autres . chose incroyable je n’ai jamais autant subi le tabagisme passif que depuis l’interdiction de fumer dand les lieux publics , ils se rattrapent chez eux ( j’ai un voisin qui fument sans arrêt le cigare , ça passe chez moi et à cause de ça je développe des problèmes de santé , quand à la rue ç devient insupportable , on ne peux plus marcher 5 mn sans recevoir la fumée en pleine figure ; contrairement à ce que dit ce médecin je crois au contraire que le tabagisme passif est tres grave, et que ça peut tuer , avec 2 ans de tabagisme passif , mes poumons sont en feu , ma voix abimée , et j’ai la toux du maTIN....

        A BON ENTENDEUR SALUT ,

        pour une vie avec le droit de respirer

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        • Tabagisme passif : une campagne d’intoxication ? 7 février 2010 10:14, par serge cannasse
          Si vous lisez attentivement l’article, vous vous apercevrez que le Pr Molimard ne nie pas que le tabagisme passif puisse avoir des effets toxiques. En revanche, comme tout bon médecin, il tient à ce qu’ils soient établis scientifiquement, de façon à bien séparer la subjectivité du patient (qui a objectivement des symptômes) de l’objectivité du médecin (qui subjectivement privilégie l’explication scientifique). Vieux problème de médecine ...

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  • Reynaud Michel

    10 mars 2008 09:59, par Laurent Plancke, sociologue

    Beaucoup d’imprécisions voire d’erreurs ponctuent la première partie de cet entretien ; le free base est l’appellation donnée par les usagers à la transformation du chlorhydrate de cocaïne au moyen d’une base, qui peut-être le bicarbonate de soude ou l’ammoniaque. Le mélange est chauffé, ses impuretés écartées (d’où l’image de pureté qu’en ont les consommateurs) et une pâte obtenue ; elle-même est chauffée, sur une feuille d’aluminium et les vapeurs de combustion sont inhalées au moyen d’une pipette.

    Pour être chimiquement proche du crack, cette forme basée n’est jamais désignée comme tel par les cocaïnomanes, qui la différencient catégoriquement des cailloux ou galettes, vendus essentiellement dans certains secteurs du nord de Paris, en Guyane et en Martinique.

    Quant au coût des produits, il est inexact de dire qu’ils diffèrent, le free base n’étant pas acheté préparé, mais transformé par l’utilisateur à partir du chlorhydrate, seule forme disponible sur le marché clandestin (sauf dans les secteurs précités).

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    • Reynaud Michel 31 mars 2008 16:18, par caroline
      mettre des loi pour interdire ces drogue je ne pense pas que c’est une bonne idée parce que la moitié d’entre nous en avons besoin et ces de la que la que la délinquance arrive

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  • Clément Régine

    11 mars 2008 15:04, par KATIA
    Je suis surprise que vous estimiez comme modique une cotisation de 20 voir 40 euros.Je me demande où est la démocratie lorque vous dites "meme si les IDE n’approuvent pas l’ordre la loi les obligera a adhérer "

    Voir en ligne : ht

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    • Clément Régine 4 mai 2008 19:14
      bonjour , je suis bien de votre avis !!!! infirmière depuis 27 ans , je n’ai JAMAIS demandé un ordre infirmier !!!! me sentir obligée d’adhérer de force à quoi que ce soit me révulse !!! comme la totalité de mes collègues de travail !!! nous allons faire le maximum pour nous opposer à cet ordre que nous n’avons pas demandé !!! est-ce que Madame Régine Clement va oser trainer ses soit-disant collègues qu’elle prétend, défendre devant les tribunaux ???? et les interdire d’exercer !!!!!!!!! Catherine et l’ensemble de ses collègues lyon

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  • Tchernia Gil

    15 mars 2008 03:00

    Mr Gil Tchernia, je suis un drepanocytaire de 28 ans et je trouve votre action et votre engagement tres admirable. En lisant votre article je me suis totalement reconnu de part les différents constats qu’il met en évidence. En effet beaucoup d’entre nous ne veulent pas parler de cette maladie qui gache notre quotidien ( moi le premier) mais je suis d’accord avec vous sur le travail qu’il reste à faire en matière de prévention et d’information, aussi cela fait bien longtemps que je cherche à rejoindre une organisation comme la votre pour me mettre au service des gens qui comme moi souffre de cette maladie ; Ainsi votre article m’encourage à aller de l’avant et aussi à intégrer sans complexe et sans réserve une pareil organisation. Voici les quelques mots que je voulais vous faire partager à la lecture de votre article, je vous laisse mon mail et je suis disponible si vous pensez que je suis mesure de me rendre utile à vos cotés ainsi qu’à celui des nombreux malades.

    Cordialement

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  • Tabuteau Didier (2)

    18 mars 2008 11:16
    Bonjour monsieur Canasse Fort intéressant On sent toutefois un petit côté grand prêche de carème. Y-a du religieux dans cette approche. Bien raison de dire que les soins ne sont pas à négliger ; c’est pourtant dans ce domaine que le fossé de génération est en train de creuser avec la désaffection qui va, sous peu, apparaître massivement dans le simple examen du corps. La santé publique doit être l’alliée de la santé privée et pas un moyen déguisé d’ entériner les ruptures du couple dépenses-soin au profit d’un discours enchanteur. On peut sûrement encore déplacer le curseur de limitation entre la bonne et la mauvaise santé. Il y a un travail collectif à faire et je comprends comme tel le texte ci-dessus. Mais à un certain moment on devient malade et même si on est un parangon de vertueuse santé publique. Etre un bon praticien pour répondre à ces situations demande un investissement quotidien et un entraînement professionnel qui, avec la multiplicité des données à intégrer est peu compatible avec les exercices spirituels que demandent d’autres disciplines, elles-mêmes gourmandes en investissement personnel. Je ne dirai pas qu’il faut choisir entre la chair et la chaire, mais avouez qu’il est difficile d’être en mêmes temps et espace, et l’auditeur et le prédicateur. Sauf à voir dans chaque médecin, une sorte de moine gyrovaque. Vous aurez compris que mes propos sont d’humour et d’amitié. Merci, une nouvelle fois, de ce blog qui est "réconfortant". Meilleurs souvenirs Frédéric Galactéros

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  • Tchernia Gil

    18 mars 2008 11:29

    Bonjour professeur,

    Une fois de plus je ne peux que vous remercier de vous battre à nos côtés, et suis fière de vous apporter ma contribution aussi minime soit elle, parfois par manque d’expérience, quelques peu hasardeuse et trop passionnée, mais votre soutien et votre dévouement nous est d’un grand réconfort, à nous parents et malades drépanocytaires. Encore une fois merci

    Voir en ligne : interview professeur Tchernia

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  • Encouragements

    18 mars 2008 15:57

    Merci pour ce dévouement mis au service de cette maladie si peu connu mais tant répandu. Je suis drépanocytaire et je me réjouis de savoir que les choses avancent. Il est vrai que tout n’avance pas au rhytme souhaité mais Rome ne s’est pas fait en un jour... Ne perdons pas courage et gardons espoir de meilleurs lendemain pour les drépanos.

    Bien à vous.

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  • En guise de commentaire, voici le texte du message que j’ai fait parvenir à Sébastian Roché, auteur de cette enquête :

    Monsieur,

    Je travaille depuis plusieurs années sur la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire non pas la maltraitance, mais le niveau de violence considéré comme normal pour faire obéir et éduquer les enfants. Or, un bon nombre d’études ont montré que ce mode d’éducation porte ceux qui le subissent à la délinquance.

    La conclusion de votre étude m’a donc surpris. C’est pourquoi je me permets de vous faire quelques remarques et de vous poser quelques questions.

    Je trouve regrettable d’abord que vous n’ayez pas interrogé les enfants sur ce qu’on leur faisait dans leur famille quand ils désobéissaient ou ne se comportaient pas comme le souhaitaient leurs parents ou les personnes qui s’occupaient d’eux. La question que vous avez posée sur l’entente dans la famille ne donne pas d’élément de réponse sur ce sujet car, en général, les enfants qui subissent des punitions corporelles ne considèrent pas qu’ils sont maltraités, à moins que le niveau de violence qu’ils subissent leur paraisse très nettement supérieur à ce que subissent leurs copains. Beaucoup d’enfants ont pu répondre qu’ils s’entendaient bien avec leurs parents, même s’ils en étaient battus.

    D’autre part, je suppose qu’un bon nombre d’enfants que vous avez interrogés étaient issus de familles d’origine africaine (Maghreb ou Afrique noire) ou antillaise. Or, comme vous le savez sans doute, la bastonnade est considérée dans ces deux régions du monde comme un moyen normal d’élever les enfants. Il aurait été bien intéressant de savoir si cela avait une incidence sur la délinquance. Cette incidence pouvant s’effectuer de deux manières : soit les parents gardent en France leur mode de punition traditionnel, avec comme suite les effets habituels de ce mode de punition ; soit ils y renoncent par crainte d’une dénonciation aux services sociaux ou d’une menace d’appel de leurs enfants au "numéro vert", et, dans ce cas, ils ne savent plus comment "tenir" leurs enfants quand ils arrivent à l’adolescence. Il faut ajouter à cela que les fugues, même si elles n’ont pas été nombreuses dans les résultats de votre enquête, peuvent avoir eu pour cause, comme c’est fréquemment le cas dans les pays du Sud, la violence des traitements subis à la maison.

    Il aurait été intéressant aussi de savoir comment s’effectuait la supervision ou l’absence de supervision dont votre enquête montre qu’elle joue un rôle dans la délinquance. Cette supervision s’effectuait-elle par le moyen de violences ou de menaces de violences ? Et son absence n’était-elle pas le résultat d’un échec des moyens violents ou d’un renoncement à ces moyens, sans rien pour les remplacer ?

    Votre enquête montre enfin que deux éléments jouent un grand rôle dans la tendance des enfants à aller vers la délinquance : les mauvais résultats scolaires et l’influence de copains délinquants. Or, il est fort possible que ces deux faits soient précisément le résultat d’un usage fréquent de la violence éducative ordinaire dans les familles.

    En effet, les punitions corporelles subies à la maison et parfois à l’école ont pour effet de perturber les capacités de travail, d’attention et de mémorisation des enfants. D’où, en partie au moins, les mauvais résultats et les difficultés d’insertion à l’école. Des enfants habitués à n’obéir qu’à des coups ou à des menaces de coups ont tendance à chercher les mêmes limites de la part de leurs enseignants, à les "provoquer" et donc à être jugés comme des éléments indésirables. Et, d’autre part, des enfants qui ont subi des punitions corporelles et ont été habitués à la violence dès leur petite enfance peuvent très bien être portés à choisir leurs copains, par affinités, parmi ceux de leur entourage qui ont vécu dans la même ambiance, qui n’ont appris à obéir aux règles que sous la menace et pour qui la violence fait partie de la normalité. Autrement dit, ce que votre enquête présente comme une action du milieu extérieur, peut très bien provenir d’une influence du mode d’éducation familial.

    Il est possible que votre enquête contienne déjà des réponses à mes questions, mais que je ne les aie pas aperçues. Aussi vous serai-je très reconnaissant de me dire si mes objections vous paraissent fondées.

    Bien cordialement.

    Olivier Maurel Porte-parole de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO)

    Répondre à ce message

    • A Monsieur Olivier Maurel

      J’ai été scandalisé de lire d’une personne se réclamant porte parole de l’"observatoire"....que les bastonnades étaient un moyen normal d’élever les enfants chez les antillais et les africains. Au lieu de véhiculer des stéréotypes, des clichés vous feriez mieux d’observer plus attentivement l’éducation familiale dans ces milieux. Vous feriez mieux d’étudier les raisons qui conduisent les jeunes sans distinction de race à être violent. Ce n’est pas la violence physique de leurs parents (comme vous le prétendez)qui les rend violent mais c’est les propos et les stéréotypes violents à leurs égards qui les rendent violents. Il suffit de lire vos propos pour comprendre que ce sont des gens comme vous qu’ils les rendent violents. Vous bafouez par vos dire leurs cultures , leurs parents et après vous vous attendez à quoi qu’ils vous remercient ?!! Soyez ouvert sur les autres et les autres s’ouvriront à vous et insultez les et ils vous insulteront (sauf celui qui passera l’éponge par grandeur d’âme ou par crainte).

      N.A

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      • Je ne découvre qu’aujourd’hui votre message. Je comprends que vous ayez été choqué(e) par mes propos trop brefs et que je n’ai pas pu développer dans le cadre de mon message. La bastonnade et autres châtiments violents ne sont évidemment pas le propre de l’Afrique ou des Antilles. Ils ont été utilisés partout depuis des millénaires, y compris en Europe et en France. Des proverbes du genre de "Qui aime bien châtie bien" en témoignent sur tous les continents depuis qu’existe l’écriture pour en rendre compte, c’est-à-dire depuis 5000 ans. Mais, en Europe, probablement à cause de l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, des écrivains opposés à l’usage des punitions corporelles ont pu petit à petit se faire entendre. Leur influence s’est développée, très progressivement, très lentement. Les témoignages montrant les dangers des punitions corporelles se sont multipliés. Au XIXe siècle, elle a commencé à atteindre certains médecins, qui ont déconseillé ce genre de punitions. Au XXe siècle, les livres de poche, la radio ont donné à ces idées une plus grande audience encore. Si bien qu’à la fin du XXe siècle, l’opinion publique en général admettait toujours la gifle et la fessée mais n’admettait plus les coups de bâton et les coups de fouet. Pour de multiples raisons tenant parfois à la colonisation qui ne favorisait pas l’instruction, parfois à la religion qui tenait à maintenir le "châtiment biblique", cette évolution ne s’est pas faite au même rythme sur les autres continents, ni même dans tous les pays européens ou fortement marqués par l’influence européenne (cf. la Grande-Bretagne où ce n’est que tout récemment qu’on a interdit les coups de canne dans les école, et beaucoup d’écoles des Etats-Unis où l’on continue à battre les enfants à coups de latte). D’où de très grandes inégalités en ce qui concerne le niveau de violence toléré dans les punitions infligées aux enfants. Vingt-six pays dans le monde ont d’ailleurs totalement interdit toute forme de punition corporelle, y compris les gifles, les tapes et les fessées. La France n’en fait malheureusement pas partie. L’attitude à l’égard des punitions corporelles n’est pas une question de culture, encore moins de "race", si ce mot a un sens, mais une question d’évolution de l’opinion publique plus ou moins informée. Encore une fois, si vous lisez ce message, excusez-moi de vous avoir choqué par mes propos trop sommaires. Olivier Maurel PS Si cela est possible, je serais reconnaissant au webmaster de bien vouloir faire parvenir mon message à la personne à qui je réponds ici.

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  • Infirmières, kinésithérapeutes : désOrdres

    23 mars 2008 11:18, par martine desmares sage femme CGT ufcmict LE HAVRE

    Lutter contre l’ordre infirmier et kiné, le syndicat CGT l’a crié haut et fort cette instance veut se substituer aux syndicats qui soutiennent une fonction publique solidaire et les missions de service publique : il est grand temps de se mobiliser mais attention pendant qu’on dépense son énergie avec cela en catimini , Mr Santini et Woerth préparent la réforme de la fonction publique dans notre dos.

    Demain vous n’aurez plus besoin de vous dire est-ce que je paye ma cotisation de l’ordre, si il n’y a plus de fonction publique, si chacun travaille à l’acte dans son coin, tout ira bien. alors lisez avec attention les articles 6 7 8 et 9 du projet de RGPP. Réforme générale des politiques publiques et mobilité fusion des corps. Un tapis rouge sera déroulé devant chacun lors des restructurations pour partir et on sera gentiment accompagné vers le libéral. Où là on peut croire qu’un ordre nous défend ou régule les désordres (pas sûre !). Il participe aux décisions représentatif dans les instances mais est peu représentatif des partenaires de la fonction publique : c’est une mission professionnelle, une réflexion sur l’enseignement, la déontologie mais pas un lieu pour défendre le statut de la fonction publique.Bien au contraire !

    Donc on met en place les ordres, les évaluations des pratiques professionnelles et le glissement de tâches après on répartit aux différentes fonctions des activités privées : suivi à domicile gériatrie,( infirmières et AS, et amp), alzeihmer, retour précoce à domicile maternité (sage femme et puéricultrices), en même temps on ferme les lits et les mater, obligation pression mise sur les gestionnaires pour faire vite l’Hospitalisation à domicile moins coûteuse. C’est le projet européen de redistribuer les services dans le système des transactions où la santé est une marchandise comme la prévention. Une manne financière colossale pour assurances, laboratoires ( et hop tu dérembourses), et directe professionnels libéraux qui se payent leur retraite et leurs arrêts eux mêmes : c’est vrai tant qu’ils ont la pêche c’est super le libéral... tu fais ce que tu veux.. ; mais pas à 35 h !! Des courageux ces professionnels, parce que dans le secteur publique on serait bien un peu faignant non ? (Qui se coltine la misère du monde ? Qui a encore une idée de la solidarité et des conséquences des fermetures de lits pour les patients de psychiatrie ?) Ne pas penser congés parental, temps partiel pour payer la retraite des sages femmes libérales, ça le fait pas ! Quand à l’incapacité de travail ou la maladie une étude récente montre que les femmes qui travaillent ont de toute façon une longévité bien supérieure aux hommes. Donc toutes ces professions à forte représentation féminine ne peuvent plus revendiquer la pénibilité, c’est tout juste encore bon pour les ouvriers des rares mines non fermées ! Continuons de courir famille boulot travail, ça nous conserve et nous va bien au teint !!On rigole un peu ! Il y aura parité dans le projet, fini pour hommes et femmes les dépenses, vive la mobilité sans discrimination d’une fonction publique vers l’autre ! La fin d’un système solidaire par répartition est annoncée, des soins comme de la prévention santé.

    CGT santé, médiapart nouveau site d’information publient les actions en cours pour réformer, mais cela urge, car sur son blog Mr Attali signale : tout ce qui sera pas voté dans les trois mois sera jamais fait dans les cinq ans à venir. Après juillet l’Europe occupera nos députés et sénateurs et ensuite toute décision sera impopulaire.

    Donc si on doit lutter c’est dans les trois mois à venir, pour sauver la prise en compte de la pénibilité dans les professions médicales et para médicales pour la retraite, grève le 29 mars et empêcher la destruction du système fonction publique. S’informer et contacter nos députés pour freiner la réforme qui anéantie la fonction publique.

    Voir en ligne : mobilité dans la fonction publique

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  • Ni pauvres ni soumis : la manif en images

    1er avril 2008 12:34, par Sylvie Tranchant-Rousseau

    Bonjour

    Moi aussi j’étais à la manif et j’ai pris des photos libres de droit téléchargeables à partir de ma page web.

    Dans le panorama des photos de carnetsdesante, en première photo, la dame qui se trouve sous son parapluie hétéroclite militant est un pur produit de mai 68, elle habite à Montargis ma ville natale et faisait donc partie de la délégation du Loiret.

    Ma page web :

    Manifestation Ni pauvre ni soumis – 29 mars 2008 à Paris (Place de la République – Place de l’Opéra)

    * Discours de Jean-Marie Barbier, place de l’Opéra * Délégation Départementale APF Loiret * Revue de presse * Mon petit commentaire * Mon reportage photo * Ni pauvre, ni soumis : la chanson * Pétition fin du Plan Maladies Rares

    http://www.tranchant-rousseau.fr/agir/handicap-et-citoyennete/manif-nipauvrenisoumis-29mars08-paris.htm

    On ne se laissera pas faire par le gouvernement Fillon-Sarkozy.

    Amitiés

    Voir en ligne : Manifestation Ni pauvre ni soumis – 29 mars 2008 à Paris (Place de la République – Place de l’Opéra)

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  • Hippocrate-Fixy Jenny

    7 avril 2008 17:41, par vicky emmanuelle bitanga

    slt

    je suis étudiante en developpement communautaire et je fais mon mémoire sur les relations entre des enfants drépanocytaires et leur milieu social. j’aurai aimé avoir une précision sur le sujet. pensez vous que l’une des causes de cette tare soit les multiples mariages incestieux qu’on retrouve chez nous en afrique ?

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    • Hippocrate-Fixy Jenny 7 avril 2008 19:30, par serge cannasse
      je soumets votre question au Pr Gil Tchernia, qui a donné un entretien à Carnets de santé et est un des grands spécialistes français de la drépanocytose. merci de votre confiance. bien à vous serge cannasse

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  • L’auteur de cet article est comme son gourou Claude EVIN un dangereux généralistophobe sectaire et dogmatique qui ne jure que par le tout public et qui déteste tout ce qui évoque la médecine libérale. Je pose donc la question suivante : pourquoi les jeunes médecins ne veulent ils plus devenir médecin généraliste si c’est une profession tellement bien lotie ? Même devant l’évidente désaffection pour la médecine générale dîte "libérale", ces politiciens sectaires refusent d’admettre qu’ils se sont plantés dans leurs jugements depuis 30 ans. Dieu soit loué mes enfants ne font pas d’études de médecine. Dr Didier JOSEPH, médecin de campagne.

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  • Bonjour,

    Je me suis inscrit à la DDASS dans le département de Val d’Oise le 28 décembre 2007.

    A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas reçu ni un code ni de mot de passe pour voter aux élections à l’Ordre infirmier !

    Que dois faire à votre avis ?

    Je vous remercie par avance.

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    • bonjour et merci de votre confiance ! Essayez le numéro de téléphone que le ministère a mis en place pour ces élections : 01.70.95.51.35, entre 8h et 19h. sinon, tentez de joindre votre nouvelle DDASS, mais de ce côté, les "nouvelles du terrain" ne sont guère encourageantes. enfin, je vous conseille vivement de vous rendre sur un forum d’Infirmiers.com : vous y rencontrerez peut-être quelqu’un qui pourra vous donner un bon conseil en ce qui concerne votre DDASS. bien à vous serge cannasse

      Voir en ligne :

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  • Palier Bruno (2)

    25 avril 2008 12:06, par marie jouffe
    je suis étonnée que parmi les mots clés retenus pour cet entretien ne figure pas : "égalité hommes femmes", qui est un objectif politique affiché de de longue date par l’Europe, sans évoquer les combats féministes. L’approche de genre de la réalité économique et sociale a permis d’identifier les blocages et les dicriminations à l’oeuvre dans le droit du travail,de la sécurité sociale, dans les politiques et dispositifs publics autour de l’emploi, des investissements etc... Depuis longtemps, la conciliation de la vie professionnelle et familiale est une stratégie clé pour le développement de l’emploi des femmes, ce n’est plus une affaire privée et est devenue objet de politiques publiques. La socialisation précoce des enfants est évidemment une réponse mais qui ne doit pas seulement concerner les femmes. Les enjeux de cette approche globale à effets mulitples, sont bien mis en lumière par B Palier.

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    • Palier Bruno (2) 25 avril 2008 13:20, par serge cannasse
      Le problème des mots clefs, c’est leur multiplication : comment faire ensuite, lors d’un prochain article, pour ne pas en oublier un qui soit pertinent ; par ailleurs, cela oblige à revenir sur les articles précédents. Mais votre remarque est pertinente : "genre" est trop flou et connoté. Aussi, je me range à votre avis, dont je vous remercie, et ajoute ce mot.

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  • Ma vie avec la drepanocytose !

    25 avril 2008 21:42, par Nassty02

    Je m’appelle Nasser Anou je suis né le 15/09/85 à Maradi une ville du Niger ;en ce temp là même mes parents ne savaient pas que j’étais drepanocytaire ce n’est qu’à l’âge de huit(8) mois que ma mère l’avait sue et s’etait suite à la crise que j’avais piqué qui m’a conduit à une annemie.En ce ma mère croyait que j’avais simplement le palu et que parfois elle voie mes pouces s’enflés.Après la transfusion,le medecin avait conseillé mon père pour qu’on me fasse une électrophorèse et elle était positive HbS 86%.Mes parents ont beaucoup soufferent avant que je me rend compte car j’étais encore enfant en ce temp.Tout ce que je savaie que tout le temp je ne voie comme amis seulement des Hommes en blouson blanc.Pour la prémière fois que je l’ai su et veritablement compri c’est quand j’avais 6ans le jour de mon anniverssaire comme j’aimais lire,alors dans mes cadeaux mon père avait inserer un petit guide familial qui parlait uniquement de la maladie.En le lisant j’avaits l’impression c’est comme si on était entrain de parler de moi !Alors j’avais posé des multiples questions à mon père qui m’avit expliqué que j’ai effectivement cette même maladie mais que ce n’etait pas une fin en soi.Ce pendant je dit et je vous le reaffirme cela pour montrer à quel point ses douleurs sont croniques !je vie avec cette maladie jusqu’à présent et je die à tos ceux qui sont comme moi de prendre cela avec eux :« Malgrè les labeurs et les pènes deçues,la vie vaut vraiment la peine d’être pleinement vecu ! »Mon contacte : (227)96191501 ou (227)94303261 mon e-mail nass_anou@yahoo.fr

    MERCI ET GARDEZ ESPOIR !!!

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  • Palier Bruno (2)

    26 avril 2008 22:41, par titinesf
    Permettre la présence d’un des deux parents et l’allaitement plus de six mois sont des investissements connus pour être efficaces. Qui empêche cela ? les sages femmes viennent de se positionner en faveur du congés de six mois sur toute l’EUROPE. Quelle politique publique permettra ce changement, afin d’améliorer les condition d’égalité hommes femmes de protéger le bébé et de lui apporter la sécurité psychique qui le rendra ensuite curieux et compétant pour l’éveil cognitif. La passion de savoir naît de l’environnement protecteur et stimulant, du respect du repos et d’un rythme paisible que les parents peuvent procurer idéalement. Avant la naissance la protection du travail doit aussi permettre l’arrêt de travail dans les emplois où le stress aggrave les conditions de la grossesse et lutter contre la prématurité.

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  • Maman d’un enfant asperger

    Je n’ai qu’une demande : mesdames- messieurs les psychanalystes, mesdames-messsieurs les adeptes du packing laissez-nous tranquilles, laissez nos enfants en paix.

    Nous avons bien d’autres chats (éducatifs)à fouetter, bien d’autres combats (positifs ceux-là) à mener pour la progression et le bien-être de nos enfants.

    Cela n’est tout simplement plus possible de devoir sans cesse rappeler des évidences reconnues partout ailleurs en Europe et en Amérique du Nord. La France a été publiquement condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour mauvais traitement aux personnes autistes et nous devons tous les jours nous battre pour que nos enfants aient accès à des prises en charges éducatives adaptées.

    Basta, cela suffit.

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    • Maman d’un enfant Asperger également, je m’étonne que certains psychaniatres/psychanalystes fassent encore de la résistance quant aux procédés à utiliser pour prendre en charge les personnes avec autisme. Encore une fois, la France "patrie des droits de l’homme", fait figure d’exception culturelle face aux conclusions d’experts de toutes nations confondues. Certains continus à confondre prise en charge ayant fait ses preuves avec prise en charge "rapportant de l’argent". C’en est assez, car aujourd’hui, cette catégorie de professionnels se moquent éperdument des personnes autistes et de leur famille. Les prises en charge psychanalytiques n’ont apporté aucune preuve de leur efficacité... bien au contraire. Mon fils, a été vu par une psychanalyste (par défaut évidemment), qui a tenté de lui faire "traduire" ce qu’il dessinait. Quand on connait le côté très "concrêt" de la pensée autistique... cela m’a fait rigoler... Dans notre parcours, nous avons également eu à faire avec des pédopsy "prétendant" que le problème venait de la mère... remarque fondée sur des théories de Bettelheim, pseudo psy ayant fait bcp de mal aux autistes et leur famille... entre autres.

      Le fait que certains autistes se mutilent, crient, agressent, ne parlent pas n’est pas lié à leur "absence de conscience des limites de leur corps", mais à un problème de "communication", qui, on le sait, est un des symptômes de l’autisme. Lorsque une prise en charge spécifique et adaptée est mise en place (comme l’utilisation d’images/pictogramme pour communiquer), 90 % des troubles du comportement diminuent considérablement ou disparaissent.

      En ce qui concerne les enquêtes journalistiques, je pense que tout bon journaliste doit s’informer très précisemment avant de donner son point de vue. Mais pour se faire une idée, il faut "étudier" les différentes techniques qui existent (en France ou ailleurs) pour avoir un avis objectif... et surtout rencontrer les personnes directement concernées pour "savoir" de quoi on parle...

      Enfin, la France fait encore figure d’exception dans le domaine de la psychiatrie... Ca doit vouloir dire que le gâteau est bon !

      Mais cela suffit, car c’est nous et nos enfants qui subissons dans notre quotidien : pas ou peu d’intégration en milieu ordinaire, pas de prise en charge adaptée ayant apportée ses preuves, pas ou peu de projet de vie sur du long terme (apprentissage, intégration sociale, scolaire, travail, autonomie...), pas de reconnaissance de la difficulté de vie des parents (travail, vie de famille, argent, etc...), dénigrement permanent de ce qui a été prouvé scientifiquement au profit de pseudos théories qui n’ont jamais pu faire état de résultats concrêts et probants...

      Alors s’il vous plait, laisser nous suivre les voies qui conviennent le mieux à nos enfants et qui, je le répète encore (mais le faut-il ?), ont apporté des solutions et des résultats partout dans le monde... sauf chez nous en France !...

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      • Bonjour à vous tous,

        Je travaille avec un enfant autiste en tant que thérapiste ABA et je suis étudiante en psychologie au Canada. J’ai été réelement choquée d’apprendre que les personnes autistes recoivent des traitements comme le packing. Comme dit l’article, le packing n’a aucune base scientifique alors qu’il y a d’autres interventions efficaces et, avant tout, humaines. Je souhaiterais ajouter que les personnes autistes ne sont pas psychotiques et que les médicamments anti-psychotique sont trés rarement préscrit pour ces personnes. Je ne comprends pas pourquoi les psychiatres travaillent avec des personnes autistes et les traitent comme des "personnes psychotiques". L’autisme est largement associé avec une incapacité d’interagir avec le monde social parmi d’autres symptomes. Mais, et cela est trés important, pour beaucoup de personnes autistes, il n’y a pas une solution pour "arreter" or "enlever" l’autisme ; il faut plutot apprendre à vivre de son mieux avec de l’autisme. Je ne veux pas critiquer la France, mais je trouve ces méthodes de traiter les personnes autistes inéxcusable. La thérapie ABA permet l’enfant de 1) rester dans un environnement naturel comme la maison ou l’école 2) avoir du bon contact social 3) développer une relation avec un thérapiste 4) apprendre les "life skills" pour vivre avec de l’autisme. Je ne comprends pas pourquoi on ferait de la psychanalyse au lieu de traiter les symptomes et déficiences associés avec de l’autisme.

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  • (In)efficacité des antidépresseurs : le faux scoop

    2 mai 2008 18:01, par serge cannasse

    Dans l’éditorial du numéro 801 de la Revue du Praticien médecine générale (5 avril 2008), les Dr Alain Gérard, Dr David Gourion, Dr Fréderic Raffaitin, psychiatres, écrivent :

    " Le coup de génie des auteurs (étude de Kirsch) est d’être parvenu à égarer le comité de lecture de Plos en émettant des conclusions tendancieuses, qui ont peu à voir avec des données scientifiques. Ecrire que “les antidépresseurs ne sont pas plus efficaces que le placebo” est nettement plus “sensationnel” que de conclure honnêtement, que “la taille de l’effet des antidépresseurs, comparativement au placebo, est, dans les formes légères de dépression, relativement modérée, bien que comparable à celle des statines ou des antihypertenseurs”. Aujourd’hui, la rigueur n’est plus de mise, il faut attirer le chaland, faire de la pseudoscience, qui puisse se délivrer en scoop. Le mépris pour le lecteur est réel."

    On ne saurait être plus clair. Suivent une série de vraies questions scientifiques.

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  • Dans Entreprise et Carrières du 4 mars 2008, à la question " Quelles sont vos principales préconisations ?", Christian Dellacherie, rapporteur de l’avis du CES, répond : " Il convient avant toute chose de faire préciser, par la loi, les missions de service de santé au travail constitués de professionnels multidisciplinaires (...). L’action du médecin du travail lui-même pourrait être renforcé par un rééquilibrage entre visites médicales traditionnelles et actions de terrain, notamment en faveur de populations fragilisées. Il devrait également jouir d’une marge d’appréciation pour juger du rythme de ses visites (...). Nous pensons également pertinente l’instauration d’un devoir de saisine manifestant le lien étroit entre sa responsabilité et son indépendance. Nous suggérons enfin de déconnecter le financement de la médecine du travail du nombre de visites effectuées et d’en confier la gouvernance à la Sécurité sociale."

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  • Infirmières : recherche scientifique et autonomie professionnelle

    18 mai 2008 11:15, par Anne-Marie Pronost
    Bravo pour cet article qui met bien la profession d’infirmière en avant dans sa spcificité ! Anne-Marie Carnet de santé va surement soutenir l’UFRSI..

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  • Bonjour

    J’ai lu votre article :

    http://www.carnetsdesante.fr/spip.php ?article218

    je trouve dommage que vous ne parliez pas de notre association, de sa revue et ses journées d’études…

    http://www.arsi.asso.fr

    Bonne journée.

    Guy ISAMBART

    Webmaster ARSI (Association de Recherche en Soins Infirmiers)

    http://www.arsi.asso.fr

    guy.isambart@arsi.asso.fr

    Voir en ligne : ISAMBART Guy

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    • Le but de l’article était d’abord de montrer que la recherche infirmière existe, avec des standarts rigoureux. La journée organisée par l’UFRSI m’en fournissait l’occasion. Loin de moi l’idée de privilégier une association par rapport à une autre. J’ai d’ailleurs placé l’ARSI dans la page “liens” bien avant l’autre association et j’ai annoncé ses journées de janvier 2009 (je vais d’ailleurs replacer cette annonce dans la page d’accueil derechef !). Mais l’occasion fait bien souvent le larron, d’où ma présence à la journée dont je fais un compte-rendu et qui me permettait de me faire une idée sur le sujet. Bien entendu, je suis tout-à-fait favorable à un article présentant votre association et à un compte-rendu plus suivi de ses manifestations. Le problème est celui du temps, de tout lire et d’écrire ... J’accepterais volontiers un coup de main ! Bien cordialement Serge Cannasse

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  • Engendrer ou avorter (2) - de la chair au corps

    21 mai 2008 16:07, par serge cannasse
    Dans le Monde du 22 mai 2008, Claire Simon interroge les comédiennes professionnelles qui ont joué le rôle de conseillères du Planning Familial dans le film de Claire Simon, Les Bureaux de Dieu. Dans celui-ci, " de jeunes comédiennes non professionnelles leur confient leurs angoisses sur la contraception, la grossesse, l’avortement..." » Mais ces jeunes comédiennes ont joué à partir de leur vie. Nathalie Baye « a découvert avec ce film le " désarroi, la solitude de ces femmes de tous les milieux confondus qui, à l’heure de l’hyper-communication, quand le sexe est partout, ne peuvent pas communiquer, ni avec leurs familles ni avec leurs amis, autour de la grossesse, de la pilule, etc. " » Elle « évoque la jeune bourgeoise au collier de perles qui est persuadée que l’avortement qu’elle envisage va la détruire : " Elle était dans une telle angoisse quand elle jouait qu’elle m’a bouleversée. Du coup, on n’avait pas besoin de jouer l’écoute. Ça se faisait tout seul. " »

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  • Deux visions opposées du stress

    27 mai 2008 23:39, par Gilles Boitte

    Une plaisanterie sur ce sujet très sérieux.

    Patrick Légeron est certes psychiatre de formation, mais il est surtout directeur général de Stimulus, cabinet de conseil en changement comportemental. Pour le dire autrement, M. Légeron est comme le tailleur de Fernand Raynaud : ce n’est pas le costume dans lequel on veut nous faire entrer qui est mal coupé, c’est nous qui nous "tenons mal".

    Regardez le sketch : même la chute est adaptée !

    Voir en ligne : http://www.dailymotion.com/video/x4...

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  • Une gélule difficile à prescrire

    31 mai 2008 00:34, par F. Plotka Brun

    C’est vrai qu’on a du mal à déméler les responsabilités dans cette affaire. D’autant que, si je ne me trompe (car il faut vraiment aller à la pêche aux informations sur cette question), la signature d’un protocole entre le patient, le médecin traitant et la caisse sera obligatoire pour TOUTE prescription de méthadone en gélules ! (cf l’arrêté d’application de l’article L 162-4-2 du code de la sécurité sociale)

    Moi qui suis médecin dans un CSST devrai non seulement me substituer tous les 6 mois à mes collègues libéraux pour leur donner ma bénédiction, mais encore devrai-je devenir le médecin traitant des patients dont je suis la substitution au centre (ce à quoi je me refuse habituellement pour favoriser leur suivi dans le système de soins de tout un chacun) : sinon, adieu le protocole et adieu le remboursement...

    Bien que favorable à certaines des mesures d’encadrement de la substitution, comme la désignation du pharmacien choisi par le patient sur l’ordonnance (système qui, dans mon expérience, favorise la collaboration des trois acteurs plus qu’il ne restreint sur la liberté de l’usager), je ne peux voir dans cet empilement de mesures restrictives qu’une sérieuse entrave à la prescription des gélules, assortie d’une dose supplémentaire de stigmatisation et d’enfermement des personnes dépendantes.

    Quant à mon incompétence de généraliste (c’est aussi mon métier), elle supportera une fois de plus l’outrage. Ce qui est de plus en plus dur, c’est bien de devoir en permanence lutter pour s’extraire du rôle qu’on nous assigne.

    Alors, à qui la faute si la méthadone gélule reste au placard ? Difficile de dire qui en tire bénéfice ou quelle volonté est à l’oeuvre : on assiste commme souvent à l’effet concret d’instruments normatifs diffus. Nous faut-il accepter cette fois encore d’être un rouage du rouleau compresseur du contôle social ?

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    • Une gélule difficile à prescrire 26 juin 2008 11:57, par Pascale Brachet
      je suis directrice d’un CSST en Loire-Atlantique (Saint-Nazaire) et je vous rejoins tout à fait dans cet article et vos réactions. Nous cherchons à protester collectivement (après avoir interpellé notre DDASS qui.... ne réagit pas !, donc le faire au sein de l’ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie) et avec des médecins protestataires. Pascale Brachet asso.larosedesvents@wanadoo.fr Philippe Levassor, médecin addictologue du CSST est bien sûr également très protestataire ! A suivre.

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  • La revue Prescrire a rendu compte de ce rapport dans son numéro de mai 2008, et il est consultable sur le site de la documentation française.

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  • Bonjour,

    Je ne supporte pas la pilule. Effets secondaires, inconfortables voir dangeureux. Cela va des jambes gonflées, maux de têtes à l’hémiplégie. Avec le stérilet, j’ai fait une grossesse extra-utérine. Opération d’urgence donc. Après deux avortements médicamenteux, à 40 ans, j’ai choisi la stérilisation définitive. Et je suis sereine maintenant par rapport à ma sexualité.

    C’est fort domage qu’il y ait encore un fort tabou sur la stérilisation définitive, le mythe qui dit que une femme devient femme quand elle materne est bien un mythe. Avec 6 milliards d’humains sur Terre, l’espèce n’est pas en voie de disparition ! Ca va !

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  • Une gélule difficile à avaler

    2 juin 2008 19:31

    Bonjour,

    MG à Narbonne avec une centaine de patients sous Sub et Métha, j’ai dénoncé ce texte qui, à nouveau, nous interdit de prescrire la méthadone, en la réservant aux CSST.

    J’avais écrit au rédacteur en chef de FLYER et mon texte devait être inclus dans le numéro suivant. Mais il est passé aux oubliettes.

    J’ai écrit à Roselyne, pas de réponse.

    Ras le bol de ce monopole pesant des CSST depuis quinze années. De plus, j’ai un CSST peu coopératif et très fermé aux MG. Je souscris à tout ceci. Je penche pour créer une association syndicale des médecins libéraux intéressés par l’addictologie mais c’est une grosse dépense d’énergie...

    On peut en parler par téléphone.

    Merci

    Dr Serge CONTARD NARBONNE

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  • Une gélule difficile à avaler

    2 juin 2008 22:47, par Philippe PLANE
    Je souscris complètement à cet article : nous espérions que la méthadone en gélule soit l’occasion d’en libéraliser la prescription. C’est le contraire qui s’est produit. Le passage à la méthadone reste un parcours du combattant, avec de nombreux déboutés ou demandeurs exclus de fait par un cadre rigide inadapté. Nous restons dans une gestion répressive, suspicieuse, de la toxicomanie, qui ne peut que contribuer à enfoncer les toxicomanes dans leur ghetto.

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  • Quelque temps après la publication de cet article, le rapport de l’IGAS a effectivement été rendu public. J’en ai fait un bref compte-rendu (voir le lien) avant cette mise à disposition grâce à sa parution officieuse sur un site de formation médicale. Si je devais écrire ce mouvement d’humeur aujourd’hui, je n’en retirerais pas une seule ligne : je persiste à trouver anormal qu’un rapport soit diffusé sous le manteau à certains, puis disponible on ne sait comment sur certains sites et enfin totalement public une fois que chacun a cru pouvoir se faire une opinion, sur des données le plus souvent tronquées ou biaisées. En revanche, j’ajouterais un gros doute sur l’innocence de ces bizarreries de publication.

    Voir en ligne : Observance et industrie pharmaceutique : le rapport de l’IGAS

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  • les photos, dont je connais certaine, font rêver, et me rappellent ce voyage quasi "initiatique" au Mozambique il y a 8 ans... merci de c e que vous faites ! elisabeth hardyde kermadec, médecin Soins Palliatifs

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  • Très bel interview, qui donne fortement envie d’aller voir de + près et surtout de fair connaitre la dame ! merci Albert Tovi

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  • Un jour, quelqu’un a posé la question de la sexualité çà John Cage ; celuici a répondu : "Il existe 117 genres de champignons !" Albert Tovi

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  • J’aime bien le propos. Je ne suis pas sur que l’art nous rende meilleurs. L’art peut enfermer aussi, par exemple des personnes ne veulent écouter qu’un type de musique ou lire qu’un type de littérature, refusant à d’autres genres d’être de l’art. Je ne suis pas sur que l’art quand il devient une spécialité ouvre tant que ça le cœur et l’esprit. Je crois plus au dilettantisme et à la curiosité. La curiosité pour les gens et les choses ne se décrète pas, elle se cultive, se travaille, s’entretient. Ce devrait être le rôle des enseignants de maintenir la curiosité des enfants que nous avons et pour certains sommes toujours.

    Voir en ligne : http://kystes.blog.lemonde.fr/2008/...

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  • Portées aux nues

    26 juin 2008 00:00, par Dr Anne-Marie Leteneur-Cocheteau
    Le corps tel qu’en sa fragilité révélé par ces clichés, me touche beaucoup plus que ceux "pseudo-érotiques" trop souvent dévoilés, et le naturel n’est pas vulgaire mais émouvant.

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  • Portées aux nues

    26 juin 2008 11:21
    Tres beau, oui, l’authenticité fait du bien, il nous faudrait plein de choses comme çà, par exemple dans les arts sonores... Albert ovi, compositeur

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  • Palier Bruno (2)

    7 août 2008 13:05, par serge cannasse

    Cet entretien est paru dans le numéro 141 de juillet-août 2008 de la revue " Métiers de la petite enfance ". Sa rédaction y a ajouté quelques notes utiles, que voici :

    - Le livre de Dominique Méda et Hélène Périvier s’intitule " Le deuxième âge de l’émanicipation " (Seuil, 2007).
    - À propos des assistantes maternelles, la rédaction souligne " qu’avec les relais assistantes-maternelles, ces professionnelles sortent de leur isolement et peuvent acquérir des compétences supplémentaires en matière d’éveil de l’enfant."
    - Elle fait également remarquer que " les sages-femmes réclament un alignement du congé maternité post-natal sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (2004) en matière d’allaitement exclusif, soit jusqu’aux 6 mois de l’enfant."
    - Enfin, elle signale le rapport de Valérie Pécresse " Mieux articuler vie familiale et vie professionnelle " de février 2007 (http://lesrapports.ladocumentationfrancaise. fr/BRP/074000138/0000.pdf)

    Voir en ligne : Métiers de la petite enfance

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  • La HAS menace t’elle la profession infirmière ?

    7 août 2008 13:20, par serge cannasse

    Le nombre des organisations infirmières refusant la suppression du décret d’actes est à présent de douze : la CFDT, la CFTC, la coordination nationale infirmière (CNI), Convergence infirmière, la FNI, FO, l’Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux (Onsil), le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) CFE-CGC, le Syndicat national des infirmiers conseillers de santé Snics - FSU, SUD Santé-sociaux, l’Unsa et l’Ufmict-CGT.

    D’après le site Infirmiers.com à partir d’une information de l’agence APM, le projet de loi "santé, patients et territoires" « permet aux infirmiers "d’entreprendre" et "d’adapter des traitements définis par arrêté du ministre chargé de la santé, dans le cadre de protocoles préétablis, écrits, datés et signés par un médecin". "En l’absence de médecin", l’infirmier "évalue l’urgence d’une situation et peut mettre en oeuvre des protocoles de soins d’urgence", propose le texte.

    Parmi les missions que doit assurer l’infirmier, l’éducation thérapeutique a été ajoutée. Il peut aussi "contribuer à la recherche dans le domaine des soins infirmiers et participer à des actions de recherche pluridisciplinaire".

    Sur le décret de compétence, il est précisé que les "conditions d’exercice de la profession" sont définies par "un décret en Conseil d’Etat", mais qu’un "arrêté du ministre chargé de la santé, pris après l’avis de l’Académie nationale de médecine, fixe la liste des actes relatifs à l’exercice de la profession". »

    7 août 2008

    Voir en ligne : Infirmiers.com

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  • Le téléphone mobile tue, mais pas le ridicule

    7 août 2008 14:56, par serge cannasse
    Marc Gombeaud, Rédacteur en chef et Directeur des Opérations internationales de l’agence Destination santé, me fait remarquer que le communiqué de l’Académie de médecine a été signalé et commenté sur le site de cette agence. En le remerciant de sa lecture attentive, je place donc un lien sur l’article en question, de plus très intéressant.

    Voir en ligne : Destination santé

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  • Le téléphone portable tue, mais pas le ridicule

    7 août 2008 16:45, par serge cannasse
    Il semblerait bien que le "coup de gueule" de l’Académie de médecine soit justifié, du moins si l’information donnée par le Monde (édition du 1er août 2008) est confirmée cet automne quand l’étude Interphone sera publiée (étude menée dans 13 pays pendant 4 à 5 ans). Pour l’Académie, en effet, cette étude n’a "ni les moyens ni la puissance statistique suffisante" pour que l’on puisse en tirer des conclusions claires. Or le professeur Elisabeth Cardis, qui en assure la coordination internationale, explique le retard mis à la publication de l’étude par des "difficultés d’interprétation." Elle " affirme que les responsables de l’étude se répartissent en trois groupes de taille sensiblement égale : ceux qui estiment que l’accroissement constaté du nombre de tumeurs chez les utilisateurs n’est dû qu’à des biais statistiques ; ceux qui estiment qu’il résulte bien d’un effet néfaste des ondes de radiofréquence ; le troisième tiers considère qu’il n’est pas possible de tirer une conclusion dans un sens ou l’autre." Ce qui confirme que "crier au loups" est faire un usage bien curieux du principe de précaution.

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  • Le téléphone portable tue, mais pas le ridicule

    8 août 2008 10:06, par serge cannasse
    Je plaide "coupable", sans circonstance atténuante autre que l’excès d’informations à lire, ce qui est bien faible étant données les ambitions de ce site, même en tenant compte du " à ma connaissance " placé prudemment dans le texte : dans son édition du 17 juin, Libération a mentionné l’avis de l’Académie nationale de médecine, ainsi que celui de plusieurs experts. Cela fait donc au moins deux médias à avoir repris l’information.

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  • Le téléphone portable tue, mais pas le ridicule

    22 août 2008 22:57, par David

    Le plus ridicule c’était cette campagne de pub sur Internet avec des pop corn...

    Un gros coup marketing pour une marque d’oreillettes... David de conseil santé

    Voir en ligne : Conseil Santé

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  • Refus de soin : le médecin peut porter plainte !

    28 août 2008 10:04, par serge cannasse

    Dans un message personnel qu’il m’autorise à reproduire, Philippe Foucras (CoMeGAS) donne les précisions suivantes :

    " Le code de déontologie médicale prévoie que le médecin est libre de refuser ses soins, sauf urgence, mais qu’il doit s’assurer que les soins seront apportés par un autre médecin. Le conciliateur de la sécu se voit donc attribuer un rôle qui relève d’une fonction du médecin et de plus est couverte par le secret professionnel.

    Une autre preuve de la façon consternante dont cette circulaire a été réfléchie. Une déontologie médicale “allégée” pour les bénéficiaires de la CMU, confiée aux services sociaux !

    L’ordre des médecins, qui aurait dû monter au créneau, fait entendre là encore un silence assourdissant."

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  • L’automédication à petits pas

    4 septembre 2008 18:07, par BARONLENEVEU
    Dans nos pharmacies nous avons mis en place un outil de traçabilité et de sécurité de tout produit remis au patient. Chaque acte pharmaceutique est enregistré . Ce qui menera prochainement à la publication d’une étude sur l’influence du pharmacien ( non plus vendeur mais conseiller efficient dans la chaine de soins)dans le suivi pharmaco thérapeutique des traitements cart ce ne sont plus les médicaments mais les traitements qui sont analysés et tout incident est tracé et remonté aux GP. C’est cela l’avenir de la profession de pharmacien . La valorisation de l’acte pharmaceutique qui concerne l’automedication tout comme la prescription pharmaceutique. Y aura t il alors les patients qui ont droit à un suivi pharmaceutique et ceux qui n’y auront pas droit ? CBLN catherine Baron Le Neveu

    Voir en ligne : avenir du metier de pharmacien au service des patients

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  • la cause des bébés, dans les échos aussi !

    7 septembre 2008 23:01, par titinesf

    Oui, les jeunes femmes mettent actuellement deux enfants au monde dans notre beau pays ! La branche famille dégage enfin des bénéfices et cela se dit à bas bruits !!

    Mais à quel prix ? Les femmes se voient encore flouées au travail. Elles subissent quotidiennement des pressions professionnelles qui reconnues par notre ministre Roselyne Bachelot, lui ont fait prendre des mesures de protections avec les plus grandes entreprises françaises.

    Mais dans les petites entreprises se sont des temps partiels, des contrats de courte durée qui ne seront pas renouvelés du fait de la grossesse. Les organisations nouvelles ( téléphonie, travail le week-end), les réductions de personnels dans le service publique (infirmières et aides soignantes de nuit, et T2A optimisée au maximum qui menace les emplois ) et les stress rendent les grossesses plus difficiles : hypertension, menace d’accouchement prématuré, retard de croissance participent à remplir les services de néonatologie ; il est vrai que le tabagisme fait aussi des dégâts.

    Alors plaider la cause des bébés, ce n’est pas seulement les protéger quand ils seront nés, c’est les aider à vivre heureux au sein du giron de la maman, en protégeant vraiment les grossesses. Ce serait améliorer les conditions de respect des femmes salariées. Ce serait les informer qu’une sage femme peut suivre leur grossesse, les conseillers et les maintenir dans la physiologie par des conseils hygiéno-diététiques dès le premier entretien de début de grossesse proposé par le plan de périnatalité 2004-2007 .

    Ce serait leur offrir autre chose que le droit opposable d’avoir accès à un mode de garde en 2012, alors que d’ici là des milliers de travailleuses précaires s’arrêteront car la garde d’enfant est pour elle un problème économique majeur.

    Si l’accès au travail pour les femmes qui le souhaite était possible dans chaque entreprise avec des crèches et mode de gardes aidés par les PME, il y aurait sûrement une volonté d’un bon nombre de femmes de continuer le travail.

    Mais qu’en est-il des recommandations de la Haute Autorité en Santé ? Alors que l’Europe discute et se prépare à allonger de deux semaines le congés post-natal actuel, de 16 semaines, d’autres pays ont déjà compris que favoriser la proximité parents bébé est la première prévention de la bonne santé d’un bébé pendant la première année. Si le choix était vraiment possible, sans perdre l’avantage de revenus descend, un certain nombre de « mères » aimeraient allaiter plus longtemps leur bébé comme l’OMS le recommande, se protégeant ainsi du risque du cancer du sein, et donnant à leur enfant le bénéfice d’être protégé des maladies « coûteuses pour la sécurité sociale ». Des pères pourraient choisir de s’arrêter et de relayer leur compagne et préparer un projet professionnel nouveau.

    Assurément le développement cognitif du bébé passe par des relations diverses avec l’environnement, mais le choix n’existe pas. Il se fait pour les classes moyennes au prix de privation, et l’acceptation, dans l’intérêt de l’enfant, d’une baisse du pouvoir d’achat. Mais les ouvrières, les travailleuses précaires, temps partiels n’ont pas le choix. Leur salaire si faibles les poussent vers le replis dans la famille, perdant souvent leur place dans le secteur qu’elle délaisse pour élever leur enfant. Comment trouver un compromis entre une première année de lien et de protection bénéfique à l’enfant, et une réintégration du parcours professionnel respectueuse de cet acte citoyen qu’est « produire un petit être » qui à son tour viendra prendre une place dans une société qui se doit de rester humanisante ?

    Une fois de plus les femmes payent un lourd tribus, face à une société qui se refuse à accomplir les choix nécessaire à un vrai changement de la politique familiale.

    Voir en ligne : http://commentaires.lesechos.fr//co...

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  • Rouillon Frédéric

    16 septembre 2008 09:00, par Formindep
    Le professeur Rouillon accepterait-il de respecter la législation française en déclarant les liens d’intérêts qui le lient à des entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé ? (Article L 4113-13 du code de la santé publique). Son message en gagnerait en clarté et transparence. Un article de juin 2007 publié dans le New York Times rappelait que de tous les médecins les psychiatres sont ceux qui sont le plus payés par l’industrie pharmaceutique.

    Voir en ligne : site du Formindep

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  • Abus des psychotropes : généralistes coupables ?

    16 septembre 2008 10:43, par Cartouche
    Pourquoi n’interroge-t-on jamais les malades, le citoyen responsable également de sa santé sur ce sujet ? On se place toujours du côté de l’assurance maladie (le payeur) contre les généralistes (le prescripteur sans scrupule à la botte des labos, "le coupable"). Et si le patient trouve une aide réelle dans la prise de ces psychotropes ??? et est assez adulte pour ne pas en abuser et trouver également d’autres solutions pour répondre à son mal être ! Il y a beaucoup d’autres abus en santé publique portés sur le devant de la scène pendant un moment et que l’on ne remet pas trop en question de peur de destabiliser le système de santé. On tape toujours sur la même tête : le citoyen. Et si cette augmentation de consommation de psychotropes n’était pas tout simplement le signal du dysfonctionnement et des inégalités montantes dans la société française.

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  • Super ! à quand une expo sur le cancer de la prostate, qui parait-il, occasionne plus de victimes que celui du sein ? en tous cas, on en parle moins, surement paceque ça la fout malpour l’ego masculin ! a.Tovi

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    • Rencontres Santé photographiques contre le cancer du sein 17 septembre 2008 11:23, par Médor

      prostate : 9122 décès Tx standardisé : 44.06 / 100 000 part de DC par cancer imputable à la prostate : 10.11%

      sein : 11160 décès Tx standardisé : 32.3 / 100 000 part de DC par cancer imputable au sein : 18.20%

      Vérifiez vos informations avant de parler, vous êtes certainement manipulé par le lobby des urologues

      Voir en ligne :

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  • Bonjour M. Cannasse,

    Je ne peux me prononcer sur le contenu de votre article étant donné que la réalité nord-américaine diffère de la vôtre. Cependant, l’intérêt grandissant pour une pratique et une recherche en sciences infirmières basées sur la théorie est réjouissant pour l’avancement des connaissances et aussi l’avancement de la profession.

    Je vous souligne la parution d’une seconde édition de La pensée infirmière en 2003, revue et augmentée, aux Éditions Beauchemin, disponible seulement au Québec ou par internet. Je découvre vos carnets et je vais m’y abonner. Cordialement, Francine Major, professeur, Université du Québec en Outaouais

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    • bonjour,

      je n’arrive pas à comprendre le sens de vos pensées. Cette société dans laquelle nous vivons ne fait que dévoiler le superficiel de chacuns d’entre nous alors que les vraies valeurs de ce si beau métier sont totalement oubliées. Q’une infirmière puisse penser d’une manière et qu’à l’autre bout de la terre une autre puisse penser le contraire ou faire differemment, n’est pas ce qui fait de la vie sa caractérisation ? Nous n’empecherons jamais les gens de se trouver plus ou moins d’affinités et la raison fait notre raison de vivre ; ce que je peux penser d’un homme agonisant rendu grabataire par Alzeimer n’interesse personne , et mon seul et propre rôle puisque je l’ai choisi, et d’atténuer son mal être, d’etre ses mains pour boire et manger d’être sa force pour se relever (sans cela, il vaudrait mieux que je parte vendre des tomates )mais la plupart des gens, je pense sont d’accord avec moi monsieur, nous banalisons des points forts de notre profession et renforçons des inepties qui ne feront surtout pas avancer le corps médical ni les sociétés dans lesquelles nous vivons.

      merci

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      • Mon propos n’est pas de jeter un doute sur la validité de tel ou tel compte-rendu d’expérience à tel ou tel endroit de la planète dans telle ou telle langue, mais de constater qu’au-delà d’un fonds commun d’émotions fondamentales, il n’est pas certain que nous ressentions tous des événements semblables de la même façon, notamment en raison de cultures différentes. En tout cas, c’est un gros point de débats.

        La question que je soulevais est celle des mots pour rendre ces expériences. Tant qu’une expérience vous reste personnelle (que vous le souhaitiez ou non), cela peut ne guère avoir d’importance, quoique nous soyons aussi formés des mots que nous employons depuis l’enfance. Le problème commence quand il s’agit d’en rendre compte à quelqu’un d’autre : les mots que j’emploie résonnent ils de la même façon pour la personne à qui je m’adresse ? rien n’est moins sûr, et, par exemple, le langage parlé emploie plein d’expressions toutes faites destinées à vérifier la compréhension mutuelle des interlocuteurs. Des notions qui me paraissent évidentes tant que je communique avec quelqu’un dont la culture, y compris professionnelle, mais aussi "nationale", m’est proche, j’ai des chances de me faire comprendre d’une façon que je puisse trouver satisfaisante. Mais des mots comme "personne" ou "communauté" peuvent résonner de façons bien différentes suivant les interlocuteurs. C’est tout ce que je voulais dire.

        Transposer dans le langage français des notions établies dans une autre culture doit se faire prudemment. ça ne veut pas dire qu’il faut laisser tomber. Mais je constate avec plaisir que sans rien renier des apports anglo-saxons, une culture infirmière française (ou européenne, ou francophone) se met en place, dans un esprit qui lui est propre.

        Quand il s’agit d’aider quelqu’un à mourir, une chose nous est commune : l’attention que nous lui portons. Mais la façon dont s’exprime cette attention varie beaucoup. La question que vous posez revient à demander si ça vaut la peine d’en parler. Je crois que oui, et que c’est même nécessaire.

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    • Un grand merci pour votre sujet au contenu interessant, et par la même occasion pour ce superbe site d’une grande qualité . Je l’ajoute instannément à mes favoris et je me lance comme objectif d’en parler autour de moi. ***

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  • Salarié présumé coupable, futur patient irresponsable ?

    17 septembre 2008 10:40, par serge cannasse

    Pas d’article de presse, certes, mais un communiqué du Conseil national de l’Ordre des médecins, dont voici des extraits :

    " La loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 permet, à titre expérimental, aux organismes d’assurance maladie obligatoires de suspendre le versement des indemnités journalières sur la seule base de la transmission par le médecin contrôleur de son avis au médecin-conseil de l’Assurance maladie.

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins avait exprimé de fortes réserves sur ce texte pour deux raisons majeures.

    Il permet au service médical de l’assurance maladie de demander la suspension du versement des indemnités journalières, sans s’être assuré par ses propres moyens de l’absence de justification médicale de l’arrêt de travail. Comment un médecin peut-il procéder de la sorte sans examen de l’assuré ni même de son dossier ?

    Il apparaît également anormal que lorsqu’un nouvel arrêt de travail est prescrit à la suite d’une décision de suspension des indemnités journalières, il ne produise pas effet, dans l’attente de l’avis du service médical. Cette disposition jette une suspicion inacceptable sur la justification médicale de l’arrêt de travail prescrit et remet en cause la validité d’une prescription, alors même qu’elle n’a pas fait l’objet d’un contrôle médical.

    Pour être complet, il faut cependant observer que la loi et son décret d’application offrent à l’assuré social des voies de recours.

    A notre demande, nous avons rencontré les services de la CNAMTS en charge de ce dossier. Il est ressorti de ces échanges, qu’en aucun cas le médecin contrôleur mandaté par l’employeur (directement ou par l’intermédiaire d’une société spécialisée) ne pourrait communiquer ses conclusions au service médical de l’assurance maladie, s’il n’avait pas procédé à un examen médical de la personne contrôlée.

    En effet, la loi évoque la transmission d’un avis par le médecin contrôleur ; or, sans examen du patient permettant de s’assurer de la justification médicale de l’arrêt de travail, il n’y pas d’avis possible pour le médecin dont le rôle n’est pas de délivrer des constats de présence ou d’absence du patient à son domicile."

    Voir en ligne : Communiqué du CNOM

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  • Très bonne campagne ! Les "modèles" représente bien "madame tout le monde" Ça me fait un peu penser à la publicité de la marque Dove au passage :) Bonne journée à vous, david de conseil santé

    Voir en ligne : conseil sante

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  • Dans Le Côté de Guermantes, de Marcel Proust.

    23 septembre 2008 13:37, par Roxane

    Ce texte est bien trop sage à mon goût, voilà un extrait, à vous de deviner qui c’est...

    "Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vu

    Des gens déboutonnés derrière quelque haie,

    Et, dans ces bain sans gêne où l’enfance s’egaie,

    J’observais le plan et l’effet de notre cul.

    Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvu

    De méplats évidents que tapisse la claie

    Des poils ; pour elles, c’est seulement dans la raie

    Charmante que fleurit le long satin touffu.

    Une ingéniosité touchante et merveilleuse

    Comme l’on ne voit qu’aux anges des saints tableaux

    Imite la joue où le sourire se creuse.

    Oh ! de même être nus, chercher joie et repos,

    Le front tourné vers sa portion glorieuse,

    Et libres tous les deux murmurer des sanglots ?"

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  • Bonjour Monsieur Cannasse, Je viens de lire votre article. Je suis une infirmière diplomée française qui a immigrée au québec depuis 3 ans. Mes études ont été basées sur le modèle conceptuel des 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson. J’ai pratiqué en France pendant 9 ans. Depuis, 2005 je pratique au Québec, je fais actuellement le Baccalauréat en Sciences Infirmières à l’Université du Québec en Outaouais. J’ai changé mon paradigme et je me suis adaptée. Je suis très heureuse de découvrir et d’apprendre les différents modèles conceptuels Nord-américains qui existent. L’influence de ces modèles conceptuels sert à guider notre discipline pour toutes les infirmières au niveau mondial. Il est pertinent, comme vous le précisez Monsieur Cannasse qu’une culture infirmière française (ou européenne, ou francophone) se mette en place, dans un esprit qui lui est propre. Je constate que les métaparadigmes qui sont la santé et expérience de santé, la personne, le soin, l’environnement que cela soit au niveau de la France ou du québec seront toujours similaires. Pour qu’une culture infirmière française (ou européenne, ou francophone) se mette en place, dans un esprit qui lui est propre, il serait souhaitable que les infirmières françaises fassent aussi des etudes quantitatives et qualitatives pour faire avancer la recherche en sciences infirmières qui lui est propre. Au final, je pense que toutes les infirmières au niveau mondial peuvent et doivent mettre en place un esprit qui leur est propre pour faire avancer notre discipline tant au niveau de la recherche, de l’amélioration de la prise en charge du client, et de la qualité des soins. Nous sommes toutes et tous unis malgré les frontières qui nous séparent dans un but commun.

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  • Delmas Philippe

    1er octobre 2008 12:21, par MASSELLI

    Bonjour,

    Infirmière d’origine brésilienne, je reconnais et soutiens plusieurs de vos propos. D’abord parce que je me suis formée à l’université, comme les autres professionnels de santé ; deuxièmement parce que je me suis spécialisée en Santé Publique et j’ai intégrée une équipe dans un centre communautaire de santé, où les infirmiers, les autres professionnels de santé et les usagers ont beaucoup plus d’autonomie vis-à-vis la promotion, la prévention et la récupération de leur santé ; aussi parce que, de retour à l’université, j’ai contribué a former une nouvelle génération de professionnels de santé (y inclus médecins) dans l’approche « Santé de la Famille » (et non pas de chaque organe malade) ; et pour finir je me trouve en France (coordinatrice d’un Atelier Santé Ville), à constater tout le chemin que la profession a à parcourir devant soi. Juste une remarque sémantique : pour quoi ne s’adresser pas à l’ensemble des professionnels au masculin ? Les infirmiers.

    Cordialement,

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  • Voici un lien (document pdf) qui clarifie les relations de partenariat à construire du côté des associations : " Convergences entre associations de patients et firmes pharmaceutiques." À lire avant de s’engager… (note : s’il est question de la Belgique, la réflexion sur le fond est la même pour la France)

    Voir en ligne : Associations de patients et firmes pharmaceutiques

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  • Delmas Philippe

    6 octobre 2008 08:33, par serge cannasse

    Bonjour,

    J’ai bien lu votre entretien avec M. Delmas. Infirmier français, enseignant en soins infirmiers en Suisse, je ne suis pas totalement en accord avec votre interlocuteur.

    L’éducation thérapeutique est un savoir transdisciplinaire à mon sens, et le fait de ne pas seulement le considérer sous l’angle infirmier, permet de se maintenir à jour. En effet, je préfère de loin parler :

    - d’empowerment du patient que d’observance ;
    - et d’éducation pour la santé que d’éducation à la santé.

    Ces deux termes, au-delà du détail verbal, témoignent d’une conception du "care" encore bien plus centrée sur l’individu que ceux lus dans l’article. Ce pourquoi, je préfère rester dans mon approche pluridisciplinaire de l’éducation pour la santé que dans une approche purement infirmière.

    A savoir que ces propos n’engagent que moi, en tant qu’individu et non pas du tout l’école dans laquelle je travaille.

    En attendant une éventuelle réponse de votre part ou de celle de M. Delmas, meilleures salutations

    Olivier Walger

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  • Rosny Éric (de)

    26 octobre 2008 09:05, par natolgui
    Ce que je vais dire, au père de Rosny, un grand merci, parce que son article mais fais comprendre que j’étais dans l’erreur, avec des croyances vieilles comme le monde. Ma vision des choses à changer maintenant. Et je comprends pourquoinle monde va si mal ! avec plus d’amour dans notre propre famille et dans le monde, bien des misères seraient épargnées. encore merci. Je vais me procurer votre livre, les yeux de ma chêvre sans plus attendre.

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  • Comme à leur habitude les economistes et autres journalistes démontent les pseudo avantages des medecins .Mais en ce mois d’octobre 2008 ou toutes leurs certitudes se sont effondrées ,quel crédit peut on encore leur allouer ? L’économie n’est pas une science ,elle n’est que politique ..... D’autres professions vont éclore pour remplacer ces hommes peu rigoureux et revenir à un débat sérieux ,constructif et scientifique .Fin d’une époque ?fin des sornettes économiques ...enfin ..

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    • Les deux commentaires précédents sont malheureusement le reflet d’une réaction assez fréquente chez les médecins dès que quelqu’un ose parler de leurs revenus ou rappeler l’existence de la sécurité sociale. Assez fréquente, mais, je crois, de moins en moins, en particulier chez les jeunes généralistes que je rencontre, qui aiment leur métier et qui ne font certainement pas porter le poids de ses difficultés sur les journalistes ou les économistes.

      Quelques précisions donc. Claude Évin n’est pas mon gourou, ni qui que ce soit d’ailleurs. Cela étant, je ne partage pas l’appréciation qui en est faite, ni le ton sur lequel elle est faite, proprement agaçant chez des gens censés faire preuve de respect et d’écoute.

      Je ne déteste pas la médecine libérale, comme le montre plusieurs autres articles de ce site. En revanche, je pense que le paiement à l’acte pose quelques très sérieux problèmes, ce qui ne veut pas dire qu’il faut le supprimer, mais qu’il faut le compléter. Vous avouerez qu’il ne s’agit pas là d’une position extraordinairement originale ou subversive, puisqu’elle est reprise par bon nombre de médecins, y compris au Conseil national de l’Ordre. Il faut également rappeler que le système du paiement à l’acte n’est pas forcément le plus avantageux financièrement pour les médecins, comme le montre un certain nombre d’exemples étrangers. J’ose même penser que l’on peut faire co-exister plusieurs modes d’exercice : dans un système libéral, la règle est tout de même que le meilleur gagne. Est-ce un principe qui vous dérange ?

      Je ne crois pas que ce soit exclusivement aux médecins de définir le système de soins, bien qu’ils aient évidemment plus qu’un mot à dire. Jusqu’à preuve du contraire, dans une société démocratique, les enjeux qui concernent tout le monde ne sont pas réservés à une élite, voire une caste, du moins s’y efforce t’on.

      Les certitudes des économistes et autres journalistes ne se sont pas effondrées en octobre 2008, pour la bonne raison que, comme les médecins, ils sont loin de constituer un groupe homogène. L’économie n’est pas une science "dure", certes, la médecine non plus. "La science économique" a su prévoir le crash financier, du moins un bon nombre de ses représentants, mais comme la médecine n’empêche pas toutes les évolutions fatales ni n’en prévoit la date exacte, tout en sachant qu’elles sont inéluctables, elle n’a rien pu faire pour l’empêcher, pour des raisons que je ne peux pas développer ici. Je vous conseille cependant de revenir, par exemple, au livre de Patrick Artus (le capitalisme est en train de s’autodétruire), interviewé dans Carnets de santé. Comme beaucoup de ses confrères, il savait que le problème surviendrait, mais il ne savait pas quand. Les médecins sont ils beaucoup plus malins ?

      Permettez moi donc en conclusion de vous suggérer de revenir à la rigueur que vous préconisez et d’avoir quelque attention aux arguments que l’on vous avance si vous voulez avoir vraiment un débat "sérieux, constructif et scientifique" plutôt qu’un acquiescement béat à vos propos.

      Restant bien à vous, Serge Cannasse

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      • Je suis bien navré de vous avoir si irrité .Je souhaitais seulement vous mettre en face d’ une réalité ,certes déprimante pour vous : vos certitudes ne sont plus de notre temps . Constat amer certes ,mais que vous devez admettre : la technocratie est bien finie et la verbologie fait maintenant partie du passé .Au fait nombre de plubications économiques montrent que la qualité des soins est bien moins bonne qu’avec le paiment à l’acte ...... finalement , notre systeme de soins ne serait il pas le meilleur ? faut il chercher ailleurs ou la qualité (et non la quantité .....)est un critere peu recherché ? Bien à vous et restant disponible pour un débat sérieux,rigoureux et scientifique

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      • Bonjour,

        Préparant, pour cet après-midi, une intervention devant les étudiants de troisième cycle de médecine générale de ma région, je suis tombé par hasard sur votre site.

        Didier Joseph que je connaissais bien, pour avoir été au même syndicat, ne vous répondra pas ; il est décédé voici quelques mois, et le burn-out y joue manifestement une part. A ce propos je tiens à dire que pour une profession bien "nantie" par rapport à la moyenne de la population, il est étonnant de constater l’importance du nombre de suicides, proportionnellement presque trois fois supérieur à France Télécom. (chiffres CARMF) S’il est ô combien légitime de s’inquiéter de ce qui passe à l’intérieur de cette société, il serait bienvenu de s’inquiéter de ce fait.

        Pour le reste je suis assez d’accord avec vous, notamment sur le fait que les médecins perdent leur capacité d’écoute lorsqu’on parle de leurs revenus.

        Je suis moi aussi médecin généraliste mais aussi citoyen et à ce titre attaché à une assurance maladie solidaire que nous voyons chaque jour un peu plus attaquée. Je suis persuadé aussi que le paiement à l’acte exclusif est dépassé. Il y a un certain nombre de tâches qui ne peuvent être prises en compte que par une forfaitisation. (prévention, éducation thérapeutique, coordination, travail de synthèse, ...). La médecine a évolué et ses acteurs aussi (patients comme médecins et professionnels de santé). Bien d’accord aussi sur le fait qu’on ne peut laisser les seuls médecins décider de notre système de santé. Les pouvoirs publics mais aussi tout citoyen a son mot à dire.

        Un autre jour il faudra qu’on parle de démographie médicale, de liberté d’installation. L’histoire des zones déficitaires n’est, à mon avis, que l’arbre qui cache la forêt ; à savoir que le vrai problème est celui de l’attractivité pour la médecine générale libérale et qu’à force d’initiatives malheureuses on est en train de bousiller cette médecine de proximité qui existait en France. Bien cordialement Pascal Lamy

        Voir en ligne :

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        • merci de votre intérêt. cet article déjà un peu ancien ne retraçait pas strictement mon point de vue, mais celui d’un spécialiste reconnu de la question, avis que j’ai trouvé intéressant bien entendu, puisque j’en rendais compte.

          Loin de moi l’idée de vouloir dire que les médecins sont des "nantis" : ils sont parmi les personnes à avoir les plus hauts revenus en France, ce qui ne veut pas dire la meilleure qualité de vie !

          Permettez moi de vous inciter à lire les nombreux articles sur la démographie médicale publiés sur ce site : ils vont, je crois, dans votre sens (notamment mon dernier billet d’humeur).

          bien cordialement votre serge cannasse

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  • Maman de 2 enfants présentant des TED, je respire mieux depuis la découverte de J. Berger (via l’orthophoniste d’un de mes enfants,merci à elle). Pouvoir partager son intime conviction est en effet d’un grand réconfort dans cette situation ô combien "isolante" (pour les parents) . Cela va me pemettre d’avancer dans ma démarche éducative.

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  • Le CEFIEC (association nationale loi 1901 regroupant des structures de formation en soins infirmiers et cadres de santé, dont la majorité des IFSI - Instituts de formation en soins infirmiers) a été reçu le 23 octobre 2008 par Céline Mounier, Conseillère Technique auprès de la Ministre de la Santé, à qui il a présenté ses observations concernant le rapport LMD. Dans le compte-rendu qu’il fait de cette entrevue, on lit notamment :

    - La Conseillère Technique, Céline Mounier rappelle que ce rapport ne constitue pas une « feuille de route », mais doit permettre de susciter le débat avec l’ensemble des partenaires concernés.
    - Elle reconnaît, au vu de notre argumentaire, que nos formations ne rentrent ni dans le cadre actuel de la licence professionnelle, ni dans celui de la licence générale sans aménagements importants.
    - La nécessité de conserver les IFSI comme acteurs incontournables de la formation et la nécessaire maîtrise des flux d’entrée (quotas) constituent des points d’accord.
    - La qualification du ou des diplômes délivrés à l’issue de la formation – licence et/ou diplôme d’Etat – n’est pas encore arbitrée.
    - L’objectif du Ministère est bien de mettre en place un cursus complet de formation universitaire incluant la possibilité de développer la recherche.
    - La concertation sur les formations sera instaurée lors d’une première réunion organisée le 17 novembre, à laquelle le CEFIEC sera convié.
    - Les textes concernant la formation infirmière devraient être publiés au printemps 2009.

    Voir en ligne : http://www.cefiec.fr/_private/2008-...

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  • Journées INPES 2009 de la prévention

    1er novembre 2008 13:41, par BABACAR

    bonjour,

    les thèmatiques du programme des journées sont à la fois importantes et pertinentes et transcendent les frontières . le seul problème est que les personnes intéressées que nous sommes vivant en Afrique éprouvent des difficultés d’ordre financier à participer à ce genre de rencontre aussi intéressante pour nos pays dont la faiblesse des ressources et le niveau de développement les amènent à faire face à une kyrielle de problèmes de santé publique. Ne pensez-vous pas que des bourses devraient être attribuées aux ressortissants de ces pays, et aider à réduire ainsi les inégalités sociales de santé de façon transfrontalières.

    MERCI

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    • Journées INPES 2009 de la prévention 1er novembre 2008 15:41, par serge cannasse
      Vous avez d’autant plus raison que l’expérience des pays africains peut certainement être utiles à tous, en matière de santé communautaire et d’articulation soins/prévention notamment.

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  • Comment rendre un hôpital attractif

    6 novembre 2008 13:56, par Mamzelle Snouc
    Merci pour ce joli moment de fierté. J’en avais un peu marre de n’entendre parler que des initiatives américaines pour l’amélioration du milieu hospitalier, que ce soit pour les patients ou pour le personnel. Si seulement le fatalisme gaulois fléchissait un peu plus sous les assauts de l’amélioration ! Rien que de savoir que cela existe, j’ai déjà envie de postuler dans ces établissements. Magnet hospitals, ça marche !

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  • Les faux prophètes de l’autisme

    10 novembre 2008 09:59

    Mais où sont les parents qui peuvent témoigner de la ruéssite de ces régimes et autres commpléments ???

    Je suis une maman absolument convaincue du bienfait des enzymes car mon fils s’est absolument transformé dans la semaine où il a commençé. Depuis, tous ses traits autistiques ont disparu, et les progrès ont fusé de semaines en semaines.

    Heureusement que j’ai essayé cette voie alternative car la médecine traditionnelle ne veut rien entendre, je me sens seule mais gagnante et désolée pour ces familles qui n’ont pas ma chance.

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    • Bonjour, je suis la maman d’un petit garçon de 5 ans qui a un retard psycho-moteur. En moyenne section, il ne suivait pas, ne savait pas dessiner, son langage était très difficilement compréhensible pour les personnes qui ne le cotoyaient pas au quotidien. Nous avons fait le test urinaire qui a révélé de grande quantité de peptides issues du gluten et de la caseine dans ses urines, et nous avons commencé le régime sans gluten ni caséine il y a un an. Je ne peux bien sûr pas affirmer que ses progrès considérables depuis sont dus à ce régime (il a rattrapé bcp de son retard), j’ai juste de fortes présomptions, mais je sais que malgré le septicisme du neuropédiatre qui le suit, nous continuons de crainte qu’il rechute si nous arrêtons. Ce serait bien que le monde médical et la recherche publique de ce pays se penche sur la question et engage des travaux sur le sujet (intoxication aux métaux lourds, lien avec les retards psychomoteurs, effets du régime sans gluten sans caseîne etc...), plutôt que de nier ou de simplement dire que rien n’est prouvé. Et sur les forums, on rencontre beaucoup de parents qui sont contents du régime. Rien que cela devrait faire se poser des questions au monde médical conventionnel.

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  • Google, meilleur que l’InVS ?

    28 novembre 2008 13:09, par serge cannasse

    Un éditorial du New-York Times revient sur le sujet en précisant qu’il y a deux études à son propos : l’une porte sur Yahoo et a été publiée dans le journal Clinical Infectious Diseases, l’autre sur Google, publiée dans Nature et menée avec la collaboration du Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta). Tout cela donne beaucoup de sérieux à l’affaire.

    Néanmoins, l’article pointe les limites de l’outil : basé sur les noms supposés choisis par les internautes, type d’humains aux opinions fluctuantes, risque d’entraîner de fausses alertes, pas d’indication sur le germe responsable de l’épidémie, enfin et surtout, risque sur les données personnelles au cas où le Gouvernement ou une agence nationale déciderait d’y mettre le nez. D’après l’article, ce risque n’est pas négligeable aux États-Unis (en France, nous avons la CNIL), mais pourrait être considérablement atténué moyennant quelques aménagements. Le bénéfice serait alors très net pour la santé publique : professionnels et autorités auraient le temps de se préparer pour une épidémie à venir.

    Voir en ligne : Searching the Web for Flu Outbreaks

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  • Je vais peut être me faire vilipender mais je crois qu’il est temps maintenant de mettre un peu les points sur les « i « concernant la reconnaissance universitaire, même professionnelle des infirmières.

    Je m’explique :

    1/ le cursus universitaire nécessite un certain nombre d’UV que vous n’avez pas en institut de formation ;

    2/ la formation en IFSI telle que conçue actuellement ne forme pas des infirmiers à avoir un niveau licence ;

    3/ quid des infirmières « anciennes » ? Cautionnez vous l’inégalité que vous allez créer au niveau des salaires entre les infirmiers ‘nouvelle version’ et les anciennes versions ?

    Car si cette reconnaissance devient effective, la logique voudrait qu’elle débouche sur reconnaissance salariale, donc un réajustement de la grille indiciaire, ce qui amène à une autre problématique : celle d’autres professions paramédicales, dont le cursus de formation initiale est également de 3 ans et dont l’entrée aux instituts de formation soumis à un concours et à un bac scientifique

    4/ soyez sérieux : une infirmière n’a pas le niveau Licence , un cadre de santé le niveau Master. Non parce qu’ils n’en sont pas capables, mais parce que leur parcours professionnel ne les forment pas pour.

    L université existe , elle a tout à fait sa place pour aider ces professionnels à accéder à des titres universitaires et c’est ce qu’elle réalise au travers les « départements de formation continue », il me semble.

    Il faudrait pour une fois, et cela n’engage que moi, mettre un terme à cette politique de nivellement par le bas . Je ne suis pas contre la reconnaissance des compétences, mais encore faudrait il que compétence, dans ce domaine spécifique, il y ait.

    Tres cordialement

    MC Chauvancy Cadre de santé

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    • Madame,

      Votre contribution me paraît très intéressante. Comme je l’ai écrit dans un autre article (à paraître dans Santé mentale), la reconnaissance LMD est plus une ambition qu’un acquis à entériner. Je suis personnellement plutôt favorable à cette ambition, mais je ne m’en cache pas les difficultés réelles, que vous avez bien exposées.

      Il va de soi que le passage en LMD nécessite des aménagements conséquents et ne peut pas être qu’une simple “reconnaissance”, mais une façon d’améliorer la pratique et le statut de la profession infirmière.

      Le problème de la rémunération est complexe : en principe, comme le souligne le rapport de l’IGAS, dans la fonction publique elle n’est pas automatiquement ajustée au niveau de diplôme, mais au niveau de responsabilité ; c’est pour cela qu’il y aura de toute façon négociation, dont Madame Bachelot a demandé de préciser les termes dans sa lettre de mission à l’IGAS.

      Quant au parcours professionnel, sans doute avez vous raison, mais un des buts du LMD est précisément l’amélioration des pratiques et donc de la réflexion sur les pratiques, c’est-à-dire de théoriser, ce que les auteurs de l’IGAS (et de leur lettre de mission) redoutent, parce que pour eux théoriser, c’est faire de l’abstraction sans lien avec la pratique, ce qui est une conception très curieuse de la théorie.

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    • a la lecture de votre courrier une réflexion s’impose, de même qu’un IDE n’a pas le niveau licence vous n’avez pas la compétence ce cadre. En effet si vous connaissiez les éléments qui font d’un salarié un cadre la responsabilité professionnelle d’un IDE lui donne un statut de cadre. De plus si vous avez suivi un cursus universitaire, vous seriez surpris par le faible volume réel de travail et d’enseignement qui amènent à une licence. Lorsque vous évoquez la politique de nivellement par le bas, informez vous sur le fonctionnement des UV en faculté, permettre a un étudiant de suivre les cours de Licence alors que qu’il n’a pas encore validé des UV de première ou de deuxième année... Cordialement Guy BONHOMME IDE diplômé d’une licence science de l’éducation et admissible en licence de psychologie

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      • Ayant des enfants passés par l’Université, je ne peux malheureusement qu’avoir tendance à souscrire à votre affirmation concernant le niveau de travail requis pour obtenir le diplôme, je dirais d’ailleurs plutôt le niveau d’exigence. Mais je me garde de généraliser, les opinions des experts sur le sujet étant variées. En revanche, pouvez vous expliquer ce que vous entendez par " vous n’avez pas la compétence ce cadre. En effet si vous connaissiez les éléments qui font d’un salarié un cadre la responsabilité professionnelle d’un IDE lui donne un statut de cadre." Quels sont selon vous ces éléments ? J’avoue avoir du mal à vous suivre.

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  • Les outils pédagogiques du LEEM (les entreprises du médicament)

    2 décembre 2008 07:51, par julien bezolles

    Bonjour,

    "Pour quelle raison s’en priver ?", dites-vous.

    Peut-être parce que la qualité de ce document est médiocre, que le téléchargement le rend en partie illisible : les lettres du texte se chevauchent, et peut-être parce qu’il ne s’agit que de communication marketing du Leem, le budget R&D des firmes s’amenuisant chaque année pour prendre une part ridicule, et la plupart des firmes ne réalisant plus elles mêmes leur essais cliniques (voir le livre de Marcia Angell : la vérité sur l’industrie pharmaceutique).

    Que le Leem communique sur ce qu’il connaît vraiment : stratégie marketing, manipulation de l’information, etc.

    Informons-nous par des outils indépendants et fiables et ne relayons pas des instruments de propagande.

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  • De la forge à Renault : un roman de l’amour filial

    3 décembre 2008 17:10, par Aredius44

    Mon dernier message sur mon blog http://lefenetrou.blogspot.com

    Atelier 62 Martine Sonnet Le temps qu’il fait 2008

    Le prochain livre à lire dans le cadre du Prix des CE de Nantes et sa région.

    Commence par une citation de Pierre Bergounioux, extraite de La mort de Brune

    Au fait, Bergounioux devrait faire sa conférence en 2009 à Nantes...

    Et dans la première page, parle des "sans-gênes". Mon père vendait des "sans-gênes". Je trouvais que ces chaussures n’étaient pas jolies. Mais il y avait des clients qui ne portaient que ce modèle. L’auteur raconte qu’un jour "plus personne dans les magasins de chaussures, sauf lui, pour savoir ce que c’était. "Un modèle qui ne se fait plus", prétendent, sans croire qu’il ait jamais existé, des vendeuses qui ne portent même plus de blouses boutonnées jusqu’en haut resserrées à la taille par une ceinture."

    L’autre jour, j’ai vu au marché de Talensac (à Nantes, faut-il le préciser ?), qu’un marchand de chaussures présentait des "sans-gênes".

    A suivre

    P.S.

    Sur la Toile j’ai trouvé : http://www.carnetsdesante.fr/De-la-forge-a-Renault-un-roman-de

    Voir en ligne : http://lefenetrou.blogspot.com

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  • La lecture de cet article ajouté à celui de François Dagognet éclaire sur le vécu que nous avons des nouveaux praticiens. La part réservée aux sciences fondamentales ne sert qu’à un écrémage qui exclut d’office des personnes peut être moins calées en maths, biologie moléculaire ou physique, mais qui auraient fait d’excellents cliniciens de part leurs connaissances humaines, relationnelles et leur envie de pratiquer la médecine auprès du patient.

    Le pire est que cette évolution négative se ressent de plus en plus dans les différentes professions paramédicales également.

    A croire que l’on veut tout saborder

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  • DES MEDECINS, SAGES FEMMES HUMAINS ! pas sûre... mais des cerveaux à stocker l’information, des " bons petits soldats médicaux" !A VOIR !!! Donnés à voir !

    Des enregistreurs sur mémoire ! La part d’humanité est mise de côté quand il s’agit d’appliquer des protocoles et de rentrer les données dans les cases ! Le patient qui devra être de plus en plus patient, de plus en plus AUTONOME (moins cher que de s’en occuper) devient un numéro et sa part de subjectivité dans sa santé est niée, effacée, exclue. Du coup le voilà lui EXCLU de partout ! Exclu de la famille s’il n’entre pas dans la norme, exclu de l’école si il tape du pieds, dressé et remis dans le droit chemin si il s’insurge contre l’évaluation uniforme, exclu du lien social si il ne s’adapte pas, exclu de l’école de médecine si il n’appartient pas à l’élite qui dès le plus jeune âge lui a inculqué les bases du SAVOIR !!

    Ah le SAVOIR ! AVOIR LE SAVOIR !! Mais le savoir n’est pas la vie ! Le discours universitaire ne donne pas accès à l’épanouissement, à la tolérance, au respect de l’autre. En fac de médecine c’est au plus fort la pouk si tu parviens à comprendre comment ça marche dans l’université surpeuplée et où l’amphi trop petit ne peu contenir les étudiants ! Arrivés à six heure du matIN à Rouen pour avoir une place assise, je rêve ! Une lutte sans merci pour une place, une réponse aux yeux des parents qui donne la "vocation" en héritage, dommage pour les autres ! Mais quand on lit sur les sites, l’état psychique des jeunes adolescents qui ont sacrifié deux années, qui pourtant aux prix d’efforts épuisants ont déçu leur parents en n’accédant pas à la suprême PCM1 dont la mère ou le père rêvait pour eux ! On mesure le désastre. Dépression, "je suis nul".. écrit l’ado rejeté comme miroir qui n’a pas tenu sa place pour donner à VOIR, il déçoit, il ne peut porter tous les espoirs déçus de la FAMILLE pesante et idéale, cela va parfois jusqu’à la tentative de suicide ...On mesure le désespoir qui ne sera pas régulé par le nouveau recrutement !!

    Les filles envieuse d’une Reconnaissance éternelle, réussissent au REGARD de l’autre, des luttes identitaires présentes depuis la nuit des temps. L’insupportable privation, et la soif d’avoir une place, d’être RECONNUE. Mais de reconnue elle n’en est pas pour autant femme ! Laissant toute sa part de fantaisie à une application quasi obsessionnelle des protocoles ! Perdant le charme de sa "folie féminine" pour un titre qu’elle peut se faire tatouer sur le front elle est LE MEDECIN ! Maintenant c’est pareil pour la sage femme, qui a raté médecine, finis les vocation et passion ! SI IL Y A QUE CA ! Et veut devenir CHERCHEUR, avec le LMD comme nos collègues anglaises qui publient beaucoup , flatteur non !

    Qui restera auprès des futurs parents pour moins cher, par "glissement de tâches". L’aide soignante ou l’ASH qui lâchera son balai pour tenir affectueusement la main d’une maman angoissée. Le personnel de terrain, celui qui se coltine la misère du monde a t-il besoin de savoir résoudre une équation à cinq inconnues pour faire preuve d’humanité ? L’outil qui côte l’activité, évalue surtout la PRODUCTIVITE, d’autant qu’avec le nouveau numéro IDENTIFIANT attribué avec "plaisir", nous a dit l’Ordre, à chaque professionnel fiché dans le répertoire partagé des professionnels de santé, RPPS, les comptes et les "sanctions" deviennent faciles. Notre NOUVELLE IDENTITE qui nous suivra tout au long de notre carrière nous dit :l’ORDRE SOUCIEUX D’ORDRE, saura t-elle nous identifier autrement qu’en quantité d’actes !!

    Je ne le pense pas, d’autant que le cadre EVALUATEUR, atteint de "réunnionite" du management, est absent des services, et bien en mal de savoir ce que chacun fait au lit du patient !

    Maintenant que sur le terrain le, la, les sages femmes disparaissent des salles de naissance derrière un ordinateur pour la saisie des données de la TAA, les femmes s’enfuient des maternités.

    Alerte, on se soigne avec la "Doula", On accouche n’importe où, la faiseuse d’anges va revenir et les médecines naturelles exercées en PARALLELE et sans diplôme parfois ont le vent en poupe ! Moins cher pour l’état, l’Europe l’a montré et la Refonte générale des politiques publiques RGPP refonde le PLFSS 2009 en se défaussant de sa tâche de protection de la santé publique sur le bénévolat et les associations SI FORMIDABLES ! Oui , les pratiques moins invasives, les médecines douces sont respectables et doivent faire l’objet de la formation des médecins aussi. Oui, la prise en charge autonome de la santé passe par une prise de conscience mais en respectant la singularité de chacun, en refusant les pratiques comportementales culpabilisantes et les dressages de rats qui n’ont, soit dit en passant pas grand chose d’humain !

    Maintenant l’état s’appuie sur l’Humanitaire pour l’humanité, sur les Usagers pour faire respecter les droits du patient, sur le volontariat pour soigner les handicaps, sur le Téléthon pour payer la recherche qui profiterait à tous. Il y en là, pourtant les emplois !

    Du coup les catastrophes réapparaissent, l’épidémie de Sida recommence, les préventions vaccinales et contraceptives ne sont plus assurées, les patients reculent à consulter en prévention, les soins coûtent aux classes moyennes, aux étudiants , aux retraités sans CMU, les cancers augmentent et coûtent encore plus ! Les généralistes comptables sont menacés si ils arrêtent un travailleur dépressif, mais les statistiques additionnent les morts dues aux maladies professionnelles et aux suicides pour harcèlement !!

    En périnatalité ON TROUVE les SAGES FEMMES LES "PSEUDO MEDICO" inconnus de la FPH qui les prend pour des PARAMEDICAUX, bref moins chères , (Mais les SF sont beaucoup moins chères c’est vrai, Bac +5 payées Bac+3, DYNAMIQUES, ABSENTEISME QUASI NUL, et en plus une enquête "de satisfaction" récente faîte pour étayer le truc, 93% des femmes HEUREUSES AVEC ELLES ET LES MATERNITES GEANTES !! ALORS, avec cette enquête, ON PEUT CONTINUER DE FERMER LES PETITES MATERNITES !!

    Donc elles ont une place de choix dans le futur plan Hôpital patient santé territoire, avec la disparition des gynéco médicaux très fâchés !! http:// ://www.ordre-sages-femmes.fr/actualites

    Donc elles seront là, exécutantes infatigables sauf dans les pôles décisionnaires où l’article de loi qui justifiaient leur présence par la cadre sage femme a disparu !! On sait jamais qu’elle mettrait leur nez et leur combativité à empêcher les managers de la nouvelle gouvernance de faire n’importe quoi. http://www.ansfc.com/ANSFC_minist_NOV_2008.pdf

    Irresponsables les décideurs non médicaux qui veulent méconnaitre les enjeux juridiques et médico légaux des économies ! La sage femme "mobile" doit rester CONSTAMMENT AUPRES DE LA PATIENTE DIRA LE JUGE D’INSTRUCTION, le REEL EST AUTRE ! Elle court (trois SF pour huit salles !)d’un boxe à l’autre, se déplace, ramène une patiente dans sa chambre,et PRIONS qu’il ne se passe rien ! Et oui , on en vient aux prières, même athée, elle invoque les bonnes fées pour la protéger des plaintes et des inconséquences des gestionnaires de production ! Il y a toujours de la perte dans les usines à profits, mais pour nous elle est HUMAINE ! Les usagers et les professionnels s’en remettent mal ! 5 000 000 d’euros c’est le prix d’une souffrance Foetale chiffrée AXA !!!, Alors qu’un poste de sage femme en plus, évite des traumatismes , des dépressions , des prises en charge tardives, des DEPENSES SECONDAIRES COLOSSALES NON EVALUEES !

    L’Hôpital entreprise va faire encore beaucoup de dégâts, mais il faut fabriquer des "petits soldats médico" qui feront le travail comme il faut !! Ils chiffreront tout, ils seront d’accord pour saisir dans le DMP, les données privées : l’indice de masse corporelle, le nombre de cigarettes et les pratiques sexuelles dangereuses afin de REEDUQUER les déviants, de faire entrer les enfants dans le droit chemin si ils s’agitent : Ritaline et labo pharmaceutique obligent !!!

    Quid du médecin de campagne, quid du confident qui reçoit les peurs et les doutes ! Quid de cette formidable médecine du respect , de la famille connue avec ses secrets, ses joies et ses deuils ! Allez sur le blog de Docteurcoq, trop génial ces médecins ! Quid de la sage femme qui patiente et accompagne de façon globale le couple et la naissance dans les maternités de proximité, si humaines !!

    La résistance est en marche et la coordination nationale réunit usagers et professionnels pour faire connaître la colère qui monte en France. Nous voulons une médecine de qualité et de proximité, qui s’exerce avec du PERSONNEL ! La nouvelle donnée variable des plans de Retour à l’équilibre des Hôpitaux est l’emploi et ravale toute perception du SOINS DU PATIENT, en séparant ACTE ET HUMAIN.

    Nous avons des métiers extraordinaires, mais ce que les SENIORS doivent transmettre aux juniors, si l’état sourd ne peut l’entendre ; c’est que chaque patient est une spécificité qui n’entrera jamais dans les cases ! ET qu’il y a le réel en médecine, ce qui surgit, survient, s’érige, comme surprise et que c’est précisément cet art qui s’apprend ensemble et pas dans les livres mais dans des rencontres humaines , faîtes de différences et de multiculturalisme.

    Ainsi ne pas faire disparaître les sciences humaines à l’école où l’éthique et la philosophie doivent être données à tous les citoyens, cela pourrait faire émerger des vrais vocations pour faire des métiers où on PRENDRA SOINS de l’autre , plutôt que de devenir les instruments de la MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE.

    cordialement, entrée en résistance ! Martine titinesf

    Voir en ligne : reel

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  • Hoerni Bernard

    18 décembre 2008 19:27, par overgnat
    Il est impossible de trouver un medecin qui vous fasse deshabiller ne serait-ce pour voir si le patient n’a pas de rougeurs ou boutons inquiêtants. je viens de changer de médecin traitant à ma première visite, celui-ci n’a même pas pris la peine de me peser et mesurer Les visites sont trés rapides et pour ma part je préfère aller directement à la pharmacie

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  • Cadres de santé : une crise identitaire

    22 décembre 2008 11:01, par Muriailes

    "Cadres de Santé".. Le titre est "beau, grand ( !)" mais il me semble qu’en dehors de cela, quels que soient les adjectifs dont il est affublé, il ne cache, sous les termes d’efficience et de responsabilité, management, investissement personnel et communautaire, ENCORE ET TOUJOURS que des fonctions de gestion de conflits.

    Le cadre ne peut même plus faire tourner son service (avec des moyens humains et matériels)... Les règles de sécurité ne peuvent être respectées (par ex : une infirmière sur 2 étages, des stagiaires qui font le travail des professionnels, des horaires à rallonge, des heures supplémentaires + ou - payées, ou dans des délais très "élastiques", des matériels à "économiser" alors que la réalité des patients en hôpital est souvent d’être dans la poly-pathologie lourde et que la lutte contre les infections nosocomiales passe par prendre le temps de faire ce qui est nécessaire avec le matériel nécessaire...)

    Je prends le risque de choquer... Des "malades-patients-clients", il y en aura toujours, et la paupérisation sociale de la France en augmente le quota... mais des "soignants"... TOUS les soignants, il y en a et aura de moins en moins dans les hôpitaux... Et en ce qui concerne les cadres de proximité plus particulièrement, devenir des "négriers-esclavagistes" et n’en obtenir aucune reconnaissance (encore moins pécuniaire !!!) ni de l’administration, ni des médecins, ni des équipes... (chacun s’estimant lésé par les choix des cadres...) et ne voir aucune autre évolution que celle d’être nantis de + encore de responsabilités, de réunions et de "discussionnites aigües"... comment voulez-vous que les individus accomplissent et S’ accomplissent dans leur tâche ????

    La Santé n’a pas de prix, mais elle a un coût... d’accord... mais il me semble que dans les hôpitaux (donc dans la Fonction Publique), les cadres de Santé continuent à être "vampirisés"... et en plus, ils sont soumis au harcèlement... car il leur est demandé parallèlement de trouver les moyens pour ne plus être "anémiés", ni être dans la plainte, voire de faire des miracles.. euh , enfin, des économies...

    Nous n’en sommes plus à l’efficience... nous en sommes au chantage affectif : "si vous ne pouvez gérez tous ces problèmes... c’est que vous n’êtes pas de "BONS" cadres..." AMEN, la messe est dite... et surtout... BONNE CHANCE !!!

    POUR INFO : j’ai quitté la Fonction Publique, pour travailler dans le "privé"... où j’ai eu au moins les moyens de mettre en place sécurité, organisation et évolution... Rien , ni personne, n’est parfait...

    Réellement... je ne vois pas bien vers quelle évolution constructive tendent toutes ces réflexions sur l’avenir des Cadres de Santé de la Fonction Publique..

    Voir en ligne : http://www.cadres-et-plus.fr/

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  • Qu’est-ce que les " soins primaires " ?

    11 janvier 2009 13:23, par serge cannasse
    Dans le projet de loi Hôpital Patients Santé Territoires, les soins de premier recours correspondent à ce qui est nommé ici "soins de première ligne". C’est la première fois qu’il sont définis dans un texte de loi.

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  • Fin de vie : éthique et pratique

    14 janvier 2009 09:07
    Difficile de trouver une explication aussi nuancée sur un sujet aussi chargé d’émotion. Merci beaucoup, donc ! Je voudrais souligner qu’il est tout particulièrement important de distinguer le fait d’autoriser l’assistance au suicide ou l’euthanasie, et le fait de les rendre exigibles. Voir à ce sujet aussi ce commentaire. La Suisse, où je vis, autorise l’assistance au suicide (une étude récente de cette pratique est résumée ici) mais cet acte est considéré comme une décision privée entre citoyens, dans laquelle l’état se borne à poser certaines limites, et à ne pas interdire ce qui les respecte. Personne ne peut, en aucun cas, exiger l’assistance au suicide comme un droit opposable.

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  • Coopération versus corporatisme ?

    15 janvier 2009 13:09, par serge cannasse
    Sur le site de La vie des idées, une attaque minutieuse d’à peu près tous les arguments du livre "La société de défiance". Aride, mais instructif.

    Voir en ligne : http://www.laviedesidees.fr/Peut-on...

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  • La gestion de l’Hôpital tel que l’ont vu venir les industriels, aura des conséquences que ces derniers ont déjà connus et dont les répercussions sont graves. la sous traitance et l’économie du service au plus rentable, s’accompagnent de déboires.

    Les industries telle la chimie en ont fait les frais. Tel le dramatique accident de Toulouse où de nombreuses questions ont été posées autour d’un service de sécurité défaillant. Ce qui peut s’appliquer à EDF, au niveau des centrales nucléaires, ou encore dans les services de radiologie ou d’IRM, on peut encore annoncer une catastrophe.

    Les Missions confiés à des sous traitants qui fonctionnent de façon très économes, avec des personnels en CDD, parfois sous qualifiés, amènent à rencontrer les erreurs de tout travailleurs novices ou inexpérimentés. Ou encore une situation professionnelle où une pression majeure s’exerce, ce qui pousse l’agent à la précipitation et à l’erreur humaine inéluctable.

    A vouloir transformer le personnel hospitalier en automate, on frise le délire et les atteintes à la santé des usagers mais aussi des soignants eux même. La reconnaissance de la pénibilité qui nous est maintenant refusée, coïncide avec une vision comptable de l’entreprise mais ne colle pas à la responsabilité énorme des professionnels à qui on impute une pression de travail des plus exigeantes.

    Beaucoup de salariés de l’Hôpital recourt maintenant au médecin du travail pour dénoncer le stress au travail dans un soucis de productivité. La souffrance au travail est grande, les agents multiplient les incidents, accidents de travail, dépression et maintenant on dénonce les fautes graves qui existent depuis longtemps quand l’acte se précipite, au delà de la pensée.

    Nous devons RESISTER, soignants et usagers contre cette nouvelle gouvernance qui veut la rentabilité. Nous pouvons lancer "A LA TAQ", car la tarification A La Qualité aura bien plus de bénéfice que la tarification à l’activité. L’humain a besoin de rencontrer dans le soin un autre humain pour permettre de supporter l’acte technique et ses effets délétères. Il nous faut lutter pour maintenir le soin et ne pas transformer l’HOPITAL en outil de productivité. En maternité c’est un drame de faire le choix de la quantité au détriment de la qualité, là ou le maintien en santé de l’usager qui vient donner la vie passe par le minimum d’actes tarifiés. Il faut là le maximum d’humanité qui permet de créer un environnement favorable à l’établissement de la relation mère enfant, au démarrage de l’allaitement maternel premier acte de prévention du Plan de nutrition santé !

    Défendons l’Hôpital de proximité, et luttons contre les pôles énormes qui donnent un abord déshumanisé et font fuir les patientes vers l’accouchement à domicile.

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  • Sophia : accompagnement des patients diabétiques

    19 janvier 2009 14:16, par Docteur Patrice GROS
    Je suis surpris de tant d’argent pour une action sans évaluation et sans critère de jugement , avec tout cet argent il y a beaucoup mieux à faire et surtout à prouver.

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  • superbes photos ,comme d’hab,d’ailleurs superbes est un mot un peu trop vague pour parler de l’émotion que dégagent ces images,où le sensible et l’ésthétique sont si etroitement mixés qu’on ne sait si l’on doit regarder quoi, ou comment... mais t’aurais pu dire que t’étais allé à Istanbul, nom d’un (censuré) Albert

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  • Tabuteau Didier (2)

    5 février 2009 04:49, par Marie
    Très sympa ce site, bonne continuation, je suis une fidèle maintenant :)

    Voir en ligne : Google Lien

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  • juste pour dire ceci : que par expérience, j’ai découvert l’extraordinaire dévouement et compétences de ces femmes et hommes qui font qu’une hospitalisation reste supportable ! merci à elles et eux, il faudrait revoir leurs salaires ! (comme disait Cage,John, "envoyer tous les politiciens sur la lune ,on ne s’en portera pas plus mal,sinon mieux, par contre les techniciens...")

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  • Quelques réflexions à partir des sciences humaines

    13 février 2009 09:36, par la fourmi
    Merci Serge pour ce cri que j’espère pas dans le désert. Edgar Morin l’a dit il y a longtemps, il nous faut apprendre à penser complexe donc tendre vers la transdisciplinarité comme nous l’explique si bien Denyse de Villermay. Continuez à publier (j’ai beaucoup aimé aussi la réflexion du maire adjoint de Lorient sur l’implication indispensable des élus locaux dans les projets des futures ARS).

    Voir en ligne : Vers un modèle transdisciplinaire de la santé

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  • L’embarras du choix !

    16 février 2009 13:39

    Sur le sujet, mon association va projeter à Paris un film qui s’appelle "L’embarras du choix".

    Ce sont des interviews de femmes qui n’ont pas voulu d’enfants, elles expliquent comment ça s’est fait et comment elles conçoivent leur féminité en dehors de la maternité.

    Pour les parisiens, n’hésitez pas à venir : ça se passera à l’Atoll 13 dans le 13ème arrondissement, entrée en participation libre, le vendredi 20 mars 2009 à partir de 20h !

    Le film dure 66 minutes et la réalisatrice (Isabelle Taveneau) sera là pour débattre !

    Plus d’infos : Une bulle dans le cadre : www.unebulledanslecadre.org

    Voir en ligne : http://www.unebulledanslecadre.org

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  • Qu’est-ce que les " soins primaires " ?

    24 février 2009 11:39, par Martine.Guinard
    Oui, effectivement, un oubli étonnant de l’ONDPS en direction de l’HAS sur le tavail constant depuis des décennies des IDE de Santé Publique. Qu’elles soient fonctionnaires de l’Etat, comme les infirmières de santé scolaires (et non pas de médecine scolaire !)ou infirmières départementales à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ou des Collectivités Territoriales, elles travaillent discrètement et sans en avoir toujours conscience selon la décalration d’Alma Ata... Malheureusement, malgré leurs fonctions très larges et responsabilités pour la mise en oeuvre de programmes de santé elles ne sont pas reconnues à hauteru de leurs compétences très spécifiques par rapport au D.E. ! Beaucoup d’entre elles ont suivi avec succès des formations universitaires en Santé Publique jusqu’à des MAster 2 ! Nombre d’entre elles exercent des fonctions de conseil technique. Mais elles retent irrémédiablement au cadre B de la fonction publique d’état ! Ce statut a pour conséquence qu’elles ne sont pas écoutées dans leurs approches de la réalité sanitaire des populations auprès desquelles elles exercent ! Pourtant les exemples ne manquent pas de leurs apports dans des analyses de besoins et programmes de santé, lorsqu’on pense à les y inviter... Malheureusement, l’exercice infirmier en santé publique a été "écrasé" dans une formation initiale polyvalente. par ailleurs, elles ont été soigneusement évitées dans le remaniement de l’éducation à la santé, à l’INPES et des structures régionales. ces structures sont devenues peu à peu des prestataires incontournables que les IDE elles-mêmes appellent, morcelant ainsi l’approche de santé publique de populations en développement (enfants et adolescents) ou bien en difficultés.... Parallèlement des expériences de santé communautaire locales ont été déjouées au profit de ces structures descendantes.... Pour moi, il s’agit d’un effet pervers de l’externalisation de fonctions de santé publique à des "lobbies" qui doivent, pour pouvoir fonctionner vendre leurs prestations et de ce fait dépenser beaucoup d’argent en vitrines... Viennent ensuite les "usines à gaz" des GRSP... C’est assez désespérant alors qu’il serait possible de dépenser moins pour plus d’éfficacité... il est assez désepérant de faire

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  • Démographie médicale : et pourquoi pas les centres de santé ?

    26 février 2009 20:29, par Jean Laperche

    Souhaitez-vous visiter une maison médicale en Belgique ?

    Une visite virtuelle de la maison médicale de Barvaux ? http://laperche-mmbarvaux.blogspot.com/

    Voir en ligne : Visite virtuelle d’une maison médicale belge

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  • Bachelot-Narquin Roselyne

    4 mars 2009 00:27, par Roukia Nakibou
    madame la ministre je suis medecin diplomée de Moscou je suis française je vous demande de me permettre de travailler comme vous permettez aux roumains et autres nationalités de travailler chez nous il nous manque des medecins et c’est domage de laisser une compatriote diploméee sans travail or elle peut etre ultile à son pays merci de me répondre nroukia@club-internet.fr

    Voir en ligne : medecin français diplomée de Moscou

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  • Les experts, acteurs obsolètes de la démocratie sanitaire

    14 mars 2009 13:47, par Dr Dominique Dupagne

    Bonjour, L’expertise agonise. Elle agonise de ne pas avoir su organiser sa survie, de ses compromissions, de sa propension intrinsèque à confisquer le savoir puis à lutter pour maintenir sa position.

    Il est trop tard. Les enjeux sont trop importants et les experts ont perdu toute crédibilité, ne serait-ce qu’à l’occasion de la crise économique.

    Le monde "2.0" qui se construit se passe très bien d’Expert, car l’expertise est diluée.

    Les experts indexeurs de Yahoo ! ont été balayés par l’expertise collective qui nourrit l’algorithme de Google.

    Cette expertise collective (qui est la base du fonctionnement de notre cerveau) est la nouvelle étape qui révolutionne la connaissance. C’est surprenant, c’est incroyable, c’est pourtant la réalité. L’intelligence des foules n’est pas un mythe.

    Voir en ligne : L’expertise collective

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  • Pour retrouver la vidéo et les documents liés à la conférence le plus simple est d’utiliser la Bibliothèque Virtuelle des Jéco : la conférence se trouve à l’adresse liée.

    Voir en ligne : Conférence économie de la santé

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  • Bonjour Serge,

    Plusieurs personnes se sont penchées sur le traitement journalistique des hôpitaux, et notamment l’exercice du "classement des hôpitaux", qui fonctionne comme les dossiers de "chiffres noirs".

    Ces deux stratégies de publication sont des figures de style imposées dans certains hebdomadaires ; elles existent depuis de nombreuses années, et tirent toujours les mêmes ficelles.

    Quiconque se penche sur les critères de classement ou la lecture des données PMSI réunies sans ces dossiers s’aperçoit assez rapidement de leurs biais de lecture et du réquisitoire à charge auquel ils servent de toile de fond.

    Comme vous le soulignez, l’intention de ces "reportages" (qui ne rapportent rien, étant donné que toute leur analyse est construite et sans grand rapport avec un rendu objectif) est bien de miner le service public hospitalier à partir d’une vision managériale classique d’élimination des agents sous-performants.

    C’est un des meilleurs exemples que je connaisse de journalisme instrumental : sans rapport avec les faits, guidé par un objectif politique précis mais non révélé. Hélas, ces journalistes (car les mêmes individus s’investissent d’une année sur l’autre) ont une audience de gens aussi mal informés qu’eux.

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  • La HAS et ses soeurs : démocratie ou bureaucratie sanitaire ?

    9 avril 2009 10:06, par Philippe Lecorps

    la prévention prévue par la Loi privilégie la dimension médicale : dépistage, diagnostic précoce. Elle ne parle pas du tout des dimensions sociétales nécessaires : organisation du travail, politique du logement, contrôle du secteur agroalimentaire, etc. Et lorsqu’elle parle des humains, c’est en tant que patients en prônant l’éducation thérapeutique, qui met l’accent non pas sur la qualité de vie, mais sur les économies à réaliser.

    Philippe Lecorps

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  • Cette analyse me semble très pertinente, tant sur les rapports Etat/Professions de santé, que sur la question Santé Publique/Médecine. D’un point de vue interne au corps médical (je suis un ancien généraliste)il est flagrant que dans ses productions, la HAS a reproduit le clivage Spécialistes hospitaliers/ Généralistes et les facheuses conséquences de ce clivage : la méconnaissance des réalités de la pratique dite ambulatoire. Ceci sans compter l’inégalité de moyens financiers attribués aux projets de recommandations confiés aux sociétés de médecine générale par rapport à celles de spécialité. D’autre part, il semble y avoir une reprise en mains des Enarques au sein de la HAS, symptôme probable de la volonté de limiter l’emprise des médecins, mais aboutissant à des effets curieux, tel que par exemple la signature de documents à contenu médical par un Enarque... Yves Gervais (ancien VPdt de MG France chargé de la FMC)

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  • LES SAGES FEMMES ET L’EUROPE

    15 avril 2009 07:46, par titinesf le Havre

    Cessons de stigmatiser l’Hôpital et rendez vous sur le site Les fonctions publiques ministère de la fonction publique ! Vous y verrez que pendant qu’on cherche à réduire les effectifs de la FPH de façon drastique avec une TAA à 100%, on détourne l’attention du train de vie et des effectifs des ministères. Ce sont plus du doubles de fonctionnaires qui sont au service de nos ministres grassement payés !! Et eux ne s’occupent pas de la santé des citoyens ! Eux ne feront pas d’économie : ils iront se soigner dans le privé, où le taux de césarienne est double , où les forceps et les épisiotomies sont « familiers pour le bien de la dame ». Là où la santé se monnaye à bon prix , où les dépassements d’honoraire sont coutume pour une obstétrique coûteuse et délétère pour la mère comme pour l’enfant : césarienne de convenance, déclenchement de convenance, anti dépresseurs de convenance là où une attention portée à la difficulté de devenir parent aurait apporté un soulagement à la mère comme au bébé ! Mais il faut du temps pour écouter et la TAA, n’en donne pas !

    Mais nous avons élus députés et sénateurs pour qu’ils participent à réfléchir sur les besoins de l’ensemble des citoyens !

    SERVICE PUBLIC OBLIGE Si dépenses il y a elles sont là et non à l’Hôpital où la protection de la Santé préoccupe chaque soignant. Qu’il faille s’évaluer et repenser certains modes de fonctionnement, serait une bonne idée !

    Encore faut-il que les experts en évaluation soient crédibles ! Quand on voit l’évaluation des maladies nosocomiales avec le nombre de litres de produits SHA consommés, sans tenir compte du caractère potentiellement dangereux de l’inhalation de produits à base d’éthanol, volatile à 24 ° pour les jeunes femmes en âge de procréer, on peut douter !

    Quand la baisse du coût de l’accouchement normal ( ATIH)conditionne une sortie toujours plus précoce pour un rendement plus grand dans les Pôles MCO : Quel respect pour la branche famille, et pour ces femmes citoyennes qui donnent la vie et ont besoin de sécurité et de TEMPS pour s’approprier les gestes familiers lors de la rencontre avec leur bébé !

    La naissance ne peut être rangée au rang de la maladie, l’investissement maximum réduit les coûts de la Santé et un prématuré sera une lourde charge pour la société ! Mais qui accepte de regarder que dans des Hôpitaux publiques , l’accent mis sur la présence humaine d’une sage femme référente pendant la grossesse offrent des économies majeures ! La prévention passe par l’HUMANITE et pas par la statistique pure sortie de tout sens !

    L’Hôpital sait faire cela, pas dans un but lucratif comme certains secteurs privés, mais dans un vrai soucis de PREVENTION globale ! Une véritable action qui se répercute en NON ACTES en maternité...DU PAS DE..

    PAS DE LONGUES HOSPITALISATIIONS

    PAS DE CESARIENNE

    PAS DE MALADIES NOSOCOMIALES

    PAS DE MACROSOMIE SI CONSEILS DIETETIQUES

    PAS DE PREMATURITE

    PAS DE KINESITHERAPIE

    PAS DE BRONCHIOLITES

    PAS DE CONSULTATIONS JOUR ET NUIT AUX URGENCES

    PAS DE PEDOPSY POUR TROUBLES SECONDAIRES

    PAS DE DEPRESSION POST NATALE

    Mais qui voudra coter ce PAS DE en France ! En Europe certains l’ont fait avec la politique une femme une sage femme !

    SOYONS EUROPEENS, LES SAGES FEMMES LE SONT !

    EXPERTES DE LA PREVENTION EN SANTE

    En France une timidité maladive, ou une opposition patriarcal du Gynéco empêchent les sages femmes de prendre possession de la PREVENTION en s’impliquant dans les maisons de naissances, et en rémunérant dignement les actes MEDICAUX NGAP des sages femmes libérales ! On préfère parler à la télé des DOULAS, qui récupèrent aux frais de l’usager la mission d’accompagnement global fondement de la profession de sage femme. Cet quasi exercice illégal de la profession de sage femme, n’a pus se développer qu’avec les choix d’hypermédicalisation qui ont leur poids de conséquences. Ainsi se servir de statistiques douteuses pour fermer les petites maternités à seule fin de RGPP, ruiner le système de soins de proximité pour les femmes enceintes en stigmatisant quelques situations où un manque d’effectif médical aurait pu se régler autrement est une manipulation politicienne !

    Mais les conséquences seront nombreuse et plus coûteuses ! Le directeur de l’URCAM, qui connaît bien AXA devrait lire le rapport qui évalue à 5 800 000 le coût d’UNE souffrance foetale ! On est loin du salaire de sage femme annuel que les députés refusent d’augmenter en invoquant l’article qui interdit toute dépense à l’état !!ILS reculent et refusent l’accès au LMD à cette profession MEDICALE qui au quotidien paye un lourd tribus personnel et professionnel à cette profession risquée !

    Ils n’ont pas pris leur calculette, ou plutôt ils l’ont pris pour continuer d’exploiter cette profession médicale par ailleurs extrêmement féminisée !!

    STOP PROFITATION !

    Le 5 mai les sages femmes PUBLIC, PRIVE, TERITORIALES ET LIBERALES SONT EXASPEREES ET seront dans la rue ! journée internationale de la sage femme, de la prévention et du soin de qualité ! NON A LA TAA tous A LA TAQ !!

    Voir en ligne : http://lessagesfemmesparlentauxsage...

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  • Silber Denise

    18 avril 2009 10:44, par Dominique Dupagne

    Bonjour

    J’aime bien cette phrase d’Albert Einstein "Tout ce qui peut être compté ne compte pas, et ce qui compte ne peut être compté".

    Il est intéressant de rapprocher les préconisation de Denise Silber, de l’article plus récent sur l’hôpital moribond et les journalistes du Point. L’hôpital n’a jamais été aussi mal que depuis qu’on lui applique "démarche qualité", évaluations diverses, et approche rationnelle de la tarification.

    Comme si tout ce que les philosophes de la complexité ont écrit depuis 20 n’avait servi à rien.

    Comme si on décidait d’un seul coup de que le Gosplan est finalement la technique de gestion la plus performante.

    Il y a beaucoup d’irrationalité dans cette rationalité.

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  • Bonjour,

    Je voudrais savoir quelles sont les notions qui pour vous définissent "l’organisation des établissements de santé" (statut, répartition des rôles et pouvoir...). Selon vous la loi HPST entrainera telle une nouvelle organisation des établissements de santé ou une simple continuité ? Cordialement

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  • Autisme : réponse de Michel Favre à Pierre Delion

    1er mai 2009 12:29, par M. Janssens
    Ce qui n’est pas bien connu, c’est l’histoire des approches comportementalistes. Je vous envoie ici un lien vers des archives d’articles américains. Si toute l’histoire de l’autisme était un peu plus répandue, réfléchie et prise en compte, on pourrait commencer à se (re)parler en vue d’améliorer les soins pour les enfants autistes, pour qui le proverbe "tout le monde sur le pont", n’est pas vain. Ce n’est pas parce qu’il y a eu de (très)mauvais traitements dans la préhistoire du comportementalisme (comme vous pouvez lire dans les articles accessibles vers le lien ajouté) qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais la prise de conscience et la sensibilisation pourraient enrichir la discussion publique. C’est pareil, n’est-ce pas, pour les approches psychanalytiques et psychodynamiques. Une question intéressante est pourquoi des traitements aussi agressifs et violents comme gifler l’enfant (voire photo dans l’article "library screams", de 1965, justifié par Lovaas) et administrer des chocs électriques comme stimuli aversifs, ont été acceptés par le monde scientifique de l’époque (tous les articles ont été publiés dans des revues autorisées). Est-ce que l’ignorance joue un rôle ? L’époque après-guerre avec d’autres normes par rapport à la violence ?

    Voir en ligne : archives autisme/ interviews avec I.Lovaas/ électrochocs

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  • Etant coordinatrice de l’événement, je tenais à préciser que le Congrès se tiendrait à l’I.G.B.M.C (Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire) à ILLKIRCH (1 rue Laurent Fries ) et non à la Faculté de médecine.

    Merci

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  • De même le lien vers le nouveau site (en construction) de l’association Dorys est le suivant :

    http://spipexper.free.fr/

    Pour plus de précisions concernant le Congrès et accéder au programme : rubrique "événements à venir", puis "congrès 2009".

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  • Le bonheur est-il socialement contagieux ?

    26 mai 2009 10:27, par sylvia cukier

    Bonjour Serge,

    Ce papier est absolument formidable ; et les photos aussi , tres anatoliennes !non ? bravo Monsieur Pariente a t-il ecrit un bouquin sur la neurophysiologie, car je vois qu’il est Gastro..mais peut-etre at-il d’autres compétences cdlt sylvia

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  • La " mission des cadres hospitaliers " : « quèsaco » ?

    26 mai 2009 19:07, par Lisette Cazellet

    Oui c’est effectivement une première !! L’idée et les modalités de consultation sont appréciables, le débat est ouvert et apparemment attractif car il suscite de nombreuses réflexions, réactions et commentaires.....

    Pourquoi un médecin ? mais aussi pourquoi des universitaires, un sociologue ? pourquoi c’est un directeur d’hôpital qui est chargé de cette mission ? Parce qu’ils assurent tous des fonctions d’encadrement et qu’ils connaissent bien la fonction car ils travaillent tous avec des cadres hospitaliers On peut par contre se poser la question du choix des personnes qui apparemment ne sont représentatives d’aucune associations, syndicats.....et siègent dans cette mission à titre personnel, par cooptation ou autres critères non spécifiés.

    Il faut espérer qu’il ressortira de cette consultation des réflexions et propositions de fond pour enrichir et clarifier les missions et compétences à développer pour assurer les fonctions de cadres de structures de santé (ce qui me parait plus adapté à l’évolution du contexte que la terme cadres hospitaliers),au delà de l’expression du besoin de reconnaissance et du souhait de revalorisation personnelle, catégorielle et salariale

    A suivre donc !!!

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  • Aulas Jean-Jacques

    27 mai 2009 09:36, par Lucien Bourry
    Les pédiatres qui traitent les enfants avec l’Homéopathie, ainsi que les vétérinaires , doivent avoir un pouvoir de suggestion hors normes pour obtenir les réussites qui permettent depuis 1789, (donc, depuis plus de 200 ans) de résister à l’épreuve du temps, à l’incrédulité et à la frustration d’une certaine médecine sournoisement arrogante et dominatrice. Dans bien d’autres pays, dont l’Allemagne, les médecines dites douces, sont reconnues, les praticiens subissent des examens et reçoivent un diplôme officiel, s’ils satisfont aux épreuves. Les Allemands ne sont pas plus ignares que les Français et leur politique sanitaire ne pénalise pas les malades par les déremboursements honteux infligés aux français, (faute d’une PREVENTION GLOBALE VRAIE), pour combler "le TROU de la SECU". Cette dernière étant dominée par la toute puissance des dogmes philosophico-gestionnaires de la médecine dominante, dont la plupart des représentants perçoivent... le "SMIC" n’est-ce pas ( !?). Compte tenu de cette insuffisance de rémunération , certains de ces représentants percevraient des honoraires pour des prestations au bénéfice de laboratoires, pour lesquels, en plus, ils feraient office d’experts dans les commissions d’attributions d’Autorisation de Mise sur le Marché.( les fameuses AMM). En d’autres termes ils seraient JUGES et PARTIE ( ?) Quelles que soient les légitimités de vos doutes ressentis, Monsieur Aulas, ne serait-il pas plus judicieux qu’ils s’exerçassent prioritairement, dans la perspective de ces considérations de faits infamants et de leurs auteurs ? Avec mes meilleures salutations.

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  • L’idée parait intéressante, toutefois nous pourrions déplorer que cette mission ne soit pas élargie à l’ensemble des cadres de l’hôpital, l’encadrement hospitalier ne se résume pas aux cadres de santé ;s’il est vrai que la gouvernance a impacté les cadres de santé, les autres cadres (paramédicaux, techniques, administratifs)eux aussi, contribuent au quotidien à ces nouvelles formes de management.

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  • Aulas Jean-Jacques

    10 juin 2009 11:23, par daniel
    cher Lucien Bourry Pour ma part je ne vois pas beaucoup de doutes dans les propos de Monsieur Aulas au contraire il a des certitudes : homeo:placebo psychanalyse : escroquerie vous perdez votre temps ,il ne peut pas comprendre que le principe mème du double aveugle ne peut pas convenir pour l’homeo .Il continuera à avancer les yeux bandés.

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  • Burel Bruno

    15 juin 2009 09:13, par Dr N’TSAÏ
    Très belle explication de ce qu’est un médecin ostéopathe et de sa place dans le système de soin. On comprend tout ! Espèrons que cela éclairera certains de nos confrères qui considéraient les Médecines à Expertise Particulière, et la médecine ostéopathique en particulier comme un exercice flou voir diabolisé par certains.

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    • osteopathe bordeaux 9 juillet 2015 09:40, par osteopathe
      Merci pour cette explication. Il est vrai que nous nous plaçons comme des experts de santé, il est important que l’ostéopathie soit compris par tous. Lors de mes consultations une grande partie de mon temps est consacré à l’explication et à la compréhension du métier d’ostéo. De nombreux patients sont demandeurs.

      Voir en ligne :

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  • Presse médicale : mourir libre !

    24 juin 2009 08:10, par cultive ton jardin

    Concernant la revue Prescrire, je ne connais pas le tarif de l’abonnement, mais je crois savoir qu’il est très élevé. Il serait intéressant que vous le donniez, car on pourrait ainsi s’apercevoir, peut-être, que la liberté et la "gratuité" ne font pas bon ménage.

    Toute notre presse, et pas seulement médicale, est payée par la pub, nous avons pris de très mauvaises habitudes.

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    • Presse médicale : mourir libre ! 24 juin 2009 09:02, par serge cannasse
      L’abonnement "de base" comprend 12 numéros par an, un guide des interactions médicamenteuses, l’accès internet libre aux articles déjà publiés par la revue. Il est de 265 euros par an la première année. Pour plus de renseignements, cliquez : ici (cliquez sur "s’abonner" pour avoir plus de détails sur les tarifs).

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  • Prescrire inadapté...

    30 juin 2009 08:49, par jb chenique
    Lecteur depuis le n°1 de la Revue Prescrire, je ne reviens pas sur ses mérites. Il y a un inconvénient majeur à cette publication : elle est totalement inadaptée à l’exercice spécifique de la MG. Il faut donc absolument que les MG gardent une presse " généraliste" , c’est fondamental pour leur exercice

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  • Il s’agit ici d’une confusion courante entre conflit d’intérêt et biais d’influence. Le conflit d’intérêt est une situation telle que l’auteur d’une expertise est susceptible de retirer de l’avis qu’il émet un avantage (ou un préjudice) matériel. Dans une telle situation, tout expert doit se récuser et s’abstenir de donner son avis. Ce cas est extrêmement fréquent aux Etats-Unis car beaucoup de chercheurs et praticiens sont actionnaires d’entreprises privées ou détiennent des participations dans des sociétés d’investissement. C’est moins habituel en France ; néanmoins on ne devrait donner aucun avis d’expert si l’on détient des valeurs boursières impliquant des industries concernées par cet avis – et même si un proche en détient. Car l’avantage ou le préjudice peut aussi bien concerner l’entourage (cf. le cas de C. Bréchot). Le conflit d’intérêt véritable est donc une situation aisée à identifier (sauf volonté délibérée de le cacher, ce qui devrait être très sévérement pénalisé en justice), et aisée à traiter : l’expert se récuse. En revanche, les biais d’influence sont innombrables et impossibles à annihiler. Aucun expert n’est en mesure d’émettre un vis exempt de biais. Aucun avis n’est objectif. Aucune prise de position n’est exempte de parti-pris ou de critères personnels. Toute recommandation impacte plus ou moins la situation professionnelle des experts qui la professent. La seule manière de gérer ce problème est d’admettre qu’il est inévitable. Le pire serait de penser, ou laisser croire, qu’il existe des personnes compétentes totalement vierges d’influence, des « oies blanches » de l’expertise. Les experts les plus compétents sont ceux qui sont impliqués dans le plus grand nombre de travaux et de conseils pour lesquels ils sont rémunérés. Une fois admis cet état de fait, les moyens existent pour s’affranchir au mieux des biais auxquels il expose. La méthodologie de l’expertise est un métier.

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  • Reynaud Michel

    9 août 2009 11:24, par bobby31
    Je suis un peu abasourdi de voir en cette période de crise et de licenciements de personnes compétentes et diplômées mais qui ont fait l’erreur de choisir le secteur privé, de voir des fonctionnaires de haut niveau , dispensant peu de temps pour leur travail et arrondissant royalement leurs revenus en écrivant des livres sur le sexe ( assez vendeur) et allant les vendre aux Grosses Têtes. Ah l’argent !!!

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  • Caillard Marc

    8 septembre 2009 11:15, par Roxane
    Quel bel article !!

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  • Campagne One Life contre le virus HIV

    8 septembre 2009 16:47, par Philippe Lecorps
    le slogan est juste, mais il n’est pas humainement supportable. C’est justement l’illusion de l’amour : tout commence à nouveau, rien ne sera plus comme avant. "du passé faisons table rase". S’il faut à chaque relation se replonger sous le fardeau de l’histoire, il n’y a plus de vie possible. C’est là le paradoxe quand le souci de prévention vient à l’encontre des pulsions de vie. économiser sa vie jusqu’où ?

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  • Laurier Dominique

    11 septembre 2009 15:12, par Lucien Bourry

    bonjour, toujours surprenant de constater cette banalisation des risques liés à la proximité des espaces pollués, quelle qu’en soit la nature.

    Le chloredécone, les rejets ou déchets nucléaires, les pesticides quels qu’ils soient, sont diabolisés par des esprits chagrin qui voient le mal partout Non , ils n’y a pas de danger... Les abeilles meurent, dans des proportions énormes ?... Mais c’est la faute aux apiculteurs, ils ne savent pas soigner leurs abeilles !(Donnez-leurs du "Gauchot" ça les remettra en forme !, (même si certains ont plusieurs dizaines d’années de pratiques). La morbidité, cancéreuse ou non s’amplifie, les dépenses de santé croissent de même : Circulez , rien à voir, le Pr Belpomme , Nicolat Hulot, les auteurs du projet REACH, sont des rêveurs ; continuez à mettre du roundup dans votre jardin, oui, mais pas dans votre soupe , quand même !

    Faut pas tout mélanger...voyons ; quant au nucléaire, l’appréciation de la CRIRAD (Michèle RIVASI) donnerait du crédit à ce débat. Avec mes meilleures salutations. L. Bourry

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  • Clément Régine

    12 septembre 2009 17:45, par marie claire chauvancy
    je ne suis pas infirmiére cependant je cotoie bon nombre d’entre elles qui sont contre l’adhésion obigatoire à cet ordre, et je partage leur avis.En fait cet ordre ne sert pas à grand chose, sinon à satisfaire l’égo de certains avides de reconnaissance et de pouvoir !( la protection jurudique des infirmieres est pris en compte en secteur libéral par les assurances professionnelles, en secteur hospitalier par l’etablissement de santé qui les emploie, les syndicats sont présents pour porter les revendications salariales et leur reconnaissance professionnelle...Et j’en passe Ce que je constate et qui me herisse le poil, c’est cette obligation d’adhérer, de payer une cotisation.Ou est passé cette liberte de choix si chère à notre nation ? Il serait temps de vous affranchir de votre passé de soumission au corps medical !!Faire comme les medecins avoir son ordre !!Imiter,encore et encore ! Quand vous émanciperez vous ?Etre à l’écoute est l’essence même de votre belle profession, alors entendez la grande majorité qui ne veut pas dependre de cet ordre !

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  • Aurengo André

    23 septembre 2009 23:15

    J’ai retenu une citation d’un éminent scientifique, lors d’un grand congrès sur le problème des champs électromagnétiques : "L’électrohypersensibilité est une maladie (très) contagieuse dont les vecteurs sont les médias !"

    meilleures salutations Dr Remy Demuth médecin-spécialiste en radiodiagnostic UEMS-section radiologie

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  • Une leçon mal entendue de l’atlas de la démographie médicale

    8 octobre 2009 10:46, par Jacques Pouzet
    Et la "délégation des tâches" (je ne parle pas des expérimentations sophistiquées) Où en est-on ? Qui freine et qui pousse ? A quand l’approche de cette solution pour les soins de premiers recours ? merci

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    • Une leçon mal entendue de l’atlas de la démographie médicale 8 octobre 2009 12:37, par serge cannasse
      La délégation de tâches avance doucement, en raison notamment des réticences des différentes organisations professionnelles, soit de médecins, qui s’inquiètent des compétences des personnels à qui les tâches seraient déléguées, soit des infirmières ou sages-femmes, puisqu’il s’agit essentiellement de ces deux catégories de professionnels de santé, qui entre autres, s’inquiètent des conséquences juridiques de cette délégation (terme qu’elles n’aiment pas beaucoup), en termes de responsabilité notamment. Et ce d’autant que cet accroissement de responsabilité ne s’accompagne pas d’une augmentation conséquente de rémunération. Par ailleurs, au moins en ce qui concerne les infirmières, les discussions ont été largement monopolisées par la révision de leur référentiel de compétences et par la création de leur Ordre.

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  • Compétences et cadres de santé : un conte de fées moderne

    8 octobre 2009 11:06, par Jacques.Pouzet
    Excellent article qui pourrait utilement servir dans d’autres domaines que les établissements hospitaliers

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  • Compétences et cadres de santé : un conte de fées moderne

    9 octobre 2009 10:11, par Marie Jeanne Lorson
    Merci pour cet excellent article Ce que je relève c’est que vous reprécisez la définition de compétence selon Afnor qui indique la "mise en oeuvre en situation professionnelle" Je travaille sur le nouveau dispositif de formation infirmière qui apporte beaucoup d’éléments positifs.Mais ce qui me gêne +++ c’est la notion d’évaluation de compétences au cours de la formation , alors que l’évaluation devrait concerner les connaissances et les capacités nécessaires aux futurs professionnels pour qu’ils puissent développer des compétences en exercice professionnel Il me semble que cet aspect du nouveau dispositif pérennise une confusion entre le temps de formation et le temps de l’exercice professionnel .Il en est de même pour la notion de responsabilité : la responsabilité des étudiants est une responsabilité d’étudiant centrée sur "se former " différente de la responsabilité professionnelle A suivre !! MJL

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  • Brauman Rony (2)

    31 octobre 2009 21:48, par eliane
    le sida fut une maladie qui toucha des malades celebres et influents ,d’un tel niveau intellectuel que la prise en charge fut exceptionnelle ,en France :je me suis rendue compte ,comme volontaire d’AIDES dans les années 95 96 .. Les problemes de santé sont toujours mieux résolus si tous se sentent concernés et écoutés :malades ,professionnels ,société ; c’est ce que m’a enseigné cette experience .

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  • Eradication de la polio : un combat inachevé

    2 novembre 2009 23:14, par Christophe
    Juste un commentaire pour vous féliciter de la qualité de vos articles, démarche bien nécessaire face aux colportages en tout genre en ce moment

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  • H1N1 : se vacciner ou pas ?

    8 novembre 2009 15:00, par serge cannasse

    Dans son numéro d’octobre 2009, la revue Prescrire apporte un sérieux bémol aux craintes concernant la mortalité des populations jeunes. Pour elle, l’analyse des épidémies américaines, australiennes et néo-zélandiennes montre que le risque de décès dans ces populations est faible. Quelque soit l’âge, le taux de décès serait comparable à celui de la grippe saisonnière.

    Informations recueillies dans la Lettre du médecin 294 du 4 octobre 2009.

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  • En effet le débat ne fait que de commencer... Merci pour cet article très complet, bonne semaine à vous ! Gael

    Voir en ligne : Symptomes

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  • En total accord avec la conclusion - Les debats font encore rage dans la communaité médicale, et en particulier celle des " médecins traitants" en première ligne pour cette pandémie. Les "soignants" n’aiment pas se retrouver du côté des " malades " ( c’est à dure s’identifier en " souffrants" ) ce qui est la base du déni - déni du danger . On retrouve ça sur le suicide, le burn-out, la dépression, l’alcoolisme etc... Dès lors, leur interdire de pratiquer la vaccination au cabinet est le meilleur moyen d’atiser leur tendance naturelle au déni.. Nos représentants professionnels - ordre, syndicats, URML etc - quels que soient leur mérite sont du fait de leurs "responsabilités" devenus des intermittents de la médecine qui ont été aussi incapables de comprendre que de transmettre ce fait simple aux autorités compétentes. Comme vous le montrez, le "terrain" est loin des cabinets ministériels

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  • "décidé chaque année par les conseillers nationaux, le futur montant sera décidé en milieu d’année prochaine" (concernant la cotisation). Serait-ce là encore une future illégalité de cet ordre ? L’appel à cotisation se fait durant le premier trimestre, selon les textes (loi HPST).

    Pour les statistiques du codi, ceux-ci sont visibles sur le forum, pour les curieux.

    Enfin, Mme la présidente avait promis de communiquer, qu’en est il des chiffres de retours de dossiers ? Ne savent ils pas combien de cartes d’adhérents ont été retournées ? Combien d’envelloppes ont ils reçus (enfin, l’organisme sous traitant) ? etc. Pourquoi cacher ce chiffre, est il si honteux ?

    Merci pour cet article.

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  • Il y a plusieurs années que les acteurs de la promotion de la santé ont fait le point là-dessus en Belgique. Pour preuve lire l’excellente brochure destinée aux associations ’Convergences entre associations de patients et firmes pharmaceutiques ?’ sur le site d’éducation pour la santé http://www.questionsante.be/outils/patients_industrie.html

    Bonne continuation et merci pour vos excellents articles.

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  • Merci à serge Cannasse pour la mise en perspective de cette question. En complément et comme une forme de réponse, voir le communiqué du CISS et de la SFSP : Pour la création d’un fonds d’initiative en faveur des actions d’éducation thérapeutique et d’accompagnement des patients - 12 novembre 2009 http://www.sfsp.fr/activites/file/Cp_FONDSETPACC.pdf A noter que l’industrie pharmaceutique investit également fortement le champ de la promotion de la santé (collectivités territoriales, associations de prévention GRSP, ...)

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  • Un résumé de "l’étude américaine" citée par la Lettre du médecin se trouve en encart dans un excellent entretien avec Daniel Floret (président du Comité technique des vaccinations), disponible ici : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php ?article1283

    Ce résumé est la traduction de celui de l’article original, paru dans le Lancet du 31 octobre 2009 et disponible ici : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)61877-8/abstract

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  • Guillaume Sophie

    19 décembre 2009 13:29, par Cesbron Paul
    Bravo. les conditions d’accueil des nouveau-nés, le respect des femmes, de leurs choix...seront transformés par le rétablissement des sages-femmes dans leur fonction de premières professionnelles de la naissance, jusqu’aux responsabilités de recherche, d’enseignement et de soins. Ce qui ne signifie pas qu’elles aient la science infuse, ni qu’elles n’aient pas aussi l’absolu besoin d’écouter les parents et les citoyens plus généralement. Beaucoup de nos débats actuels persisteraient mais dans des conditions nouvelles et sans doute plus fécondes. Paul Cesbron

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  • H1N1 : se vacciner ou pas ?

    23 décembre 2009 11:18, par Roxane
    Super article mon Papou, je vais me faire vacciner aujourd’hui...même pas peur d’abord !

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  • Cela fait plusieurs fois que je passe sur votre site sans y laisser de petit mot de soutient. Merci pour les informations que l’on peut y trouver et bonne continuation !

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    Voir en ligne : Jeux

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  • Bonjour .

    Voici un petit commentaire général personnel sur la place de la santé publique et son aspect opérationnel qu’est la gestion sanitaire populationnelle .

    Ce n’est qu’il y a une dizaine d’année que la santé publique a commencé à être vraiment prise en compte dans les instances sanitaires avec les premiers schémas régionaux d’organisation sanitaire ( SROS ) .

    Puis fin 2006 , soit dix ans après leur création , les Agences Régionales d’Hospitalisation ( ARH ) ont commencé à se pencher sérieusement dans l’activité des établissements privés de santé , jusqu’alors chasse gardée de l’Assurance Maladie , avec les contrats pluri-annuels d’objectifs et de moyens ( CPOM ) .

    Enfin , à partir de fin 2007 jusqu’à 2009 , les mêmes ARH commençaient à engager une vraie coordination de certaines filières sanitaires ( Urgences , Gériatrie , Psychiatrie ) avec les projets médicaux de territoires ( PMT ) .

    A l’arrivée de la dernière pandémie grippale en 2009 , pour la première fois dans l’histoire de l’humanité on diagnostiquait en direct la naissance d’une pandémie , on mettait des mesures barrières sur l’ensemble des aéroports internationaux , on hospitalisait systématiquement ( en France surtout , parfois ailleurs ) les suspects de grippe pandémique , on traitait en curatif les malades grippés et en prophylactique les sujets contacts , et enfin on organisait une campagne de vaccination de masse en urgence .

    Ce fut , en particulier , la première fois que tous les médecins toutes orientations d’exercice confondues , associés aux infirmiers tous horizons , ainsi qu’aux responsables des divers établissements ( sanitaires , médico-sociaux , handicapés , scolaires , entreprises , ... ) , durent collaborer dans une même direction , innovant en permanence dans la réalité pratique avec les difficultés inhérentes à l’exploration de nouvelles collaborations .

    Les médecins étaient habitués à faire de la gestion sanitaires de cas individuels , parfois à faire de la santé publique médico-scientifique voire hospitalo-universitaire , mais jamais de la gestion sanitaire populationnelle .

    Leur formation initiale puis continue ne les préparait pas à envisager les évènements sanitaires sous l’optique de santé publique , et pêchait sur les vaccinations ( en dehors des pédiatres ) .

    De là , je pense , découlent essentiellement un certain nombre de réactions et de critiques qui apparurent lors de la gestion de la première vague de cette pandémie grippale .

    Je suis heureux qu’un article aborde la nécessité d’apprendre à faire de la gestion sanitaire populationnelle , c’est à dire à descendre dans l’arène de l’action , et non pas dans le meilleur des cas à rester en dehors de l’action comme simple conseiller ( bibliothéquaire ) .

    Depuis le début de cette dernière pandémie grippale , je me suis d’ailleurs évertué à offrir aux divers partenaires du territoire sur lequel j’oeuvre un socle commun d’informations d’une part officielles et d’autre part médico-scientifiques , afin de favoriser une gestion sanitaire populationnelle en commun .

    Cependant , il faut reconnaitre qu’une communication professionnelle synthétique et pertinente , aspect essentiel a fortiori dans notre monde interconnecté submergé d’informations et où n’importe qui peut s’ouvrir une fenêtre publique , n’est pas naturelle surtout en France .

    Quant à la place des médecins ambulatoires , en particulier libéraux , comme le rappelait le rapport " vaccin : convaicre et innover pour mieux protéger " présenté en septembre 2007 devant l’Assemblée Nationale puis le Sénat , la vaccination usuelle est réalisée dans 90 % des cas en France par les médecins libéraux , le plus souvent généralistes ou pédiatres .

    Docteur Didier DELLEA Référent départemental " Urgences-SMUR-SAMU " et " Plans Crises Sanitaires " .

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  • Perdue je suis

    16 janvier 2010 13:00, par alexandre pariente, praticien hospitalier
    chère amie, d’ accord pour toute la première partie...mais pas du tout pour la suite. Les hôpitaux publics sont mal dirigés , et c’ est là leur principal défaut. ; ce n’ est pas un problème de "gouvernance" ou de statut, mais de compétence. Cette mauvaise direction (pas seulement une mauvaise gestion) tient probablement non pas au statut de fonctionnaire lui même (qui mériterait simplement d’ être simplifié) mais à la hiérarchie bureaucratique et à la (dé)formation initiale (l’ école de Rennes) et ultérieure des directeurs (avec la carotte et le bâton de la carrière). L’ esprit hiérarchique bureaucratique était pesant dans l’ administration (dont on se moquait), et qui a toujours tenu à garder dans son giron les surveillant(e)s,quitte à les renommer cadres (avec l’ assentiment hélas de nombre d’ entre eux-elles) pour les exclure le plus possible de la fonction soignante. Cette pesanteur bureaucratique l’ était beaucoup moins chez les soignants (ce terme inclut les médecins dans mon esprit !) eux-mêmes où la compétence reste la base de l’ autorité. Il n’ y a qu’à comparer les heures supplémentaires des administratifs et des soignants pour comprendre que ce n’ est pas le statut mais bien la fonction qui crée la motivation, la production et la qualité des soins. Tirer sur le statut des fonctionnaires, c’ est affaiblir encore les seuls producteurs de soins, et les rendre totalement soumis à la volonté directoriale (et donc à celle de l’ exécutif dont la bienveillance à l’ égard de l’ hôpital public n’ est pas la qualité principale...) ; il y a déja des exemples de travail précaire à l’ hôpital, des renouvellements mensuels de contrat de travail qui durent bien plus d’ un an ; le nouveau statut de "clinicien hospitalier" permet aux directeurs de jouer avec le recrutement des médecins sur des contrats à court terme ; n’ ayez crainte, les "nouveaux managers" feront rapidement mieux. Ne vous y trompez pas : le but des réformes actuelles n’ est pas d’ améliorer quoi que ce soit, mais de réduire les coûts de santé payés par la collectivité, et de transmettre le plus de choses possibles au secteur privé (le coût sera plus grand pour la collectivité mais n’ apparaîtra pas dans les comptes publics) qui se débrouillera avec la loi du marché. Si les réformes rendent l’ hôpital pire qu’ il n’ est, ce sera bien sûr de la faute de ses employés, et s’ il disparaît, tant pis. On gardera quelques "pôles d’ excellence" pour faire joli, un hospice pour les plus démunis,et basta.

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    • Perdue je suis 16 janvier 2010 17:33, par chauvancy

      Bravo pour la passion qui vous porte et que je partage .Cependant votre vision de la bureaucratie hospitalière est tintée de ressenti médical. Très sincèrement je ne crois pas que la formation des directeurs (Rennes) ne soit en cause. C’est le statut de la fonction publique que je remets en cause. Ce statut qui, quoi que l’on fasse prime sur la fonction et qui nous positionne en « soldat au garde à vous ».Et ce à tous les niveaux

      cette « pesanteur bureaucratique »pèse sur les soignants paramédicaux. Pour les médicaux je ne sais pas mais il me semble que vous avez eu, en votre temps, à gérer le mandarinat. Plutôt pesant me semble t’il.Le pouvoir de ces messieurs a fait beaucoup de mal .Plutot bloquant non ?

      Faire des heures n’est pas forcement fonction dépendante ni signe de compétence .Je ne crois pas , peut être que je me trompe, que la volonté soit de « tirer » sur les producteurs de soins mais il est vrai , qu’après une période de gabegie de dépenses de soins et de raisonnement « je sauve des vies » et « je ne compte pas » une nécessaire politique de maitrise de la dépense a du s’instaurer. C’est travailler ensemble qu’il faut maintenant et pour cela reconnaitre les compétences de l’autre .Reconnaitre c’est prendre en compte ! La fonction de cadre a évolué,heureusement( et mon combat est de la faire aller encore plus loin) .léloignement des soins permet une prise de distance .Ce recul est maintenant nécessaire pour faire tourner un service. IL permet une vision stratégique.Le cadre n’est plus dans le faire mais bien dans le faire faire. La profession infirmière est aussi passée un cran au dessus avec la reconnaissance LMD.

      Vous lire me fait comprendre qu’une vision d’un système est influencée par notre formation initiale et son histoire. Merci pour ce commentaire Cordialement MCC

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  • Une leçon américaine

    29 janvier 2010 10:57, par serge cannasse
    L’analyse proposée dans cet article est confortée par un post de Karen Davis, présidente du Commonwealth Fund, sur le blog de cette institution. Pour elle, le projet de réforme du système de santé a été mal expliqué aux Américains, qui n’en voient pas les avantages, alors qu’ils sont substantiels pour tous (et pas seulement les personnes qui en sont actuellement exclues) et communs aux deux versions, celle du Parlement et celle du Sénat. Je tâcherai d’y revenir dans un prochain billet.

    Voir en ligne : The Way Forward with Health Reform

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  • Rosny Éric (de)

    5 février 2010 09:46, par eyoum aristide
    bonjour pere eric de rosny juste pour vous dire merci pour ce que vous faites car votre approche de la spritualite en general est tres enrichissante et bon courage pour la suite de vos travaux. comment vous contacter pour plus d’echanges ? encore merci

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    • Rosny Éric (de) 25 mars 2010 10:25, par Matthieu
      Merci beaucoup Père Eric pour cette contribution. Cette analyse du rôle de la culpabilité dans l’approche occidentale de la médecine, ainsi que la dimension spirituelle indissociable du traitement de la maladie est particulièrement éclairante. Médecine occidentale et africaine peuvent se rencontrer sans s’affronter et s’enrichir l’une l’autre au cours du prochain siècle.

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  • A lire la "proposition pour une défense des soins psychiques : lettre ouverte aux parents d’enfants, d’adolescents et d’adultes autistes, à leurs professionnels éducateurs, pédagogues et soignant" du Pr Delion parue dans le n° 6 de Médecine et enfance - 2009

    Voir en ligne : http://www.medecine-et-enfance.net/...

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    • merci pour cet article. Comme on peut le voir dans le film "le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme" (visible sur internet et en vente sur le site d’autisme france), les prises en charges restent encore psychanalytiques. Ils détruisent des milliers de vie avec ces traitements (si on peut appeler ça dignement un "traitement"), ils ne se remettent pas en question, et malgrè des discours publics "conciliants", ils continuent de pratiquer la psychanalyse, coute que coute, à l’encontre de toutes les recommandations internationales. Comme le dit votre texte, le packing est une torture, en france elle est autorisée ..

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  • Sadki Reda

    21 février 2010 14:47, par serge cannasse
    Lire sur Megalodon.net l’entretien de Reda Sadki avec France Lert, directrice de recherche à l’Inserm et responsable de l’étude VESPA : " Sida des riches du Marais et Sida des pauvres de banlieue : l’enquête VESPA témoigne de la réalité sociale de l’épidémie "

    Voir en ligne : http://lemegalodon.net/a9477-sida-d...

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  • Macrez Pascal

    23 février 2010 10:57, par Jean-Pascal Devailly
    Je partage ce qui est dit et vous donne le point de vue d’un médecin de médecine physique et de réadaptation responsable d’unité en même temps que celui d’un musicien de jazz qui sait ce qu’est un "collectif professionnel". Que serait en effet le Miles Davis Quintet sans son pianiste et son batteur ? Et Dieu sait que ces musiciens savent parfaitement "s’écouter" en jouant pour un objectif partagé et au delà de tout "gradient d’autorité". L’aide-soignant a un rôle fondamental dans l’équipe clinique à plus d’un titre. Au delà de l’aspect relationnel qu’il nous faut tous prendre le temps de ne pas négliger, la flexibilité /polyvalence /mutualisation demandée aux infirmières comme aux aides-soignants dans les nouveaux modèles d’ingénierie des soins imposés d’en haut à nos hôpitaux mettent en danger tous les patients en perte d’autonomie. Quand les kinésithérapeutes se raréfient, sacrifiés par les logiques d’EPRD et de masse salariale, que les autres soignants, souvent de passage, et conçus comme interchangeables défilent au lit des patients sans pouvoir prendre le temps de les connaître au delà du simple geste technique qu’ils doivent réaliser, le dernier rempart avec les familles contre la perte d’autonomie, la précarisation fonctionnelle, les complications et le handicap surajouté liés à l’immobilisation, contre la maltraitance qui résulte du défaut de soins à une personne qui n’est plus sortie de son lit quand il le faudrait c’est l’aide-soignant. Mais au delà de ce rôle déjà crucial, c’est en effet lui qui connait et peut le mieux décrire si on lui en laisse l’opportunité, par exemple dans des réunions de synthèse clinique, l’autonomie réelle du patient en situation de vie quotidienne au moins dans l’unité de soins (toilette, habillage, transferts, alimentation, communication, utilisation des sanitaires, etc.). Ainsi l’aide-soignant est bien partie prenante légitime de la prévention, des soins, de la réadaptation et de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie quel que soit l’âge. JP Devailly CHU Avicenne Bobigny

    Voir en ligne : Blog de Jean-Pascal Devailly

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  • Macrez Pascal

    18 mars 2010 15:14, par ZERE
    Bonjour Monsieur, Votre idée de ce genre de conception est assez paradoxale car nous sommes tous à cours terme appeler à devenir une personne dépendante" l’accident,la maladie & bien entendu la vieilesse" & alors sera venu le temps de dépendre d’une aide à domicile.Le rôle de cette personne habilitée se résume à la responsabilité de l’aide à domicile permettant de pouvoir retrouvé un peu d’autonomie & non de connaitre son dossier médical,dans ce genre de reflexion que devient le droit du secret médical & la chartre du patient ?Cette réflexion releve de l’obsolécence & de l’atteinte à la personne & de sa dignité.M MASSON

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    • Macrez Pascal 19 mars 2010 14:36, par serge cannasse

      Voici la réponse de Pascal Macrez, insérée à sa demande :

      "il ne faut pas confondre aide-soignant et aide à domicile, ce sont deux métiers différents. L’aide-soignant est un soignant qui fait partie de l’équipe de soins et à ce titre, il a un accès au dossier de soins, partage et complète les données avec les autres membres de l’équipe. Il est tenu comme les autres professionnels du soin au respect du secret professionnel et à la confidentialité."

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  • Cadre paramédical de pôle ou le miroir aux alouettes

    23 mars 2010 06:50, par Jean-Pascal DEVAILLY
    Bravo, cet article montre bien la schizophrénie croissante du management hospitalier avec cet extraordinaire et "ubuesque" paradigme de "réingénierie des soins" qui oppose — d’une part une conception issue du vieux modèle taylorien, inapplicable en santé, des "bureaux des méthodes" dissociant conception et exécution, mais porté par une hiérarchie de plus en plus bureaucratique et qui s’appuie sur ses "cadres-experts". Ceux-ci sont rattachés, selon le modèle de la technostructure, aux directions des soins, mais de ce fait sont inévitablement déconnectés des processus réels de soins portés par les équipes cliniques,
    - et d’autre part une fausse responsabilité décentralisée fondée sur les résultats attendus de la concurrence, selon les principes de la nouvelle gestion publique. Fausse parce qu’elle ne laisse en fait dans nos hôpitaux aucune latitude réelle de gestion. Ce blues hospitalier du cadre de pôle est partagé par les responsables médicaux des "structures internes" (ce que sont devenus les services en "novlangue") et des pôles. Tous sont confrontés à ce à ce management illisible, cette injonction paradoxale d’autonomie quand on n’a ni le "chéquier", ni la maîtrise des emplois d’un pôle, pas plus de la masse salariale que des "tableau des emplois rémunérés" qui restent sous contrôle de la direction, et cela même si l’on est "bon à la T2A" (avec la transformation observée des acteurs du soin en calculateurs économiques) ou si l’on peut financer les malades "non rentables" par les malades "rentables" (interiorisation des choix tragiques et "viol éthique" !). Dissociation programmée du travail et du sens de l’action alors qu’on est harcelé par les nécessités croissantes du contrôle externe qui demeurent transversales mais s’abattent, avec les audits et les équipes dédiées aux vigilances de plus en plus grasse et pléthoriques sur des unités de soins déshabillées de soignants et où l’absence d’encadrement de proximité en rend illusoire les recommandations. Tout se passe comme si l’hôpital se séparait en deux mondes qui s’ignorent : celui des soins et des équipes cliniques d’une part, et celui de la technostructure bureaucratique née de l’incontinence réglementaire dont personne ne sait comment la stopper d’autre part, qui ignore d’autant plus les processus de soins qu’elle est formée à mépriser toutes les vertus de la régulation professionnelle (médicale ou non). On évolue dans un système d’indicateurs à courte vue, déconnectés de la qualité des soins parce qu’ils sont conçus pour masquer la réduction des enveloppes financières, et qui engendrent la perte de sens au quotidien pour tous les acteurs médico-soignants transformés en nouveaux tacherons de l’hôpital.

    Voir en ligne : Morosité hospitalière : du blues au désespoir

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  • Cadre paramédical de pôle ou le miroir aux alouettes

    23 mars 2010 07:37, par BENZOL54

    Bravo Madame, votre texte est court et mériterait peut-etre plus de développement mais l’essentiel est dit avec courage et lucidité. J’ajouterai en étant moi-même coordonnateur d’un pôle médico-techique qu’une partie des acteurs hospitaliers va devenir schizophrène entre les injonctions contradictoires et les luttes de pouvoir encore plus exacerbées qu’avant la mise en place des pôles. Avec les problèmes financiers et les diminutions d’effectifs la politique "polaire" devrait être une chance pour les établissements de soins c’est loin d’être le cas. nous allons TOUS le payer.

    bien cordialement

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  • Bravo pour ce blog riche en renseignements

    Voir en ligne : Jeux de moto

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  • Hassenteufel Patrick

    29 mars 2010 23:53, par ch prieur
    la direction du Budget a fourni des menbres de votre groupe des les premieres difficultes du régime général à la fin des années 60:j’en venais et fut le premier directeur de la Cnamt pendant douze ans ;idem pour le second:D coudreau pendant dix ans

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  • Aurengo André

    4 avril 2010 15:37, par IEC60601

    monsieur Aurengo qui est médecin ne connait pas et n’a jamais trouvé de risques autre que thermique (limites de 41 a 61V/m pour s’en proteger).

    il est ballot que la notice d’utilisation de ses outils de travail quotidiens commme les thermometres ou tensiometres qui tous disent le contraire en mentionnant un risque de dysfonctionnement et une limite de 3V/m a ne pas depasser.

    documentation d’un thermometre

    page 2

    compliance level 3V/m

    « Field strengths from fixed RF transmitters,as determined by an electromagnetic site survey,a should be less than the compliance level »

    page 3 sources du risque :

    " a Field strengths from fixed transmitters, such as base stations for radio (cellular/cordless)"

    monsieur Aurengo n’a visiblement jamais lu la notice d’utilisation de ses outils de travail.....

    Voir en ligne : compatibilité electromagnétique

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    • l’arroseur arrosé 16 avril 2010 09:16

      selon Mr Aurengo ci dessus "La culture scientifique des Français est faible, ce qui rend difficile toute explication un peu compliquée : tout le monde veut se forger une opinion, mais peu acceptent d’acquérir les connaissances minimales nécessaires"

      il faut donc faire une confiance aveugle a monsieur Aurengo qui sait tout sur le sujet et nous en fait la démonstration éclatante dans son argumentation pour surtout ne pas reduire l’exposition aux ondes : publé par l’academeie de medecine fin 2009.

      extrait de ce document : "Il met également fin à certaines polémiques en précisant que les antennes-relais n’émettent pas de basses fréquences (page 96) "

      selon monsieur Aurengo cela coupe court a toute discution sur le effets des ELF (exempel 217Hz) dans le cas des antennes relais.

      malheureusement cet argument est completement faux sur le plan scientifique puisqu’ il suffit d’une non-linearité dans le syteme ou la personne exposée pour reconstituer le signal ELF modulant tres fortement la porteuse.

      N’importe quel cours sur la moduation/demodulation d’amplitude le confirmera, l’argument de mr Aurengo revient a dire qu’il n’a jamais ete possible d’entendre la voie humaine transportée par une radio en modulation d’ampliture puisque l’audio (20 a 20Khz) n’est pas contenu das le sectre d’emission (par exemple dans la porteuses de radio monte carlo grande ondes vers 218Khz)

      les gamme PO et GO n’ont donc jamais existé sur les radio .

      pour que l’argument soit recevable scientifiquement, il faudrait d’abord faire la demonstration que le systeme exposé est totalement linéaire et cela personne n’a jamais ose l’affirmer !

      Ceci est la demonstration que monsieur Aurengo devrait balayer devant sa porte avant de mettre en cause la culture scientifiques du quidam moyen , sa culture scientifique non plus ne permet pas de tout maitriser !!

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  • Aux journées de l’HAS de décembre 2009, Didier Tabuteau faisait remarquer qu’aucune sanction n’est jamais prise contre un expert ou supposé tel qui masque délibérément ses liens et conflits d’intérêt (j’insiste sur le “délibérément”, parce que de nombreux auteurs pensent que jusqu’à très récemment, la plupart des experts ne voyaient pas l’utilité de déclarer leurs liens, d’où leurs “oublis” ; admettons ...). Pour poursuivre votre métaphore, très pertinente, il faudrait pourtant s’y résoudre, non pas tant pour stigmatiser les coupables que pour mettre en exergue l’importance de ces déclarations. Bien entendu, cela va de pair, comme vous le soulignez, avec ce que les juristes appellent la publicité, c’est-à-dire le fait de rendre public les “attendus et conclusions”. Les récents démêlés de la ministre de la santé avec la question des experts auraient été bien plus faciles à résoudre si ses services travaillaient en toute transparence. La question de savoir si ils en sont capables est un autre débat ! Cela va aussi avec la valorisation des experts, dont les pistes sont bien tracées, mais là aussi, on ne voit pas très bien l’intention gouvernementale.

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  • Comparaison n’est pas raison, et sur cette question en médecine, la PRINCIPALE question préalable à se poser est :

    La dépendance des experts a t-elle de l’influence sur la QUALITE de leur discours et sur celle des décisions et des soins médicaux qui en découlent ?

    La réponse est apportée depuis DES ANNEES par la littérature internationale sans ambiguïté et avec un niveau de preuve (pour reprendre le langage juridique US) indiscutable.

    OUI, la qualité scientifique d’avis d’experts sous dépendance commerciale est altérée.

    OUI, les décisions et les soins qu’entraînent ces avis sont de moins bonne qualité et plus à risque que des soins fondés sur des données indépendantes des intérêts commerciaux.

    Des avis d’experts sous influences (qu’ils les déclarent ou non ! c’est démontré là encore !) constituent un FACTEUR DE RISQUE AVERE de biais de recommandations, de soins de mauvaise qualité (pouvant aller jusqu’à des décès de masse comme pour l’affaire du VIOXX) et plus chers.

    En médecine, tout facteur de risque identifié doit être géré avec efficacité à l’aide d’outils validés pour en réduire l’importance. Comme le tabagisme, l’obésité par exemple.

    Or, là encore, dans la littérature internationale, la seule intervention d’efficacité démontrée pour réduire ce facteur de risque est non pas la transparence, mais l’INDEPENDANCE des experts. La transparence ne suffit pas. C’EST PROUVÉ.

    Lire les écrits de Ray Monihan, Andrew Herxheimer, Joël Lexchin, M.A. Gagnon, Peter Mansfield, Barbara Mintzes, George Lowenstein, Jason Dana, Orlowski et Wateska, Peter Goetsche, Wazana, Kassirer, Blumenthal, Brennan, David Rothman, etc. publiés dans le BMJ, PLoS Medicine, le NEJM, le JAMA, le Lancet, etc. Lire le rapport d’avril 2009 de l’Institute of Medicine US sur les conflits d’intérêts.

    Les preuves s’accumulent, sont maintenant disponibles en français (voir la revue Prescrire, le site du Formindep, etc.)

    Un débat valide et honnête doit se fonder sur des faits et seulement sur des faits et non plus sur des opinions et des comparaisons factices qui n’ont comme objectif que de continuer à biaiser le débat et contourner la question.

    LA DEPENDANCE DES EXPERTS EST UN FACTEUR DE RISQUE SANITAIRE. C’EST UN FAIT. LA TERRE EST RONDE ET TOURNE AUTOUR DU SOLEIL. C’EST UN FAIT.

    Débattre sur la réalité de ces faits, chercher à justifier la pertinence des dépendances, n’ont plus d’intérêt sauf pour ceux qui ont intérêt à continuer à le faire croire, c’est à dire les firmes pharmaceutiques à travers leur communication.

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  • Des experts sans liens d’intérêt ont-ils de l’intérêt ?

    8 avril 2010 11:15, par Dominique Dupagne

    Bonjour Pierre

    La bonne comparaison judiciaire, ce n’est pas le témoin, c’est l’expert.

    Dans l’affaire Erika, il ne viendrait pas à l’idée du tribunal de mandater un expert qui travaille pour les compagnies pétrolières incriminées. En revanche, pourquoi pas les entendre comme témoin en effet.

    Avoir des experts indépendants est simple : il suffit de les rémunérer au lieu de croire qu’ils se contenteront de leurs faibles émoluments. Et bien sûr de leur interdire de travailler pour l’industrie.

    Compte-tenu des sommes en jeu, entretenir un collège d’une cinquantaine d’experts indépendants, (qui peuvent auditionner des experts dépendants) est indispensable.

    Que les membres permanents de la commission d’AMM ou de transparence travaillent pour les laboratoires est inacceptable. Là, ce sont carrément les magistrats qui sont sous influence. Entretenir le mythe "c’est nécessaire et d’ailleurs, les autres sont incompétents" est grave.

    Cela me fait penser au chargé de communication du LEEM qui déclarait que les journalistes indépendants n’étaient pas compétents... (vidéo jointe)

    Voir en ligne : Le LEEM et l’indépendance des journalistes

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  • Comme D. Dupagne, je ne suis pas certain que la comparaison experts = témoins soit adéquate. Gardons cependant cette comparaison. Dans ce cas, nous nous trouvons tous les jours devant des débats scientifiques fonctionnant comme des procès staliniens, où ne sont convoqués que les témoins à charge (les experts ± liés à l’industrie), où l’avocat général serait chargé d’assurer à la fois la défense et l’accusation…

    Si l’on considère, comme vous le sous-entendez, que les experts qui n’ont pas de lien avec le fabriquant d’un produit de santé sont suspects d’être incompétent, comment trouver alors des "témoins" pour la "défense" ?

    Heureusement, faire une expertise c’est avant tout appliquer une méthode de travail rigoureuse, savoir poser les bonnes questions et savoir se documenter. Et cela est à la portée de nombreuses personnes qui n’ont pas de lien avec l’industrie (cf la revue Prescrire).

    Je déclare avoir un lien d’intérêt avec la revue Prescrire, dont je suis salarié.

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  • Je partage ce qui est dit et vous donne le point de vue d’un médecin de médecine physique et de réadaptation responsable d’unité en même temps que celui d’un musicien de jazz qui sait ce qu’est un "collectif professionnel". Que serait en effet le Miles Davis Quintet sans son pianiste et son batteur ? Et Dieu sait que ces musiciens savent parfaitement "s’écouter" en jouant pour un objectif partagé et au delà de tout "gradient d’autorité". L’aide-soignant a un rôle fondamental dans l’équipe clinique à plus d’un titre. Au delà de l’aspect relationnel qu’il nous faut tous prendre le temps de ne pas négliger, la flexibilité /polyvalence /mutualisation demandée aux infirmières comme aux aides-soignants dans les nouveaux modèles d’ingénierie des soins imposés d’en haut à nos hôpitaux mettent en danger tous les patients en perte d’autonomie. Quand les kinésithérapeutes se raréfient, sacrifiés par les logiques d’EPRD et de masse salariale, que les autres soignants, souvent de passage, et conçus comme interchangeables défilent au lit des patients sans pouvoir prendre le temps de les connaître au delà du simple geste technique qu’ils doivent réaliser, le dernier rempart avec les familles contre la perte d’autonomie, la précarisation fonctionnelle, les complications et le handicap surajouté liés à l’immobilisation, contre la maltraitance qui résulte du défaut de soins à une personne qui n’est plus sortie de son lit quand il le faudrait c’est l’aide-soignant. Mais au delà de ce rôle déjà crucial, c’est en effet lui qui connait et peut le mieux décrire si on lui en laisse l’opportunité, par exemple dans des réunions de synthèse clinique, l’autonomie réelle du patient en situation de vie quotidienne au moins dans l’unité de soins (toilette, habillage, transferts, alimentation, communication, utilisation des sanitaires, etc.). Ainsi l’aide-soignant est bien partie prenante légitime de la prévention, des soins, de la réadaptation et de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie quel que soit l’âge. JP Devailly CHU Avicenne Bobigny

    Voir en ligne : film streaming

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  • Qui sait de quoi y cause ?

    12 avril 2010 10:47

    un expert, c’est d’abord des compétences. Contrairement à ce que vous croyez, les experts choisis par les institutions officielles n’ont souvent que peu publiés dans les revues scientifiques de haut niveau. C’est facile à vérifier, il y a des bases de données qui permettent de vérifier la qualité et le thème des travaux des experts. un expert, c’est aussi l’indépendance. Pas seulement vis à vis des industriels, mais aussi vis à vis des instances officielles. Cette indépendance il faut la protéger. En France, les lobbys sont de plus en plus puissants et il n’y a pas de contre pouvoir. Les instances officielles mettent à pied, ou cautionnent les mises à pieds d’experts qui déplaisent.

    Un cas récent en cours a été publié par le British Médical Journal en février 2009. Et oui, la situation est si grave en France que ce sont les anglais qui la dénoncent. (Paul Benkimoun. Doctor’s sacking is setback for French public health, supporters say. BMJ 2010 ;340:c711). En France, différents médias présentent ce cas avec en particulier Domique Dupagne (atoute) ou Roger Lenglet (Charlie Hebdo du 7 avril) Ce cas a commencé le 15 décembre 2009. Au 12 avril 2010, la seule réponse des différentes institutions officielles : instruction à charge et production de documents a posteriori. La situation s’est aggravée. Malgré les très nombreux soutiens nationaux et internationaux, les institutions officielles s’enfoncent dans la schizophrénie.

    Les institutions officielles ne veulent pas surtout pas d’experts indépendants. Elles veulent contrôler les experts ! Comme les industriels. Comme les lobbys. Un des hauts responsables d’une des institutions officielles chargée d’évaluation en santé est même capable de justifier le renvoi d’une personne en raison du « caractère incontrôlable de l’intéressé ». L’intéressé publie des articles dans des revues scientifiques de haut niveau et est reconnu par ses pairs. Il est encore plus dangereux.

    Voir en ligne : Public, à ta santé !

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  • Aurengo André : les actes

    21 avril 2010 09:32

    Monsieur Aurengo expert en dispositif médicaux. écrit un rapport daté du 15/05/2003 intitulé "recommandations pour améliorer l’évaluation et le contrôle des dispositifs médicaux" disponible sur le site de l’académie de médecine.

    on peut lire "Au plan réglementaire, les dispositifs médicaux sont soumis aux dispositions des directives européennes 90/385/CEE, 93/42/CEE et 98/79/CEE"

    "le marquage CE, indispensable à la mise sur le marché intérieur européen ; l’évaluation en vue du marquage CE porte principalement sur la sécurité, la compatibilité (e.g. biologique ou électromagnétique) et les performances ;"

    les normes en question utilisent des test a 1V/m 3V/m et 10V/m en 2003 suivant le milieux ou seront utilises les appareils.

    Donc monsieur Aurengo savait des 2003 qu’il existait des appareils électroniques médicaux il dit que les normes portent sur la sécurité et la compatibilité électromagnétique.

    ceci est confirmé par la documentation des outils de travail actuel de Mr Aurengo (tensiometre etc..)et les tables 5 et 6 de la norme 60601-1-2 concernant les appareils électroniques qui écrivent noir sur blanc que le niveau de 3V/m ne doit pas être dépassé ou sont utilises les appareils (domicile des gens) et que les antennes relais peuvent être responsable du risque de dysfonctionnement.

    Quand Mr Aurengo met sa casquette de "experts qui sait tout sur les ondes générées par les antennes relais"

    on a droit a cette déclaration péremptoire au printemps 2009 sur france 5 et dans un document de l’académie de médecine :

    "on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé"

    pour rappel les fréquences en question c’est 900MHz 1.8Ghz et 2.2GHz et le niveau pouvant aller jusqu’a plus de 11.8Vm mesure officielle sur le site cartoradio et la valeur limite que monsieur Aurengo prétend suffisante par cette déclaration est de 41 V/m a61V/m .

    soit 20 fois la limite des normes, c’est comme si monsieur Aurengo prétendait que les ascenseurs sont sans risques a 300 Kg (de la plaque) car testé avec 15 Kg)

    Mr Aurengo s’alarme de la sécurité des dispositifs médicaux en 2003 amélioré grâce aux normes, mais encourage a violer toutes les règles de sécurité des normes concernant la compatibilité électromagnétique en 2009 si la source de pollution est une antenne relais.

    faut il croire Aurengo 2003 ou Aurengo 2009 ?

    Voir en ligne : rapport 2003 aurengo

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  • Aurengo André

    26 avril 2010 09:14, par serge cannasse
    Voici la réponse qu’André Aurengo m’a communiquée et que je reproduis avec son autorisation : "L’auteur confond manifestement une émission de spectre discret dont les quelques fréquences ont un flux énergétique significatif et une émission de spectre continu dont chaque "fréquence" ne transporte qu’une énergie infinitésimale. "

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    • Aurengo André 29 avril 2010 22:23, par Etude Sirius

      quel argument scientifique dans sa reponse mr Aurengo a apporté a cette affirmation dans un document de Mr aurengo publié par l’academie qui pretend !!!

      "Il met également fin à certaines polémiques en précisant que les antennes-relais n’émettent pas de basses fréquences (page 96) "

      selon monsieur Aurengo cela coupe court a toute discution sur le effets des ELF (exempel 217Hz) dans le cas des antennes relais

      Non seulement cela est totalement démenti par la théorie sur la modulation/demodulation d’amplitude mais dementi formellement aussi par l’expérience selon ce document de France Télécom signé Bernard Veyret et Joe Wiart (pas précicement des détracteur des antennes relais , le premier est salarié de France Telecom)

      http://www.francetelecom.com/sirius/rd/fr/memento/mento6/m6chap5.pdf page 7

      "Depuis une dizaine d’années, des auteurs ont montré expérimentalement que des résultats pouvaient être obtenus aussi bien à l’aide de champs électriques (et/ou magnétiques) ELF qu’à l’aide de RF modulées à ces mêmes fréquences

      Monsieur Aurengo est encore démenti par Mr Joe Wiard dans le rapport 3431 de l’OPECST "

      cette fois pour des dispositif medicaux

      "C’est tout le problème de la non-linéarité. Beaucoup des interférences constatées ne sont pas forcément liées à des détections directes"

      Mr Aurengo est formellement démenti par un document de France Telecom ,et un de l’OPECST !!!!

      Un expert en risque sanitaire de ce domaine censé proteger la population de risques, invoquants des principes physiques imaginaire qui soustraieraient les gens a certains effets (ELF) dementi formellement par les opérateurs eux memes ça interpelle !

      Voir en ligne :

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    • l’avis des outils de travail d’Aurengo André 19 mai 2010 21:19, par IEC60601

      en plus du thermomètre, voici ce qu’en pensent

      le tensiometre p. 75

      le stéthoscope p.6

      « niveau de test 3V/m de 80Mhz a 2,5GHz » « niveau de conformité 3V/m » , « Les forces de champs d’émetteurs RF fixes, telles que déterminées par une étude électromagnétique du site,a doivent être inférieures au niveau de conformité dans chaque bande de fréquences » source de risque : « tels que stations de base pour radiotéléphones (cellulaires/sans fil) »

      il est difficile d’être plus clair sur l’existance d’un risque autre que thermique et d’une limite de 3V/m a ne pas dépasser pour le prévenir et la désignation des antennes relais comme source du risque.

      les outils de travails mènent 3 a 0 dans la recherche de risques !!!!

      Voir en ligne :

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  • Lire l’article de Solveig Godeluck sur le site des Echos, dans lequel l’auteur explique : " L’addition d’intelligences éparpillées à la périphérie, partout où est raccordé un terminal, constitue la plus formidable usine à idées de l’histoire." Mais avec un risque : celui de saturer les réseaux, dont le montage et l’entretien sont le fait des opérateurs et non des fournisseurs ou distributeurs de contenus. " Allez expliquer que le réseau surchargé a sauté au beau milieu de l’opération chirurgicale à distance. " D’où la tentation, à laquelle certains opérateurs commencent de céder, de créer une "première classe" pour voyager sur le net. Et quelques questions, du genre : " Faut-il laisser à l’argent le choix des priorités, ou bien définir des services publics et des biens virtuels essentiels ? "

    Voir en ligne : Internet : l’impérieux retour de l’intelligence

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  • Ce qui engendre des coûts, ce n’est pas le vieillissement : c’est l’accroissement démographique lié à l’allongement de la vie ; c’est aussi le fait qu’on guérisse à tous âges des enfants et des adultes qui vont continuer à dépenser - nombre d’entre eux sans être en mesure de cotiser, ce qui n’est pas l’apanage des retraités. Après 65 ans, ce n’est pas l’âge qui est un déterminant des dépenses de santé mais la proximité de la mort. Lire à ce sujet :

    Dormont B. Les dépenses de santé : une augmentation salutaire ? 2009

    http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS15.pdf

    Dormont B. et al. L’impact du vieillissement démographique sur les dépenses de soins 2004.

    http://sms-idf.ac-creteil.fr/IMG/ppt/huber.ppt

    Autrement dit, qu’on vive ou non plus longtemps, c’est toujours et seulement la fin qui coûte cher ! Il est même assez intéressant de noter que le coût de la dernière année de vie tend à baisser au fur et à mesure que l’on vieillit, comme le signalait, entre autres, le rapport Vasselle de 2004 :

    http://www.senat.fr/rap/l03-424-1/l03-424-129.html#toc307

    Certes, les dépenses de santé augmentent nettement avec l’âge, comme on peut le voir ici :

    http://www.irdes.fr/Publications/Qes/Qes66.pdf

    mais si cette courbe se décale vers la droite au fur et à mesure qu’augmente l’espérance de vie de la population, ce sont toujours les trois dernières années de vie qui représentent 50% des dépenses totales de santé d’une vie entière.

    http://www.devismutuelle.com/assurance-sante/depense-sante-france-europe.asp

    Quelques complements bibliographiques :

    Hoover et al. Medical Expenditures during the Last Year of Life. Health Serv Res. 2002

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1464043/

    Levinsky et al. Influence of age on Medicare expenditures and medical care in the last year of life. JAMA. 2001

    http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/286/11/1349

    Seshamani M, Gray A. Time to death and health expenditure : an improved model for the impact of demographic change on health care costs. Age Ageing. 2004

    http://ageing.oxfordjournals.org/cgi/reprint/33/6/556

    Emanuel EJ.Cost savings at the end of life. What do the data show ? JAMA 1996

    Payne et al. Counting backward to health care’s future : using time-to-death modeling to identify changes in end-of-life morbidity and the impact of aging on health care expenditures. Milbank Q. 2007

    Polder JJ, Barendregt JJ, van Oers H. Health care costs in the last year of life—the Dutch experience.Soc Sci Med. 2006 Oct ;63(7):1720-31.

    Breyer F, Felder S. Life expectancy and health care expenditures : a new calculation for Germany using the costs of dying. Health Policy. 2006 Jan ;75(2):178-86.

    Madsen J, Serup-Hansen N, Kragstrup J, Kristiansen IS. Ageing may have limited impact on future costs of primary care providers.Scand J Prim Health Care. 2002 Sep ;20(3):169-73.

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    • Bien d’accord avec ces observations, mais il me semble que l’apport intéressant de l’avis du HCAAM est d’insister sur un facteur probable du "surcoût" de la fin de vie : le manque de coopération et de coordination entre les intervenants. Parmi d’autres, il donne cet exemple : " 20% des hospitalisations des personnes de plus de 80 ans seraient liées aux effets iatrogènes de médicaments." Comme il le dit lui-même : " La réponse aux défis que les personnes très âgées adressent à notre système de soins et d’assurance maladie rejoint (...) l’orientation générale qui doit être préconisée pour le système de soins dans son ensemble (...). Mais avec, ici, une urgence et une force exemplaires."

      Par ailleurs, merci pour les références (à noter que le travail de Brigitte Dormont a été résumé dans l’article des Carnets cité ; il a été relu par elle).

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      • J’oublie un élément essentiel du travail de Brigitte Dormont : les dépenses de santé augmentent à tout âge. C’est cette "demande" stimulée par une offre de soins plus large (couvrant, par exemple, des affections considérées autrefois comme "normales") et plus chère (car recourant à plus de technicité) qui est le facteur fondamental d’augmentation des dépenses et d’allongement de la vie en bonne santé (pour ce dernier point, une fois dépassé le cap des fondamentaux de qualité de vie : sanitaires, eau, chauffage, logement, etc).

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  • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse

    1er juin 2010 17:26, par Philippe Foucras, président du Formindep

    Bonjour,

    Plusieurs points de commentaires :

    - Etonnant d’intituler cet article Droit de réponse, dans la mesure où il ne s’agit pas d’un droit de réponse. Le droit de réponse c’est quand quelqu’un est attaqué dans un article et qu’il répond en tant que lecteur, pas quand l’auteur de l’article est incriminé. Il s’agit juste d’un débat, tout simplement, inutile d’y rajouter du pseudo juridique.

    - Mon seul point d’accord avec Pierre Rimbaud, est quand il parle de l’ineptie de déclarer son absence de conflits d’intérêts. Cela montre effectivement que l’on n’a rien compris à la problématique. L’auteur déclare ses liens d’intérêts. C’est au lecteur de décider si ces liens font conflits ou non. L’attitude actuelle de la revue Prescrire est d’ailleurs consternante en la matière, de la part d’une revue qui mène un combat pour l’indépendance de l’information, on attendrait une réflexion digne de ce nom sur ces questions.

    - La fin de l’article de Pierre Rimbaud est également consternante : moi je sais et les autres parlent sans savoir. L’envie immédiate est de lui retourner le compliment. Ce type de propos qui discrédite le contradicteur est un sophisme, et on a envie de le laisser seul, puisque lui sait. Pierre Rimbaud a assurément rencontré des gens ayant des conflits d’intérêts, et en tire une réflexion intéressante basée sur son expérience. Réflexion insuffisante car apparemment non nourrie de la réflexion internationale qui existe sur cette question depuis des années. Réflexion biaisée par ses propres conflits d’intérêts, puisqu’il reconnaît honnêtement qu’il vit de ces experts et de leurs conflits d’intérêts. Il s’agit pourtant d’expertise dans cette question des conflits d’intérêts, et là pas plus qu’ailleurs, l’expertise autoproclamée ne suffit pas. Depuis maintenant 7 années le Formindep intervient à chaque fois qu’on le sollicite pour exposer la problématique des conflits d’intérêts et leurs enjeux en santé publique : parmi les interventions récentes (2010) : Sciences Po, l’EHESP, l’ENA et le Sénat dans le cadre de la commission d’enquête sur la grippe. L’expertise du Formindep ne vient pas d’une fréquentation alimentaire des experts et de leurs sponsors, mais d’une analyse et d’une connaissance approfondie de la littérature internationale, du point de vue des soignants et des patients, c’est à dire des acteurs et, hélas, des victimes sanitaires des conflits d’intérêts non ou mal gérés.

    - Car c’est cela que Pierre Rimbaud ne peut comprendre, là où il est : c’est que les conflits d’intérêts sont un facteur de risque sanitaire, lorsqu’ils ne sont pas gérés ou mal gérés. Le conflit d’intérêt se mesure en surcout de soins de santé, en traitements inappropriés, en vies humaines, comme doit nous le rappeler sans cesse l’affaire du Vioxx°. Que Pierre Rimbaud ne s’émeuve pas alors de la virulence de mes propos, car la violence initiale que créent des experts sous influences, non contrôlés par des autorités passives voire complices, vis-à-vis des citoyens usagers de soins en les exposant à des soins inappropriés voire dangereux est incommensurable, inacceptable, scandaleuse, et entraine sur le chemin qui a aboutit aux pires négations de l’humanité : agir sur le corps de l’être humain pour d’autres intérêts que lui-même. Le débat sur le conflit d’intérêts ne peut donc rester un débat mondain entre gens de bonne compagnie qui pensent que leur expérience personnelle suffit à la compréhension des choses. Le débat sur le conflit d’intérêts en santé est un combat. Les conflits d’intérêts incompatibles avec la qualité des décisions et des soins doivent être combattus et éradiqués sans ménagement. Il est du même ordre exactement que la lutte contre les infections nosocomiales, car la gravité des conséquences est du même niveau : la qualité des soins, la santé des populations, avec parfois la vie même en jeu. Pour ce faire ce combat doit se mener avec des outils éthiques et premièrement celui de la connaissance et de la compétence. Cette connaissance, cette appropriation des faits avérés, amène sans complaisance au constat de la nocivité profonde des conflits d’intérêts gérés de façon partiale, c’est à dire vus d’un autre point de vue que celui de l’intérêt des patients et des citoyens, et partielle, c’est à dire le plus souvent avec désinvolture, superficialité et insincérité. Voir par exemple l’attitude de la HAS.

    - Cette connaissance amène enfin à penser une expertise indépendante réellement et efficacement coupée de ses liens d’intérêts les plus néfastes pour la qualité des soins et de la décision, c’est à dire en premier des liens commerciaux et industriels. Cette expertise existe, les publications internationales en témoignent, et ne demande qu’à être développée. Cela passe en France par la capacité à penser « autrement » c’est à dire à sortir du paradigme actuel officiel et industriel dont Pierre Rimbaud est le zélateur, qu’en dehors de l’expertise hospitalo-universitaire industrielle et commerciale rien d’autre ne serait possible et qu’il conviendrait simplement d’aménager l’existant « entre nous ».

    - Il convient de sortir de cette position dogmatique de la vérité révélée par les experts liés aux firmes et entretenue par les autorités. La comparaison avec l’autisme ecclésiastique au moment de la révolution copernicienne est là encore totalement pertinente. Appréhender d’autres pratiques, faire d’autres choix est possible ; non seulement possible mais indispensable et urgent une fois constaté l’échec dramatique des vieilles pratiques que défendent Pierre Rimbaud, les firmes et les autorités sanitaires françaises.

    L’archaïque mono expertise universitario-industrielle arrogante et sûre d’elle même, considérant, comme Pierre Rimbaud, que elle seule sait et pas les autres, a fait son temps et largement apporté la preuve de ses échecs et surtout de sa dangerosité.

    Passons maintenant à une expertise sanitaire du 21ème siècle, démocratique, citoyenne, complexe et transdisciplinaire, partagée, collective, 2.0 dirait mon ami Dominique Dupagne.

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    • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse 1er juin 2010 19:25, par serge cannasse
      Une précision : le titre "droit de réponse" n’est pas de Pierre Rimbaud, mais de moi-même, Serge Cannasse. Je plaide coupable sans état d’âme.

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    • Je pense comme Philippe Foucras que "les conflits d’intérêts incompatibles avec la qualité des décisions et des soins doivent être combattus et éradiqués sans ménagement." Je juge aussi qu’il a bien raison de souligner que "l’expertise autoproclamée ne suffit pas" et qu’il est bien maladroit de manier un "propos qui discrédite le contradicteur".

      Je suis plus dubitatif quand il affirme qu’"une expertise indépendante réellement (...) existe, les publications internationales en témoignent". Sans doute n’ai-je pas "l’expertise du Formindep [issue] d’une analyse et d’une connaissance approfondie de la littérature internationale". Néanmoins écrire que ma propre position est "non nourrie de la réflexion internationale qui existe sur cette question depuis des années" paraît hâtif et j’espère que toutes les affirmations du Formindep ne s’appuient pas sur des informations aussi peu fondées. Par nécessité professionnelle, j’ai participé à de nombreux travaux sur cette question et accumulé depuis une quinzaine d’années une documentation importante et une bibliographie que je pensais assez complète. Il y manque manifestement les publications précédemment évoquées, dont nous serions nombreux à apprécier de connaître les références.

      Pour ma part, à l’appui de la position que j’ai exprimée, je me contenterai ici de donner la référence suivante :

      Hirsh J, Guyatt G. Clinical experts or methodologists to write clinical guidelines. Lancet 2009 ;374:273-275.

      Gordon Guyatt y propose une méthode pour la rédaction de recommandations : recherche de littérature faite par un ‘evidence-based center’ à partir de questions de cliniciens ; consultation d’experts autant que nécessaire sur des points spécifiques ; rédaction de conclusions finales par des méthodologistes professionnels sans intérêt personnel dans le domaine concerné.

      Ma société peut fournir sur ces sujets une documentation beaucoup plus complète - car je renouvelle ce propos final (qualifié de "consternant" ) : j’ai des intérêts sur cette question de la méthodologie de l’expertise, et je les déclare. Un danger serait d’être mû par de violents affects sans même le savoir.

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  • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse

    2 juin 2010 10:29, par Marc Legrelle

    « Je ne suis pas de l’avis de Dominique Dupagne, quand il écrit : "avoir des experts indépendants est simple : il suffit de les rémunérer au lieu de croire qu’ils se contenteront de leurs faibles émoluments. Et bien sûr de leur interdire de travailler pour l’industrie." Une telle utopie ne peut conduire qu’à entretenir des experts incompétents. Il est d’ailleurs regrettable que nos institutions s’orientent de plus en plus dans cette voie. »

    Je suis en accord avec Dominique Dupagne, et totalement en désaccord avec votre analyse. Ainsi, si je vous suis, les rédacteurs de la revue Prescrire, seraient incompétents puisqu’ils ne travaillent pas pour l’industrie pharmaceutique ? Ce n’est pas l’analyse que font les abonnés à cette revue, ni les institutions, qui reconnaissent habituellement la valeur des analyses de Prescrire.

    « Heureusement pour nous tous, l’industrie fait appel aux meilleurs experts pour développer les progrès que nous attendons d’elle ; elle continuera donc de les rémunérer chèrement pour bénéficier de leurs compétences »

    Quel angélisme de votre part ! Certes, dans certains domaines, l’industrie sélectionne les experts pour leur compétence. Mais, le plus souvent, elle choisit les experts avant tout pour leur "aura", leur capacité à faire directement ou indirectement la promotion d’un produit. C’est le concept du "leader d’opinion". Peut-être est-ce une partie du problème : la confusion entretenue entre "leader d’opinion" et "expert". Cela ne concerne pas que le domaine médical. Etre expert, cela ne nécessite aucunement d’avoir des liens avec l’industrie. Mais surtout d’avoir une méthode d’analyse, explicite, transparente, critiquable.

    Pour finir, je dois déclarer mon principal lien d’intérêt concernant cette réponse : je suis rédacteur, salarié de la revue Prescrire

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    • Ou donc avez-vous lu, sous ma plume, que "qui ne travaille pas pour l’industrie pharmaceutique est incompétent ?" Je pense pas plus cela que vous-même ne pensez "qui ne travaille pas pour la revue Prescrire est incompétent".

      Je pense seulement que conditionner l’expertise à une interdiction de travailler avec l’industrie est une très mauvaise idée.

      Je sais, pour en être un fidèle abonné, que la revue Prescrire prête heureusement à ce qu’elle lit et à ce qu’elle publie plus d’attention que vous ne le faites sur le web.

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  • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse

    2 juin 2010 13:14, par Philippe MASQUELIER Formindep

    Actuellement la plus part des experts sont des leaders d’opinion dont les liens d’intérêts aux firmes sont très nombreux comme l’attestent par exemple les déclarations publiques d’intérêt des participants aux groupes de travail des recommandations de la HAS, notre travail publié en mars 2009 le montre

    http://formindep.org/Des-recommandations ?var_recherche=recommandations.

    Pour les firmes les experts-leaders d’opinion sont des Key Opinion Leader (KOL) considérés comme un outil marketing des firmes comme l’attestent des officines qui ont pignon sur rue et qui en font leur commerce :

    http://www.heartbeatexperts.com/index.asp ; http://www.lob.fr/servicesf.htm

    Les Experts, leader d’opinion auront beau jeu de dire que leur multidépendance ne remet pas en cause leur indépendance. L’un d’entre eux F.HAAB écrit "...l’expert lui-même n’est-il pas, en définitive, le mieux placé pour juger si ses relations avec l’industrie influencent son comportement individuel, ses prescriptions, ses indications chirurgicales et la teneur de ses écrits scientifiques (F. Haab, B. Jacquetin - Conflit d’intérêt, présomption d’honnêteté et evidence based medicine - Pelv Perineol (2007) 2 : 293)

    La recherche dans le champ psychosocial met en évidence le rôle primordial des influences inconscientes. La capacité pour le professionnel de les reconnaître chez l’autre et de les dénier sur soi-même. Un Rapport de l’Institute of Medicine (Conflict of interest in Medical Research, Education, and Practice. National Academies Press-décembre 2009.) décrit en détail tous les mécanismes psychosociaux de ses influences et invite les institutions en charge de gérer les conflits d’intérêts en médecine à prendre en compte ces données.

    Le recours à une expertise indépendante se justifie pour se protéger de l’influence que les firmes entendent bien exercer pour réaliser leur développement, cette influence est délétère sur la santé publique tant sur les indicateurs de santé que sur les dépenses de santé.

    Voir en ligne : Des recommandations professionnelles peu recommandables

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    • Je suis entièrement d’accord avec vous : un expert et un leader d’opinion sont deux qualifications fort différentes. Celles-ci ne sont pas incompatibles, mais elles ne sont pas automatiquement liées. L’industrie, qui n’est pas folle, ne s’y trompe pas et les utilise pour des usages distincts. Une erreur funeste des institutions est en effet de souvent les confondre.

      Vous avez raison de souligner que François Haab se trompe quand il suggère : "...l’expert lui-même n’est-il pas, en définitive, le mieux placé pour juger si ses relations avec l’industrie influencent son comportement". Il est toujours nécessaire d’étudier avec recul et collégialité les conflits d’intérêt, mais aussi les simples influences, notamment dans le champ psychosocial.

      Enfin, il me paraît bien vrai que " le recours à une expertise indépendante se justifie", et c’est bien pour quoi je plaide. Mais une expertise indépendante ne nécessite nullement d’espérer d’hypothétiques "experts indépendants".

      Je me contente de dire, sans doute bien maladroitement au vu des commentaires que cela suscite, que ce qui conduit à des errements est la croyance qu’il est possible de confier les décisions de santé à des experts indépendants.

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  • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse

    2 juin 2010 21:36, par Dominique Dupagne

    Bonjour Pierre, Tu es toujours aussi fort en dialectique ;-) Mais la fin de ton texte est en contradiction avec le début. Si j’en crois la fin, la France qui utilise des experts travaillant pour l’industrie comme permanents au sein des commissions est donc fautive.

    Le monde idéal que tu décris où les experts sont auditionnés par des juges impartiaux n’existe pas.

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  • Experts et conflits d’intéret : droit de réponse

    10 juin 2010 10:37, par Pierre Rimbaud

    Cher Dominique,

    le paradoxe naît sans doute de la distinction que je fais (comme Gordon Guyatt et bien d’autres) entre "experts scientifiques" (presque nécessairement "dépendants" d’une manière ou d’une autre) et experts méthodologistes (par définition professionnels de la gestion des biais).

    Tu as raison de souligner qu’il est bien fautif d’avoir des "permanents institutionnels de l’expertise" qui ont des liens industriels. A propos de liens industriels, j’insiste à nouveau sur le fait qu’il faut toutefois distinguer le conflit d’intérêt (quand la nature de l’avis exprimé par l’expert aura des conséquences matérielles pour lui-même ou un proche) et le biais d’influence (quand la nature de l’avis exprimé par l’expert est conditionné par ses relations en cours et antérieures avec des personnes elles-mêmes intéressées).

    Tu as encore bien raison de signaler que le monde idéal auquel j’aspire n’existe pas. Je veux seulement croire qu’il est possible... N’aspires-tu pas toi-même à un monde scientifique et sanitaire meilleur ? Avec, comme moi je l’avoue, un brin d’utopie ?

    Au plaisir de te lire, faute de celui de te voir.

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  • Zylberman Patrick et les Vaccin

    15 juin 2010 11:35, par Dominique Dupagne

    Bonjour

    J’ai lu avec intérêt l’article de Patrick Zylberman, pensant trouver un article objectif et dépassionné sur la vaccination.

    Je dois dire que j’ai été un peu surpris...

    Tout d’abord, à propos de la vaccination contre la variole, il écrit "Par exemple, un facteur que l’on peut qualifier d’anthropologique, qui a existé dès les débuts de la vaccination, au 18ème siècle, avec la vaccine de Jenner, et qui n’a pas changé : la crainte d’introduire dans son corps un élément dangereux supposé protéger contre une maladie dont on ne sera peut-être jamais atteint." C’est un raccourci audacieux. En fait, la vaccination inventée par Jenner faisait suite à la "variolisation" dont le résultat désastreux avait frappé durablement les esprits. Cette crainte était donc parfaitement rationnelle. Jenner a du faire ses preuves auprès d’un public échaudé.

    Il écrit également "Dans les dernières années, les pouvoirs publics ont donné des signaux négatifs sur la vaccination. Je pense que la levée de l’obligation vaccinale par le BCG (en 2007) a été à cet égard une erreur. En se contentant de la recommander seulement pour certains groupes cibles, les pouvoirs publics ont laissé s’installer un doute sur l’utilité de la vaccination d’une manière générale."

    Faut-il rappeler que même pour l’OMS, la vaccination par le BCG n’a aucune place dans la prévention de la tuberculose ? Ce vaccin n’est quasiment plus pratiqué qu’en France, une sorte de Rafale de la vaccination.

    Enfin, il écrit "Elle est associée à une délégitimation de l’expertise et à une très grande défiance à l’égard de la science. Autrefois, celle-ci était synonyme de progrès. Aujourd’hui, il lui est demandé de prouver en quoi elle est utile, voire de prouver en quoi elle est vraie. Depuis les grands scandales sanitaires (sang contaminé, hormone de croissance, etc), la médecine est perçue comme une source de dangers, et ce d’autant plus que la défiance est grande vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, accusée d’acheter les experts. Avec la grippe A/H1N1, ce phénomène a été accentué par la nouveauté des vaccins : est-ce qu’ils ont bien été testés ? est-ce qu’ils n’ont pas été fabriqués trop rapidement ? et ainsi de suite.

    Cette montée de l’irrationnel est inquiétante. "

    La dernière phrase n’est pas cohérente. Tout montre que la délégitimation de l’expertise est parfaitement rationnelle et fondée, comme le montrent les diverses commissions d’enquêtes en cours.

    Enfin, le point Godwin est quasiment atteint à la fin de l’article.

    Pour terminer, la dernière phrase nous apprend que cet article est issu d’un numéro spécial financé par l’industrie pharmaceutique.

    Une sorte de question de cours finalement.

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    • Zylberman Patrick et les Vaccin 15 juin 2010 13:44, par serge cannasse
      Pour les profanes, voir une excellente explication sur ce qu’est le "point Godwin" sur Wikipédia.fr : Loi de Godwin

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    • Zylberman Patrick et les Vaccin 15 juin 2010 19:53, par Dominque Dupagne
      A propos d’irrationalité, je vous propose 87 secondes fascinantes. On y entend un expert reconnu expliquer il y a 15 jours que la grippe A est responsable de 20% de formes graves et de décès chez l’enfant. Elle déplore que la communication à ce sujet n’ait pas été plus percutante. Ce n’est pas un lapsus, elle le répète deux fois. Rappelons que ce taux est inférieur à 0,01 %.

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    • Zylberman Patrick et les Vaccin 21 juin 2010 10:31, par Dr Maboul
      les données de l’expertise collective Insermi intitulée "Tuberculose, place de la vaccination dans la maîtrise de la maladie", rendues publiques le 23 novembre 2004 Si je puis me permettre face à votre ignorance relative au BCG et surtout à l’efficacité vaccinale, je ne vous citerai pas les méta-analyses sur le sujet, mais vous laisserai les consulter. Il s’agit en tout et pour tout de l’éternelle balance bénéfice risque pour la grippe, la tuberculose, et j’en passe. Bien à vous

      Voir en ligne :

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      • Zylberman Patrick et les Vaccin 25 juin 2010 05:15, par lucie
        This is a great discussion . I personally believe that the scientific community should consider carefully the effects of the vaccination carried out on children with autism . studies that show adverse effects or simply should not be easily dismissed as the more likely there is more to discover what has already been published in various

        Voir en ligne :

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      • Zylberman Patrick et les Vaccin 28 juin 2010 23:42, par dominique Dupagne

        Bonjour Cette "ignorance" n’est pas la mienne, mais celle de l’OMS et de la majorité des pays autres que la France. Ce document omet malheureusement de préciser qui a financé ce gros travail et les déclarations d’intérêts de ses auteurs.

        L’INSERM actuellement trouve... surtout des partenaires industriels.

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  • Zylberman Patrick

    16 juin 2010 08:47, par docteurdu16
    Messieurs, Je suis particulièrement intéressé par cet article car il résume à lui seul les échecs de la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1. Je ne peux malheureusement pas le commenter en détail car il n’est pas un point affirmé qui ne pose problème et de véracité et d’interprétation des faits. Sélectionnons donc quelques points : 1) La faillite de l’expertise : l’auteur oublie de parler des liens d’intérêt des experts avec l’industrie pharmaceutique (ce qui est mentionné pour lui-même en bas de l’entretien) qui participent au sentiment de décrédibilisation ; 2) La présentation des faits concernant A/H1N1 est peu objective : elle oublie de mentionner les mensonges des autorités concernant les morts dues à la grippe saisonnière les années précédentes (supposément 5 à 7000) alors qu’il n’y en avait, selon même l’InVS, que quelques dizaines ; dire que les adjuvants nouvellement dans les vaccins pandémiques étaient déjà présents dans les vaccins saisonniers n’est pas tout à fait exacts : ils n’étaient présents que dans un seul, le gripguard, très peu utilisé en France ; 3) dire que les sociétés occidentales ne sont plus habituées aux grandes épidémies est partiel car elles sont surtout préservées de la mort (cf. les écrits de Paul Yonnet sur la disparition de la mort en Occident) et ce recul de la mort n’est pas seulement lié aux vaccins ni même à la médecine mais surtout à l’hygiène ; 4) La stigmatisation des groupes sociaux est complexe à manier : dans l’épidémie de grippe A/H1N1 les chiffres australiens et néozélandais ont montré que c’étaient les obèses et les "natives" qui étaient les plus touchés, tous facteurs confondants exclus ; quant à la vaccination contre la tuberculose en France, désormais non obligatoire (sauf pour les professions de santé) mais recommandée, elle est ciblée en France sur des groupes nationaux ce qui avait été dénoncé par la Comité National d’Ethique pour des raisons très curieuses ; 5) Au delà des facteurs de réticence contre la vaccination qui se rattachent également à la lutte contre l’hygiénisme, il faut noter des faits qui tiennent à l’évaluation des rapports bénéfices / risques des vaccinations et, plus largement, au risque de rendre malades des gens bien portants... Comme le confirment des informations récentes indiquant que les autorités australiennes suspendent la vaccination anti grippe pandémique chez les enfants de moins de cinq ans (dernier numéro en ligne du British Medical Journal) : il avait été prévu un mort pour un million d’enfants dû à la grippe pandémique et les données de pharmacovigilance indiquent une convulsion fébrile pour 110 enfants vaccinés. Culpabiliser les opposants à la vaccination contre A/H1N1, les assimiler à des sectaires dans une perspective historique et anthropologique douteuse ne fait qu’effleurer le problème de santé publique posé par le désastre administratif et d’incompétence des dirigeants auto proclamés experts. Bien à vous.

    Voir en ligne : Ramifications of adverse events in children in Australia

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  • Setbon Michel

    24 juin 2010 13:09, par Dr Didier DELLEA

    Bonjour .

    Ayant participe a la gestion de la pandemie grippale A(H1N1)v en tant que medecin-inspecteur contractuel referent sur la Thematique " Plans de Crises Sanitaires " sur la Seine-Saint-Denis , sur l’Aeroport international de Roissy et sur le Stade de France , ainsi que referent sur la Thematique " Urgences-SMUR-SAMU " , m’etant beaucoup investi de maniere personnelle dans la diffusion medico-scientifique aupres des partenaires en premier lieu du departement , je me permets de vous apporter quelques commentaires en eclairage de cet article .

    ## En premier lieu plantons le deroule historique de l’evolution des mentalites face a une grippe :

    1) Tout d’abord , avant la mediatisation a propos du SRAS les pays developpes et leurs habitants n’etaient guere conscients du danger de dissemination d’un agent infectieux a l’echelle planetaire .

    2) Ensuite la grippe aviaire etant mise en exergue sur la scene mondiale , les francais qui confondaient le plus souvent grippe et rhume ont commence a comprendre que la grippe etait une maladie bien plus serieuse , et il faut aussi ajouter que les medecins traitants ont aussi commence a s’y interesser .

    3) Puis , devant l’insistance mediatique au niveau international , les francais ont commence a faire le distinguo sur le plan de la gravite clinique entre grippe pandemique et grippe saisonniere .

    4) Enfin , une pandemie grippale est arrivee de l’Ouest alors qu’on l’attendait de l’Est qui , au depart avait des raisons d’alarmer sur son evolution possible .

    ## La conscience du danger potentiel n’etait pas partagee par tous les cateurs meme medicaux , sans parler des paramedicaux et autres .

    Je me souviens ainsi lors de reunions avec des medecins responsables au sein d’etablissements de sante y compris publics au cours des deux ans precedant l’arrivee de la pandemie 2009 , de certains responsables se demandant pourquoi on faisait tant de tapage preparatoire autour d’une possible pandemie grippale d’origine aviaire alors qu’on avait bien des grippes saisonnieres tous les ans qui n’etaient pas si dangereuses .

    C’est d’ailleurs devant de telles reactions et etant encore proche de la pratique clinique , que lorsqu’une vraie pandemie grippale est arrivee ( peu importe le bilan a posteriori de sa gravite relle ) j’ai diffuse a l’ensemble des partenaires en premier lieu medecins des differents secteurs afin d’assoir une base commune de connaissance pour une bonne synergie ( jamais encore mise en application ) .

    ## Maintenant observons un peu la situation de la pratique de la vacination en France :

    1) Tout d’abord ce sont les medecins generalistes et les pediatres en ambulatoire ( cabinets liberaux et centres de sante ) qui assurent 90% des vaccinations .

    2) Si les pediatres recoivent une bonne formation de base sur la vaccination et ont vraiment une formation continue dans le domaine , ce n’est malheureusement pas le cas des generalistes .

    3) Ensuite quels sont les medecins francais qui peuvent citer quelques chiffres de la mortalite mondiale de quelques maladies prevenues par une vaccination inscrite au calendrier vaccinal francais ? L’OMS et The Lancet publient pourtant regulierement une actualisation des chiffres au moins pour les enfants de moins de cimq ans .

    4) Combien peuvent aussi citer le taux de tel effet deletere ( thrombopenie par exemple ) provoque par la maladie par rapport au vaccin ( en general bien superieur d’un facteur multiplicatif pour la maladie elle-meme ) . Dans le discours avec un patient ou le plus souvent ses parents cela est un argument loin d’etre negligeable .

    5) J’avais ainsi pu observer lors des polemiques sur l’induction eventuelle de sclerose en plaque par le vaccin contre l’hepatite B , le desarroi de medecins generalistes meme recemment sortis du cursus face aux questions de leurs patients .

    ## Venons en maintenant aux particularites socio-medicales des francais :

    1) Alors qu’au Quebec la vaccination pandemique 2009 n’etait realise que dans des centres , le taux de couverture vaccinale fut excellent , mais en France , en Belgique et au Royaume-Uni les taux furenet faibles .

    2) Il faut dire qu’en Europe et surtout en France on est habitue a beneficier d’une couverture maladie curative et preventive bien remboursee et consideree comme un du . Les nord-americains ont une vision tres differente , notamment quand ils doivent choisir lequel de leurs differnts visceres ou memebres ils vont traiter car n’ayant pas assez d’argent pour se faire completement traites .

    3) Au Royaume-Uni les infirmieres opposes ou sceptiques quant a l’interet et au benefice des vaccinations sont tres activistes . Un article de presse sur la possible implication du vaccin contre la rougeole dans l’apparition de la schizophrenie et la peur saisit les parents qui ne vaccinent plus guere leurs enfants et le RU se retrouve avec ue epidemie de rougeole comme il n’ene avait pas connu depuis lonyemps ( avec des cas graves ) .

    4) En france l’esprit libertaire oublie parfois que l’expression " esprit critique " du Siecle des Lumieres avait un sens bien plus profond que celui dans lequel il est applique aujourd’hui . Et la critique est aisee lorsque l’on n’a ni le pouvoir et le devoir de decision , ni toutes les responsabilites qui en decoulent .

    ## Il est evident que lorque la crise sanitaire pointe le bout de son nez , que des decisions doivent etre prise rapidemment compte tenu du temps necessaire a la preparation ( production de vaccins par exemple ) , que tous les differents acteurs en premier lieu medicaux vont devoir travailler de concert en synergie , il est trop tard pour former les esprits a des notions et concepts qu’ils devraient deja maitriser depuis longtemps .

    ## Doit-on regretter que la pandemie grippale A(H1N1)v n’ait pas ete plus meutriere , ce qui aurait sans doute bien attenue les controverses ?

    Il est evident que dans une vraie democratie , c’est a dire ou les citoyens sont eduques ( des individus infantilises jetes du totalitarisme dans une democratie ne peuvent s’exprimer avant un minimum d’education ) , des enjeux comme celui de l’ethique dans l’action doivent etre abordes publiquement .

    ## Abordons ensuite un point plus sensible en tout cas chez les puristes .

    Un expert ne devrait-il avoir aucun conflit d’interet afin de pouvoir emettre un avis impartial ?

    En transcrivant cette question je la trouve immediatement infantile , ce sont les enfants qui croient que le monde peu etre vu sous un angle dichotomique .

    D’abord , un haut niveau d’expertise implique une connaissance qui exige d’aller au charbon et de se salir les mains dans la pratique .

    Moi-meme du temps ou j’exercais exclusivement la pratique clinique en hopitaux publics , j’avais plutot tendance comme mes confreres a regarder les administratifs ou les non praticiens avec plus que de la circonspection .

    Apres avoir exerce la sante publique ( et la police sanitaire , son autre versant indispensable ) en Administration d’Etat j’ai acquis une experience qui me fait voir les choses bien differemment ( cependant lucidement ) .

    Et puis malheureusement les conflits d’interet ne sont pas que financier , loin de la , et l’independance psychologique ( versant scientifique ou autre ) n’est jamais acquise et est un combat de chaque jour .

    Pardon pour ces commentaires envoyes avec un peu de retard , mais je suis actuellement en voyage au Laos pour un mois apres avoir passe un mois au Vietnam .

    Avec mes respectueuses et confraternelles salutations .

    Dr Didier DELLEA .

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    • Bonjour

      Sera-t-il possible un jour de lire un article écrit par un éminent confrère hospitalier ou spécialiste sans qu’il ne soit mention d’une incompétence supposée des médecins généralistes.

      1°) "Si les pediatres recoivent une bonne formation de base sur la vaccination et ont vraiment une formation continue dans le domaine , ce n’est malheureusement pas le cas des generalistes."

      D’où sortez-vous de pareilles sornettes ?

      Surtout après avoir écrit : "ce sont les medecins generalistes et les pediatres en ambulatoire ( cabinets liberaux et centres de sante ) qui assurent 90% des vaccinations"

      Donc, sans formation aucune, les généralistes assument quand même à l’insu de leur plein gré des tâches de vaccination : quelle contradiction !!!

      J’espère que ce n’est pas ce genre de préjugés qui a entraîné la mise à l’écart des généralistes de la vaccination H1N1 parce que les généralistes dans leur grande majorité, n’avaient pas d’opposition à la vaccination H1N1, ils ont juste été ulcérés d’avoir été écartés sous les prétextes les plus fallacieux de la campagne de vaccination.

      2°) Remarque sur l’hépatite B et le "désarroi" des généralistes nouveaux et anciens, (mais je ne crois pas que les pédiatres soient plus épargnés) : je rappelle que des juges ont accepté un lien de causalité entre Sap et Vaccin Hépatite B, qu’un ex-ministre de la santé, actuel ministre des Affaires Étrangères, a stoppé la vaccination dans les collèges.

      http://www.liberation.fr/societe/0101258972-l-arret-equivoque-du-vaccin-de-l-hepatite-b-en-suspendant-la-vaccination-en-6e-kouchner-relance-les-suspicions

      Alors même si la revue "Prescrire" exonère les vaccins Hép.B, reconnaissez que la discussion sur ce vaccin n’est pas si simple devant un "vrai" patient, en l’absence d’un soutien des autorités de tutelle.

      3°) C’est de l’enfantillage et digne du café de commerce que de croire que la connaissance de quelques statistiques soit l’alpha et l’oméga des connaissances médicales qui vont permettre de convaincre nos patients :

      " Ensuite quels sont les medecins francais qui peuvent citer quelques chiffres de la mortalite mondiale de quelques maladies prevenues par une vaccination inscrite au calendrier vaccinal francais ? L’OMS et The Lancet publient pourtant regulierement une actualisation des chiffres au moins pour les enfants de moins de cimq ans . Combien peuvent aussi citer le taux de tel effet deletere ( thrombopenie par exemple ) provoque par la maladie par rapport au vaccin ( en general bien superieur d’un facteur multiplicatif pour la maladie elle-meme ). Dans le discours avec un patient ou le plus souvent ses parents cela est un argument loin d’etre negligeable."

      4°) J’arrête les remarques pour terminer sur une note pleine de mauvaise foi : est ce qu’un expert qui fait autant de fautes d’accent sur un blog un peu littéraire a reçu une bonne formation initiale et continue à la rédaction des rapports d’expertise.

      Cher Confrère, redescendez sur terre, c’est-à-dire rediscutez avec des patients en chair et en os.

      Dr Henry Chan, Médecin Généraliste, Enseignant de médecine générale à la Fac de Médecine de Nice, et accessoirement a effectué cette semaine 4 vaccinations à l’insu de son propre gré.

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      • Setbon Michel - réponse au Dr Didier DELLEA 25 juin 2010 14:38, par Dr Didier DELLEA

        Mon commentaire n’etait pas polemique mais comme d’habitude certains preferent s’y complaire .

        ## Alors commencons par la fin : En ce qui concerne les fautes d’accent , etant actuellement au Laos et ecrivant mes commentaires a partir d’un clavier d’ordinateur prevu pour une langue non basee sur l’alphabet phonetique occidental , cette remarque se passe de plus d’explication .

        ## Ensuite d’ou est-ce que je sors les taux de 90% de vaccinations faites par les generalistes et pediatres en France , ainsi que le manque de formation continue des generalistes sur la question ? Referez-vous au rapport detaille presente devant l’Assemblee Nationale et le Senat dont j’avais deja donne les references dans un precedent commentaire sur Carnets de Sante . Vous m’excuserez ou pas , mais etant actuellement au Laos je n’ai pas les references a portee de main .

        ## D’autre part il faudrait arreter de donner un sens qu’ils n’ont pas a mes propos : Dire que les medecins generalistes manquent de formation continue sur les vaccinations ne veut pas dire qu’ils sont pour autant " completement incompetents " . Quand on constate de quel maniere le milieu hospitalo-universitaire a souvent traiter les generalistes comme des medecins au rabais , ou comme des " officiers de sante " pour reprendre l’expression d’un generaliste diffusee sur la toile , m’accuser de le penser est non seulement faux mais diffamatoire .

        ## Quant a la decision des juges d’accepter un possible lien de causalite entre vaccination contre l’hepatite B et la sclerose en plaque , ce n’etait nullement une decision medico-scientifique mais juridique basee sur le droit et non la science . C’est justement l’interpretation fallacieuse de ce genre de decision qui fait croire au grand public , et apparemment a certains medecins , qu’un lien de causalite a ete prouve sur le plan medico-scientifique quand il ne l’est pas !!! Pourrais-je esperer qu’un medecin enseignant en CHU ait compris et sache expliquer le distinguo majeur ?

        ## Quant a la decision du Ministre de la Sante Mr Kouchner : Le Dr Kouchner a toute mon estime pour ce qu’il a fait par le passe , en creant des ONG humanitaires medicales et en promouvant le droit d’ingerance humanitaire . Cependant la decision qu’il a alors prise concernant la vaccination contre l’hepatite B etait politique , celle du ministre , et non celle du medecin . La formation est une chose et la fonction occupee a telle ou telle periode en est une autre . C’est d’ailleurs la que se situe la difference de pouvoir et de responsabilite entre professionnels fussent-ils experts et decideurs politiques qui prennent appui de leurs decisions sur les avis d’experts mais ne s’y trouvent pas limites . Les decideurs doivent en effet prendre en compte bien des parametres qui ne sont pas que medicaux ou sientifiques . La encore je vous donnerai bien les extraits que j’avais exposes a mes partenaires de gestion pandemique , en premier lieu medecins dont certains professeurs hospitalo-universitaires , mais nous verrons cela quand je reviendrai en France .

        ## Enfin , derniere petite mise au point : Durant la gestion de la pandemie grippale j’avais tres regulierement des praticiens oeuvrant sur des centres de vaccination me demandant conseil tant sur le choix du vaccin pandemique qu’en rapport avec les questions posees par les patients qu’ils avaient en face d’eux . J’ai moi-meme oeuvre dans des centres de sante a prescrire la vaccination et surtout a repondre aux questions des patients ou leur famille .

        ## Et pour completer le tableau , les e-mails personnels d’informations epidemiologiques et medico-scientifiques sur la pandemie grippale A(H1N1)v et sa prise en charge que j’ai diffuse a partir du 27 avril 2009 a l’ensemble des partenaires avec lesquels nous devions travailler , ont si bien interesse mes partenaires que : 1) les medecins des centres de sante les ont diffuses a leurs confreres au niveau national , 2) les medecins urgentistes de la commission medico-scientifique de la Societe Francaise de Medecine d’Urgence en ont mis une bonne part sur leur site national , 3) les medecins generalistes liberaux oeuvrant au sein du SAMU et de l’effection liberale regulee se les conservaient en reference .

        Pour finir , si je pouvais formuler un voeu : plus de lucidite courageuse meme quand elle fait mal et moins de critiques et polemiques deleteres ...

        Salutations distinguees .

        Dr Didier DELLEA .

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  • Travail et situation de handicap

    26 juin 2010 00:31, par ellesestepanouie
    bonsoir mon prénom est christine,j’ai 48 ans. C’est avec le coeur que je vous remercie pour le long commentaire que je viens de lire avec une grande attention et de penser à nous tous et nous toutes dans notre statut d’handicapé. Après une enfance ou j’ai été rejetté(comme mon père)par une mère jalouse,changeante d’humeur,méchante,s’ajoutant à cela 8 ans de peurs et de chocs dûs au comportement du père de mes deux enfants qui était alcoolique une fois qu’il m’avait frappé et une seule fois avait suffit !j’avais posé mon divorce,puis au bout de 5 ans un autre mariage dont cet homme m’avait rendu comme"un meuble d’appartement"avec aides et soutiens formidables !!!!j’avais dû me reconstruire non sans souffrance et sans mal(milieu associatif,psychothérapie,accompagnement et bien sur traitement) il faut le reconnaitre,il faut que vous tous et toutes(malgrè si c’est long)faire surgir votre force intérieure cachée,ne plus faire attention au regard des autres et rester dans la sociabilité positive,se protéger,"passer sa route" sur tout ce qui est climats de tension de dispute. A mes 40 ans "la roue" de la vie s’était ENFIN tournée vers moi et m’a apporté ses cadeaux>m’accepter,m’aimer,m’étonner,me surprendre,étonner,surprendre,la patience,aller à mon rythme,m’accorder des moments de repos,ne plus culpabiliser si je n’ai pu finir une tache le jour même,m’attarder sur tout de beau qui m’entoure,avoir un regard positif sur tout,une plus grande sensibilité,savoir dire non !et se faire respecter. Je suis appréciée et aimée et c’est déja beaucoup ne l’oubliez pas,tenez en compte ! Que mon message vous aide,moi je suis là et je vous tends la main,je veux correspondre avec vous tous qui vous sentez dans la solitude,voir exclus par les incompréhensifs,vous apportez ce qui m’habite le joie de vivre,la compréhension,l’humour,l’écoute,ensemble nous soutenir. Bien à vous tous sincèrement Christine

    Voir en ligne : message d’espoir,on a tous de grandes qualités

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    • Travail et situation de handicap 30 avril 2015 19:51, par joanne
      Bonjour Je ne sais pas si quelqu’un me lira. Mais le témoignage datant de 2010 Christine me touche et résonne en moi. Je vis difficilement avec mon handicap auditif tant sur le plan professionnel que privé et j’ai 48 ans. J’aimerai retrouver la joie de vivre et garder l’espoir. Joanne

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  • Qu’est-ce qu’un bonheur du jour ?

    26 juin 2010 01:04, par ellesestepanouie

    un bonheur du jour>une personne"comme ça"qui se met à vous parler avec son nature,sourire,ses émotions c’est un "ptit"bonheur que j’emmène avec moi et chez moi

    au petit matin boire ma ricorée et avoir ce grand sourire en m’étirant"comme un chat"au jour présent,c’est un délice !!!

    Voir en ligne : bonheur du jour

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  • si une medecine est personnalisée, dans le suivi et la durée, c’est bien le dentaire ! quelle stupidité, avec des tarifs plus elevés qu’en France, bien souvent !

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  • JE TROUVE QUE le RAPPORT EST TRES INTERESSANT MAIS LOIN DE SE QUE L’ON VIT SUR LE TERRAIN. ACTUELLEMENT LES CADRES SONT DES EXECUTANTS N’AYANT PAS LE DROIT DE PENSER ,QUI SONT SOUS LE POUVOIR MEDICAL ,POUR POUVOIR ETRE RECONNU DANS SA FONCTION IL FAUT SURTOUT APPRENDRE A SE TAIRE OU ETRE D’ACCORD AVEC LE CHEF DE SERVICE.DIFFICILE A CROIRE J’AIMERAI Qu’UN jour on pense a ouvrir des groupes de travail directement avec le ministere concerné et avec des professionnelles de terrain libre de parler de faire des propositions et libre vis a vis de sdon etablissement merci

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  • Qu’est-ce qu’un bonheur du jour ?

    24 septembre 2010 09:30, par jeux

    bonjour,

    Je viens régulièrement sur votre site, et cela est le "bonheu du jour" :-) , et je vous remercie pour tout cela.

    Voir en ligne : jeux

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  • Rosny Éric (de)

    27 septembre 2010 17:38
    Père éric, un grand merci pour votre article très intéressant qui ouvre beaucoup d’horizons. Votre annonces est un bel exemple culturellement parlant.

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  • C’est vrai qu’en tant que simple utilisateur on n’y pense pas à cela. Après je pense que c’est les deux facteurs qui jouent et pas uniquement la technologie et son avancement mais le vieillissement aussi ! En tout cas c’est bien de le sortir.

     
    Les jeux de casino sur ce casino en ligne sont vraiment excellents et les versements du casino sont incroyables, plus encore si l’on y ajoute les bonus de casino qui y sont proposés.

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  • Berland Yvon

    3 décembre 2010 23:45, par veron
    Bonjour, Je suis infirmière et je travail depuis 7 ans avec un médecin généraliste. Nous fonctionnons sur 2 salles. J’accueille le patient recueille les données sur le dossier du patient, prise de tension, prélèvement pour les angines, suivie des nourrissons et enfants, préventions, préparation d’ordonnances, proposition de bilan biologique, dentaire et ophtalmologique,mammographie, vaccination, électrocardiogramme, pansements... Puis le médecin finit la consultation et peut plus se consacrer au domaine médical et être vraiment disponible pour le patient sans se soucier de faire la carte vitale et de répondre au téléphone. J’aimerais pouvoir entrer en contact avec des personnes qui travaillent à l’élaboration de ce nouveau métier afin de pouvoir me former mais aussi partager mon expérience. Je me suis formée petit à petit au contact du médecins mais j’aimerais aussi avoir un regard extérieur sur mon travail. En espérant recevoir une réponse.

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  • Supiot Alain

    16 décembre 2010 22:34, par Paul Chalvin

    C’est très intéressant, comme toujours avec Monsieur Supiot. Deux remarques :

    - Il faut se rendre compte que l’idée défendue ici, qui donnerait donc une plus grande place aux mutuelles (dont beaucoup, faut-il le rappeler sont à but lucratif), ressemble en fait beaucoup au modèle du "managed care" à l’américaine, où les sociétés d’assurance santé sont chacune en lien avec un réseau de praticiens... Bien que ce que dit M. Supiot ne me semble pas absurde, cela n’a pas marché aux États-Unis : au contraire, l’irruption des sociétés d’assurance entre le médecin et le patient, dans les années 80, a été vécue comme une intrusion visant essentiellement à contrôler les coûts.

    - Autre comparaison : le cas de l’Allemagne. En Allemagne, la sécurité sociale repose entièrement sur les mutuelles, qui assurent l’ensemble des remboursements. Or l’on se rend compte qu’elles évoluent dans un climat de plus en plus concurrentiel, et que leur nombre diminue à vitesse grand v... il y a fort à parier que d’ici quelques dizaines d’années, le système de remboursement se concentre autour d’une dizaine de mutuelles (malgré le fait qu’elles soient à but non lucratif). On est loin du rapport "humain"...

    Idem, au Japon, on observe cette forte rationalisation du secteur des mutuelles, qui fonctionnent comme en Allemagne.

    En fait, la tendance mondiale est plutôt l’adoption de la Caisse unique d’assurance maladie, à Taïwan par exemple.

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  • Autisme : réponse de Michel Favre à Pierre Delion

    29 janvier 2011 11:45, par président association Autisme PACA
    Juste un mot, d’Autisme PACA, Merci !

    Voir en ligne : http://autimepaca.aceboard.fr

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  • Salmona Muriel

    7 mars 2011 23:26, par Valentine

    J’avoue que je suis sidéré par le nombre de viols par an... 120.000 ! cela me paraît tellement démentiel.. et surtout que ce chiffre est atteint sur une fraction de la population, celle des mineurs... votre article est très bien écrit et j’ai appris beaucoup de choses, merci.

     

    Mais pour me remonter le moral, je pense que je vais allez m’acheter de très belles bottes, ou bien peut-être des chaussures femmes.

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    • Salmona Muriel 27 avril 2011 14:44
      si j ai bien compris l article les 120 000 viols ne sont pas tous des viols mais des agressions sexuelles de bénigne ( si ça existe ) a franchement glauque p.s tout les toxico n ont pas subie de trauma dans leur enfance d ailleurs la plupart n ont pas suvie de trauma. la le dr d avance beaucoup et a mon avis sans bille :)

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      • Salmona Muriel 11 octobre 2011 09:27, par Avny

        Je viens de tomber dessus, c’est effectivement vraiment très choquant, sérieusement dégradant, et scandaleusement honteux..Un pensée pour les "victimes"..

         
        Finalement, pour être un bon joueur et bien jouer au poker, vous devrez lire de nombreux articles à ce sujet vous former une solide culture générale de poker.

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  • Radiofréquences : une conciliation difficile

    10 mars 2011 12:27, par quikossioneki

    vous citez feu, NET SE qui a largement participé a attaquer l’afsset car ne se contentant plus de recopier les odonnances des bons docteurs.

    Curieusement quasiment toutes les traces de NET SE ont été nettoyés sur le net, meme pas en cache de google !

    Pourtant il est interessant de connaitre les noms et qualité de 3 membres du conseil scientifique sur 4.

    1°) André Aurengo membre de conseil d’administratiob d’EDF ex conseiller de Bouygues 2°) Rolland masse conseiller de Bouygues 3°) Dr Pierre-André Cabanes,Adjoint au Directeur du Service des Etudes Médicales EDF.)

    instructif !

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  • This Bernard

    11 mars 2011 13:35, par Gellée Thierry
    Bonjour ! Je suis résident français à Moscou depuis 1987 plus deux années (84-86) comme assistant de français à la fac de langues de Yaroslavl. Actuellement je suis rédacteur-traducteur-styliste à l’agence russe d’information RIA Novosti. Mon message a pour but de saluer le Docteur This qui m’a suivi il y a bien longtemps au Centre Etienne Marcel. Je souhaiterais entrer en contact avec ce praticien qui m’a tellement aidé à une certaine époque. J’aurai 56 ans le 14 mars. Peut-être se souvient-il de moi. Respectueusement. Thierry Gellée.

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  • La lèpre : une maladie contemporaine

    12 avril 2011 00:30, par G.E.
    Je pensais que les médicaments contre la lèpre étaient gratuits, cela incluant le traitement. Je serais très intéressée à en savoir un peu plus là dessus, car le site de l’organisation mondiale de la santé ne fait aucune mention de coûts reliés traitement. Au contraire, l’OMS se vente de fournir et de faire don mondialement de plusieurs stocks de médicaments. Pour ma part, si les médicaments sont réellement vendus, je trouve cela honteux !

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  • S’agit-il d’une évaluation quantitative ou qualitative ? Comment mesurer l’impact d’un dispositif dont les critères d’accès sont au croisement de conditions objectives ? cam msn

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  • Souffrance au travail : pourquoi et comment ?

    4 septembre 2011 17:31, par Astouric Alain

    Bonjour,

    Souffrance au travail : pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/souffrance-au-travail-vii-92644

    Cordialement http://astouric.icioula.org/

    Voir en ligne : Souffrance au travail : pourquoi et comment ?

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  • Souffrance au travail : vu l’ampleur des dégâts rien en soi n’est suffisant !

    Depuis deux décennies les techniques managériales de mutation organisationnelle permanente, de travail en mode projet, de réingénierie, d’empowerment* et de rémunération variable individuelle ont poussées les hommes, pardon ! les ressources humaines, vers la religion de la mobilité, la transformation permanente, la flexibilité, la polycompétence et l’individualisation des résultats au sein d’une entreprise prétendument individualisée pour le bien de tous.

    Or, s’il est exact que ces évolutions peuvent offrir certaines opportunités de responsabilisation des salariés et de mise en place d’organisations moins hiérarchiques, elles font surtout peser de graves risques sur la santé mentale des travailleurs.

    Aussi nous ne pouvons que regretter le silence, en particulier politique et dans une moindre mesure journalistique, qui a longtemps prévalu à propos de la souffrance au travail.

    ‒ Nous regrettons d’abord l’injonction paradoxale à l’autonomie qui a été faite aux salariés, sans jamais s’être assuré qu’ils y soient prêts, sans toujours leur avoir donné les moyens afférents et sans avoir non plus suffisamment intégré le frein que constitue en parallèle la procéduralisation excessive du travail. L’organisation est aujourd’hui exagérément normée et l’employé n’a plus le droit, faute de se le voir reprocher, de dévier des tâches à accomplir les unes derrière les autres ;

    ‒ Nous regrettons en second lieu la mise en concurrence des équipes. Une sorte de compétition qui, à l’instar des pratiques individualisantes, des modes de travail concurrentiels et des menaces de mise au placard ou de licenciement, continue à ravaler les gens au rang de simples ressources ;

    ‒ Nous regrettons en suite l’idée même de qualité totale, comme nous le faisions dès 2004 dans Le management durable http://www.amazon.fr/management-durable-concret-r%C3%A9ussir-ensemble/dp/285008543X/ref=sr_1_1 ?s=books&ie=UTF8&qid=1301146198&sr=1-1 […] les appellations aux allures excessives comme, qualité totale, zéro défaut ou excellence qui ne font aucune place à la réserve, ignorent la nuance et oublient les concessions afférentes à l’imperfection humaine, sont à manier avec précaution, si ce n’est à regarder avec suspicion […] La perfection n’est pas encore de ce monde ! D’ailleurs, si comme nous l’entendons de plus en plus souvent le risque zéro n’existe pas, comment la qualité totale pourrait-elle exister ?

    Alors que faire en ces temps du triomphe de l’individualisme ?

    Etant donné qu’on ne peut pas revenir en arrière, il est urgent de reconstruire l’entreprise. Non pas par nostalgie du passé mais parce que l’on tient là l’unique façon de réussir l’avenir.

    Maintenant que les partenaires sociaux sont parvenus à un accord sur le harcèlement visant à mieux détecter la violence dans les entreprises, le moment est venu pour les branches professionnelles de mettre en place les outils adaptés à la situation de leurs secteurs. C’est-à-dire, pour l’essentiel : systématiser vraiment l’accompagnement des changements ; instaurer un délai minimum de stabilité après chaque changement de poste et, comme le recommande le rapport Lachmann de février 2010, prévoir une étude d’impact social avant toute restructuration significative.

    Parallèlement à ces trois mesures structurelles, il est plus que temps de donner enfin à la maîtrise et aux cadres non seulement une réelle et suffisante marge de manœuvre mais aussi une formation sérieuse, complète et concrète, d’abord aux problématiques de la santé et du bien-être au travail, ensuite, et surtout, aux dix techniques qui fondent (depuis presque toujours) le management efficace d’une équipe au travail :

    • La communication interindividuelle ; • La gestion du changement dans les Organisations ; • La recherche de l’amélioration de la qualité ; • La délégation de pouvoir ; • La prise de décision ; • La négociation interindividuelle ; • La motivation de l’homme au travail ; • La conduite de réunion ; • La prise de parole en public ; • L’entretien de face-à-face.

    Nous somme bien conscient que vu l’ampleur des dégâts rien en soi n’est suffisant et que la pédagogie à elle seule n’est pas la panacée. Mais si l’on n’utilise pas en premier lieu les moyens existants, ceux là même qui ont depuis longtemps fait leurs preuves, rien ne sera jamais résolu.

    En outre, parce qu’en matière de relations sociales dans le travail, de conditions de travail et d’organisation du travail la démarche collective est toujours à privilégier, nous insistons sur la nécessité à former les décideurs et dirigeants ‒ surtout les plus jeunes ‒ au minimum aux problématiques de la santé et du bien-être au travail ainsi qu’à la gestion du changement dans les Organisations. De préférence à la totalité de ce même programme.

    On a là un train de mesures qui en ne confondant pas prévention du stress et poudre aux yeux devrait nous permettre de regagner suffisamment de confiance et d’adhésion pour, enfin, travailler mieux.

    D’autant que les moyens existent de détecter les causes du stress, et donc d’agir en amont, par exemple ThermoStress http://www.grimmersoft.com/grimmersoft/cms/54-151/presentation-de-thermostress.dhtml

    Source http://astouric.icioula.org

    * La réingénierie consiste en un écrasement de la pyramide hiérarchique par disparition de la plupart des agents de maitrise et cadres de proximité. L’empowerment, au prétexte de lui offrir l’autonomie, aboutit en réalité à placer le salarié dans une position intenable entre, d’une part la stricte obligation de résultats immédiats et d’autre part le strict respect de normes, règlements procédures et processus.

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  • Bonjour Je suis actuellement en formation Cadre de Santé après 1 an de FFC et je souhaite faire mon mémoire dessus. Avez vous des conseils, des lectures ciblées ? Cordialement

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  • Curat Anne-Marie

    11 octobre 2011 09:29, par octave

    Une interview très intéressant, merci Mme Curat de nous faire partager votre facon de voir les choses.

     
    Finalement, pour être un homme en bonne santé psychologique et developper des capacités de reflexion il est bien de jouer au poker, en apprenant la philosophie du joueur de poker

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  • L’alcool, un combat contre soi-même

    14 octobre 2011 16:02, par George
    Je peux vous confirmer, pour être passé par la, que c’est un combat de longue haleine ! Video porno

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  • L’altruisme : la fidélité à soi et au monde

    24 octobre 2011 16:03, par Sixtine Crutchfield
    Bonjour, je me permets de reprendre certaines de vos phrases pour un texte accompagnant une exposition intitulée Le Cheminement vers le Soi Altruiste d’un groupe d’artistes de Genève sous le nom de ConsARTium. Je vous renvoie vers Facebook si vous voulez nous connaître mieux. Les sources pour mes textes seront évidement remerciées en bonne et due forme. Ceci n’est pas à but publicitaire mais à titre d’information pour l’auteur de l’article. Cordialement, SC

    Voir en ligne : Le Cheminement vers le Soi Altruiste

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  • Un propos audible, moment de lecture sympathique, merci à bientot

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  • Comment puis contacter en direct le webmaster de ce site, j’aurai aimer avoir une précision, en tout cas site très sympa !

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  • Francès Pierre et Dek Cees

    8 novembre 2011 18:26, par POUZET

    Des contraintes juridiques pour les regroupements de coopération .

    Un regroupement pluridisciplinaire exige un cadre sécurisé au niveau fiscal et social analogue à celui dont disposent les « établissements de santé », pour exercer les actes de soins en inter professionnalité, bénéficier de subventions publiques ou de dons, partager des honoraires entre les différentes catégories de professionnels de santé) …

    Le rapport HUBERT évoque 3 types de statuts existant et montre les limites de leur utilisation pour une coopération large qui réponde aux besoins d’ accès aux soins, notamment de premier recours.
     Le groupement de coopération sanitaire (GCS) est sécurisé sur le plan du droit fiscal. Mais …Il n’est pas ouvert aujourd’hui aux structures de soins ambulatoires
     La société d’exercice libéral (SEL) sert déjà de support à quelques MSP ; le fait qu’elle ne puisse être que mono professionnelle en limite l’usage.
     La société coopérative facilite le rassemblement en une même société de professionnels qui veulent conserver leur indépendance. Aujourd’hui, dans le secteur de la santé, il n’existe qu’une seule société coopérative adaptée au milieu médical : les sociétés coopératives hospitalières de médecins.

    Voir en ligne : Les coopérations entre professionnels de santé

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  • Francès Pierre et Dek Cees

    9 novembre 2011 16:10, par POUZET

    Obstacles au partage de l’information entre praticiens d’une MSP / PSP Le code de santé publique ainsi que le code de déontologie des médecins limitent l’échange d’informations médicalisées. Le partage d’information entre médecins et professionnels soignants se heurte à des obstacles législatifs et déontologiques dans le champ libéral alors qu’il va de soi dans le secteur hospitalier...

    L’absence de dossier unique et partagé est un frein majeur au développement des MSP/PSP et surtout à leur efficacité organisationnelle, le sens même de leur création étant l’amélioration de la coordination des soins et la coopération interprofessionnelle.

    Il convient aujourd’hui de dépasser des modes de fonctionnement archaïques qui empêcheraient par exemple infirmiers, pharmaciens, masseurs - kinésithérapeutes… d’avoir accès aux données du patient,

    il est indispensable que soit autorisé le partage d’informations médicalisées entre les différents professionnels quels qu’ils soient, dès lors que sont garantis la sécurisation des données et le respect des droits du patient

    Cette question est à rapprocher de la relance -espérons-le réussie- du D M P Dossier Médical Personnel, dont la raison d’être est le partage d’informations entre professionnels autorisés , qu’ils soient ou non regroupés sur un même site.

    Voir en ligne : Obstacles "déontologiques" aux coopérations

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  • Francès Pierre et Dek Cees

    17 novembre 2011 19:56, par POUZET
    La HAS constate que différents termes sont associés à la notion de coopération : délégation, transfert, compétence, tâches, ... sans définition précise et stabilisée. Elle propose donc de définir la délégation de tâche comme l’action par laquelle le médecin confie à un autre professionnel la réalisation d’un acte de soin ou d’une tâche. La délégation comprend l’idée de supervision. La responsabilité du délégant (le médecin) reste engagée du fait de la décision de déléguer, la responsabilité du délégataire (le professionnel non médical) est engagée dans laréalisation de l’acte. Le transfert de tâche est défini comme l’action de déplacer l’acte de soin, d’un corps professionnel à un autre : les activités sont confiées dans leur totalité, y compris en termes de responsabilité, à une autre profession. Dans ce cadre, les professionnels non médicaux sont donc autonomes. La délégation et le transfert peuvent se faire à destination de corps professionnels existants mais il est également possible d’envisager, lorsque cela est pertinent, la création de nouveaux métiers.

    Voir en ligne : Définition des termes de « délégation » et de « transfert » de tâches

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    • Francès Pierre et Dek Cees 8 décembre 2011 18:52, par POUZET

      Le Centre d’Analyse Stratégique, organisme rattaché au Premier Ministre produit une Note d’Analyse N° 254- décembre2011 Les coopérations entre professionnels de santé "À quoi ressemblera l’offre de santé en France dans vingt ans ? Les défis sanitaires sont nombreux : hausse des maladies chroniques, vieillissement de la population, évolution de la démographie médicale, etc."

      Ces défis n’attendront pas 20 ans : ils sont actuels, décrits sous maints aspects, augmentent le renoncement aux soins de certaines populations d’usagers de la santé:offre parfois rare (et donc chère) et diminution des ressources pour financer le "reste à charge" Appliquer les cinq propositions du C A S pour maintenir "le meilleur système de santé du monde" ?

      Qui freine ?

      Voir en ligne :

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  • Centres de santé : plus que jamais modernes

    22 novembre 2011 18:25, par POUZET

    Une nouvelle jeunesse pour les « Centres de Santé » ? Réinventer les dispensaires du XXIème siècle.

    Au delà des soins, les Centres de Santé ont vocation à une prise en charge globale de la santé des patients, incluant l’éducation thérapeutique et sanitaire, la prévention, le dépistage et la lutte contre les inégalités sociales de santé. Tous les centres de santé pratiquent le tiers -payant et accueillent gratuitement les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle et de l’Aide Médicale d’Etat.

    Un des freins au développement de ces structures est la difficulté d’équilibrer un budget sans faire appel à des aides financières notamment des communes d’implantation.C’est la responsabilité de l’Agence Régionale de Santé de les situer à leur place optimale dans l’organisation régionale des soins ( S R O S )

    D’où la piste d’innovation sociale qui nous ramène à l’époque des dispensaires. Il s’agissait alors de structures d’accueil religieuses ou laïques . En 2010, un maillage national existe avec près de 400 centres de santé pluridisciplinaires installés là où des municipalités ou mutuelles à forte motivation sociale ont décidé de les créer et de les développer. http://www.lescentresdesante.com/article132.html

    Eléments de débat pour un Plan National

    Spécificité du dispensaire, parmi les multiples structures d’offre de soins ? Avec quels professionnels , dans un cadre juridique adapté ? Financer l’investissement Assurer la pérennité de l’exploitation

    Voir en ligne : Réinventer les {{dispensaires du XXIème siècle.}}

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    • Centres de santé : plus que jamais modernes 23 novembre 2011 10:50, par serge cannasse
      a priori, la difficulté d’équilibrer le budget des centres de santé vient du décalage entre leurs recettes - paiement à l’acte de leurs professionnels de santé - et leurs dépenses, qui comprennent effectivement les missions de santé publique que vous mentionnez et dont chacun sait qu’elles ne peuvent qu’être très mal, voire pas du tout, rémunérées par le paiement à l’acte. l’Igas avait demandé que leur mode de rémunération soit complété (forfait pour les missions de santé publique).

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  • Devenir parents après 50 ans

    23 novembre 2011 22:16, par roxane
    Oui, tout a fait d’accord...mais n’empêche que la nature à ses raisons...qu’on ne peut ignorer ! Le soucis éthique me pose question, la confusion des generations peut être posée et l’argumeent de la reussite scolaire et assez limité...my opinion !(Aussi petite soit-elle sur le sujet..)

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  • Marichalar Pascal

    12 décembre 2011 10:17, par JF
    cet article doit être actualisé pour tenir compte des réformes récentes, en l’espèce La loi sur l’organisation de la Médecine du Travail est promulguée par la LOI n° 2011-867 du 20 juillet 2011

    Voir en ligne : alerte santé

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  • Ordre infirmier : les raisons d’un fiasco

    19 décembre 2011 18:04, par serge cannasse

    Quelques courriers reçus à la suite de cet article mettent le doigt sur un problème qu’il est difficile d’objectiver, parce qu’il est diffus et demanderait des enquêtes locales délicates : les conflits de pouvoir et de personnes ont joué un grand rôle, à tous les niveaux des instances ordinales, dans la plus pure tradition corporatiste. Les nombreux témoignages récoltés pendant mes discussions informelles avec les uns et les autres m’ont convaincu que ce problème est bien réel. Cependant, je me demande s’il aurait une telle ampleur si le débat était ouvert et s’il l’était autour de quelques conceptions bien affirmées de la profession infirmière.

    Une précision : certains s’offusquent que l’on puisse parler d’immaturité de la profession infirmière. J’ai bien peur qu’ils confondent avec "immaturité des infirmières", ce qui n’est évidemment pas la même chose et n’est absolument pas ce que j’ai voulu dire, bien sûr !

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  • Vons Corinne

    20 décembre 2011 17:59, par POUZET

    Article d’une remarquable clarté en ce qui concerne les caractéristiques, exigeantes, de la chirurgie ambulatoire. ( j’y ai eu droit une fois pour une biopsie très limitée ). La justification des avantages pour le patient, sous réserve du respect scrupuleux de ce qui est quand même un protocole s’ajoute aux possibilités d’une meilleure utilisation des ressources hospitalières (on n’imagine assez bien les détracteurs expliquer qu’il s’agit seulement d’économies pour la Sécu !)

    Après toutes ces approbations , permettez à un représentant d’usagers ( pas de malades..) de soulever deux sujets...qui pourrait donner lieu à débat dans un colloque ad hoc : 1/ mon expérience des rapports avec les médecins de ville ne m’incite pas à penser qu’ils se préoccupent beaucoup de leurs patients , une fois transférés à une responsabilité hospitalière , ambulatoire ou pas ; mais là je fais évidemment du mauvais esprit. J’ai noté le suivi à distance par les infirmières : chapeau !

    2/Plus important car condition absolument nécessaire au succès : l’information des usagers pour leur mise en confiance.j’ai noté qu’elle était réalisée dans le cas d’un prise en charge donnée.

    Est-ce complètement utopique d’ imaginer ce thème comme un chapitre de l’éducation thérapeutique dont on parle tant...et de considérer que l’apprentissage continu par les "usagers", des nouvelles pratiques de l’offre de soins ( la télésanté par exmple) constituerait un investissement "rentable" pour notre système de santé qui , selon l’O M S, ne serait plus le meilleur du monde...

    Et merci pour l’article

    Voir en ligne : Chirurgie ambulatoire et éducation thérapeutique

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    • Vons Corinne 25 décembre 2011 17:00, par POUZET

      Bonjour Professeur, Lu sur "Santé log" "La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) se sont rapprochées pour lancer un programme d’actions communes pour le développement de la chirurgie ambulatoire..." ... "En mars dernier, augurant un avenir important pour la chirurgie ambulatoire, la HAS avait déjà précisé, dans un rapport d’évaluation et de classification les conditions d’environnement de soin adaptées en termes d’équipement, de personnel et d’organisation à la réalisation des interventions en ambulatoire."

      9 MOIS DEJA ! Parmi les 6 axes de travail évoqués : "la définition d’un mode d’organisation centré sur le patient", CELA NE VA PAS DE SOI ?

      Je compte sur vous Professeur et sur "Carnets de santé" pour suivre les travaux et nous dire quand on passera des annonces à l’action ?

      Merci d’avance et BONNE ANNEE à TOUS

      Voir en ligne :

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  • Le Goff Jean-Pierre

    30 décembre 2011 17:44, par Françoise GUILLOU
    La médicalisation de la gestion des risques psychosociaux dans le cadre du harcèlement moral pose question. Placé sous le sceau du secret médical dans le cadre d’une procédure médico administrative, l’inaptitude définitive à tout poste de travail dans l’établissement, cette situation pose la question du secret médical. Malgré des signalements aux instances chargées de la protection des salariés, employeur, inspection du travail, procureur de la république, aucune enquête n’est en cours dans une instution médico-sociale de moins de 50 salariés. Le directeur semble possédé une immunité.

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  • De l’observance à la liberté d’association

    20 janvier 2012 06:11, par Anne Charlotte

    Votre façon de voir est différente de mes considérations sur cette affaire. Dans tous les cas, cela me fait changer de penser .

    Comptoir de lingotins en Belgique.

    lingot d’or Cours de l’or en suisse.

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  • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison

    10 février 2012 22:28, par moutarde

    Je ne vois vraiment à quelle démarche pragmatique cet article fait allusion étant donné que l’ordre infirmier est et reste dans le déni le plus profond sur ce qui est essentiel à sa survie mais absent ; à savoir l’acceptation par la grande majorité des IDE de sa pseudo représentativité qu’il veut nous imposer coûte que coûte.

    A ceci s’ajoute bien évidemment à la fronde interne de plus en plus marquée et apparente, la coalition anti-ordinale qui regroupe le Ministère (un coup oui, un coup non, élections obligent), ses différentes représentations, les syndicats dont 3 libéraux et globalement la presse professionnelle qui dresse un constat objectif et donc forcément sévère sur le bilan de l’ordre infirmier avant mais aussi depuis “l’avènement” de son nouveau président. Le bilan des actes, le bilan de la gestion, le bilan des missions (devoirs), le bilan financier bien que toujours pas d’audit public de l’exercice comptable ordinal 2011-2012, le bilan moral…etc.

    Par ailleurs, négociée ou pas…, la dette n’a pas été effacée et les licenciements ou conventions de départ volontaire dans le cadre du plan social pas encore actés. Enfin, nombre de cdoi font de la résistance pour confier les clés de leur résidence et migrer au sein des croi.

    Tout ceci constitue des dettes à rajouter à la reconnaissance plus ou moins consentie (en l’absence d’audit public comptable...) du bout des lèvres ou du stylo de la dette existante et celles à venir concernant d’autres nombreux postes.

    L’analyse du président (250 000 cotisants dans 7 ans) de l’ordre infirmier est intéressante pour ne pas dire “amusante” compte tenu qu’elle se résume à tabler d’une part sur le départ en retraite des opposants… et d’autre part sur l’absence de processus réflexif (dont pourtant on nous rabat les oreilles depuis le petit déjeûner jusqu’au coucher en passant par nos nuits…) des future(e)s diplômé(e)s et licencié(e)s infirmier(ère)s.

    Par ailleurs, que les conseillers nationaux soient confiants ou pas et à moins que d’autres décrets contreversés ne voient le jour en remplacement de la stricte application de Droit de la Démocratie, dans l’intervalle [aujourd’hui-7ans], des élections (qui ont un coût non négligeable…) devraient en principe être organisées avec bien sûr un nombre de conseillers au prorata du nombre d’IDE inscrits.

    Enfin, en ce qui concerne les kinés, probablement qu’ils viendront exercer leur droit de réponse quant à la judiciarisation des affaires en cours et la comparaison de nos professions.

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    • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison 11 février 2012 11:56, par serge cannasse

      Le présupposé classique des partisans de l’Ordre était l’adhésion des infirmières à une institution qui permettrait leur reconnaissance. Celui des opposants à l’Ordre est diamétralement opposé : il table sur le refus des infirmières d’adhérer à un Ordre qui les contraint. D’un côté adhésion, de l’autre rejet. Ce qui m’a frappé dans la dernière conférence de presse du Conseil national, c’est le recours à une troisième voie, celle de la conformité. Exit les discussions sur le bien fondé ou pas de l’institution : le présupposé est que la majorité des infirmières y est étrangère et qu’elle se conformera à une obligation légale, plus ou moins vite et d’autant plus vite que les intéressées sont jeunes, donc auront tendance à trouver "normales" l’inscription et la cotisation. Au regard de ce qui se passe avec les ordres plus anciens, notamment ceux des médecins et des pharmaciens, auxquels la majorité des professionnels concernés ne semble pas particulièrement attachée et ne vote pas en masse à leurs élections, mais cotise quand même, je pense que le calcul n’est pas mauvais. Je pense de plus que fonder la stabilité de l’Ordre sur le nombre de cotisants actuels n’est pas idiot non plus. Tout ceci est très "pragmatique" et bien éloigné du débat d’idées, c’est ce que je voulais dire.

      Les difficultés que vous soulignez sont bien réelles, mais difficiles à documenter. J’en ai quelques témoignages, mais rien de suffisamment consistant pour en dresser un tableau général. Je doute pourtant qu’elles suffisent à miner l’Ordre jusqu’à ce qu’il s’effondre. Bien entendu, je peux me tromper. L’avenir dira qui a raison.

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      • L’ordre n’a pas besoin d’adhesion pour survivre, il a besoin de cotisation. Même en tablant sur l’adhésion de chaque nouveau DE d’ici 7 ans, l’ordre va surtout se retrouver à la tête d’un gouffre qui fera passer celui de la sécu pour un simple nid de poule.

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        • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison 13 février 2012 06:06, par serge cannasse
          C’est précisément l’habileté de la direction actuelle de l’Ordre d’évacuer les discussions sur le pourquoi de l’institution (ici adhésion doit être pris au sens de "adhérer à l’idée de l’utilité de l’Ordre") au profit d’une démarche "légaliste" (c’est elle qui le dit) réglant le problème crucial du financement, donc des cotisations. Quant au futur "trou", encore une fois l’avenir nous dira si le calcul de la direction est juste ou pas, mais de là à ce qu’il atteigne le déficit de la Sécu ... faites un tour du côté des chiffres :-)

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      • Ordre infirmier : pour quoi faire ? ? ? 11 février 2012 17:28, par Jéricho
        Pourquoi prôner l"Ordre Infirmier ? Partisan naïf ou avide de pouvoir ? Il est noitoire que l’Ordre ne SERT A RIEN ! Ses "missions" viennent se substituer à celles du service public (gestion du fichier ADELI), l’éthique ? n’en parlons pas, il n’y a AUCUNE MORALE entre les membres du bureau eux-mêmes...., il ne reste que le disciplinaire autrefois géré par l’Ordre des médecins, mais qui fait dix fois plus de dégâts aujourd’hui parmi les collègues IDE, notamment par la position de roitelets départementaux omnipotents et imbus de leur personne (45-77-92-93) pour n’en citer que quelques uns... Mais ici il n’est plus question d’honnêteté mais de machiavélisme politicard... Bref tout ce que 400.000 IDE détestent à ce jour...

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        • Ordre infirmier : pour quoi faire ? ? ? 13 février 2012 05:49, par serge cannasse

          Je ne comprends pas votre phrase "partisan naïf ou avide de pouvoir ?" S’agit-il de moi ?

          Par ailleurs, votre remarque sur la délégation de pouvoirs de l’État vers l’Ordre est tout-à-fait pertinente. Je pense même qu’il s’agit d’une des raisons (mais la seule et sans doute pas la principale) pour que le gouvernement actuel se soit décidé à finalement soutenir l’Ordre. Cette délégation fait partie d’un mouvement vieux de trente ans, qui a donné lieu à la création de nombreuses agences, en santé comme ailleurs, qui n’est pas seulement français, loin de là, et qui s’incarne chez nous dans la RGPP. Un courant de pensée critique effectivement l’abandon du tout État, un autre le soutient tout en regrettant la forme qu’il prend en France (notamment bureaucratique et laissant le pouvoir aux médecins).

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      • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison 11 février 2012 20:38, par moutarde

        Il y a les ordres professionnels et cet ordre.

        Il faut donc s’attacher à comparer ce qui est comparable en ce qui concerne les professionnel(le)s qui sont regroupé(e)s au sein d’un ordre ou qui devraient/pourraient l’être au regard de la loi. Par exemple, mais il y en a d’autres, le salariat est le statut majoritaire des IDE, ce qui n’est pas le cas des autres professions ordrées qu’ils/elles soient (para) médicales ou non.

        Le bien-fondé ou pas de l’institution n’est sorti du discours du 26 janvier que par la volonté du président ce qui me semble bien pauvre et insuffisant compte tenu que son seul but est que les professionnel(le)s jeunes ou moins jeunes détournent leur regard de la genèse de l’ordre infirmier dont il n’y a pas lieu d’être fier.

        Par ailleurs, un échange aurait pu faire suite à cette conférence de presse. Mais là, à l’évidence c’est encore d’un monologue dont il s’est agit.

        Enfin, il semblerait que je ne porte pas le même regard que vous sur la jeunesse en général et nos enfants, ainsi que de leur supposé désir de conformité et de normalité. En particulier, si l’on pré-suppose qu’ils sont un peu de ce que nous sommes.

        Donc pour l’instant, tout le monde comprend que l’ordre est plus proche de ses propres préoccupations financières voire personnelles (vu la personnalité de la structure) que de celles des IDE et beaucoup constatent la piètre qualité des interventions/communications déclinées à la presque virgule près sur tous les site @ des cdoi/croi…

        Quant à la démarche participative et la transparence, elles sont toujours aussi inexistantes.

        Enfin que dire du bilan ?

        Alors, effectivement l’avenir nous le dira.

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        • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison 13 février 2012 05:59, par serge cannasse
          Juste un mot sur la conformité : merci de ne pas faire à ma place une généralisation que je ne fais pas. Je n’ai jamais dit, écrit ou pensé que "la jeunesse" a un désir de conformité ou de normalité. J’ai écrit que la direction actuelle de l’Ordre table sur le fait que la plupart des jeunes infirmières se conformeront à l’obligation d’inscription et de cotisation, ce que j’ai effectivement appelé une démarche de conformité et ce qui est bien différent de l’opinion que vous me prêtez. La différence fondamentale entre votre point de vue et le mien est que vous pensez que les professionnelles s’opposent à l’Ordre (ce que vous appelez une démarche réflexive dans votre commentaire précédent, alors qu’on peut réfléchir et avoir un point de vue opposé) et que je pense que la majorité d’entre elles n’en a tout simplement rien à fiche ! Pour le reste, je ne crois pas être si éloigné que ça de vos positions ...

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          • Ordre infirmier : 7 ans pour arriver à l’âge de raison 13 février 2012 21:50, par moutarde

            En effet et je vous prie de bien vouloir m’en excuser. Le présupposé n’émane pas de vous mais est ordinal. Ce qui dénote d’une structure pyramidale et donc du peu de respect et de considération pour la "base" si votre interprétation est juste.

            Par contre, je me suis mal exprimée et/ou vous m’avez mal comprise ; j’essayais d’expliquer que tabler sur "se conformer sans se poser de questions" ou "trouver normal parce que cela existe", c’est antinomique avec la démarche réflexive que l’on attribue aux futur(e)s DE post réforme mais dont on dépossède à demi mot et de façon très hypocrite les ancien(ne)s DE.

            Pour le reste, je suis d’accord.

            Cela dit, un certain nombre d’opposants à cet ordre infirmier, de la 1ère heure ou pas, font preuve d’une capacité réflexive alors que souvent les « pro » (initiateurs, adhérents ou sympathisants), dans les faits, se contentent d’un rappel à la loi.

            Par ailleurs, les derniers communiqués ordinaux officiels (ou pas) ne font pas honneur à leur intelligence...

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  • L’euthanasie en question

    21 février 2012 15:32, par Sophie
  • L’euthanasie en question

    1er mars 2012 12:07, par Pierre RIMBAUD
    "Accompagner la fin de vie" est un vrai problème, auquel répond (en partie) le précieux concept de soins palliatifs. Mais ce n’est nullement le problème de "l’euthanasie". L’euthanasie, c’est accompagner le processus de mort qui conduit au décès. La fin de vie (en fonction de la définition qu’on lui donne) peut durer très longtemps... et on pourrait se demander si elle ne commence pas à la naissance. Au contraire, l’agonie des mourants ne dure que quelques heures ou quelques jours. Cette période atroce qui précède le décès mérite d’être traitée médicalement afin d’assurer une bonne mort (en grec une euthanasie), ce qui n’a vraiment rien à voir avec une bonne fin de vie. Tout médecin est confronté à cette interrogation : que sont les soins à donner à un agonisant et peut-on écourter l’agonie ? Voilà la problématique très factuelle de l’euthanasie. Tout autre est la question du suicide, abusivement amalgamée avec celle de l’euthanasie, avec laquelle elle n’a strictement aucun rapport. Est-il toujours illicite de vouloir "en finir" ? Est-il toujours immoral d’aider un suicidant ? Ces interrogations sont très importantes, elles questionnent le législateur (qui s’en démet avec la plus grande lâcheté) mais elles n’ont pas de place dans le débat sur l’euthanasie.

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  • pourquoi les médecins ?

    1er mars 2012 12:22, par Dr Chenique
    ce qui ne lasse de m’étonner, c’est que chaque fois qu’on parle d’euthanasie, les médecins sont mis à contribution ! Ceci peut paraitre normal, mais l’est-ce vraiment ? L’acte d’euthanasie n’est pas un acte médical, la décision peut-être... Si le juge décidait au nom de la société de guillotiner, il ne le faisait pas lui-même et déléguait à un professionnel, le bourreau... Dans le fantasme commun, c’est le médecin qui doit "tuer" son patient ; c’est idiot. Pas besoin de faire 10 à 15 ans d’étude pour tuer quelqu’un ! Que la société règle son cadre, y intègre les médecins certes, mais assume de créer un corps formé et responsable, technicien, non-médical, qui ne soit pas la petite infirmière auquel le toubib dit "yaka", ni le médecin lui-même qui rentrera alors en conflit d’interet entre soigner et ne plus soigner...

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  • McCarthy ? La colère vous égare...

    20 mars 2012 08:18, par Dominique Dupagne

    Notre expert commet une confusion fréquente : celle des experts et des magistrats ou des jurés. La comparaison avec la justice est pourtant très pertinente.

    Tout ce que prévoit cette nouvelle loi, c’est que les experts ne participent pas au délibéré quand ils ont des liens avec les parties.

    Il ne faut pas mélanger ceux qui décident et ceux qui apportent leur expertise. C’est tout simple. La médecine a oublié cette règle qui prévaut dans tous les systèmes judiciaires. On a vu le résultat.

    De même il serait anormal et imprudent de demander à des experts travaillant pour Tepco de siéger en commission sur la sécurité des centrales nucléaires. En cas de Tsunami, qui sait ce qui pourrait arriver.

    En France, nous savons que les experts du nucléaire sont totalement indépendants d’Areva ;-)

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  • Dans "À la trace", de Deon Meyer

    21 mars 2012 14:30, par marijo marchand
    j’aime la photo : rappel de la trace humaine. ça me fait penser à cet arbre près de la tombe de Jim Morrison. L’homme si fragile, qui a peur de mourir ne peut s’empêcher de laisser des traces de son passage..... marijo

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  • Au secours ! McCarthy est de retour !

    23 mars 2012 07:01, par Quentin

    Je suis assez d’accord avec le commentaire de Dominique Dupagne. Ceux qui décident ne sont pas ceux qui participent au débat ou ceux qui sont experts dans un domaine. Eux sont là pour être tout autant objectif.

     
    Un casino en ligne france a beaucoup plus de choses à offrir qu’un casino en dur, et les chances de gain y sont plus élevées.

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  • Arrêtez de comparer les salaire d’un opérateur marocain avec le smic marocain, cela n’a rien de logique. Je m’explique d’une part le smic marocain est ridicule au point d’un gars qui fait la manche en haillons au feu rouge gagne le double du salaire net journalier de n’importe quel téléopérateur, personne ne peut vivre décemment avec 2000 dirhams mois, d’autre part on demande à des gens de bien parler la langue d’un pays donné d’avoir des notions sur ce pays, parfois des réflexes d’européen et en même temps il doit accepter un salaire qui ne lui permet pas de vivre comme un européen, une voiture jusqu’à il y a peu coutait 35% plus cher qu’en France, des produits manufacturés de qualité se vendent dans le commerce formel pour des tarifs allant de 10 à 100% plus cher qu’en France, y compris le camembert et les plats surgelés. Le SMIC marocain est une vaste fumisterie, un ouvrier sans instruction du bâtiment gagne le double du SMIC actuellement pour manier la truelle, pourquoi voulez vous qu’une personne ayant étudié disposant d’une éducation sachant parler une langue étrangère, sachant manier l’informatique accepte un salaire similaire à celui d’un pauvre bougre fruste venant de sa campagne pour manier la truelle. Je ne dis pas que le salaire d’un téléopérateur devrait être identique à celui d’un téléopérateur français mais vouloir à tout prix économiser sur son dos et diviser son salaire par 3 ou 4 par rapport à un français c’est de l’esclavage, le salaire d’un bon téléopérateur devrait être 60% de celui de son équivalent français et comprenez par bon téléopérateur un gars qui sait manier correctement la langue de Molière et exécuter ses tâches correctement. Même à 60% du salaire mensuel d’un téléopérateur français il restera rentable puisque sa semaine est de 44 heures contre 35 heures.

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  • Berland Yvon

    4 mai 2012 09:16, par Magalie

    Bonjour, j’ai beaucoup aimé votre site, mais j’ai un petit problème pour afficher les images, peut que c’est mon naviguateur web qui bug ? (j’utilise chrome).

    A la prochaine !

    une comparateur mutuelles est sur le site de mutuelles et mutuelle. Vous pouvez comparateur mutuelles et devis mutuelle pour assurer bonne assurance santé et trouver la bonne mutuelles familiale. comparer les mutuelles comparez gratuitement et sans engagements les coût mutuelles

    Répondre à ce message

    • Berland Yvon 4 mai 2012 11:27, par serge cannasse
      merci de votre appréciation. vous devez avoir un problème d’ordi : les images ne sont pas lourdes et en principe le site est optimisé pour Chrome, Firefox, Safari et Internet explorer ... Peut-être votre matériel est ancien ou la mise à jour du navigateur n’a pas été effectuée. bien à vous.

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  • La santé n’est pas un sujet de débat politique

    8 mai 2012 21:01, par JGPOUZET

    [http://www.marianne2.fr/Les-politiques-anesthesient-le-secteur-de-la-sante_a197932.... 01/10/2010

    Voir l’article d’Elie ARIE,cardiologue et Enseignant en Economie de la Santé au Conservatoire National des Arts et Métiers Membre du Conseil scientifique de la fondation Res Publica

    "Vouloir agir sur la santé , c’est vouloir agir sur tous les domaines de la société... et donc braver simultanément tous les corporatismes et toutes les situations acquises"

    CQFD

    Voir en ligne : Des ministres qui ne connaissent rien. à la gestion de la santé..

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  • bonjour,

    cet article est fort intéressant mais que veut dire CCP ? En vous remerciant

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  • Merchant Jennifer

    12 mai 2012 11:30, par serge cannasse

    Dans un courrier adressé à Jennifer Merchant, Martine Gross (auteure de "Choisir la parenté gay". Toulouse, Erès, 2012) a commenté cet entretien. je la remercie de m’autoriser à publier son message :

    Il y a certes peu d’études en France, mais il y en a tout de même. Notamment la thèse de médecine de Stéphane Nadaud et celle de psychologie du développement d’Olivier Vecho. Les résultats de ces études sont conformes à ceux des études anglo-saxonnes. Mais ces études ont le tort de ne pas se situer dans le champ psychanalytique. Or, en France, les psys et pas mal de professionnels de la santé ne jurent que par la psychanalyse. Certains ont même osé écrire que les enfants étudiés sont instrumentalisés par les homosexuels qui veulent démontrer que leurs familles ne sont pas nuisibles. Bonjour, la double contrainte, où à tous les coups on perd. S’ils vont bien, c’est qu’ils sont instrumentalisés, s’ils vont mal, je vous l’avais bien dit !

    Les gays et les lesbiennes acceptent volontiers que leurs enfants soient « étudiés ». Je peux en témoigner puisqu’au sein de l’APGL (asso de parents gays et lesbiens), je suis responsable de l’interface entre les chercheurs, étudiants et les membres de l’association. Il y a beaucoup de psychologues en formation qui se penchent sur les enfants des familles homoparentales.

    Je pense que s’il y a si peu d’études publiées, c’est qu’il n’y a pas de financement pour des études comme celles de Golombok (cohorte d’enfants suivis depuis le plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte). Par ailleurs, je suis assez d’accord avec Elisabeth Roudinesco, il faut cesser d’essayer de démontrer l’innocuité de l’homoparentalité. Les centaines d’études sont déjà là.

    Les références :

    La thèse de Nadaud Nadaud, S. (2000). Approche psychologique et comportementale des enfants vivants en milieu homoparental, Université Bordeaux 2.

    Elle a donné lieu à un livre : Nadaud, S. (2002). Homoparentalité, une nouvelle chance pour la famille, Fayard.

    La thèse d’Olivier Vecho : Vecho, O. (2005). Développement socio-affectif des enfants de familles homoparentales : une approche écologique. psychologie. Toulouse, Université de Toulouse II. docteur en psychologie.

    Et un article qui fait le bilan des études depuis 30 ans : Vecho, O. and B. Schneider (2005). "Homoparentalité et développement de l’enfant : bilan de trente ans de publications." Psychiatrie de l’Enfant XLVIII(1) : 271-328.

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  • Merchant Jennifer

    14 juin 2012 07:20, par mariah
    vous dites dans votre article que le fait que des couples homosexuelles appartiennent à une communauté solidaire renforce le sentiment d’appartenance des enfants. Cela ne va -t-il pas influer au final sur leurs orientations sexuelles ?référencement google

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    • Merchant Jennifer 14 juin 2012 08:52, par serge cannasse
      Les études montrent que non. En revanche, il est possible que ce sentiment communautaire soit un facteur explicatif de la bonne intégration des enfants, notamment à l’école.

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  • Berland Yvon

    19 juin 2012 11:05, par Cindy

    Vraiment cool ce site, où peut on trouver plus d’information sur ce sujet ? Merci,

    Bisous !

    Salle de fac mutuelle de la aux syndiqués permet

    Quand on veut de.

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    • Berland Yvon 20 juin 2012 08:36, par serge cannasse
      merci pour votre appréciation ! cet entretien date de 2007. depuis, beaucoup de choses se sont passées ... ce qui ne veut pas dire que les coopérations entre professionnels ont beaucoup augmenté. en fait, la situation globale est difficile à cerner, les situations locales semblant très variables. une chose semble sûre : beaucoup d’initiatives locales, mais peu de remontées "nationales". tapez quelques mots clefs sur ce site, comme "coopération",dans le moteur de recherche et faites de même sur Infirmiers.com : vous devriez trouver pas mal de choses !

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  • Les cadres de santé manquent-ils de courage managérial ?

    22 juin 2012 03:25, par Jean-Pascal Devailly

    Les cadres sont écartelés entre plusieurs sources de régulation souvent inconciliables, managériale, professionnelle et marchande (ou pseudo-marchande dans le public avec la concurrence par comparaison du Nouveau Management Public). Le rôle des cadres et leur "courage managérial" n’est-il pas celui d’un pilotage à l’interface du travail réel de plus en plus invisible au nouveau management et du travail prescrit, au coeur de l’abîme entre les théories professées et les théories d’usage (Argyris) ? N’est-il pas de gérer l’invisibilité croissante du travail de soins pour qu’il ait encore un sens partagé pour les équipes médico-soignantes, non pour des résultats de sortie de système à court terme, financiers ou de fausse qualité "d’en haut" (outputs) qui n’ont guère de sens, mais pour le résultat à long terme pour le patient (outcome) ? Le courage n’est-il pas souvent de savoir gérer et savoir tolérer l’ambiguité entre des logiques incompatibles sous pression croissante des méthodes de cost killing ?

    A cet égard je me permets de conseiller avec enthousiasme un livre remarquable sur l"invisibilité du travail : "Prendre soin du travail Un défi pour les cadres à l’hôpital" qui montre bien les limites du très timoré rapport Boiron Fellinger sur l’hôpital public. Nombreux sont ceux qui pensent qu’ils sont passés à coté d’un des problèmes majeurs de la gouvernance, celui de la déconstruction du travail qui donne un sens partagé à l’action dans les équipes de soins. Il faut sortir de la confusion entre emploi et travail. Les acteurs ne sont pas des emplois interchangeables. Trois situations sont évoquées au travers d’observations menées en gériatrie, en cancérologie et en chirurgie

    Prendre soin du travail Un défi pour les cadres à l’hôpital Pour sortir le travail réel de son invisibilité Paule Bourret [http://www.ansfc.com/abstract-lgm-Prendre_soin_du_travail[1].pdf->http://www.ansfc.com/abstract-lgm-Prendre_soin_du_travail%5B1%5D.pdf]

    Voir en ligne : Prendre soin du travail. Un défi pour les cadres à l’hôpital

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  • Bonjour. Vous dites que, je cite : Ainsi, pour Claude Le Pen (université Paris Dauphine), le premier inconvénient de la notion de renoncement aux soins est d’établir « une relation directe et mécanique entre le prix du soin et la consommation de soins » sans prendre en compte les choix généraux de consommation des ménages. et vous ajoutez :Il s’agit là d’un vrai problème, mais qui ne doit pas faire oublier que « le reste à charge moyen des ménages en France est de 9 %, le plus faible d’Europe. » Pour celui qui perçoit un revenu de 5000 euros par mois (j’exagère volontairement), 9% c’est si peu que cela ne le prive pas de s’alimenter, se vêtir, se loger ou se soigner ! Mais pour celui qui gagne moins que le smic (temps partiel), 9% de son maigre revenu, c’est trop. Salut.

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  • Le paradoxe de la carrière infirmière à l’hôpital

    23 juillet 2012 10:30, par pariente
    C’est le modèle de la promotion des infirmier(e)s qui est au départ mauvais : la promotion d’un(e) IDE devrait se faire en fonction des acquis pratiques (type d’ exercice, type de service, type de charges) et théoriques (le grand absent de la formation continue des IDE), avec validation régulière de modules. Le métier de cadre infirmier est un métier différent de celui d’ IDE : d’excellents soignants font parfois de mauvais cadres, même si tous les cadres devraient avoir été de bon(n)es IDE !

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  • Berland Yvon

    23 juillet 2012 13:56, par Aurore

    Super intéressant votre article, par contre je ne comprend pas pourquoi vous ne faites pas d’autres articles ? Je pense qu’il y a encore plus de choses à traiter sur ce sujet. En tout les cas vous avez un très jolie site.

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  • Un très très bon article, j’ai beaucoup aimé ton site

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  • Merci pour cet article intéréssant, un tonerre d’applaudissement pour ton blog

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  • Cadre supérieur de santé : une fin annoncée ?

    8 août 2012 11:57, par alain.daubas@neuf.fr
    Cet article est très intéressant. Cependant il ne faut pas trop s’attacher aux titres des différents grades de l’encadrement soignant. Le législateur aime changer le cadre sans trop affecter le contenu... Chef d’unite de soins, infirmier surveillant,cadre infirmier, cadre de proximite, cadre d’unité de soins,cadre de santé...Idem pour l’encadrement supérieur,les titres changent, pas vraiment la fonction !

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  • Cadre supérieur de santé : une fin annoncée ?

    14 août 2012 20:13, par Isabelle Bacoeur
    bonjour, votre article est intéressant ; j’aurais aimé lire le guide du service infirmier n°3 dont vous faites référence dans l’article mais je ne le trouve pas sur le site du BOS ; est-il possible de le consulter sur internet ? ou ailleurs ? merci pour votre réponse cordialement

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  • Hell Bertrand

    21 août 2012 13:23, par Laure
    Coucou. Personnellement, je ne suis pas certaine de croire au pouvoir de chamans. J’ai vu pas mal de documentaires sur le sujet et j’ai entendu parler du bien qu’ils ont pu faire aux gens qui étaient très malades. Je ne suis pas contre mais j’ai toujours des doutes. A+

    Voir en ligne : http://www.natationenfant.fr/

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  • Trop de recommandations tue les recommandations

    25 septembre 2012 15:12, par farid
    En France, les thiazolidinediones (TZD, rosiglitazone et pioglitazone) ont été retirées du marché

    Voir en ligne : malea.fr

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  • Formation initiale infirmière : le modèle suisse à Limoges

    9 octobre 2012 11:58, par renardepiqure

    Bonjour,

    Plutôt que de parler du modèle suisse ne devrait-on pas parler du modèle romand ? En effet, la romandie se distingue de la suise allemande de par le fait que le bachelor of science HES-SO en sciences infirmières francophone permet de facto l’entrée en deuxième cycle (master) à l’université de Lausanne. Ce qui n’est pas le cas en suisse allemande qui a le diplôme ES comme formation de base. De plus, échanger un professeur en sciences infirmières durant une semaine ne fait pas de Limoges un programme commun avec celui de l’IUFRS de Lausanne. Disons encore que le DU de Limoges ne permet pas de rentrer en 2e cycle en sciences infirmières à la faculté des sciences infirmières de Beyrouth, de Montréal ou de Lausanne. Attention à l’hypertrophie du cocorico !!! C’est plus compliqué que cela...

    Voir en ligne : Le modèle suisse à Limoges

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    • Formation initiale infirmière : le modèle suisse à Limoges 9 octobre 2012 15:48, par serge cannasse
      Merci de ces précisions qui, il faut le rappeler, sont de l’un des meilleurs théoriciens des soins infirmiers que je connaisse (voir son dernier livre : Michel Nadot. Le mythe infirmier ; L’Harmattan, 2012). Loin de moi l’idée d’un cocorico, bien au contraire ! je voulais seulement pointer que Limoges est une des rares facultés à tenter de s’approcher d’un modèle de formation infirmière autonome, propre aux soins infirmiers et pas sous la dépendance de médecins.

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  • Azria Élie

    30 octobre 2012 08:37, par Maurice Einhorn

    Excellent texte. Voici ce que j’en tire pour le Journal du médecin (Belgique) :

    Cela fait débat

    EBM, oui mais…

    Les carnets de santé, une excellente publication électronique française dirigée par Serge Cannasse, publie un article sous le titre Médecine fondée sur les preuves : science sans conscience. Certes, une formulation un peu forte, mais on ne peut qu’être de temps à autre interpellé par le côté parfois dogmatique des tenants purs et durs de la médecine par les preuves. L’auteur(*) précise, de façon plus nuancée que « si la médecine fondée sur les preuves a été un incontestable progrès, son application peut privilégier un de ses trois pieds, la littérature scientifique, au détriment des deux autres, le jugement clinique du praticien et les préférences du patient. Cette tendance est d’autant plus dommageable qu’elle s’accompagne d’une inflation de protocoles. Or les données scientifiques ne sont pas immuables et les conditions de leur production parfois discutables. » C’est, nous semble-t-il, parfaitement résumer les enjeux de ce débat, qui reste largement à mener. L’evidence-based medicine est indéniablement un élément important dans la recherche comme dans la pratique médicale d’aujourd’hui, mais comme le dit la sagesse populaire, le mieux est l’ennemi du bien et le caractère absolu, sans nuances, que revêt souvent le recours à l’EBM, son caractère quasi-religieux, posent un problème croissant. Ce qui ne peut être mesuré, démontré de façon mathématique n’a plus droit de cité. Tout un pan de la médecine est ainsi rangé au placard. Et ce apparemment paradoxalement à un moment où les médecines les moins fondées sur les preuves et les plus fantaisistes gagnent du terrain à vue d’œil. On peut voir dans cette double évolution une simple coïncidence, mais il est permis d’y voir peu ou prou une certaine relation de cause à effet.

    (*) Elie Azria, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Bichat Claude Bernard : interview à lire sur le site des Carnets de santé (http://www.carnetsdesante.fr/Azria-Elie)

    Maurice Einhorn

    Voir en ligne : http://www.carnetsdesante.fr/Azria-Elie

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  • conformisme protocolaire

    31 octobre 2012 18:16, par DM

    Il y a eu une époque où les responsables informatiques appliquaient "nobody’s been fired for buying IBM" — autrement dit, il faut faire ce que tout le monde fait, non pas parce que ça marcherait forcément mieux sur la situation concrète à laquelle on est confronté, mais parce qu’en cas de problème, on peut se défendre en expliquant qu’on a fait la chose standard que tout le monde fait.

    Il s’agit ici visiblement du même principe, mais appliqué à la médecine.

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  • Azria Élie

    4 novembre 2012 11:15, par waggis1
    Un autre argument : les études coûtent cher et le retour sur investissement doit être considéré, ce qu’on pourrait appeler un conflit d’intérêt du sujet de l’étude lui-même. Dans le cas exposé (accouchement par le siège par voies naturelles versus césariennes) c’est toute une organisation médico-chirurgicale hospitalière et son poids économique qui est en jeu.

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  • Il me semble que Yvan de Sainsaulieu à souligner que les IDE de la FPH sont peu syndiquées, devrait replacer ce phénomène dans son contexte général à savoir la sous-syndicalisation en France.

    Reste à déterminer s’il s’agit de la cause ou de la conséquence.

    Il est (d)étonnant qu’il ne soit pas fait un parallèle par les IDE ils/elles même entre la dégradation de la qualité/sécurité des soins, en lien avec celle des conditions de travail mais dictée par cette insupportable « contrainte morale et psychologique » de la continuité des soins.

    Quant à : « Elles ont peu de temps pour autre chose : la plupart sont des femmes, », Monsieur Yvan de Sainsaulieu est à coup sûr un homme ☺. Et peut-être ne côtoie t’il pas assez de femmes, IDE qui plus est.

    Je pense donc que c’est plus une question d’absence de volonté plutôt qu’une impossibilité.

    Cela étant dit, et même si beaucoup s’en défendent (mollement), il est vrai que ce vocabulaire religieux (vocation, dévouement…etc) nous colle à la peau comme un chewing gum à la semelle et semble même être trans-générationnel…

    Je m’interroge par contre à titre personnel sur les moyens modernes de communication (internet) qui, s’ils ouvrent incontestablement sur l’information, isolent aussi humainement.

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    • s’il est vrai que "la double journée" ne s’applique pas uniquement loin s’en faut aux IDE je ne pense pas que l’on puisse parler de manque de volonté ou d’un côté sacerdosal quant au manque de réaction de cette profession face aux dégradations incessantes des conditions de travail,une pénibilité qui ne cesse d’augmenter une charge qui suit le même chemin ,une pression hiérarchique qui exige toujours plus de rentabilité dans un domaine ,la santé, qui parait particulièrement inapproprié à produire de l’argent, non je ne pense pas qu’on l’on puisse parler de manque de volonté mais plutôt de burn out, de sentiment d’inutilité à manifester leurs mécontentements parcequ’astreintes au service minimum,comment dans ces conditions parvenir à les convaincre qu’il ne faut pas tout accepter que tout n’est pas tolérable et que oui elles ont le droit de dire stop ?voilà plutôt la vrai question à mon sens

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      • Je ne pense pas que l’on « rentre en burn out » comme et quand on entre dans la profession…

        Après, je trouve que le service minimum, il a bon dos…

        Rien n’empêche les IDE de réfléchir à comment manifester leur mécontentement sur leur lieu de travail et en dehors des heures et des murs de la structure.

        Personne n’a dit que c’était facile mais ce fatalisme est bien une forme d’absence de volonté.

        A moins que finalement, les IDE ne soient pas si malheureuses !

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        • Le problème c’est que nous sommes (IDE et AS) en effectif minimum permanent (la difficulté de prendre des vacances d’été pour une équipe est une des preuves).

          En plus les infirmiers, s’ils font grève sont doublement entubés car nous travaillons (car réquisitionnés) avec un brassard "en grève" ce dont la direction et la société se fiche totalement. De plus on est pas payés... Vous connaissez beaucoup d’emploi ou lorsque l’on fait grève on est pas payés et en plus on fait la même journée de travail que tous les jours ? On a pas l’impact des profs ou de la SNCF qui obtiennent ce qu’ils veulent en faisant chier le monde.

          Le problème c’est que le service minimum (minimum ne veut pas dire pépère malheureusement) est devenu notre quotidien. Donc selon moi, un jour, quand on sera suffisamment épuisés il aura de multiples abandons de postes en même temps et des conséquences sur la vie de nos patients.

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  • L’infirmière de coordination dans le plan cancer

    15 novembre 2012 23:25, par florence
    bonsoir, merci de cet article. Je viens d’explorer justement cette expérimentation de l’INCA. Je suis une de ces futures IDE coordinatrices titulaires d’un master...et mon sujet de mémoire m’entraine sur cette piste:justement , en qualité de libérale,j’ai été fort étonnée, pour ne pas dire dépitée, de ne trouver aucune mention de l’IDE libérale dans le questionnaire sur lequel repose l’expérimentation... Ne serait-elle pas un des maillons essentiels à la prise en charge au domicile ? nous parlons de patients, onco et chirurgie, et de plus en plus en chirurgie ambulatoire. La synthèse du rapport pointe d’ailleurs fort justement ce petit "manque" quant au passage en ville...cette quasi absence de coordination avec les acteurs de ville...Probablement une piste à creuser.

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  • Askenazy Philippe

    17 novembre 2012 21:29
    Je pense que ce sujet devrait être traité aussi intelligement que vous le faites ici et relayée par plus de bloggueurs. C’est un sujet sensible qui touche trop de monde pour qu’on l’ignore.voyance amour Je partaga votre point de vue et vous soutient ! Merci pour cet article clair et bien ecrit !

    Voir en ligne : http://www.voyanteamour.net

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  • Bonjour Un mouvement d’aide soignant(e)s d’infirmièr(e)s est en train de naitre sur face book (15 000 membres). Nous vous invitons à nous rejoindre pour défendre nos conditions de travail, la revalorisation de nos professions et un système de santé juste et solidaire. Voici le lien, à diffuser autour de vous : https://www.facebook.com/groups/NiBonnesNiNonnesNiPigeonnes/ Rejoignez nous ! Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

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  • Qu’est-ce qu’un bonheur du jour ?

    2 décembre 2012 09:57, par sissi
    le grand bonheur n’existe probablement pas mais des petits bonheurs oui...beaucoup ...dans la nature...

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  • Bonjour Madame, je lis vos textes avec un grand intérêt à la recherche d’une réalité de terrain que je ne retrouve pas. En effet je suis cadre supérieur de santé et cadre assistant de pôle depuis 4 ans et je ne me retrouve pas complètement dans ce que vous écrivez dans "Désormais, le cadre de santé de pôle est positionné en responsable direct dans les prises de décisions et non plus en exécutant de décisions prises par la direction des soins." Je m’explique, le cadre assistant de pôle se retrouve face à un chef de pôle "tout puissant",responsable de l’organisation des soins et qui est votre supérieur hiérarchique fonctionnel, impose tout, prenant votre place dans le management des cadres et des équipes. Il est même engagé dans un accompagnement ANAP (agence nationale d’aide à la performance, les Pôles d’excellences. En prétextant le soutien dans la gestion d’un projet, le chef de pôle va suivre une formation de gestion des équipes, gestion budgétaire, gestion de projet, etc....Alors de quelle responsabilité, de quelle espace décisionnel parlez-vous ? C’est le grand retour du mandarinat, nous passons d’"exécutant de décisions prises par la direction des soins" à exécutant des décisions prises par le chef de pôle. Cette grande traversée du désert où nos compétences sont écrasées par des incompétences bien assises sont à mon avis le quotidien des cadres supérieurs assistant de pôle. Merci aux grands penseurs de la loi HPST.

    Voir en ligne : http://www.carnetsdesante.fr/spip.p...

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    • Bonjour, votre message est la description d’une réalité et bien malheureusement celle d’un tres, trop, grand nombre d’hopitaux.Cependant pour celui , trop restreint de ceux qui ont mis en oeuvre une veritable politique de delegation de gestion, cela fonctionne plutot comme l’article le decrit Le but etait de valoriser ces novateurs , car il est vrai que l’objectif est bien un affranchissement de toutes ces contraintes que vous decrivez si bien. tres cordialement mcc

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      • Cadre de pôle, je suis plutôt dans l’ombre ! Dans mon établissement, la ligne managériale est restée pyramidale. Nous ne disposons d’aucune délégation de gestion . Les arguments invoqués sont selon "le vent" les risques de dérives budgétaires, notamment en matière de gestion des RH, soit l’interêt de la structure. Les pôles déficitaires sont perfusés par les bénéficiaires sans aucune contre-partie. Et selon les thématiques abordées la direction invoque, au gré de ses besoins, soit une logique de pôle, soit une d’établissement. Pas très claire la stratégie qui semble orientée vers l’interêt de la direction.

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  • Dans un courriel, Géraldine Bloy précise que l’étude ne permet pas de conclure à "l’immobilité des pratiques", dont elle n’est d’ailleurs pas certaine.

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  • Des "paramédicaux" pour faire des économies ?

    5 février 2013 16:17, par serge cannasse
    La revue Prescrire a publié un communiqué de presse qui prend acte des critiques qui ont été faites à son article et nuance fortement sa position initiale. On y lit notamment : "Prescrire reconnait volontiers que l’article et le communiqué de presse auraient dû mieux souligner que les données cliniques disponibles ne concernaient que les nourrissons hospitalisés et pas ceux suivis en ambulatoire. L’article a été maladroit et est allé trop loin"."

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  • Belle construction théorique et scolaire mais cela donne quoi dans la réalité ? Je ne sais quel poste vous occupez actuellement mais il est certainement très loin du terrain. Peut-être fais-je erreur mais je n’y retrouve pas les traces que laisse la confrontation quotidienne avec les difficultés actuelles du monde hospitalier

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  • Hell Bertrand

    3 mars 2013 07:25, par Jean Flerchard
    L’appellation "chaman" si furieusement à la mode demanderait à être mieux définie pour qu’on ne mélange pas tout et qu’on donne de vrais repères au lecteur qui découvre l’argument. Dans la littérature ethnologique, personne n’a jamais qualifié de chaman (terme d’origine toungouse, ethnie sibérienne) les voyants-thérapeutes mokaddems et mokadma marocains, qu’ils soient membres des confréries soufis, berbères ou gnawa. Dans quel but Bertrand Hell a-t-il pris l’initiative d’appeler chamans des maîtres de cultes de possession ou d’adorcisme -pour reprendre le terme "inventé" par l’ethnologue Luc de Heusch et grosso modo repris par tous ses collègues - ? Est-ce pour palier un manque de connaissance directe du vrai terrain chamanique,surfer sur l’effet de mode et profiter du commerce et du prestige -éphémères- accordés à ces personnages et, par réflexion directe, à ceux qui se posent à tort ou à raison en spécialistes de leur étude - des études certainement longues et éprouvantes car situées sur de lointains et inconfortables terrains- ? On est en droit de se poser la question au vu de l’invraisemblable désordre introduit dans ce champ par la très superficielle -quoique qu’en partie plaisante- exposition du Quai Branly dont Bertrand Hell était le conseiller "scientifique" et du calamiteux documentaire éponyme concocté pour France 5. Un film racoleur qui prétend parler de chamanisme alors qu’il présente exclusivement des marginaux des confréries soufies -le fait d’être montreur de serpents et marginal ne fait pas un chaman d’un quidam assez rusé pour jouer le rôle et tenir le discours qu’on attend de lui- ou des officiants de cultes maraboutiques -on relèvera la contradiction entre le distinguo entre chamanisme et maraboutisme signifié par Bertrand Hell lui-même dans votre interview et l’usage qui est fait dans le film des pratiques maraboutiques abusivement qualifiées de chamaniques-. Ces imprécisions -pour ne pas parler de forfaitures- étalées au grand jour, reproduites à des milliers d’exemplaires et légitimées par de grandes institutions ne feront certainement pas avancer la connaissance. Triste spectacle.

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  • L’excision des petites filles en Indonésie

    4 avril 2013 03:14, par amour-paix
    l’excision est une pratique d’origine égyptienne, pré-islamique, et qui s’est fait "islamiser" indûment dans certaines parties du monde musulman, du fait que Agar, la seconde femme d’Abraham (et mère d’Ismaël) était égyptienne. mais Sarah, la première épouse d’Abraham (d’origine mésopotamienne comme lui) n’était pas excisée, et cette pratique n’existait pas dans la lignée d’Isaac, ni chez les juifs ni chez les rûm (fils d’Esaü). Les maghrébins ne la pratiquent pas non plus, c’est une pratique barbare, archaïque, dont les motifs étaient, pour les riches égyptiens anciens, de s’assurer de la fidélité de leurs épouses (en limitant leur libido) dans le souci de ne léguer leurs biens qu’à leur progéniture. c’est le matérialisme et l’égoïsme qui ont initialement généré cette "tradition" anté-islamique et même anti-islamique, puisque le Prophète l’a réprouvée en disant : "n’en coupez pas, effleurez seulement : ce sera un plaisir pour le couple". N’est donc tolérée par le Prophète que la circoncision du "prépuce clitoridien", non du clitoris lui-même. Mais il faut abandonner cette pratique inutilement douloureuse et même dangereuse. Par contre la circoncision masculine limite la propagation des maladies vénériennes, cela est reconnu par l’O.M.S.

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  • Rothier-Bautzer Éliane

    2 mai 2013 17:21, par jean michel picard
    Ce qui commence aussi a émerger c’est l’accès à l’université pour les patients dont les professionnels parlent un peu trop souvent encore… pour eux. C’est à mon sens une réelle avancée. Alors peut-être un jour un entretien avec Catherine Tourette-Turgis, Serge, si ce n’est déjà fait.

    Voir en ligne : Université des patients

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  • Bonjour,

    Je ne suis pas aussi scientifique que vous et possède beaucoup moins de connaissance théorique.

    Cependant, je me permets d’émettre l’idée que les pierres et les minerais ont aussi leurs influences sur les comportements humains.

    J’ai visité le blog d’Equilibre et minerais (http://www.equilibre-et-mineraux.com/blog/) et je suis désormais convaincue de cette communication entre l’Homme et son environnement !

    Allez jeter un œil, cela inspirera peut être votre prochain billet !

    Au revoir

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  • Bonjour,

    Je ne suis pas aussi scientifique que vous et possède beaucoup moins de connaissance théorique.

    Cependant, je me permets d’émettre l’idée que les pierres et les minerais ont aussi leurs influences sur les comportements humains.

    J’ai visité le blog d’Equilibre et minerais (http://www.equilibre-et-mineraux.com/blog/) et je suis désormais convaincue de cette communication entre l’Homme et son environnement !

    Allez jeter un œil, cela inspirera peut être votre prochain billet !

    Au revoir

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  • Superbe : image de paix,contraste entre l’aridité du lieu et la vie en ce lieu symbolisé par ce musicien qu’on croit entendre jouer... Un magnifique portrait que j’aurai aimé faire !

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  • « Le chiffre noir des hôpitaux » : droit de réponse

    7 juillet 2013 00:18, par Guillaume
    Plusieurs personnes se sont penchées sur le traitement journalistique des hôpitaux, et notamment l’exercice du "classement des hôpitaux", qui fonctionne comme les dossiers de "chiffres noirs". C’est bien de le préciser en effet

    Voir en ligne : Guillaume

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  • Mise en contexte de l’avis du Comité d’Ethique

    9 juillet 2013 16:45, par Dr-DDELLEA

    Ce long article en quatre parties porte sur un sujet d’actualité et d’intérêt , et le niveau de réflexion de l’auteur de formation philosophique est appréciable , cependant j’aimerai y faire quelques courts commentaires que je vais répartir au fil des quatre parties .

    Tout d’abord il me semble important de re-situer dans son contexte actuel l’avis du Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé ( CCNE ) , téléchargeable gratuitement sur http://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/avis-120.pdf , comme ce comité le précise dans son avis : « Le CCNE est conscient de ce que, dans un avenir proche , il sera techniquement plus simple , et peut être moins onéreux , d’effectuer un séquençage entier du génome fœtal que de sélectionner des régions d’intérêt et d’en réaliser un séquençage ciblé , comme c’est aujourd’hui le cas , en particulier pour les tests commercialement disponibles . Partant , le test génomique fœtal de trisomie 21 sur sang maternel pose d’emblée la question de la détection d’un nombre croissant d’altérations chromosomiques et de mutations associées à des maladies génétiques qui ne sont pas toujours gravissimes . Lorsque la lecture de l’ADN fœtal entier pourra être réalisée dans des conditions pratiques ( économiques , notamment ) et de qualité clinique reconnue , se posera la question éthique de la manière dont les informations auxquelles elle donnera lieu devront être communiquées aux femmes enceintes et/ou aux couples . Comment respecter des critères pertinents et rigoureux , tels que celui , prévalent aujourd’hui , de particulière gravité et l’incurabilité de la maladie au moment du diagnostic ? ... En effet, la question est davantage d’estimer à quelles conditions de tels tests pourraient être utilisés que d’imaginer qu’ils pourraient ne pas l’être ... » .

    Puis il peut être intéressant de réfléchir sur la conclusion de la note de synthèse de ce même comité : « le CCNE met en avant un contexte sociétal où nombre de messages reçus relèvent de la stigmatisation du handicap et de son poids économique et social , du relatif rejet de la différence, voire de l’affirmation d’un « droit » à la bonne santé de l’enfant à naître . Le CCNE insiste donc sur la nécessité d’une prise en charge des personnes porteuses d’un handicap ou atteintes d’une maladie , notamment chronique et/ou évolutive ... L’acceptation de la différence conduit le CCNE à envisager , comme un défi à notre conception du rapport entre santé et normalité , que les handicaps et les maladies s’inscrivent aussi dans les « caractéristiques du fonctionnement des membres de l’humanité » . La normalité humaine n’englobe(rait)-t-elle donc pas le handicap et la maladie ? » .

    Ensuite il n’est pas inutile de lire ce qu’écrit ce même comité dans son chapitre de fin " IV- Propositions et pistes de réflexion " : « Si , dans notre société , existent des courants de pensée prônant l’évolution vers une illusoire absence de toute anomalie génétique , voire d’une notion absurde de « perfection » génétique , qui renvoie aux délires tragiques des dérives eugénistes de notre histoire , il ne s’agit pas d’une préoccupation des femmes et des couples en attente d’enfant . Les futurs parents souhaitent non pas l’enfant parfait , mais un enfant en bonne santé , et , pour beaucoup de parents , un enfant qui ne soit pas obligatoirement condamné , dès la naissance , à un handicap ou une maladie incurable et d’une particulière gravité . » .

    Mais aussi avant cela dans son chapitre " III- Extension , voire généralisation d’une proposition de dépistage anté-natal de handicaps et maladies génétiques par séquençage de l’ADN fœtal présent dans le sang de la femme enceinte " , au sein du paragraphe " Dimension éthique " puis du sous-paragraphe " 2- Existe-t-il un risque de glissement vers une forme d’ « eugénisme » ? " : « Il apparaît donc essentiel que les conditions d’un véritable processus de choix et de décision éclairée et autonome des couples soient réunies et respectées , et que , de manière complémentaire les efforts collectifs de recherche , d’accueil , d’accompagnement et de soins soient poursuivis afin que la proposition systématique de diagnostic répondant à une nécessaire équité d’accès aux tests ne puisse être interprétée par les femmes enceintes , par les couples , et plus largement par la société comme une incitation , une injonction des politiques de santé publique et de la collectivité à ne pas donner naissance à un enfant qui serait atteint d’un handicap ou d’une maladie d’une particulière gravité et incurable au moment du diagnostic , voire une incitation de la collectivité à ne donner naissance qu’à des enfants indemnes de toute anomalie génétique susceptible de conduire à une maladie ou un handicap . » .

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  • En ce qui concerne les propos relatés de François DAGOGNET , philosophe français agrégé de philosophie en 1949 et docteur en médecine en 1958 , sur la nécessaire transgression du secret médical relatif à l’infection par la VIH , il est indispensable de se référer notamment à l’Avis sur " La question du secret professionnel appliqué aux soignants des personnes atteintes par le VIH " publié le 16 mai 1994 par le Conseil National du SIDA ( CNS ) , téléchargeable gratuitement sur http://www.cns.sante.fr/IMG/pdf/1994-05-16_avi_fr_politique_publique.pdf , stipulant :

    « Sensible à l’inquiétude diversement exprimée du risque de contamination par voie sexuelle en cas de non divulgation de son statut par le patient séropositif à ses partenaires , le Conseil national du sida s’est saisi de la question en sa séance du 28 avril 1994 .

    Cet avis paraît d’autant plus nécessaire aux membres du Conseil national du sida que viennent de paraître quasi simultanément :
    - le rapport de l’Académie nationale de Médecine , au nom de la commission XIX ( Sida ) , intitulé Secret professionnel et sida
    - et le Rapport de la Commission de réflexion sur le secret professionnel appliqué aux acteurs du système de soins réalisé à la demande du ministre Bernard Kouchner par le docteur Louis René .

    Face à la diversité des positions prises dans ces documents , le Conseil national du sida entend réaffirmer les principes qui ont toujours été les siens .

    Les deux rapports mentionnés ci-dessus soulignent le caractère fondamental du secret professionnel dans la pratique de soins en tant qu’élément indispensable de la relation de confiance entre les malades et les médecins .

    En général , le corps médical , comme la population française , reste attaché à cette garantie essentielle . Toute violation du secret médical est perçue par le patient comme une trahison à son égard .

    La divergence essentielle entre ces deux documents tient à un point précis .

    Alors que le rapport de la Commission de réflexion présidée par Louis René souligne le caractère intangible en toutes circonstances du secret médical ( tout en admettant la notion de secret partagé ) , le rapport de l’Académie Nationale de Médecine , qui concerne exclusivement le secret professionnel dans le cas du sida , se prononce en faveur d’une divulgation possible , à titre exceptionnel , de la séropositivité d’un patient à son ou ses partenaires lorsque le patient se refuse à faire lui-même cette révélation ...

    Le Conseil national du Sida , considérant que ce débat ne se pose pas d’abord en termes juridiques mais en termes de morale et de responsabilité des comportements , estime nécessaire d’évaluer les avantages et les inconvénients de la levée du secret à l’égard des partenaires sexuels d’une personne touchée par le VIH , sans son consentement .

    Les avantages de la levée du secret médical seraient de protéger les intérêts de tiers dans un certain nombre de cas en évitant :
    - la contamination d’un partenaire laissé dans l’ignorance ;
    - la non-révélation à une femme enceinte qui court le risque d’être contaminée , ou de contaminer son enfant sans bénéficier du traitement qui actuellement diminue le risque de contamination materno-fœtale ;
    - la non-déclaration de la cause du décès au partenaire sexuel resté antérieurement dans l’ignorance ( l’empêchant ainsi de se faire tester et éventuellement suivre ) ;
    - la dissémination volontaire éventuelle .

    La levée du secret médical comporte des dangers et des inconvénients :
    - l’impossibilité de vérifier la fiabilité des déclarations du patient sans recourir à un système d’enquête quasiment policier ;
    - l’inefficacité des stratégies de prévention liée à la perte de confiance dans la relation entre le patient et le médecin avec pour conséquences le refus du test , le changement de médecin , le non-recours aux soins , l’incitation à la fraude et la déresponsabilisation ;
    - des risques de dérive : envisager de façon ouverte une rupture du respect strict et absolu du secret professionnel, même à titre exceptionnel pour le Sida , expose à d’autres ruptures qui , à terme , mettraient gravement en cause son principe même .

    L’information pourrait être réclamée par d’autres que les partenaires sexuels ( milieu scolaire , professionnel , pénitentiaire , etc. ) et divulguée pour d’autres pathologies que le sida . » .

    A partir du moment où des individus sont au moins sexuellement majeurs ( au-dessus de 15 ans ) voire complètement majeurs , la société estime qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles avec qui ils veulent et comme ils veulent , avec toutes les conséquences que cela suppose en terme de pratiques sexuelles , de future maternité et d’enfant à élever , ou de maladies sexuellement transmissibles ( MST ) [ qui même hors VIH peuvent conduire au décès par exemple suite à une grossesse extra-utérine plus que favorisée par les atteintes utérines d’une MST ] .

    Cependant , certaines personnes considèrent qu’il y a obligation de transgression du secret médical en avertissant le/la partenaire supposé(e) faible ou immature et par là même dé-responsabilisé(e) qui , nullement astreint(e) au secret médical ou à un secret professionnel , pourra révéler à tout l’entourage privé et professionnel la séro-positivité de son/sa compagnon/compagne , dans l’immédiat ou a fortiori lors d’une rupture future !

    Lors d’un Colloque Psy-VIH organisé à Paris je me souviens du témoignage d’un médecin somaticien d’un hôpital public français des Caraïbes , expliquant que les personnes locales n’osaient souvent pas franchir la porte de la Consultation de Dépistage Anonyme et Gratuite ( CDAG ) car les autres personnes aux alentours qui les auraient immanquablement vu franchir la porte avec la pancarte au-dessus les auraient automatiquement étiquetées séro-positives , même si elles ne l’étaient pas , et auraient diffusée la nouvelle sur toute l’île ...

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  • Evolution négligée vers une Médecine de Santé Publique

    9 juillet 2013 17:11, par Dr-DDELLEA

    .

    La santé est un concept complexe , ainsi , dans la Charte d’Ottawa du 21 novembre 1986 , téléchargeable gratuitement sur http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0003/129675/Ottawa_Charter_F .pdf , la santé est définie comme :

    « la mesure dans laquelle un individu ou un groupe peut d’une part , réaliser ses aspirations et satisfaire ses besoins et d’autre part évoluer avec le milieu et s’y adapter . La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles ainsi que les capacités physiques . » .

    .

    Dans l’article " Une relecture de la Charte d’Ottawa " publié le 1er mars 2008 par le Pr Jean-Pierre DESCHAMPS dans la publication Global Health Promotion de l’ International Union for Health Promotion and Education ( IUHPE ) [ d’abord publié dans la Revue " Santé publique "- 2003 volume 15 , N°3 pp 313–325 ] , téléchargeable gratuitement sur http://ped.sagepub.com/content/15/1_suppl/8.full.pdf , l’auteur expose :

    « La charte d’Ottawa sur la promotion de la santé date de 1986 . Elle constitue un des textes fondamentaux de la santé publique moderne et suggère un capsus de méthodes particulièrement adaptée à la lutte contre les excès de la mondialisation économique et ses effets sur la santé . » ,

    « Réorienter les services de santé . Cette modalité d’intervention est la dernière citée dans la charte d’Ottawa , parce qu’elle concerne des institutions et des professionnels . Mais préférons la considérer avant celles qui interpellent les usagers .

    « Le secteur sanitaire , dit la charte , doit se doter d’un nouveau mandat , plaider pour une politique de santé multi-sectorielle , soutenir les personnes et les groupes dans l’expression de leurs besoins de santé et dans l’adoption de mode de vie sains » ...

    Nos services de santé restent marqués par un cloisonnement entre les activités de nature curative et la prévention ...

    La charte d’Ottawa ne va pas assez loin dans ce sens , en restant ici dans des considérations trop générales . La promotion de la santé demande un vrai bouleversement de la logique actuelle des services de santé , trop exclusivement orientés vers des soins techniques nécessaires , mais non suffisants .

    Ils leur manque une vision globale des besoins de santé des populations qu’ils servent . » .

    .

    On voit donc qu’à partir du concept de « santé publique » , connu depuis au moins le 17ème siècle en Europe occidentale , apparait au plan international le concept de « médecine de santé publique » qui en réalité avait déjà été inventé à la fin des années 1950s par des médecins militaires de l’armée des USA alors au Vietnam , mais malheureusement encore aujourd’hui inconnue des Tutelles sanitaires françaises qui ne voient que l’aspect « santé publique » .

    Le CDC nord-américain ( Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies ) fût en réalité créer en 1946 sous l’appellation de Communicable Disease Center , puis devint National Communicable Disease Center ( NCDC ) en 1967 , et enfin Center for Disease Control ( CDC ) en 1970 , mais il fallut attendre 2005 pour que son homologue européen voit le jour !

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    • Evolution négligée vers une Médecine de Santé Publique 10 juillet 2013 14:42, par Frédéric Orobon

      Je vous remercie pour ces intéressantes précisions sur la santé publique , et j’aimerais y ajouter quelques points.

      En premier lieu, je pense que la santé publique, comme construction juridico-politique dont la finalité est la protection des populations contre les épidémies s’inscrit dans une histoire ancienne. Ainsi, en constatant qu’il est environnements plus favorables que d’autres à la santé humaine, Hippocrate, évoquant l’air malsain des marais, et en observant les maux affectant les populations voisines de ces lieux, faisait déjà de la santé publique. De même, en attribuant l’atrophie des organes génitaux des cavaliers Scythes à de trop longues journées passées à cheval, Hippocrate observait déjà qu’il est des modes de vie moins favorables que d’autres à la santé, ou, à tout le moins, davantage facteurs de pathologies.

      En second lieu, on peut aussi évoquer le rapport de Marc Lalonde, initialement publié en 1974 et accessible ici Marc Lalonde remarquait en effet, et Ivan Illich le saluera pour cela, que allongement de la durée de vie des hommes au long du XX° siècle est surtout dû à l’accès progressif à l’eau potable, ainsi qu’à la lente amélioration des conditions de vie et de travail, plus qu’aux soins curatifs. Ainsi, pour ne s’en tenir qu’à cet exemple, construire des égouts, et les entretenir c’est aussi faire de la santé publique. Ainsi la santé publique, médecine à part entière comme vous le dites bien, mais médecine qui n’est pas le fait des seuls médecins, comme le montre l’exemple donné plus haut, nous fait comprendre en quoi notre santé dépend pour une grande part des rapports complexes que nous entretenons avec notre environnement, avec notre travail, avec une alimentation de qualité... Certes, le curatif est indispensable, mais il est intéressant de voir comment nous redécouvrons l’intérêt de la prévention de santé publique, justement lorsque le curatif butte sur certains obstacles, comme le montre le cas du sida.

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      • Evolution négligée vers une Médecine de Santé Publique 10 juillet 2013 15:20, par serge cannasse
        L’augmentation de l’espérance de vie est incontestablement due à l’amélioration des facteurs environnementaux que Marc Lalonde a mis en évidence, et qui ont été repris maintes fois, notamment par l’OMS (qui y ajoute la paix), mais jusqu’aux années 50 en ce qui concerne les pays riches : ensuite, les progrès médicaux jouent un rôle vraisemblablement majeur. en revanche dans les pays pauvres, accès à l’eau potable et autres facteurs de santé restent effectivement problématiques dans beaucoup d’endroits. je me permets de renvoyer à http://www.carnetsdesante.fr/Vieillissement-plus-un-effet-qu pour une lecture rapide du problème à partir de données économiques

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  • Clarifications de certaines notions

    12 juillet 2013 01:58, par Dr-DDELLEA

    J’ai l’impression que mes propos n’ont pas été bien compris , mais il est vrai que j’aurai pu poursuivre le commentaire ( voulant faire court ) , et puis certaines notions ne sont pas comprises par la presque totalité des médecins ( français voire autres ) , et sont donc encore plus difficiles à comprendre pour les autres , aussi voici ci-dessous quelques précisions .

    CHAMPS D’ACTION ELARGI DE LA SANTE PUBLIQUE ( OU MEDECINE DE SANTE PUBLIQUE ) :

    Cela fait bien longtemps que je ne conçois plus la médecine au sens stricto sensu de son aspect curatif , ce qui en réalité n’a jamais été vraiment le cas , même si l’aspect curatif est rapidement très valorisant , a fortiori pour un médecin comme moi formé initialement à l’urgence-réanimation .

    L’enseignant et directeur d’une unité de recherche du CNRS à Bordeaux , Norbert GUALDE , écrivait entre autres dans son livre publié en 1999 et intitulé " Un microbe n’explique pas une épidémie " que la tuberculose a nettement régressée en Europe grâce à l’hygiène bien avant l’avènement des médicaments anti-tuberculeux après la seconde guerre mondiale .

    Lors de plusieurs présentations officielles sur la pandémie grippale que j’ai faite en tant que Médecin-Inspecteur contractuel de Santé Publique Référent sur la Thématique Plans-de-Crises-Sanitaires , face à divers responsables depuis des médecins hospitalo-universitaires jusqu’à des chefs régionaux de projets thématique ou organisationnel ( ainsi que lors d’autres réunions au cours de la discussion ) , j’ai constamment mis en exergue les aspects non bio-médicaux notamment géo-populationnels concourant à la propagation d’une pandémie , en particulier les différences entre continents , et les implications qui en découlaient pour la lutte .

    Bien avant de partir sur le terrain comme médecin humanitaire , à partir des publications médico-scientifiques internationales que je lisais , j’appréhendais déjà les choses sur un plan mondial et non sectoriel en particulier en pays sous-développés , ne serait-ce que par l’importance majeure des diarrhées dans la mortalité infantile qui sont principalement causées par le manque d’eau potable .

    Lors de missions humanitaires , j’ai pu par exemple appréhender :
    - l’importance de l’accès à l’eau potable nécessitant en premier lieu un système d’épuration performant afin de ne pas être rapidement débordé en saison des pluies ( ce qui est un facteur nécessaire mais non suffisant pour obtenir une eau potable ) ,
    - mais aussi l’importance d’exposer des arguments qui soient recevables pour lui ( donc pas humanitaires et humanistes ) au général en chef d’une armée en marche , afin de faire faire une halte à ses troupes le temps de les traiter et ainsi de stopper la propagation de l’épidémie de choléra quelle répandait .

    A partir des aspects médio-scientifique et médico-technique , la médecine de santé publique doit prendre en compte jusqu’aux aspects psychologique , ethnologique et sociologique .

    Lorsqu’une ONG humanitaire installe un système d’irrigation et forme des techniciens locaux , puis s’en va avant de revenir des mois ou années après , les expatrié(e)s sont étonné(e)s de constater que tout va à vaux l’eau . Pourtant les techniciens étaient bien formés et les gens du village avaient bien vu leur intérêt , mais évidemment le fait que cette technologie leur avait été dispensée par des étrangers à leur environnement socio-culturel et ne leur permettait pas de la considérer comme faisant partie de leur arsenal d’outils dont ils pouvaient se servir . Ce qui avait échappé à ces expatriés humanitaires malgré toutes leurs bonnes intentions .

    Lorsqu’une étude médico-scientifique britannique objective que l’utilisation de la contraception par des jeunes femmes de 18 à 25 ans , depuis la simple pilule quotidienne jusqu’à l’avortement , n’est pas seulement dépendante de l’information et de l’accès financier , ni ensuite du caractère traditionaliste de la famille , mais aussi de manière conséquente de l’origine socio-professionnelle et socio-culturelle de la jeune femme , cela semble surprendre les médecins , infirmières , associatifs et autres ! Là encore le fait qu’une bonne partie de ces jeunes femmes ne considèrent pas ces techniques comme faisant partie de leur arsenal d’outils dont elles pouvaient se servir leur avaient échappé .

    DEFINITION DE L’EXPRESSION " MEDECINE DE SANTE PUBLIQUE " :

    ¤¤ Tout d’abord , en préambule , recadrons la définition du terme " Médecine " .

    Dernièrement , lors d’une discussion avec le médecin-chef d’un réseau de centres d’examens de santé , celui-ci exprimait avec vigueur qu’il ne voulait pas que l’on parle des personnes venant pour bilan comme de patients , ce en quoi il était dans sérieusement l’erreur .

    A partir du moment où un médecin questionne des personnes sur des informations confidentielles relatives à leur antécédents médicaux et leur histoire de la maladie , puis réalise un examen corporel intime , il endosse le manteau du médecin dans un colloque singulier médecin-patient , se plaçant de fait dans le cadre de l’exercice de la médecine et de la déontologie médicale , avec tout ce que cela implique ... même s’il ne prescrira pas de traitement thérapeutique ni même d’examens complémentaires hors cas restrictif du protocole prévu .

    Cette discussion sur la définition de l’ « exercice de la médecine » est loin d’être un détail , car cela participe notamment à l’explication des dérives en apparence justifiées par ce type d’argument qui n’est en réalité qu’une fuite des responsabilités de la fonction de médecin , que l’on rencontre dans bien des secteurs y compris par des supposés médecins en France ( un médecin n’est pas un simple docteur en médecine , et encore moins un soldat civil avec un doctorat en médecine ) jusqu’à des médecins à l’étranger en situation de prestataires de soins , comme le dénonce le Rapport Mondial 2013 sur la condition des droits de l’humain de l’ONG Human Rights Watch .

    Evidemment , lorsque l’argent ( et donc les moyens ) ou parfois le temps ( en situation de catastrophe ) manque , un dilemme éthique , humaniste et déontologique médical s’insinue dramatiquement dans le débat et le médecin se trouve tiraillé entre l’intérêt d’un individu et soit celui d’au moins un autre individu soit celui d’une collectivité d’individus ( voire leurs descendants ) .

    ¤¤ Ensuite , précisons ce que signifie l’expression " Médecine de Santé Publique " par rapport à l’expression classique de " Santé Publique " :

    Lorsque je défends l’avènement de la médecine de santé publique en lieu et place de la santé publique , et quelques autres avec moi , je ne veux pas du tout dire de la santé publique effectuée par des docteurs en médecine , ce que se contentent de faire la presque totalité des médecins français ( et souvent autres aussi ) œuvrant dans ce champs . D’ailleurs , sans méchanceté , un gamin de 15 ans à l’intelligence normale et encore très ignorant peut facilement récupérer des données de santé publique et en conclure qu’il faut lancer une campagne de réduction de tel type de mortalité ou morbidité , de là à bien évaluer les tenants et aboutissements de la situation ...

    Devoir de réserve étant , même sous l’expression consacrée « n’ayant aucun rapport avec des évènements et personnages ayant réellement existés » il est préférable que je n’entre pas dans certains détails pour l’instant , mais faisons une liste rapide des compétences indispensables ( et je ne dis pas simplement nécessaires ) à la signature d’un procès-verbal de conformité d’une activité de soins :

    - compétences juridiques ( afin de savoir comment lire un texte juridique , ce qui est explicitement indiqué et ce qui ne peut l’être , la puissance juridique différente de divers types de textes , textes fondamentaux voire fondateurs , ... ) ,

    - compétences médico-juridiques ( textes juridiques relatifs à l’activité médicale en question , textes fondamentaux s’imposant hors description spécifique à tel contexte comme l’obligation de sécurité sanitaire , ... ) ,

    - compétences médico-juridiques dans le domaine déontologique très rarement maitrisé par les juristes ( qui pensent avec les médecins que le droit pénal est plus important , mais comment bien se justifier et avant cela faire ce qu’il faut sans connaitre les obligations fondamentales qui sous-tend toute activité médicale et sanitaire , ... ) ,

    - compétences médico-scientifiques ( avec notamment les maladies causales de tel pathologie : exemple de l’insuffisance rénale chronique impliquant une dialyse chronique , mais causée par le diabète ou le tabagisme qui eux-mêmes sont des maladies dégradant d’autres viscères d’importance en dehors du rein , ... ) ,

    - compétences médico-techniques dans le domaine de l’activité en question ( par exemple : néphrologie pour une structure de dialyse , gynéco-obstétrique pour une maternité , ... ) ,

    - compétences médico-techniques dans plusieurs domaines hors activité en question ( car les patients viennent avec leur passif , comorbidités , ... , donc le patient dialysé chronique est aussi insuffisant cardiaque voire respiratoire , ... , et peut nécessiter lors des séances un équipement adéquat qui s’il n’est pas installé entrainera une décompensation , ... ) ,

    - compétences médico-administratives en relation avec l’activité en question ( par exemple : les différents types de structures prenant en charge des patients de niveaux de gravité différents comme pour la maternité et la dialyse rénale chronique , ... ) ,

    - compétences socio-populationnelles du national au territorial ( par exemple : caractéristiques des populations sur tel territoire donné avec les implications sanitaires et médicales voire sociales et psychologiques , ... ) ,

    - compétences politico-administratives , compétences médico-associative , purement associative , ...

    - et puis , surtout ne pas oublier , l’obligation déontologique corporative devenue législative ( de manière définitive depuis 1947 en France ) de toujours prendre en compte l’intérêt du patient voire de l’usager et par extension de la population générale , à laquelle aucun autre professionnel y compris social n’est astreint et redevable !

    Inutile d’ajouter que les médecins français , malgré leur premier cycle médical à tendance médico-scientifique et pluri-disciplinaire , où on peut leur apprendre des connaissances seulement étudiées en troisième cycle de la filière universitaire classique des sciences biologiques , ne sont pas du tout préparés à tout cela et n‘ont jamais l’occasion d’acquérir une telle vision dans le cadre de leur cursus habituel .

    Mais croyez-vous que beaucoup d’autres non médecins soient capables de maitriser les bases médicales , sanitaires et scientifiques nécessaires ... et que cela s’acquiert facilement ?

    A tout cela , il faut ajouter d’autres problématiques qu’il est nécessaire de bien appréhender comme : l’eau potable , l’irrigation , la toxicité environnementale , ... , directement lors de missions humanitaires en pays sous-développés , mais aussi indirectement en pays développés où il y a quand même des spécialiste supposés prendre en charge ces problèmes .

    Maintenant il existe bien sûr le travail en équipe ... mais à condition que les différents professionnels regardent dans le même sens et avec les mêmes priorités fondamentales , et puis participer à l’élaboration sur le plan strictement technique d’un rapport de santé publique est une chose mais en évaluer les problématiques et les implications globalement en est une autre .

    IMPLICATIONS DE L’EVOLUTION SOCIETALE NON SEULEMENT REPUBLICAINE MAIS DEMOCRATIQUE :

    Le droit à la confidentialité est inscrit dans la Charte des Droits de l’Homme de l’ONU et dans la Charte de l’OMS , et a été renforcé sous le versant de droit privé par la loi française de 2002 sur le droit des patients et usagers des établissements de soins et établissements médico-sociaux .

    Effectivement , la santé publique était connue depuis au moins le 17ème siècle en Europe occidentale et était considérée par les gouvernants et les socialement favorisés comme avant tout un outil de régulation sociale , surtout à destination des masses prolétaires ou du « bas peuple » .

    Cependant un tournant a été franchi au cours du 20ème siècle , ne serait-ce qu’en France lors de l’obtention du droit de vote par les femmes , mais au plan mondial lors de la ratification de la Charte des Droits de l’Homme à l’ONU puis de la Charte de l’OMS .

    En effet , le modèle de référence mondial est désormais non plus la simple république mais la démocratie , même si beaucoup de pays prétendent en être une sans que cela ne soit le cas ( comme les USA par exemple ) , ce qui signifie que :
    - les individus sont d’abord passés du statut de « sans-droit ou presque » à celui de citoyen avec des droits et élisant un représentant qui ensuite faisait ce qu’il voulait ,
    - à désormais un modèle où les citoyens sont éduqués de manière à choisir leur représentant sur un programme qu’ils doivent être capables de comprendre suffisamment et où ces élus doivent leur rendre des comptes sur ce qu’ils font ( pas seulement lors de transgressions délictueuses voire criminelles ) .

    Chaque individu contient donc en essence le tout démocratique ( avec , si j’osais , une certaine similitude avec la théorie quantique ) , ce qui n’est pas sans répercussions sur notre conception de la liberté de chaque individu appliquée y compris en bio-médecine .

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  • Un bel article documenté qui montre bien qu’hélàs les raisons ne manquent pas pour que perdure cette pratique criminelle, une de ces raisons étant le maintien forcé des filles dans l’ignorance. Il y a souvent en effet une étroite corrélation entre la pratique de l’excision et un taux élevé d’analphabétisme. D’autre part, on peut aussi se rapporter à l’ouvrage de Gérard Zwang, Le sexe de la femme et notamment au chapitre intitulé "les conduites de haine". On verra que depuis la publication de cet ouvrage en 1967 le combat contre les mutilations génitales reste d’actualité.

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  • "A l’hôpital public, les salariés sont tous aux 35 heures, y compris les infirmier(e)s, donc chaque heure supplémentaire est comptabilisée et payée comme telle, soit au taux horaire +25% à +50%, avec RTT, que certes ils(/elles) n’ont pas toujours le temps de prendre."

    Les heures sup des infirmières exerçant à l’hôpital public ne sont plus payées dans la majorité des établissements. Allez faire un tour dans les services pour voir le nombre d’heures sup par soignant, vous serez surpris !

    Votre article est révélateur de l’idée que vous vous faites des paramédicaux...

    Juste méprisant...

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    • Mise au point sur critiques 6 octobre 2013 16:23, par Dr-DDELLEA

      . Bonjour .

      Il est désolant que vous préfèreriez vous complaire dans une polémique agressive avec une attaque personnelle à mon endroit , dictée par une réaction psycho-émotionnelle , plutôt que dans la saine lucidité imposé par l’importance du sujet et la déontologie professionnelle .

      ¤¤ En premier lieu , sur mon respect envers les infirmier(e)s et autres :

      Si vous aviez lu attentivement mon double article sur le Transfert de compétences des Médecins vers infirmiers , vous auriez constaté que je souligne au départ le rôle des infirmiers dans l’indispensable travail d’équipe en particulier dans les domaines de l’urgence-réanimation , mais aussi ma tendance naturelle à faire de l’enseignement y compris aux infirmiers locaux en missions humanitaires , et les possibilités d’évolution de la profession infirmière à la fin de la première partie de mon double article .

      J’ai largement prouvé au quotidien , déjà durant mes études de médecine puis ensuite comme médecin dans ma pratique de médecine clinique et de santé publique , le respect que je porte a priori aux êtres humains ( y compris au péril de ma carrière et de ma vie ) et en l’occurrence aux professionnels paramédicaux et même aux auxiliaires de santé .

      Pour citer un simple exemple : Déjà lors de ma formation médicale commencée tardivement , environ trois semaines avant la fin mon quadrimestre d’externat en service de psychiatrie un simple agent hospitalier ( de plus métis blanc-noir ) m’a dit que ce qu’il appréciait chez moi était que je « les » respectais , et sous le pronom personnel « les » il parlait des aide-soignant(e)s et des agents hospitaliers , même pas des infirmier(e)s qui en psychiatrie sont regroupés avec les médecins contrairement à ce qui se passe dans les autres services .

      Autre exemple significatif : Lors d’un des semestres d’internat que j’ai effectué en réanimation médico-chirurgicale , je me souviens d’avoir pris la défense d’une infirmière face à un Professeur Hospitalo-Universitaire car j’estimais que sur un problème donné non négligeable elle avait raison au sujet d’un patient .

      Maintenant , respecter une personne ne veut pas dire manquer de lucidité et la prendre pour ce qu’elle n’est pas , ou accepter de sa part des pratiques inappropriées ou insuffisantes au regard d’une fonction avec ses obligations , en particulier dans un domaine professionnel où les conséquences peuvent conduire aux handicaps et à la morts d’êtres humains .

      De manière pragmatique voire idéologique au regard de leur vision sociétale ( argent comme valeur de référence , accès limité en fonction de l’âge ou autre , ... ) certains pays ont instauré un transfert de compétences des médecins vers infirmiers . En France on envisage de faire de même pour des raisons de démographie médicale mais aussi des raisons financières ( a priori pourquoi pas , s’il n’y avait pas de risque sanitaire ) , mais aussi pour une raison moins noble de contrôle de médecins socialement ou médicalement gênants ( en les remplaçant par des paramédicaux qui au regard de leur formation et de leur statut ne pourront que de se conformer strictement aux directives édictées par une direction nationale ) .

      Si trois années d’études suffisaient à former un médecin , pourquoi leur en demande-t-on ( au moins ) une dizaine d’années en France et dans les meilleurs pays développés ? Il est néanmoins vrai que dans la plupart des pays du monde on peut exercer la médecine de famille de manière autonome et définitive un peu plus rapidement .

      Comme le souligne le Conseil National de l’Ordre des Médecins , l’indépendance professionnelle du médecin « ... est acquise quand chacun de ses actes professionnels est déterminé seulement par le jugement de sa conscience et les références à ses connaissances scientifiques , avec , comme seul objectif , l’intérêt du patient . » . Néanmoins elle ne peut être effective et satisfaisante qu’au regard d’une formation suffisante , comme le vote du citoyen d’une démocratie ne peut être valable que si ce dernier est suffisamment éduqué à la base puis informé sur le contexte et le choix .

      Alors que le « politiquement correct » retourne là où il devrait être , c’est-à-dire aux oubliettes !

      ¤¤ En second lieu , sur le problème des heures supplémentaires :

      Le fait que dans un certain nombre d’hôpitaux publics les heures supplémentaires demandées peuvent être plus nombreuses et ne sont plus forcément payées comme telles ( et tous les RTT réellement pris ) pour les infirmier(e)s et autres soignants , et même que l’on aille chercher des infirmier(e)s étranger(e)s pour assurer le service , ne remet nullement en cause ce que j’ai écrit .

      D’une part , les médecins hospitaliers publics peuvent aussi se voir exiger des heures supplémentaires , comme dans certains services d’urgence voire aussi autres . D’ailleurs le manque d’effectifs médicaux est réel et le recours aux médecins étrangers y compris PADHUE est loin d’être rare ...

      Mais surtout , il est important de ne pas confondre le comportement abusif d’un certain nombre de directions d’hôpitaux publics ( parfois contraintes et forcées mais quand même ) , et la situation imposée par un cadre règlementaire français qui de fait implique même quand il est strictement respecté qu’un médecin français contractuel soit obligé de travailler considérablement plus qu’un(e) infirmier(e) pour une rémunération horaire réelle inférieure !

      A l’appui de mes propos ( et de ce que j’écrivais dans mon double article ) , il est à noter qu’en septembre 2013 le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes introduites par des médecins urgentistes de l’Hôpital de Cognac qui réclamaient l’annulation du " Guide de gestion du temps de travail " de cet hôpital fixant la durée de leur présence hebdomadaire à 48 heures par semaine , estimant qu’il était conforme aux normes européennes en matière de temps de travail .

      La Commission Européenne a lancé suite à saisie par une plainte une procédure d’infraction contre la France , lui reprochant de ne pas respecter les temps de repos minimaux après les prestations d’heures supplémentaires de travail de nuit ( gardes ) des médecins des hôpitaux publics .

      Voici l’extrait concernant la France du Mémo sur " les principales procédures d’infractions du mois de septembre " publié le 26 septembre 2013 par la Commission Européenne ( http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-13-820_fr.htm ) :

      « La Commission européenne a formellement demandé à la France de respecter le droit des médecins hospitaliers à une durée hebdomadaire moyenne de travail de 48 heures et à des périodes de repos minimales après la prestation d’heures supplémentaires de travail de nuit , comme l’exige la directive sur le temps de travail ( 2003/88/CE ) .

      En vertu de la directive , un État membre peut autoriser un employeur à demander d’un travailleur la prestation d’un nombre d’heures de travail supérieur à la limite des 48 heures ( clause dite de renonciation individuelle ou « opt-out » ) , mais seulement à certaines conditions .

      Le droit français admet l’ « opt-out » pour les médecins hospitaliers , mais il ne remplit pas les conditions établies par la directive .

      Premièrement , le médecin peut être contraint , dans diverses situations , à prester un nombre d’heures excédant la limite des 48 heures , ce qui est contraire à la directive .

      Deuxièmement , ce médecin n’est assuré d’aucune protection contre une pénalisation éventuelle s’il refuse de prester les heures supplémentaires .

      Troisièmement , les règles de mesure du temps de travail des médecins hospitaliers ne sont pas claires , de sorte que , dans la pratique , les médecins sont tenus de prester un nombre d’heures de travail supérieur à la limite légale .

      En outre , les pratiques actuellement suivies dans les hôpitaux publics font que les médecins appelés la nuit pour des urgences après leurs heures de travail normales sont parfois empêchés de profiter d’une période de repos adéquate avant de reprendre le travail ( la directive donne aux travailleurs le droit à une période minimale de repos journalier de 11 heures consécutives par tranche de 24 heures ) . » .

      ¤¤ En conclusion , je ne vais pas poursuivre dans la voie de cette polémique dont mes écrits montrent l’absence de justification , et tous les professionnels de santé devraient commencer par faire preuve d’un respect lucide sur leurs rôles , complémentarités et limites , avec un esprit empreint de conscience professionnelle tourné vers l’intérêt du patient ou de l’usager .

      Avec mes salutations distinguées .

      Dr Didier DELLEA .

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  • Merci pour cette réflexion intelligente et nuancée !

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  • Inégalités et mondialisation

    19 novembre 2013 09:08, par serge cannasse
    Lu dans la thèse d’Irène Mériaux et Ségolène Ernst : " X. Koolman et E. Van Doorslaer affirment que le niveau des inégalités sociales de chaque pays est d’avantage expliqué par la force de l’association existant entre santé et revenu que par l’inégale répartition du revenu. Ainsi, la faiblesse des inégalités de santé au Danemark n’est pas due au fait que ce pays ait un faible différentiel de revenu mais au fait que la santé soit faiblement reliée au revenu." réf : Van Doorslaer E. et Koolman X. Explaining the differences in income-related health inequalities across European countries. Ecuity II Working Paper. 2002

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  • Qu’est-ce qu’un bonheur du jour ?

    26 novembre 2013 19:18, par belà bartòk
    Mettre un doigt sur une seule touche d’un piano (un vrai !), et attendre de ne plus rien entendre, ce qui peut aussi se dire : entendre de ne plus rien attendre...

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  • Rothier-Bautzer Éliane

    6 janvier 2014 08:32, par florence ambrosino
    merci pour ce bel article ! je vais commander ce livre,très belle approche et analyse !

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    • Rothier-Bautzer Éliane 7 janvier 2014 19:48, par pascal lambert

      Madame,

      Votre analyse est fort pertinente. Ces écueils et ces obstacles sont bien réels, tout comme les différentes personnes ressources présentes sur le terrain prêtes à s’investir pour accompagner tous ces changements de paradigme. Pour la profession infirmière, c’est aussi tout l’enjeu de la recherche translationnelle conciliant production de savoirs théoriques innovants et applications pratiquo-pratiques. Je me permets donc de vous adresser cette invitation suivante :

      Madame , Monsieur Depuis 2009, les évolutions induites par la réingénierie du diplôme ont modifié de manière importante la formation initiale des infirmiers. Des changements majeurs ont impacté la pédagogie mise en place. Dans la continuité de son engagement dans l’intégration des formations paramédicales dans le dispositif licence-master-doctorat (LMD), l’Agence régionale de santé d’Ile de France , en lien avec le Conseil régional et les universités partenaires, organise le 29/01/2014, un colloque centré sur la formation des étudiants infirmiers.

      LA FORMATION INFIRMIERE DANS LA REFORME LMD : CAPITALISER LES EXPERIENCES ET PROMOUVOIR LES EVOLUTIONS PEDAGOGIQUES 29/01/2014 de 8h30 à 17h30 à l’Auditorium Hôpital Européen Georges Pompidou 20 rue Leblanc 75015 Paris Ce colloque a pour objectif de promouvoir les pratiques de formation innovantes réalisées dans la région Ile-de-France. L’optimisation des parcours de stage et l’apport des nouvelles technologies dans la formation seront parmi les thèmes abordés. Il est ouvert aux équipes de direction des IFSI, aux coordonnateurs universitaires des départements de sciences infirmières et des unités d’enseignement, aux maîtres et tuteurs de stage, aux représentants des employeurs et des professionnels. Nous vous remercions de confirmer votre participation au moyen du lien ci-dessous :

      http://ars-iledefrance.fr/inscription_colloque/

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  • Khadidja

    8 janvier 2014 11:10, par Khadidja
    Tous les soirs je visite votre blog pour y lire les derniers posts. Encore une fois, je ne suis pas déçue. Khadidja maison de retraite

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  • Merci pour vos mots gentils à propos du livre !

    Bien à vous,

    Jeremy Stigter

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  • Débats autour du prix de la santé

    15 avril 2014 09:18, par Pierre RIMBAUD
    Une grande difficulté du débat sur les "coûts de la santé" tient à ce que l’on amalgame des postes qui devraient être gérés séparément. D’un côté, il y a l’assurance, c’est à dire ce qui couvre le risque d’un événement inattendu comme la survenue soudaine d’une maladie ou d’un accident. D’un autre côté, il y a la mutualisation des dépenses courantes, c’est à dire la mise en commun du financement de services répandus et quasi inévitables comme l’optique, le dentaire, la prévention, l’hygiène. Et enfin il faut considérer un troisième poste qui est celui de la solidarité avec les fractions de la société qui ont des besoins inéluctables d’assistance matérielle, c’est à dire les personnes âgées dépendantes, les malades chroniques graves, les femmes enceintes et les nourrissons. Il est évident que ces trois postes répondent à des logiques bien différentes à tous points de vues : social, économique, éthique. L’assurance peut par exemple être conditionnée aux risques personnels consentis par le souscripteur ; la mutualisation des dépenses de consommation courante de santé peut être l’objet de systèmes partiels, concurrentiels et totalement différents ; la solidarité devrait être entièrement étatisée dans un système "beveridgien" contrôlé exclusivement par le parlement en fonction des choix de société et des ressources permises par l’impôt. Bref, il serait temps de faire le ménage et d’arrêter de gérer "la santé" comme s’il s’agissait d’un tout indiscernable.

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  • Vega Anne

    15 avril 2014 11:23, par Nathalie Péronnet Salaün
    Un grand merci pour ce très beau portrait des médecins petits prescripteurs dans lequel je me suis totalement reconnue. Par contre je ne me sens pas pénalisée financièrement par le paiement à l’acte. En effet je trouve qu’il me donne la liberté de choisir ma façon de travailler et aussi la reconnaissance directe des patients que je soigne, sans avoir de "chefaillon" sur le dos qui me dicterait ma façon de travailler. Pour trouver une information médicale indépendante et s’approprier des outils de déprescription et ainsi aider les petits prescripteurs j’ai co-fondé un site que je co-administre :Voix Médicales Merci encore pour votre article. Nathalie Péronnet Salaün

    Voir en ligne : Voix Médicales

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    • Vega Anne 15 avril 2014 13:03, par Philippe Foucras

      Le remarquable travail de recherche d’Anne Vega ainsi que son article sur les surprescriptions médicamenteuses sont en ligne depuis 2011 sur le site du Formindep : http://www.formindep.org/Les-surprescriptions-de.html

      Merci à l’auteur d’avoir pris la peine de ne pas le signaler.

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      • Vega Anne 15 avril 2014 13:06, par serge cannasse
        il s’agit effectivement d’un oubli regrettable de ma part. je vous prie de bien vouloir me le pardonner. serge cannasse

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        • Vega Anne 15 avril 2014 13:14, par serge cannasse
          en revanche, le travail princeps d’Anne Véga publié sur le site du Formindep est bel et bien indiqué dans l’encadré de début d’article. ouf ! je ne suis pas tout-à-fait un mauvais bougre...

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          • Vega Anne 15 avril 2014 13:42, par Philippe Foucras
            Bien sûr que ce travail est annoncé, et le lien renvoie même au site du Formindep, mais sans l’indiquer, d’où mon ire.

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            • Vega Anne 15 avril 2014 13:46, par serge cannasse
              encore une fois : désolé ! je suis un grand distrait, impossible de changer ça ; et parfois un peu stressé, d’où des oublis regrettables, dont celui-ci, d’autant que j’apprécie énormément votre travail. bien cordialement

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  • Vega Anne

    15 avril 2014 19:07, par jb chenique
    C’est vraiment judicieux cher Serge Canasse de mettre en echo un article du Formindep et de Claude Le Pen. J’avais rencontre voici pres de 10 ans C Le Pen en compagnie de C Lehmnan quand le syndicat qu’il conseillait supprimait le médecin référent - ça a donné les 2 CAPI et le ROSP... J’adore personnellement cette capacité géante qu’il a de se tromper tout le temps .

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  • Débats autour du prix de la santé

    5 mai 2014 07:03, par fournier

    Allez voir le tarif hébergement dans les En 2013, la CASA a été versée au Fonds de Solidarité Vieillesse au lieu d’être attribuée à l’aide à l’autonomie.

    Un « détournement » à mettre en perspective avec le sous-effectif des soignants et les dérives tarifaires dans les EHPAD publics.

    Du Monde au Dauphiné libéré, nombreux sont les médias qui, le mois dernier, ont publié sur une actualité qui en dit long sur l’action du gouvernement : les 600 millions d’euros détournés de l’aide aux personnes âgées, sous couvert de loi pas encore votée. Ce thème a été repris par l’association « Âge village » qui titre son édito « La CASA toujours pas réaffectée à 100% pour l’aide à l’autonomie ».

    En effet, la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie), payée par les retraités, devait être attribuée à l’aide à l’autonomie (le service à domicile). Exceptionnellement, elle l’a été au Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV). Pourtant, la dépendance et ces implications est un sujet prioritaire depuis plus de 50 ans. En 1962, le rapport Laroque alertait déjà sur le phénomène de la pyramide des âges, un sujet que les gouvernements successifs n’ont pourtant jamais abordé autrement qu’aux travers d’études et de rapports.

    En détournant les fonds affectés à la dépendance, le gouvernement ne respecte pas ses engagements initiaux mais surtout il manque de transparence. Devant ce jeu de bonneteau, comme l’a appelé le président de la CNRPA (Comité National des Retraités et Personnes Âgées) Sylvain Denis, les communiqués ont redoublé et les pétitions déferlé.

    EHPAD : sous-effectif des soignants et explosion des tarifs d’hébergement

    Car les conséquences de cette réaffectation sont énormes : ce sont 22 000 emplois qui passent à la trappe, alors même que le sous-effectif des soignants s’aggrave. Pour preuve de ce malaise, leurs associations recueillent de plus en plus d’adhérents (les NBNNNP – ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes – comptent 36 000 inscrits sur les réseaux sociaux) et les grèves dans les hôpitaux et les EHPAD (Etablissements Hospitaliers pour Personnes Âgées Dépendantes) se multiplient.

    Ces conditions ont également un impact important sur les porte-monnaie : depuis 2009, les tarifs des EHPAD, pourtant établissements publics, explosent. Faute de moyen, les ARS (Agences Régionales de Santé) sous-évaluent les besoins en soins des patients. Résultat : les EHPAD, pour ne pas tomber dans une maltraitance institutionnelle, font peser les augmentations de personnel sur les tarifs d’hébergement et le conseil général valide. En moyenne, on estime ces augmentations à 6% par an. Dans certains EHPAD, elles dépassent les 20%. Pour les familles comme pour les résidents, c’est souvent l’impasse. Les conséquences peuvent être dramatiques quand, faute de pouvoir assumer la part des augmentations tarifaires restant à charge, certains se voient dans l’obligation de reprendre leurs parents chez eux alors que ces derniers souffrent de pathologies incompatibles avec leur logement.

    Le tarif d’hébergement devient une variable du tarif soins

    Même le rapport de l’IGAS (Institut Général des Affaires Sociales) de 2011 indique, dans son paragraphe 47, que le tarif d’hébergement peut devenir une variable d’ajustement du tarif soins. Autrement dit, le salaire des personnels de santé devrait dépendre du tarif soins (l’Assurance Maladie). Mais, pour pallier l’insuffisance des budgets alloués par les ARS, les EHPAD se voient contraints d’en faire peser le coût sur les tarifs d’hébergement, partiellement payés par les familles.

    En novembre 2012, lors d’un entretien avec la FNBAPAEF (Fédération Nationales des Associations de Personnes Âgées et de leurs Familles), la ministre de la Santé Marisol Touraine préconisait de bloquer la part restant à charge des tarifs d’hébergement, mais sans indiquer quelles maisons de retraite seraient concernées.

    Les constats sont donc là mais rien ne bouge, comme le prouve ce « détournement » d’une aide spécifiquement conçue pour l’autonomie. Certes, les personnes âgées en perte d’autonomie ne descendent pas dans la rue pour faire savoir leur difficultéEHPAD public lié aux détournement de la CASA

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  • Bec Colette

    7 juillet 2014 09:13
    sur le site de Viva, un entretien avec Colette Bec : " Les idéaux de “sécurité sociale”, de démocratie et de solidarité sont bien loin aujourd’hui."

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  • Pierru Frédéric

    7 juillet 2014 09:15
    sur le site de Viva, un entretien avec Frédéric Pierru : " La Sécurité sociale glisse vers la privatisation partielle "

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  • Soins palliatifs : esprit, es-tu là ?

    28 juillet 2014 12:41, par FANARI Béatrice
    Merci de porter ce questionnement à la réflexion des soignants. Je me permettrai de rajouter le penseur Edmund HUSSERL comme chef de file de la phénoménologie.

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    • Soins palliatifs : esprit, es-tu là ? 29 juillet 2014 06:06, par serge cannasse
      Les auteurs ne font pas référence à la phénoménologie dans son ensemble, qui est un puissant courant philosophique du 20ème siècle comptant nombre de penseurs importants, mais à la phénoménologie dans les sciences de la religion. j’ignore si Husserl s’est préoccupé de religion, mais je ne crois pas que c’était son premier objet de questionnement philosophique, sinon, comme pour beaucoup, celui de la nécessité de dieu, pour faire court.

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  • Les données récentes de la DREES

    4 août 2014 11:21, par serge cannasse

    Études et Résultats n°889, juillet 2014. Résumé :

    " La prise en charge aux urgences dure moins de deux heures pour la moitié des patients, hormis ceux ayant séjourné en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) dont le passage est plus long. Ces résultats sont issus de l’enquête nationale menée auprès des 52 000 patients qui se sont présentés dans les 736 points d’accueils des urgences de la France métropolitaine et des DOM, le 11 juin 2013.

    Dans six cas sur dix, la venue dans un service d’urgences résulte de l’initiative du patient ou du conseil d’un proche. Les patients arrivent pour les deux tiers de leur domicile et se rendent majoritairement aux urgences par leurs propres moyens. Ils sont moins souvent transportés par les sapeurs-pompiers ou par une ambulance.

    Le recours aux urgences est plus élevé pour les nourrissons et les personnes âgées de 75 ans ou plus, avec des motifs de recours plus variés que pour les autres classes d’âges. Les lésions traumatiques constituent toujours la principale cause de venue aux urgences (36 % des patients) et sont à l’origine de sept passages sur dix pour les 10-14 ans. Après un passage aux urgences, les trois quarts des patients rentrent chez eux et 20 % sont hospitalisés."

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  • Hirsch Emmanuel

    6 août 2014 18:14, par Docteur Agnès BEAUFEUIL
    Il me semble que l’éthique en médecine a eu plus de vitalité à certaines époques qu’à d’autres. L’intégralité du serment d’Hippocrate n’est plus connu depuis 1974 , année qui marque un tournant sensible de l’esprit médical. Certains textes pourtant très beaux, telle la prière de Maimonide, non pas prise à la lettre, mais dans le sens profond qu’il faut y voir, est remarquable comme engagement de médecins qui semblent avoir une grandeur d’âme peu commune. J’espère que le travail effectué au sein de l’espace éthique permettra à mes jeunes confrères de réaliser combien le métier de médecin est différent de tout autre métier, et aurait plus à voir avec un art de la relation à l’Autre.

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  • Goldwasser François

    13 octobre 2014 13:34, par RABILLON

    Bonjour,

    Ce message fait suite à l’interview du Pr Goldwasser : "Prise en charge globale : une démarche précise", faite par Serge Cannasse en nov 2013.

    Je suis actuellement infirmière coordinatrice en oncologie dans un réseau de santé à Paris et au sujet de la prise en charge ambulatoire, comme le dit le Pr Goldwasser, la prise en charge revient davantage à un médecin généraliste dans l’hôpital en relation avec le médecin traitant,je ne suis pas d’accord.

    Croire que le parcours du patient ou même, son suivi, doit être pensé uniquement par un médecin hospitalier et non en partenariat avec un réseau de ville, à mon avis, cela crée un dysfonctionnement. L’hôpital ne peut pas être sur tous les fronts et il ne le doit pas, ce n’est pas sa mission, y compris celui du retour à domicile et de l’évaluation des besoins du patient en dehors de l’hôpital. En laissant croire que le patient ne peut s’adresser qu’a un groupe de professionnel et, notamment, hospitalier, il ferme les portes à une interdisciplinarité et donc, à la possibilité d’un partenariat ville-hôpital qui, aujourd’hui, ne demande qu’a exister et pour lequel l’hôpital n’est pas préparé. L’hôpital ne connait pas la ville, il ignore sa plus-value. De cette façon, il enferme le patient et l’empêche d’accéder à certains services, comme une psychologue gratuite au domicile...mais aussi un suivi téléphonique à la fois avec la famille et le patient, des visites répétés au domicile... un maillage des différents partenaires.

    Le domicile est plus complexe qu’il n’y parait, cela demande une évaluation spécifique par des professionnels de santé formés à la ville, ce qui n’enlève pas un vrai échange avec les hospitaliers par la suite (lors des staffs par exemple). Mais penser que l’hospitalier doit tout gérer sous prétexte que la ville n’est pas opérationnel, ce n’est pas très collégial et très juste. Le but n’est pas de supprimer des compétences, mais plutôt de travailler ensemble à un projet commun. La ville doit apporter ce que l’hôpital ne peut faire et inversement. Dorénavant, nous devons passés à un nouveau paradigme : "le soignant partenaire », une vraie transition, mais aussi un défi passionnant.

    Je reste à votre disposition si vous avez des questions suite à mes différentes remarques.

    Cordialement,

    Florence Rabillon

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  • Merci de cette analyse interessante. Il y aurait beaucoup à dire sur les conditions de réalisation de l’étude de la DREES et donc qur la qualité des réponses. Sur la classification CCMU, en pratique elle n’est réalisée qu’à la fin de la prise en charge, à la sortie du patient. Il s’agit donc d’une classification a posteriori et non a priori donc de peu d’aide pour savoir si le patient est mal orienté. La classification de gravité faite par l’IOA est, à min avis plus proche de ce qu’on recherche quantà l’orientation initiale du patient.

    Voir en ligne : http://saturg.blogspot.fr/2014/06/d...

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  • Ebola : un nouvel avertissement sans frais ?

    24 octobre 2014 11:15, par serge cannasse
    Article très intéressant sur une des causes de l’épidémie : la déforestation.

    Voir en ligne : http://www.reporterre.net/spip.php?...

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  • Ebola : un nouvel avertissement sans frais ?

    24 octobre 2014 11:42, par ramzi
    Je trouve inquiétant qu’on ne se serve pas de cette épisodie pour renforcer la veille et l’éradication des virus. Je trouve la communauté internationale bien peu concernée surtout en Afrique et en particulier en Tunisie où je suis. Ramzi de Med

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  • Domitille

    6 novembre 2014 14:59, par Domitille
    La grande majorité des gens a habituellement la fâcheuse habitude de juger trop rapidement et à faire des généralités à propos de ce thème complexe. Vous avez certainement eu raison de montrer cet aspect du thème. Un grand merci, bonne continuation. Domitille comparateur mutuelle santé

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  • Alfred

    8 novembre 2014 11:41, par Alfred
    On a souvent la regrettable habitude de penser trop rapidement et à faire des généralités à propos de ce problème compliqué. Un grand bravo pour avoir choisi cet aspect du thème. Un grand merci, bonne chance pour la suite. Alfred

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  • Emilie

    8 novembre 2014 12:52, par Emilie
    En voilà une jolie argumentation. Emilie

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  • Ehrenberg Alain

    18 novembre 2014 03:42, par Imak
    Un sociologue faisant l’éloge des firmes pharmaceutiques...une insultes pour les VRAIS chercheurs en sciences humaines. Monsieur a réponse à tout. De la définition de la dépression aux vertues de la télévision chez les familles issues de classes populaires. S’avachir en famille sur un vieux sofa face à "secret stories" sous Prozac est donc une solution trouvée par ce grand génie contre la neurasthénie. Un salut à "lilly" au passage.

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  • Écrire pour communiquer

    3 décembre 2014 19:01, par Anne
    Je te l’ai toujours dit : la com... il n’y a que ça de fondamental et de vrai dans la vie tout court mais aussi dans notre quotidien professionnel ! Si chacun en avait conscience, à l’oral ou par écrit, ça éviterait bien des soucis et des quiproquos et surtout ÇA LIBERE ! Bravo pour ton article et continue ... à écrire et à communiquer.

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  • Godelier Maurice : Et le consentement ?

    6 décembre 2014 08:01, par Catherine Bizet

    Bonjour,

    Nous parlons beaucoup des travers de la naissance et prolifération de l’individualisme (et des sociétés individualistes). Mais la question du consentement (individuel donc) n’en est-elle pas née ? Ou bien cette question en est-elle une des causes ?

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  • Je me suis permise de faire un lien vers votre billet, si cela vous convient. Dans le cas contraire je le retirerai. Cordialement S. Ladic Lien : http://e-cours-arts-plastiques.com/je-suis-charlie-explique/

    Voir en ligne : lien ?

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  • Tuer la joie

    19 janvier 2015 16:15, par Frédéric Orobon
    J’aime beaucoup votre contribution qui rappelle bien qu’en plus d’être des criminels ou des tyrans, les fanatiques sont de tristes sires qui ne s’autorisent à sourire, et encore, que du malheur qu’ils infligent aux autres. Umberto Eco l’a bien montré dans Le nom de la rose et, pour sa part, Kant écrivait qu’"une religion qui rend l’homme sombre est fausse". Ainsi, si ce en quoi nous croyons nous attriste ou nous remplit de mauvaise joie, autant passer à autre chose avant qu’il ne soit trop tard ! Quant au blasphème, il suffira de rappeler que notre législation l’ignore. A ce sujet, une des rares paroles religieuses rassurantes nous vient du grand rabbin de France, Haïm Korsia qui a déclaré ceci : « Si quelque chose est blasphématoire pour moi, je ne le regarde pas ». Voilà qui est simple et vrai. Enfin, pour ce qui est de Carnets de santé, je pense qu’il peut alimenter la joie de penser.

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  • Tuer la joie

    19 janvier 2015 16:32, par Frédéric Orobon
    En lien avec l’envoi de tout à l’heure : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/01/18/Les-religieux-de-moins-en-moins-Charlie-face-aux-caricatures-2190373

    Voir en ligne : Les religieux de moins en moins "Charlie" face aux caricatures

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  • Article très intéressant sur la psychanalyse et l’autisme ! Je l’utilise toujours actuellement en psychothérapie. A l’étranger, je pense que la perception peut parfois être différente selon la culture et les approches utilisées.

    Voir en ligne : http://www.psychologuepsychanalyste.fr

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  • Falissard Bruno

    16 juin 2015 10:20, par Yves Gervais
    Bonjour Je suis heurté quand je lis que le concept de placebo serait périmé ou bien taxé d’"impasse conceptuelle", alors que ce que dit B.Falissard dans cet entretien en évoquant des cas cliniques me semble dire le contraire. Il serait peut-être juste de préciser que la notion de placebo utilisée dans les essais dits "cliniques" est fausse, car on attribue cet effet au médicament, et non au prescripteur. La notion classique de placebo se situe en effet dans le cadre de la relation thérapeutique, dont on peut se demander comment elle est agencée en cas d’essais cliniques. Je souhaite qu’une précision soit apportée à l’intitulée de cet article afin de ne pas laisser s’installer une confusion. Y.Gervais, généraliste retraité et ancien balintien

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    • Falissard Bruno 16 juin 2015 16:08, par serge cannasse
      Le titre a été validé par Bruno Falissard, avec une nuance de taille : il comportait un point d’interrogation, que j’ai oublié de mettre. je le fais à présent. merci de votre commentaire.

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  • Une utopie concrète : les hackerspaces

    27 septembre 2015 14:41
    En complément, sur cette logique potentiellement émancipatrice, voir peut-être aussi : « Fab labs », « makerspaces » : entre innovation et émancipation ?, Revue internationale de l’économie sociale : Recma, Numéro 334, octobre 2014, p. 85-97. URI : http://id.erudit.org/iderudit/1027278ar

    Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1027278ar

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  • Je pense d’abord qu’il existe un réel problème d’éducation à propos de la prise de psychotropes. Comme le dit l’article, le marketing n’y est pas la cause principale pour les médicaments comme le xanax, le lexomil, etc. : "les benzodiazépines, qui n’ont jamais fait l’objet de telles débauches de moyens marketing et ne sont plus promues depuis de nombreuses années, restent largement prescrites en France." Certains "malades" se rendent chez leur généraliste avec pour objectif de repartir avec des benzo, et généralement c’est ce qu’ils ont en ressortant de la consultation... Encore une fois on traite un problème en surface à l’aide de psychotropes sans chercher les causes réelles du problème.

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  • article intéressant mais qui ignore un peu facilement la pierre angulaire du problème. de quoi parle t’on quand on parle de performance ? Malheureusement dernières les grandes phrases la réalité est que seule la performance économique (je devrai dire financière) est visée. Et pour le coup il ne reste plus aux cadre qu’à gérer la pénurie, l’absence, les procédures dégradées, tout en essayant tant bien que mal de se protéger eux-mêmes. Comment parler de confiance quand les objectifs annoncés et communiqués ne sont pas ceux qui sont visés ?

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  • Dionou Sié

    30 avril 16:16
    Dogo, un bref parcour sur ton interview m a permit de comprendre Le pationnant Boulot que tu abat au pay des " blancs". C’est une fiertee pour ce corps d infirmier Et Aussi pour Le pays. Tous mes encouragement Et bon vent a toi. Bosso

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  • toujours étonée de ne pas voir mentionnée le service de PMI, seul service de santé décentralisé et sous la gestion des départements

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